‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 112 sur 413 · FAU · texte numérisé non relu

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Suite de plusieurs pièees, composées par Jean Rabel et gravées paï €. David.

On y remarque divers sujets de la vie de la sainte, savoir : Bénie par saint Colomban ; se réfugiant dans une église ; saivt Eustaze lui rendant la vue ; recevant lhabit de religieuse des mains de Gondval, évêque de Meaux; engageant son frère Faron, jeune seigneur, à quitter le monde : on la voit dans le parloir; san frère lui parle en présence de deux religieuses ; montant au ciel avec ses religieuses ; sainte Edilburge tenant une couronne et un cœur; sainte Eartongathe tient un miroir; sainte Histrade, un panier de fruits et de légumes ; sainte Syre sans attibut, etc. Toutes ces planches, bien gravées, sont réunies dans te HI: volume de la Collection d'images des saintes, cabinet des estampes de Paris. Voir le folio 8k.

Autre sainte Fare. Pièce sans nom, lenant un crucifix entouré de branches de vigne et de raisins, avec cette inscription: Frumentum electorum germinans virgines. Même collection, folia 85.

Auire, une couronne de comtesse à ses pieds et un épi à la main. Même folio.

Autre. Chauveau invenit, Houbanger sculps.

Autre par Matheus. Figure debout, tenant sa crosse et six épis. Elle est entourée de neuf médaillons représentant diverses actions de sa vie. Même folio.

FARON (saint), évêque de Meaux au vur* siècle. Honoré le 28 octobre.

Guérissant un jeune homme aveugle. Peint par P. L. Delaval. Migneret sculpsit. Voir le Journal des Artistes, année 1841, tome E°", n° 11; et dans l’Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 {G).

Voir aussi dans la grande Collection des saints du cabinet des estampes.

FAUSTE (saint), martyr au 1° siècle à Alexandrie, honoré le 16 juillet (1).

Représenté percé de flèches, attaché sur une croix, Le Martyrologe universel dit qu’il vécut cinq jours daus ce supplice.

FAUSTE (saint), prêtre et martyr au 1v° siècle, honoré le 13 octobre à Cordoue.

Représenté brûlé vif sur un bûcher après avoir été torturé sur le chevalet, et mutilé de diverses manières, Noël Hallé pinxit, de Larmessin sculpsit. Voir leurs œuvres.

FAUSTE (saint), prêtre de l'Eglise d’Alexandrie vers le n° siècle, Honoré comme mar(yr le 6 septembre.

Représenté décapité après avoir souffert éiverses tortures. Miniature du Henologium Græcorum, figure de la page 21 du tome Fr de l’édition du cardinal Albani.

On peut aussi (d’après les actes de son martyre) représenter ce saint amené aux pieds

(1) Présumé le même que celui porté au 19 novembre; autres du même nom au 3 ou 4 octobre, au 49 et 26 novembre, au 6 septembre.

(2) De la ville de Brescia en Lombardie, dont il est le patron en titre.

(3) Le Martyraoge universel de Chastelain indique deux saintes de ce nom, l’une au 15 janvier (au 1er

d’une idole à laquelle on veut le forcer de sacrifier, mais inutilement. |

FAUSTE (sainte), vierge et martyre au 1v* siècle, honorée comme telle à Cyzique dans la Propontide, le 20 septembre.

On peut la représenter suspendue à une potence, ou étendue sur un chevalet pour être sciée en deux, et les bourreaux ne pouyant entamer son corps.

La tête percéeavecun vilebrequin, des clous enfoncés dans toutes Les parties de son corps; brûlée à petit feu dans une poêle embrasée, d’où elle sortit pour monter au ciel. Voir les actes de son martyre.

Sébastien Leclerc, Imitation des saints, 20 septembre. Voir son œuvre n° 211 à cette date, et dans notre Zconographia sancta, au HE FausTe, bibliothèque Mazarine, n° #778 GT. |

La même parJ. Callot, Vies des saints. Voir son œuvre, à la date du 20 septembre et dans la collection des images des saintes du cabinet des estampes de Paris, tome Ill, folio 86.

