‹ Dictionnaire historique et critique de Pierre BayleChapitre 26 sur 142 · PINET · texte numérisé non relu

PINET

» que nous avons ouï publier Pan huguenots, pour lequel il fut tué avec

» i6a5. Je les ai confrontées et les JeancCAgoult son frère, à la bataille » ai trouve'es conf » lièrement ces » vengeance devant

» dilieenter quod hujusmodi gratiœ » était vaillant , généreux , maçuifi-

» El notez diligemment ( et de fait la » chose le mérite ) que de telles grd- » ces et dispenses ne se concèdent » point aux pauvres : car , parce » qu'ils n'ont pas de quoi , ils ne » peuvent être consolés. Ces paroles- » là , dis-je , qui se trouvent au feuil- » lct a3 de l'ancienne édition de i5ao , » se trouvent aussi en la page 208 de » la nouvelle impression de i6a5. Et » ceux qui ont l'édition de Tan i545

» S. de Noroy , ramassa , dans son » traité des Villes et Forteresses du » Monde , des traditions badines tou- » chant l'origine de la maison de » Sault, pour en faire un roman plus » incroyable que les apologues et les » entretiens des hommes avec les bê- » tes y et par lequel la réputation de » cet auteur aurait été ruinée s'il ne » l'avait défendue par la traduction » des OEuvres de Pline. Je ne crois pas

» les rencontreront au feuillet i3o » que la poésie permit de pareilles

» (19)-» » fictions, tant celle-là tient du mer-

Si Ton eût demandé à d'Aubigné » veilleux et de l'incroyable , aussi

d'où pouvait venir que la cour de * bien que la fable du Berold de Saxe,

Borne , si décriée pour son avarice , » prétendu ancêtre des ducs de Sa-

n'avait taxé qu'à ao sols tournois Fin- » voie, et du Ferry Borstelstickcl

ceste du premier rang , il eût répondu sans doute que des vendeurs a qui une marchandise ne coûte rien trouvent mieux leur compte à la laisser à vil prix , qu'à la tenir cbère : car le

» que le hâbleur de Thévet fait le » premier chef de la maison illustre » des Chabots ; et c'est une chose » étrange qu'il en coûte toujours » l'honneur à quelque fille de roi ou bon marché en fait débiter une quan- w d'empereur pour fondement d'une tité beaucoup plus grande, et ainsi w fausse transmigration. Tout ce ils se dédommagent amplement et » qu'on peut dire pour excuser du avec usure par le grand nombre d'à- » Pmet , c'est qu'il écrivait dans un cheteurs qu'ils font venir , et dont la M temps où l'on débitait des fantôplupart se passeraient de l'empiète si » mes pour aïeux à ceux qui, ayant elle coûtait excessivement. Mais qu'on » perdu la mémoire de ceux dont ils ne s'y trompe pas : la taxe marquée M étaient issus, fournissaient pour les dans cet ouvrage-là n'est pas tout ce » habiller des traditions et des conqu'il faut débourser. Il laut traiter » tes de vieilles , dont les flatteurs outre cela avec le dataire , et l'accord * faisaient des mystères avec les alluse règle selon que l'on a du bien (ao)*. » sions qu'ils cherchaient dans le nom (C) // débita des chimères bien ex- » et dans les armes des familles ; ne travagantes sur la généalogie dequeU » sachant pas que les armoiries etles ques maisons. ] Un de nos meilleurs » surnoms ont leur terme borné , et historiographes parlant de François M ne se défiant pas qu'il succéderait d'Agoult comte de Sault (ai) , le plus » à un siècle ignorant un autre siècle grand seigneur de Provence , et l'un » assez éclairé , tel qu'est le nôtre ,

des plus grands capitaines de son temps , et fort attaché au parti des

(10) Drelinrourt, Réplique à la Réponse de M. de Relley, pag. m. 3?o , 371.

(îo) Voyet la remarque (C) de l'article Vakaitjmus , tom. XI, pag. 4o5.

* Leclerc prétend que les protestons ont beaucoup exagère en parlant du livre des Taxes.

(ai) Le Laboureur, Additions aux Mémoires de Castclnau, tom. II, pag. 5n.

pour pénétrer jusques dans les » pays étrangers , où il ont été cher- » cher les premiers héros de chaque

(n) Là même.

(a3) Je m'imagine que ce comte de Sault était l'un de ceux dont du Pinet veut parler dans sa pré face de la traduction de Pline , quand il dit : durant quinze mois que j'ai sué après le labeur de ceUe version , j'ai été souvent malade , et pressé de quelques affaires pour le service d'aucuns grands seigneurs à la dévotion desquels je suis.

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