TOME YI
de FOUCAULT (1) (Gabriel), chevalier de Saint - Germain-Beaupré, maréchal- de -camp , servit en qualité de gentilhomme des ordonnances du roi, au siège de Rouen et à la bataille d'Arqués, g ignée sur le duc de Mayenne, le 21 septembre 1589. Il combattit à la bataille d'Ivry, le 14 mars i5(jo. Le roi Henri IV lui donna le gouvernement des ville et château d'Argenton , qu'avait eu son père. S. M. lui accorda aussi une compagnie de 100 hommes d'armes de ses ordonnances. Il fui fait conseiller - d'état , par lettres du 16 février 161 1, et prêta serment le 26 du même
(1) Cet orticle , ainsi que les deux autres sous le même nom , que nous plaçons ici, auraient dû être classé» à la suite de l'article biographique de Fodcaglt (Louis) , comte du Daugrion , maréchal de France* inséré dani le VI' volume du présent ouvrage, pag. 101 , 102 et io3. Les quatre officiera-généraux que concernent ces diiféients articles étaient tous de la même famille, et tiraient leur origine d'une ancienne maison noble de la province de la Marche.
mois. Il fut fait lieutcuant pour le roi en la provioce de Berry, sous M. le prince de Condé. Il obtint le brevet de maréchal des camps et armées du roi, le 20 avril 1621. Nommé lieutenant-général pour" le roi en la province de9 haute et basse Marches, le 2,) du même mois, il prêta serment, en cette qualité, le 10 mai suivant. 11 était chevalier de l'Ordre du roi. {Brevets militaires.)
de FOUCAULT (Henri), marquis de Saint- Germain- Beaupré, maréchal- de-camp , et fils du précédent, fut fait gouverneur des ville et château d'Argenlon, par lettres du 27 juin 1617. Il se trouva , comme colonel, à la défaite des Anglais dans l'île de Ré , et au siège de la Rochelle , en 1627 et 1628; à l'attaque du Pas-de-Suze, aux sièges de Privas et d'Alais, en 1629; à la conquête de la Savoie, au combat de Yeillane, au siège de Saluces, au combat de Carignau, en i(>3o, et au siège de Nancy en i633. Il obtint, au mois d'octobre de cette dernière année, le gouvernement-général de la province, de la Marche, vacant par la mort de son père, et prêta serment, en cette qualité, entre les mains du roi, le 6 novembre 1634. Il servit à la prise de Haguenau, de Saverne, de Lunéville , de la Mothe , et au secours d'Heidelberg et de Philisbourg , en 1634. 11 combattit à la bataille d'Avcin, et se trouva au siège de Louvaiu, en i635; aux sièges de Corbie et du Catclet, en i65(i; de Landrecies, de Maubeugc et de la Chapelle, en 1607; de Mouzon, en i638; d'Arras, en 1640; d'Aire, en 1641; de Collioure et de Perpignan, en 1642; et enfin de Gravelincs, en 1644* Par brevet du 8 avril de la même année, il fut créé conseiller ordinaire au conseil - d'état et privé des finances de S. M. Meslre-de-camp d'un régiment d'infanterie de son nom , qu'il leva , par commission du 25 juin de la même année, il le commanda au siège de Dunkerque, en 10*46; au siège d'Ypres et à la bataille de Leus, eu 1648 : il se distingua particulièrement à cette dernière affaire. Son régiment fut licencié à la fin de la campagne. Promu au grade de maréchal-de-camp, par brevet du 2 1 février 1649, il se relira alors dans son gouvernement
delà Marche. Pendant les troublés de là/rende , en 1619, il leva, à ses trais, 1000 hommes de pied el 100 chevaux pour le service du roi , qui lui en témoigna sa satisfaction , par lettres du ai février iG.Vj. Il se démit du gouvernement de la Marche, en faveur de son fils, au mois d'avril 1674 > et mourut, le 11 septembre 16^8. (Chronologie militaire , tom.VIypag. 24^» Histoire des Grands-Officiers de la Couronne, tom, V il\ Gazette de France, mémoires du temps.)