FAUSTIN (saint), martyr au 1°" siècle (15 février). Représenté en prison enchaîné. Un ange lui apparaît. Sébastien Leclerc invenit et sculpsit. Vies des saints, sous le n° 211.

Et dans lIconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).

Le même représenté en évêque (2), tenant une palme. Voir la figure au 15 février dans General Legende der Heiligen, ou Légende générale des saints. In-folio, Anvers, 1649, par Ribadineira et Rosweïd.

FAUSTINE (sainte), vierge et marlyre (3).

Représentée décapitée ou tenant une palme.

Figure du folio 97 du Hi: voiuine de la Collection des saintes du cabinet des estampes de Paris. Pièce non signée.

FELICIANUS (saint), martyr (k).

Figure debout, tenant un livre roulé ou le Rotulum. Mosaïque du vu* siècle. Ciampini, Vetera Monumenta, tom. H, planche XX XII, et le texte page 112.

Le même ou un autre de même nom. Voir à SAINT PRIMUS, martyr.

FELICISSIMUS (saint), martyr (5) au 11° siècle, honoré le 6 d'août. Figure debout, costume de diacre, tenant un livre. Mosaïque du vue siècle. Ciampini, Vetera Monumenta, tome 11, planche XXX VIE, figure ai° à main gauche.

FELICITÉ (sainte), vierge et martyre au 1°" siècle de l'Eglise. Nous ignorons laquelle, car il y en a plusieurs de ce nom.

Représentée debout, tenant une couronne de fleurs. Mosaïque du vi: siècle. Ciampini, Vetera Monumenta, tome I, planche de la page 100. Voir la 11° figure.

Sur une gravure sans mom d'artiste, placée

siéciel à Côme, l'autre le 9 juillet, sans indication de siècle.

(4) Le Martyrologe universel indique sept martyrs de ce nom. Nous ignorons lequel de tous ces saints est celui qui est indiqué ci-dessus. Ce pourrait être celui qui füt martyrisé à Ravenne au 1x° siècle.

(>) Le Martyrologe universel indique quatre autres martyrs de ce nom.

dans notre Zconographia au nom GéÉminus, martyr, représentant un reliquaire de la chapelle royale de Breslau (Allemagne), se voit le corps entier d'une sainte Félicité, sans doule martyre, puisqu'elle tient une palme et un vase au-dessus duquel est écrit : San guis (1). Au-dessous du nom sancta Felicitas est une pancarte sur laquelle on lit: Pater Mercurius charissimæ et dulcissimæ filiæ sue FEziciTATI quæ vixil.....Annis. XXVII menses, vis dies, Quelle est cette sainte Félicité ? Nous l’ignorons.

FELICITÉ (sainte), martyre au n° siècle avec ses sept enfants, à Rome, sous le règne de Marc-Aurèle (2) dit le Pieux. Honorée le 23 novembre.

Figure debout, mosaïque de Ravenne. De monstratio historie ecclesiasticæ de Blanchini, tabula 111, sæculi 1, n°57, 8, page 596.

Autre dans la Chronique de Nurembery (1493), gravure en bois du folio 11#. La sainte tient un glaive sur lequel sont placées sept têtes d’enfants.

Autre, où l’on voit, dans le fond, le martyre des sept enfants. Elle tient une palme. Sans nom d’artistes.

Voir l’Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).

Autre composition, où l'on voit la sainte plongée dans une cuve d'huile bouillante, Des bourreaux lui présentent les têtes de deux de ses enfants.

Collection des images des saintes, cabinet des estampes de Paris, tome ILE, folio 87. Raphaël pinx. Gravure de Marc-Antoine ou de Silvestre de Ravenne.

D’autres indications dans notre Dictionnaîre iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne, tome Ier, verbo F£riciré.

Son martyre avec ses enfants. J. Luyken inv. fecit, n° 23 de son Théâtre des martyrs. Voir dans ce Dictionnaire, au mot Marryes, le titre détaillé, et dans notre Zconographia,etc., cette planche.

