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tir d'Aleraan , et ils réfutent d'une manière démonstrati%e sa prétention ; mais ils ont tort de l'accuser de ce dogme horrible qu'ils étalent si pompeusement : il n'est point vrai qu'il joigne ensemble la sainteté et l'impénitence ; car il suppose , au contraire, que ce cardinal se repentit , et il reconnaît en cela une adorable miséricorde du bon Dieu.
Au reste , si je dis ici que M. Claude a reproché aux jansénistes d'avoir soufïlé le chaud et le froid touchant Oderic Raynaldus (6) , ce n'est que pour faire voir qu'on leur attribue les Remarques que je leur ai attribuées.
(6) Claude , Préface de la Réponse à la Perpétuité de la Foi défendue, pag. xxviij, xxix.
ALAMOS (Balthasar) naquit à Mediiia-del-Campo , dans la Castille. Ayant étudié en droit à Salamanque , il entra au service d'Antoine Ferez , secrétaire d'état sous le roi Philippe II , et il eut beaucoup de part à l'estime et à la confidence de son maître :
de là vint que l'on s'assura de sa personne , après la disgrâce de ce ministre. On le détint en prison onze ans. Philippe III, parvenu à la couronne, le mit en liberté , suivant les ordres que son père lui en donna dans son testament.
Alamos mena une vie privée , jusqu'à ce que le comte duc d'Olivarez , favori de Philippe IV , l'appelât aux emplois publics. Ou lui donna la charge d'avocat général dans la cour des causes criminelles , et dans le conseil de guerre ; ensuite il fut conseiller au conseil des Indes , et puis au conseil du patrimoine royal. Il était chevalier de Saint Jacques , homme d'esprit et de jugement , et qui avait la plume meilleure que la langue. Il vécut quatrevingt-huit ans , et ne laissa que des filles. Sa traduction espagnole de Tacite , et les aphorismes