de FOUCAULT (Antoine, marr/ais), vicomte d'Orouy, en Valois, lieutenant-général , fut fait capitaine au régiment de cavalerie du comte de la Mothe-Houdancourt , à sa levée, le 19 juin 1641. Il servit en Catalogne , où il se trouva à la prise de Constantin, à la défaite des Espagnols, près Tarragone ; an secours d'Almenas, au combat de Vais, à la bataille de Yillefranche, et au secours de Lérida , en 164a ; au secours de Flix, de Mirabel et du cap de Quiers, en i643; au combat de Lérida, où le maréchal de la Mothe fut défait, en 1644» à la bataille de Liorens , au siège et à la prise de Balaguier , en H) p; au siège de Lérida, levé en novembre 1646'; au second siège de cette place, à la prise d'Ager, au secours de Constantin, en 1647; au siège et à la prise de Tortose, eu 1648. Il était premier capitaine de son régiment, lorsqu'on le fit , par commission du a3 février 1649, mestre-de-camp d'un régiment de cavalerie formé de la moitié du régiment du maréchal de la Mothe. 11 continua de servir en Catalogne , où on se tint sur la défensive, cette année et les suivantes. On incorpora son régiment, en i65i , dans le régiment de Créquy, qu'il recommanda jusqu'en iG58. Il fut créé maréchal-de-camp, par 'brevet du 20 février i65a, et lieutenant-général des armées du roi, par pouvoir du 8 octobre i656\ Il marcha au secours de Valence, et à la prise de ftiortare, en i658. On licencia, le 18 avril 1G61, son régiment, à la réserve de sa compagne qu'on lui conserva; Il leva un nouveau régiment, par lettres du 7 décembre i665. Il fut employé, par lettres du 3o mars 1668, tous M. le prince de Condé, et remporta des avantage*
marquants sur les Espagnols, auxquels il fit lever le siège de Bellegarde. On réforma son régiment; mais on lui conserva encore sa compagnie. Employé à l'armée commandée par M. le prince de Condé, par lettres du 20 avril 1672, il se trouva à la prise de Wescl et d'Émeric, au passage du Rhin et à la prise de Nimègue, où il fut blessé. Il marcha ensuite , sous M. de ïurenne , contre les Impériaux et les troupes de Brandebourg. Il était, en 1673, à la prise d'Unna , de Camen, d'A'tena , de Zoest, de Xoester et de Bielefeld. Il suivit toujours M. de Tnrenne , qui força Télecteur de Brandebourg à conclure la paix, et repoussa les Impériaux jusqu'en Bohême. Employé sous le même général , par lettres du 5 avril 1674 , il combattit ù Sintzheim. Il commanda l'aile gauche de l'armée à la bataille d'Ensheim. Attaqué par l'aile droite des ennemis, il la battit, quoiqu'elle fût numériquement très-supérieure, et la repoussa jusqu'au-delà du centre de leur armée II nionlra la plus grande valeur au combat de Mulhausen, et à la bataille de Turkeim, où il fut tué, le 5 janvier 1695 (1). Chronologie militaire, torn. lP,pag. 2 54; Mémoires du temps, Histoire militaire de Louis XI par M. de Quincy, Gazette de France,)
GAUTHERIN. Page 25g, ligne 17, à la suite du mot baron, Usez : Buonaparte lui a conféré, le 11 octobre 1812, la dignité de commandant de la même légion , et S. IL Louis XVI II la lui a confirmée, le 7 janvier 1817.
de GH AISNE ( Louis-Auguste- Victor ) comte de Bour monty lieutenant-général (2) , naquit au chdteau de Bour-
(1) M. de Turc une, qui avait apprécié lestaient» militaires et les qualités personnelles du marquis de Foucault , l'honorait d'une estime particulière, et le citait souvent comme un bon modèle à suivre.
