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humains, les abandonnaient à l’arbitraire de leurs maîtres. Louis XIV s'honora en adoucissant la condition des nègres. Le Code noir publié en 1685 atteste que la sollicitude du roi s’étendait sur tous ses sujets: « Encore cju’ils habitent des climats infiniment éloignés , dit-il dans le préambule , nous leur sommes toujours présent, non-seulement par l’étendue de notre puissance , mais encore par la promptitude de notre application à les secourir dans leurs besoins. » On peut distinguer deux parties dans le Code noir: la première dictée par un sentiment d’humanité et toute favorable aux esclaves ; la seconde destinée à maintenir les droits des maîtres et à prévenir des révoltes.

Dans la première partie se classent les dispositions relatives à l’affranchissement des esclaves possédés par des juifs , au baptême des esclaves, à l’observation des dimanches et fêtes , et à la suspension du travail les jours fériés. Le Code noir prohibe les ventes d’esclaves aux mêmes jours, et punit les débauches des maîtres qui abusaient de leurs esclaves. La famille n’était plus interdite aux nègres ; ils pouvaient se marier. Baptisés , ils étaient inhumés en terre sainte. La nourriture des nègres, leurs vêtements, les soins dus aux esclaves malades étaient fixés parla loi. Le meurtre d’un esclave donnait lieu à des poursuites contre le commandeur et le maître. Il était défendu de vendre séparément le mari, la femme et les enfants impubères. Le maître âgé de vingt ans pouvait affranchir ses esclaves, sans avoir àrendre compte de sa conduite! Tout esclave affranchi était réputé sujet naturel. A côté de ces mesures protectrices des nègres , d’autres garantissaient la sécurité et parfois même la tyrannie des blancs : interdiction du port d’armes aux esclaves ; prohibition des attroupements , de la vente des cannes à sucre et des denrées de toute nature. L’esclave ne pouvait être propriétaire , ni remplir une fonction publique, ni être partie dans un procès. Il était puni de mort pour avoir frappé son maître, sa maîtresse ou leurs enfants, avec contusion ou effusion de sang, cependant il y avait en somme amélioration dans la situation des nègres.

Malheureusement le Code noir ne fut pas toujours appliqué avec équité ; le sort des nègres dans les colonies resta déplorable jusqu’à l’époque de la Révolution. La Convention supprima (27 juillet 1 793) la prime accordée pour la traite des nègres et évaluée à deux millions cinq cent mille francs; le 29 août de la même année,

1 esclavage des nègres fut aboli dans les colonies françaises. Rétabli sous le Con-

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