SUISSE
Imago B. V. miraculosa Eremitana. Gumppenberg Atlas Marianus, in-18, {. }, p. 201.
Histoire de l’origine, du progrès et de l’état de la sainte chapelle située dans l’illustre abaie des Ermites ou d’Einsidlen de l’ordre de Saint-Benoît en Suisse, par Pontarlier, à Eïinsidlen, 1699, in-12, avec plusieurs planches.
Chronique d'Einsidlen, ou Histoire del’abbaye princière dela Sainte-Chapelle et du pelerinage de Notre-Dame des Ermites, par un religieux capitulaire à Einsidlen, 1787, in-12. Trois parties avec une planche au commencement de chacune.
Sacellum Eïinsidlense PP, Benedictinorum in Helvetia, etc. B. Kilian sculps. A° 1660.
Imago B. V. miraculosa Tiranensis. (Tirano, pays des Grisons.) Gumpp., 11,113. La sainte Vierge seule, debout, apparaît à un paysan.
Images miraculeuses de Notre-Dame du Mont-
k Carmel.
Tableau dans l’église du couventetchet-lieu de l’ordre des Carmes, à Rome, désignée sous lenomde Santa Maria in Transpontina,ou par corruption Traspontina. On voit une copie de ce tableau gravée dans le livre intitulé : La Traspontina, notitie historiche della fondatione ed immagine di nostra signora del Carmine di Roma detta Traspontina, raccolte dul P.M.F.Andrea Mastelloni. In Napoli, 1711.
Ce tableau, d’après Mastelloni, aurait été apporté du Mont-Carmel à Rome, dans le xni°
siècle, par des religieux carmes. La sainte.
Vierge, vue jusqu'aux genoux, est debout, la tête couverte par son manteau à franges, sur lequel il y a une étoile à l'endroit qui couvre l'épaule droite; elle tient l’enfant Jésus sur son côté gauche de ses deux mains, et l’'embrasse en se penchant un peu ; l’enfant Jésus est vêtu d’une robe qui laisse à découvert les bras jusqu'aux coudes et les jambes, met sa main droite sous le menton de sa mère dont iltient le manteau avec son autre main. Le pied gauche pose sur le bras droit de la sainte Vierge. La jambe droite est pendante. Ce tableau est de style grec.
La même Vierge de Traspontina est gravée Jans le recueil de Bombelli, tome NI, p. 11.
ans fa gravure de ce recueil où né voit pas la jambe droite de l'enfant Jésus. :
Il vero ritratto della miracolosissima madotina del Carmine co alcune gratie et miracoli da lei fatti Andrea Vächario forma in Roma, 1602 (Cab. des est. V. M., 2: cart.).
“Cette gravure est parcille à celle de Mastelloni, sauf cependant que la sainte Vierge tient l’enfant Jésus à sa droite. Le sujet ést relourné. Il y a de plus des miracles représentés autour.
Mater decor Carmeli, gravure de C. Galle, Voyez l’œuvre des Galle, bibliothèque nationale, tôme 1, 'p. 38. Elle est vareille à celle de Mastelloni, 4e |
"St QE decor Curmeli, grav. de Klauber, pareille aux précédentes, si ce n’est qu'on pe voit pas la jambe droite de l’enfant Jésus. On y voit de plus en abrégé Jesus Christus et Mater Domini.
‘I y a également à Rome, dans un autre couvent de Carmes, Saint-Martin-aux-Monts, un tableau pareil à celui de la Fraspontina, à én juger par les qüâtre gravures suivantes. - Madonna‘di S. Martino a Monti, recueil de Bombelli, tome‘1l, p. 139. On ne yoit pas une des jambes de l'enfant Jésus.
Le voray povrtra! de la très sainte nost° Dam: des Cars de st Martin dv Mont à Rome.
(Bibl. nat.. Cabinet des estampes, Vierges myst., Cart. 2.) :
Autre gravure presque pareille, signée Ladame {même Collection). La quatrième est dans l'ouvrage de Marchelti, page 142.
S. Maria in posterula all orso in Muro.
(Recueil de Bombelli, tome I.) La jambe droité de l’enfant Jésus est dans le même sens que la jambe gauche ; du reste c'est le même type que la Vierge de Z'raspontina ct que celle de Saint-Martin-aux-Monts.
A Naples, il y a aussi dans l’église d’un couvent de Carmes, ad Maria del Carmine, un lableau pareil à celui dé la Traspontina. 14 1. ® HR Une grayure qui m'a été rapportée de cette tie e sur laqüélle il y a Seulement
aria SS. del Carmine. Raff d'Angelo incis., reproduit (oujours Te méme type; la’ seule
i érence consiste en ce qu'on ne voit pds a jambe droite dé l'enfant Jésus." ‘"*
Sur une autre grayure, qui est au Cab. des grammes (TObOBTApRIe universelle, Nap'es), intitulée S. Maria del Carmine, il n°y a encore de différence jué pour fa position 'de la même ,ambe, qui ést blaëte ici dans lé même sens que l'autre. ’ sat 3 t L1f ‘ ‘ + "
Une gravure publiée à Paris rue Saint Jacques, dans le siècle dernier, intitulée :
Notre-Dame du Mont-Carmel, porte 14 16gende suivante : Celle image est Semñblable au tableau qui a esté placé dans la première chapelle érig'e en son nôm par les religieux carmes, el elle y a esté lionorée pend int plusieurs siècles. Elle a esté depuis transportée à Naples par les mêmes religieux pour la préserver 'des flammes de la persécution des Sarrasins. La ville de Naples elles peuplés circonvoisins luy
SUPPLEMENTS ET ADDITIONS A LA PREMIERE PARTIE
ont porté beaucoup de dévotion, que cette sainte mère à bien receüe, en sorte qu’elle a rendüe cette image célèbre sh le monde jar une infinité de mjracles; el présentement les Carmes et les peuples l'honorent beaucoup en Flandre, et la regardent comme leur étoille favorable dans les querres, et ressentent souvent les effets de la protection de Marie.