(a) L'article biographique du comte de Bourmont a déjà été traité par »ir. »ia
49° DICTIONNAIRE nrSTORIQUE
mont, le 2 septembre 1775. Il fut nommé enseigne au régiment des gart/es -françaises, en 1778, et passa souslit-utenant aux hommes d'armes à pied, en 1791. Il é migra en 1791, et lit , à l'armée des princes français, la campagne de la Champagne en 1792. Il entra dans l'escadron du roi, faisant partie de la cavalerie de l'armée de Mgr. le prince de Coudé (1), en 179^; fit avec ce corps la campagne de celte même année et partie de celle de 1794. H passa ensuite dai<s la Vendée, où le vicomte de Scepeaux le nomma major -général de l'armée royale dans la Basse- Bretagne et le Bas -Anjou. Au mois de décembre 1790, il fut emoyé en Angleterre, par 11. le comte de Scepeaux, auprès de S. A. R. Monsieur, qui daigna le créer chevalier de l'ordre de Saint Louis, et le recevoir en même temps que S. A. H. Mgr/ le duc d'Augouleme. Il fut nommé colonel d'infanterie par S. A. R. Monsieur, lieutenant-général du royaume , au mois de janvier 1796. Dans la même année, et après la soumission des chefs royalistes au gouvernement républicain, le comte de Bourmont, se trouvant au château d'Angrie, chez madame la vicomtesse de ïurpin , y fui joint par M . Renaud , aide-de-camp du général Hoche, qui avait ordre de le conduire, avec un détachement de hussards, jusqu'en Suisse. Cet ordre fut
nous dan» le VIe volume du présent ouvrage, pag. 367 et suivantes ; et, pour rédiger cet article, nous av ons puisé beaucoup de renseignements dans la Biojrap UUdts hommes vivants, tom. 1", pag. 45->. M. le comte de Bourmont nous ayant adressé , depuis, une réclamation dans laquelle il qualiiie d'inexarts la majeure partie des faits que nous avions tirés de cette biographie dos hommes vivants , nous avons pensé qu'au lieu de faire un errata , long et difficile à lier avec l'ensemble de notre premier article, il était plus convenable de remplacer cet article par celui que l'on va lire, et que nous avons dressé en partie, d'après les documents que nous a fournis M. de Bourmont.
(1) Le nére de M. le comte de Bourmont avait été aide-de camp d« S. A. S. le prince de Condé , pendant la guerre de sept ans.
DES GÉNÉRAUX FRANÇAIS. 4f) *
exécuté, et le comte de Bourmont fut remis à M. Barthélémy, alors ambassadeur de la république française, à Bâle. S. Ht. Louis XVIH le créa maréchal-de-camp, en »797. Au mois de pnvien^, le comte de Bourmont ay mt reçu de S. A. R. Monsieur, la nomination de commandant en chef dans les provinces du Perche, du Maine, du pays Charlrain et pays adjacents, revint en Bretagne, débarqua d'abord sur les côtes du Nord, et passa de là dans le Maine, où il se mît à la tète des royalistes. Il remporta à Louverné des avantages assez considérables sur les républicains, quoique ceux-ci fussent très-supérieurs eu nombre : ce succès fît trouver au comte de Bourmont beaucoup de nouveaux partisans. A la tête de 2000 hommes, assez mal armés et sans artillerie, il marcha sur le Mans , entra dans celte ville, après avoir repoussé toutes les troupes qui lut étaient opposées, et s'empara de l'artillerie, ainsi que des munitions que les républicains avaient été obligés d'y abandonner. Cependant, pour éviter d'être surpris dans cette ville, il se retira bientôt après dans le fau bourg Saint- Jean, au-delà de la Sarthe. Vers le même temps, 800 Bretons étant venus le joindre, il envoya attaquer le bourg de Meslay, qui fut pris après douze heures de combat. Avec 1000 hommes . il marcha ensuite contre le bourg de Ballée, dont les habitants s'étaient retranchés dans leur maisons; unis il échoua dans celte attaque, perdit beaucoup de monde, et surtout plusieurs officiers distingués. La non réussite de cette affaire , et, plus encore, l'arrivée de 6000 hommes de troupes, qui vinrent renforcer les républicains , après avoir passé la Sarthe au Mans, ranimèrent le courage de ces derniers. Le comte de Bourmont se relira alors au château de Bonère , où il établit son quartier général. Il réunissait de nouveau ses troupes, le 21 janvier 1800, pour pouvoir combattre le lendemain, lorsqu'il apprit que la paix avait été signée par M. le comte d'Aôtiehamp dès le 18, et par M. de Chafillon le 20. Il sut en même temps que M. de la Prévalais se disposait à la signer au3si. Cette nouvelle, répandue parmi
