NAP
moment de la naissance de Louis XIV ; et même quelques années plus tard, lorsque le 17 août 1650, la duchesse d’Orléans donna naissance au prince qui fut nommé le duc de Valois, on observa avec soin les constellations sous lesquelles le prince était né. Voici ce qu’en dit un Journal inédit de la Fronde (Bihl. Mazarine, manuscrit n® 1765 , t. XV); «Le prince est né à cinq heures ; il a eu pour ascendants le 24e degré de Léo , et le basilisque étoile royale de la première grandeur.. . . 11 faut ajouter que la canicule ( Sirius ou Alkabor ) précédait sur l’horizon d’environ 9 degrés et néanmoins encore jointe au soleil et plongée en ses rayons. »
NAISSANCE ( Actes de ). — Voy. État
NAMPS. — Ce mot est souvent employé, dans les anciennes coutumes, avec le sens de gages, de meubles saisis. Il était surtout en usage en Normandie. De namps est venu nantissement.
NAPPES. — L’usage des nappes est mentionné dans la vie de saint Éloi pai saint Ouen, écrite au vne siècle. Le poët6 Fortunat en parle aussi dans une pièce de vers adressée à la reine Radegonde ; décrivant un repas somptueux, il s’exprime ainsi :« La table, qui est ordinairement couverte d’une nappe, était jonchée de roses ; les mets y reposaient sur des fleurs ; au lieu d’un tissu de lin , on avait préféré ce qui flatte l’odorat en couvrant également la table. » Les nappes étaient peluchées et velues, comme chez les anciens. C’est ainsi , du moins , que les décrit Ermold le Noir dans son poème sur Louis le Débonnaire :
Candida præponunt niveis xnantilia villis.
Il semble, d’après plusieurs passages d’écrivains du moyen âge que cite Le Grand d’Aussy ( Vie privée des Français ), que les nappes étaient pliées en double , en triple ou en quatre. De là vint sans doute qu’aux xue et xm« siècles les nappes se nommaient doubliers. La nappe paraît avoir servi autrefois aux convives pour essuyer la bouche et les mains, comme cela se pratique encore chez quelques peuples qui n’usent point de serviettes.
Trancher la nappe devant quelqu’un était un affront mortel aux époques de chevalerie; c’était ordinairement un héraut d’armes qui était chargé d’infliger cette ignominie à ceux qui avaient commis quelque acte de bassesse ou de lâcheté. Alaiu Chartier attribue l’origine de cet usage à Rertrand du Guesclin. « Il laissa