FELICULA (sainte), vierge et martyre à Rome au 1°" siècle (3).Sa fête au 13 juin.

On la représente tourmentée par le plomb fondu versé sur sa tête, puis jetée dans l'eau infecte d’un égout, puis enférmée dans un sac.

Figure du folio 89 du HE° volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.

On peut aussi la représenter enfermée dans un cachot pour y mourir de faim. Voir les Martyrologes.

Son corps fut recueilli et enseveli, par les soins de saint Nicomède. (Voir le Martyrologe de Chastelain.)

On peut encore la représenter debout, tenant une palme et ayant près d'elle le sac dont parlent les actes de son martyre.

FELIX (saint), pape, debout, tenant le

(4) Sur cette particularité précieuse de l’époque des martyrs, voir, dans notre Répertoire d’attributs, au mot VASE BE SANG, et au nom LÉONCE, la note.

(2) Nous aimons à croire que ce fut à son insu.

{5 Sous le règne de Domnitien, l'an 81 de l'ère chréhenne.

modèle d’une église. Mosaïque du vi: siècle.

Ciampini, Vetera Monumenta, tome IT, planche XVE, la figure à main gauche.

Il est honoré le 30 mai ou le 29 décembre.

Autres portraits de ce pontife, publiés par Marangoni dans son Commentarium ad chronologium pontificum Romanorum, ete., ou chronologio pontificum etc. d'après les fresques de Saint-Paul-hors-les-Maurs.

Par Ciaconius et Palatius dans leurs ouvrages, Vila el gesta pontificum, etc.

Voir aussi la suite des têtes pontificales publiées dans les Acta sanctorum des Bollandistes, tome supplémentaire du mois de mai.

Le même, représenté travaillant dans une espèce de cellule qui ressemble à un cachot, folio 7 du VII volume de la suite des saints du cabinet des estampes de Paris.

FÉLIX (le bienheureux), dit Cantalicio, de l’ordre des Capucins à Rome (xvr° siècle) honvuré le 18 mai.

Raphaël Sadeler inv. et sculps. Voir son œuvre.

Autres dans la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris, tom. VII, foi.

18, 20, 21. Une de ces figures tient un lis et une houlette.

Représenté dans le costume de son ordre, faisant la quête pour les besoins des pauvres et de son ordre (Voir la légende).

Le même, de la collection dite Annus Marianus, publiée par Klauber. Voir son œuvre et notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

Le même, ressuscilant ou guérissant un enfant. Pièce capitale, in-fol. Carle Maratte invenit, Pietro-Santo Bartoli scalpsit.

Voir l’œuvre du peintre et du graveur, et notre /conographia sancta, citée ci-dessus.

FÉLIX DE NOLE (saint), puis prêtre de celte Eglise. Honoré le 14 janvier comnie martyr dans le xr1° siècle.

Représenté ans un cachot couché sur des têts de pots cassés ou des coquillages brisés. Jacques Callot inv. fecit. Voir son œuvre, la suite de figures pour une Vie des saints, et la grande Collection des saints du cabinet des estampes de Paris, tom. VIF, fol. 11.

Délivré de prison par un ange pour aller secourir son évêque qui se meurt dans un lieu abandonné. Voir la légende ou la Vie des saints, le Bréviaire romain, etc.

Donnant ses soins à son évêque, Maxime, qu'il trouve mourant de faiblesse et de faim, et lui rendant la vie au moyen d’une grappe de raisin que Dieu venait de faire pousser miraculeusement sur des ronces (4).

On peut encore le représenter tenant cette grappe de raisin (5), ou encore ayant près de lui une grande toile d’araignée, au moyen de laquelle il fut rendu invisible aux persécuteurs qui le cherchaient. Voir la légende.

(4) Voir la gravure en bois d'une Vie des saints, 4 vol. in 8° intitulé : Fleurs des saints, par M. Saint- Victor ; Paris, 1847.

(3) Il est représenté ainsi sur le sceau ou cachet de Mgr Dupanloup, évêque d'Orléans.

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