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le s royalistes, causa du découragement. Le comte de Bourmont était maître du bourg de Saint- Denis; mais un bataillon de la i" légion royaliste, commandée par M. de Saint- Martin, se trouvant sans cartouches , le pont de Saint- Denis fut mal défendu contre les attaques des républicains, et ceuxrci furent victorieux ; une partie des troupes vendéennes n'avaient pas pu prendre part au combat. Le général Hédouville, commandant en chef l'armée républicaine, fit alors proposer au comte de Bourmont de signer la paix, aiusi que l'avaient fait les trois chefs royalistes que nous venons de nommer ; mais le comte de Bourmont s'y refusa jusqu'à ce qu'il eût pu se concerter, à cet égard, avec les généraux vendéens Georges et de Frotté. Il consentit seulement à faire reprendre à ses troupes les cantonnements qu'elles occupaient pendant la suspension d'ar-« mes ; et ce ne fut que le 4 février suivant qu'il fit signer ta paix à Angers , après avoir été informé que M. de Saint- Florent était arrivé dans cette ville, avec l'adhésion de M. de Frotté , et que le général Georges avait traité avec le général Brune. Le comte de Bourmont se rendit à Taris , où il eut plusieurs conversations avec le premier consul Buonaparte, et notamment après l'événement du 3 nivôse an 8 (a4 décembre 1 799 ). Le comte de Bourmont après avoir refusé plusieurs fois, soit de prendre de l'emploi dans l'armée, soit décommander une expédition dans l'Inde, soit enfin d'accepter une préfecture en Belgique, fut arrêté par ordre de Buona parte, et conduit à la citadelle de Besançon , en 1801. 11 parvint à s'évader, le a août 1804, et le gouvernement fit pendant six mois des recherches infructueuses pour découvrir sa retraite : on alla même jusqu'à promettre 1200 francs de récompense à quiconque le saisirait. Enfin , on fit proposer au comte de Bourmont , par sa femme, de se rendre en Portugal, en promettant que, sur la nouvelle de son arrivée à Lisbonne, le séquestre mis sur ses biens serait levé : ce qui fut exécuté. Le comte de Bon rraout se trouvait dans la capitale du Portugal, lorsque le général français Junot s'empara de celte ville, en 1808.
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Junot, ayant fait , au mois d'août de la même année , une capitulation avec le général en chef de l'armée anglaise, y fit comprendre le comte de Bourmont, qui par ce moyen rentra en France avec l'armée de Portugal, au mois d'oc* lobre suivant. A son arrivée, il fut mis en prison à Nantes, puis en surveillance daus une commune du département de Maine-et-Loire. En 1810, il fut nommé, par Napoléon, adjudant-commandant, et alla joindre, en cette qualité , l'armée française qui se trouvait à Naples. En 1813 , il fut employé dans son grade à l'état major-général de Tannée d'Italie (4" corps), commandée par le vice-roi, prince Eugène. Il fît avec ce corps la campagne de Russie, fut détaché avec des troupes, en différentes occasions, et char, gé de conserver la communication entre Moskow et Mo* juïsk, avec a bataillons espagnols et une brigade de chevau-Iégers bavarois. Il fit la retraite, à la tête de cette troupe, jusqu'à Yiasma; repoussa toujours avec succès les attaques des Russes, et leur fit abandonner, à deux lieues de celte ville, beaucoup de bagages, ainsi que 6 pièces de canon . dont ils venaient de s'emparer. Il attendit à Yiasma le prince Eugène , qui lui donna , à Dorogobusch, l'ordre de corn* mander l'avant-garde du 4' corps. Le comte de Bourmont traversa le Borysthèue avec 3 bataillons , une brigade de rhevau-légers bavarois et 6 pièces de canon ; se porta sur le Wopp et y protégea les travaux que le général du génie , baron de Maureillan , faisait