SOLDATS CHRÉTIENS ET MARTYRS
Voir le Menologium Græcorum, tome {", planche de la page 162; tome IE, figures page
SOLEMNIS [2] (saint), évêque de Blois au vi: siècle; lionoré le 24 septembre, d’autres disent le 25 dudit.
Représenté parlant au roi. Pièce sans nom.
Folio 96 du XXI: volume de la Collection des saints du cabinet des estampes de Paris.
SOLENNE ou SouLuine (saint). Voir à So- LEMNIS.
SOLITAIRES de la Thébaïde et autres lieux.
Voir la belle suite de planches gravées par les Sadeler et quelques autres de cette école, d’après Martin de Vos. On y remarque celle intitulée, Solitudo Patrum, plus de 50 planches in-k°, format oblong ; celle intitulée : Silvæ sacræ, suite de 30 planches environ, gravées par les Sadeler et queiques autres d’après le même.
Deux autres Suites intitulées : Viraactivaet contemplativa, où Triumphus vitæ christian, gravées par les frères Sadeler, d’après Martin de Vos; Collection de 94 pièces gravées par Blomaërt, ou par d’autres d’après ses dessins, réprésentant une suite de solitaires, d'anachorètes ou d’ermites : savoir : Thebaïs sacra, kk pièces; Sacer Eremus, 25 pièces; Sacrum Speculum, etc., 25 pièces. Voir son œuvre au cabinet des estampes de Paris. Les noms de chacun des solitaires qui y sont figurés se retrouvent dans ce Dictionnaire.
Aatre suile des mêmes figures gravées par les Sadeler, folios 96 et suiv. d’un volume de figures de saints, W 317 (et 1070 rouge),
(1) La légende rapporte qu’un loup s'étant plusieurs fois avisé d’effrayer l'âne qui lui servait quelquelois de monture, il avait ordonné à l'âne de se jeter sur le loup, qui avait été tué. On voit cette particularité rep: ésentée dans un des médaillons qui accompagnent la figure du saint.
(2) Nommé aussi Souleine où Soleine.
(5) Chastelain, dans son Martyrologe universel, dit que c’est Rome,
(4) Ces trois noms, qui semblent allégoriques, sont les mêmes que ceux de Piste, Elpide et Agape. Voir le même ouvrage à la date indiquée ei-dessus.
(>) Chastelain dit que c’est le 30 de ce mois. Nous avons peut-être mal vu ailleurs.
(6) L'artiste s’est fourvoyé avec ce chapelet, dont l'usage ne date que du xi° siècle au plus 1ôt. Quelques-uns en attribuent l’invention à Pierre l’'Ermite. Voir Bergier, Dictionnaire théoloyique. On trouve encore plus de détails sur cet objet daus le livre de l'abbé Pascal, Origine et raisons de la liturgie, publié par labbé Migne, à Montrouge. I n’est pas rare de voir des tableaux, même de grands maîtres, repré-
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bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris, cabinet des manuscrits.
Toutes ces figures sont classées, chacune à leur nom, dans la grande Collection des saints et des saintes en 29 volumes in-folio du cabinet des estampes de Paris.
Toutes celles publiées dans les 5 ou 6 volumes de la Vie des Pères des déserts d'Orient et d'Occident, ete., par Bourgoin de Villefore. Voir surtout les figures des éditions de 1706, 1707, 1721, publiées par Mariette.
Autre suite de pièces intitulée : Oraculum anachoreticum. Martin de Vos invenit, Jean Sadeler et ses frères sculps. On y remarque un saint Marin, sculpteur, n° 2.
Voir aussi notre Zconographiisancla, citée
plus haut, qui offre plusieurs de ces planches; et enfin au mol ANACHORÈTES.
. SOPHIE (sainte), dame veuve, d’une ville d’talie non désignée (3), mère des trois martyres saintes Foi, Espérance , et Charité.
(Voir à ces noms) [k]. Martyre elle-même à Rome au n° siècle et honorée le 16 septembre, suivant un martyrologe (5).
Représentée rendant le dernier soupir sur les corps de ses trois filles, dont Ja plus âgée n'avait que douze ans. Menologium Græcorum, figure page 45 du EI‘ volume. La même, représentée seule el tenant un chapelet (6).
Nicolas de Poilly.
SOPHIE DE FERMO (sainte), vierge et martyre au 1° ou au 1° siècle ; honerée le 30 avril en Italie.
Représentée ienant une palme. Figure d’une Vie des saints, publiée par P. Marietle, reproduite dans le volume sous le n° W 236 ou 1024 (rouge); voir à la date indiquée ci-dessus, bibliothèque Sainte-Geneviève, cabinet des manuscrits et des livres à figures. Voir aussi l'œuvre de Mariette.
SOPHIE (sainte), vierge et martyre au 1v° siècle, honorée Le 18 septembre en Chypre.
Représentée décapilée. Figures de saints publiées par P. Mariette, dans un vol. in-f° sous le n° W 326, et 1024 (en rouge) bibliothèque Sainte-Geneviève (manuscrit et estampes). Voir à la date indiquée ci-dessus et l’œuvre de Mariette.
SOPHIE et SECONDINE (saintes), vierges
sentant la sainte Vierge, non pas disant son chapelet, comine le croient quelques personnes un peu simples, mais tenant cet objet. Ce n’est plus une affaire d’anachronisme de la part de ces artistes, mais ils ont alors lintention de représenter la sainte Vierge recommandant cette pieuse dévotion à la ferveur de diverses personnes religieuses ou séculières, comme lui étant très-agréable et comme pouvant avoir de grands résultats pour le souligement seit des âmes du purgatoire, soit d’une foule d’êtres qui souffrent spirituellement ou corporellement dans cette vallée de larmes. Alors la composition, au lieu d’être une niaiserie, prend un caractère grand, S0lennel et d’un intérêt général ; il en est du rosaire el du scapulaire comme du chapelet, On doit au célèbre Rubeus une magnifique composition repressentant la sainte Vierge distribuant des scapulaires à divers personnages, qui s’en servent pour retirer plusieurs âmes du purgatoire. [ls sont bien à plaindre ceux qui ne voient dans de pareilles représentations qu'un sujet de sarcasmes ou de froides railleries.