exécuter au ponl pour assurer le passage du corps d'armée. Dans une nuit ce pont fut emporté deux fois; cependant le comte de Bourmout passa la rivière, et prit position sur les hauteurs de l'autre côté du Wopp. Le pont finit par être tout-à-fait emporté , et le prince Eugène fut obligé, ainsi que ses troupes, de Ira* verser la rivière sur des planehes, et sous le canon de l'en* nemi , qui poursuivait l'arrière -garde du 4* corps, tandis que le comte de Bourmont défendait les hauteurs de la rive droite contre les attaques de quelques colonnes rus-» ses. Après le passage du Wopp, le prince Eugène, s'étant porlé sur Dokouschina , chargea le comte de Bourmont du
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commandement de son arrière-garde. Elle fit, avec beau coup d'ordre, une retraite de plus do six lieues, sous le feu de IVnnemi; et. quoiqu'elle fût débordée sur sa droite et sur sa gauche par de la cavalerie légère , et qu'elle eût perdu , par les effets du canon, le quart de ses hommes « elle parvint à arrêler IVnnemi à une demi-lieue avant d'arriver à D» konsrhiria. Attaqué par une fièvre nerveuse , le comte Bourmont fut laissé, dans un accès de délire, à Maricnwerder, nù il n'apprit qu'il était prisonnier de guerre que 8 jours après iVntrée des Ru«srs dans cette ville. Un officier italien lui ayant alors procuré une charrette de paysan , il se fit transporter, par de routes de traverse, jusqu'à Steltin, où il re oignit l'armée française. En i8i3, le comte de Bounuont commença la campagne à Alagdebourg. Il fut employé successivement sous les ordres du prince Eugène, du général Grenier, du maréchal duc de Tarente et du général Gérard. Il fut nommé chevalier de la Légion-d'Honneur sur le champ de bataille de Lulzvn. Il reçut, dans le cours «le cette campagne, deux coups de lance et six coups de sabre. Il fut promu au grade de général de brigade, au mois d'octobre de la même année. Quoique plusieurs de ses blessures fussent encore ouvertes, il commanda constamment sa brigade pendant la marche de l'armée de Dresde à Léipsick. Dans la retraite effectuée, le 18 octobre, il fit l'arrière- garde , et défendit, tout le rtste de la journée , la position du moulin , où M droite était appuyée. Dans la journée du 19, il défendit long temps un des faubourgs de Léipsick, où sa brigade se trouva deux: fois mêlée, à la baïonnette, avec les Russes, puis une troisième fois avec les Autrichiens, sur les boulevards de la ville. Daprès l'ordre du maréchal Maedonald , il passa PEfster, rallia environ iooo hommes de sa brigade, et les conserva en bon ordre pendant la retraite jusqu'à Mayencc. Il suivit le général Charpentier à l'attaque du bois de Hanau, repoussa successivement trois attaques de l'ennemi, et contribua beaucoup à la conservation de ce bois. Après avoir passé le Rhin à Mayence, le général de Bourmont obtint
un congé de convalescence pour achever la guérison do ses blessures; mais, avant l'expirai ion de ce congé, il reçut Ponlre d'aller prendre, en janvier 1 8 1 4 ? le commandement d'une brigade du corps de réserve qui se trouvait à Troyes en Champagne. Il resta dans cette ville, par orjlrc du maréchal duc de Trévise , et fui chargé de la détendre, sous les ordres du général de la Hamelinuye , pendant le combat de Brieniie.il fit ensuite Parrière-garde de toute l'armée jusqu'à Nogent, arrêta deux fois les ennemis sur cetfc route, et maintint sa position en avant de cette ville pendant tonte la journée du io février. Dans la nuit du 10 au n, le maréchal duc de Bellune l'envoya chercher aux avant postes, pour lui ordonner de défendre Nogent jusqu'à la dernière extrémité, afin de retarder la marche des alliés, et de conserver le pont établi sur la Seine. Avec 1000 hommes d'infanterie, 200 dragons et 5 pièces de canon seulement, le comte de Bourmont repoussa toutes les attaques du corps russe du général Wiigenstcin , fort d'environ 12,000 hommes, et ayant 55 pièces de canon. Cette belle défense fut due non-seulement aux bonnes dispositions prises par le comte de Bourmont, mais encore à ta valeur des troupes, et à la manière distinguée avec laquelle les colonels Voirol et Gérard le secondèrent. La ville de Nogent ne fut évacuée que d'après l'ordre du duc de Bellune : le comte de Bourmont y avait été blessé au genou. Il fut créé général de division, sur la demande du duc d« Bellune, le i3du même mois de février. Après la restauration du trône des Bourbons, S. Al. Louis XVIII le nomma au commandement de la (3e division mititaite, le 30 mai 1814, et le créa commandeur de l'ordre royal de la Légiond'Honneur, le 23 août suivant. Il se trouvait à Besançon, chef- lieu de son commandement de la 6e division militaire, lorsque Buouaparte fit sou invasion sur le territoire français en mars 18 15. Le maréchal Ney, gouverneur de la 6* division militaire, ayant été envoyé par le roi pour prendre le commandement des troupes, n'en laissa qu'une parlie sous les ordres du comte de Bourmont. Lorsque ce
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uiaréobul eut proclamé Buonaparte, à Lons-le-Sauliiîcr , le comte de Bourmont partit pour Pari*, rendit compte au roi de ce qui s'était passé , et prit les ordres de S. M. Après l'entrée de Buonaparte à Paris et le départ du roi, le maréchal Ney donna l'ordre d'arrêter le comte de Bourmont, et lui fit envoyer sa démission du commandement de la 6* division militaire. Cet ordre d'arrestatiou fut cependant levé dans les premiers jours d'avril, et le général Gérard demanda alors que le comte de Bourmont fut employé en sa qualité de général de division, dans l'une des divisious du corps d'armée qu'il allait commander sur la Moselle. Le 14 juin , veille du jour où Buonaparte allait commencer sou mouvement contre les armées combinées, anglaise et prussienne, le comte de Bourmont quitta l'armée française et se rendit à Gand, auprès du roi. Après la bataille de Waterloo, perdue par Buonaparte, le comte de BoUrmont reçut du roi l'ordre d'aller prendre le commandement extraordinaire de la 16' division militaire. Il se porta sur Bailleul avec 25 officiera , et marcha , avec les habitants qui voulurent se joindre à lui, sur Estaire , sur Béthune et sur Ai ras. dont il bloqua la citadelle. Bientôt après, la ville de Lille, privée de communications avec Paris, se soumit à l'autorité du roi, et d'autres villes ayant précédé ou suivi cet exemple, le comte de Bourmont se trouva maître, eu moins de quinze jours , au nom de S. M , de 19 places fortes, de 40,000 fusils et de 800 pièces de canon. Il eut en outre à sa disposition l\ millions de francs, qui se trouvaient dans les caisses des receveurs-généraux. Il licencia 17,000 hommes qui formaient les garnisons de ces places, et organisa irj,ooo hommes de gardes nationales pour remplacer ces garnisons, et empêcher que les troupes étrangères ne s'emparassent de ces mêmes places. Il fut nommé gouverneur de la i(>" division militaire, le 3 juillet 181 5. Il fut appelé, dans le mois doctobre suivant, an commandement de la 2* division d'infanterie de la garde royale. S. M. le créa commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint - Louis, le 34 août 1817, et grand- officier de l'ordre royal de
Ja Légion - d'Honneur , le 24 août 1820. (Documents fournis, Moniteur , annales du temps,)
de GOGUELAT. Page 283, ligne 9, à la suite du mot Goguelat, lisez : comme lieutenant-colonel; et ligne 20, au Heu de ces mots : devant Maubeuge, lisez : à Dînant, au pays de Liège.
GUDIN (Pierre-César, baron) , lieutenant-général. Page 359, 2* ligne de l'article, au lieu de : naquit le 8 décembre 1774» lisez : naquit le 1" janvier 1776. 4' ligne de l'article, supprimez la partie du paragraphe mu commence par ces mots : il fut nommé chef de bataillon , et qui finit par ceux-ci : 4 mars 1 807 ; remplacez ce membre de phrase par celui-ci : Il fut fait chef de bataillon, en juillet 1804, et continua, en cette qualité, de servir comme aide-de-camp de son frère. Ajoutez ensuite : Il obtint le grade de colonel, par décret de Napoléon Ruonaparte, daté du 4 mars 1807.