Cette gravure reproduit exactement le type de la Traspontina.
On retrouye encore le même lype sur des gravures qui sont au commencement de livres publiés par les Carmes, comme ceux-ci :
S. Andreas Cogsinus Cgrmelila episcopus Fesulanus ab Anfomio Ste Gandarensi Iprensis ecclesiæ çan Ces sagra pancquri celebratus. Bruxellis, 16 3. Mdr
Fenix catala, par le R. P. Estrugos, petit livre espagnol imprimé ep 1645 à Perpighan.
Constiltutiones fratrum ordinis B. Dei genitricis pirg. Marje de Monte Cürmeli recognitæ, etc. Romg, 1766.
Le type original y est toujours ga pen al téré, surtout quant à la position de là jambe gauche de l'enfant Jésus ; NOUS pensons que celle jambe, dopt nous ayons si souvent parlé, se voit très-peu dans l’original, ét que les copistes qui l'ont mal examiné et qui, après fout, ne travaillaient pas pour les archéologues et amateurs d’estampes, ont placé cette jambe arbitrairement, Ik où il leur plaisait, ou bien née (out à fait.
Il éxiste en France une image miraculegse qui à beaucoup de ressemblance avec celle dela Traspontira; c’est celle de Notre- Dame de Grâce à Cambrai, dont nous ayons déjà parlé colonne 729. En confrontant les diverées copies de cés deux Vierges, on verra qu’elles proviénnent d’un même type; la seule différence qui soit bien sensible est dans le vêtement de l'enfant Jésus.
On {rouve dans la collection de M. Artaud une Vierge pareille à celle de Cambrai. L'enfant-Jésus y est vêtu de même. (Peintres primitifs. Paris, 1843, pl. II, n° 18.) ° ‘
Un autre type de Notre-Dame du Mont- Carmel qui paraît ayoir élé assez répandu est celui d'une autre image miraculeuse d'un couvent de Carmes à Rome. En voici diverses représentalions
Madonna di Mon e Santo al popolo, recueil de Bombelli (tom. 1). On voit’ dans Île texté de cel ouvrage que ce (ableïu est dans une église de Carmes. de 4
La sainte Vierge assise, voilée, tient sur elle d'un côté l'enfant Jésus, et de l’autre main lient une boule. Jésus-Christ, qui est vêtu d'une robe, lient une croix ét un sccptre.
S. Maria de Monte Sancto. Herman W'eyen excu., F. Langot f. (Cab. des est. V. M.).
Même composilion.
S. Maria de Monte Sancto. Voir œuvre des Galle, même composition.
Ce type se retrouve en tête de plusieurs ouvrages relatifs à la dévotion du scapulaire et de Notre-Dame du Mont-Carmel, comme :
Heures de Notre-Dame du Mont-Carmel en latin elen français. Paris, 1715.
L'institution, indulgences, priviléges et de-
voirs de la confrérie du saint scapulaire de la glorieuse Vierge Marie mère de Dieu, Notre-Dame du Mont-Curmel, par le R. P.
Toussaint de Saint-Luc. Paris, 1687.
Briève instruction de la véritable dévotion du saint scapulaire de Nostre-Dame du Mont- Carmel. 1701. (Rennes.)
Enfin, on rencontre souvent des gravures d'une exécution très-médiocre et signées G. Landry, qui représentent le même type et qui sont intitulées, soit, S. Maria de Monte Sancto, soit Notre-Dame du Mont- Carmel.
Madonna del carmine nella chiesa di S.
Grisogono. (Recueil de Bombelli, IV, 13.)
La sainte Vierge assise comme dans une niche est chaussée et a un manteau à franges ; elle tient Jésus-Christ à gauche. En
: ce ve K x haut on lit MP, 6Y. composition tout à fait différente des deux précédentes (1).
Image miraculeuse de Notre- Dame du Mont-Carmel. Gravure en tête de : Les pilerinages aux sanctuaires dela Mère de Dieu.Pélerinages du mois de mai. Lyon et Paris, 1840,
Composition moderne. La sainte Vierge assise dans les nuages au-dessus de la mer, tient à gauche l'enfant Jésus qui est sans vétement. Au fond, vue du Mont-Carmel en Syrie et du couvent des Carmes. Voy. aussi l'Année de Marie, Tours, 1842. II° volume.
Nota. Outre toute cette riche iconographie due aux recherches et au travail de M. Julien Durand, il faut voir tout ce qui est indiqué de représentations de la sainte Vierge, dans la 1°e partie de ce Dictionnaire iconographique : 1° depuis la colonne 653 jusqu'à celle 640; 2° depuis la colonne 702 jusqu’à celle 705 ; 3° depuis la colonne 717 jusqu’à celle 718, où commence le travail de M. Durand.
Pour compléter (2) autant qu’il nous est possible cette iconographie de la sainte Vierge, nous signalerons encore ici deux autres sources, où l'on trouve des documents d'un genre tout particulier sur sa Vie et les pèlerinages établis en son honneur en divers pays. Pour les détails de sa Vie, il faut lire les Révélations faites à diverses saintes ou bienheureuses, telles que celles de sainte Thérèse , de sainte Françoise dite Romaine, que nous citons colonne 686 ; celles dè la sœur Emmeric, et surtout celles de la bienheureuse Marie d’Agréda, dans son curieux ouvrage la Cité mystique, 3 volumes in-4°.
Ceux qui ne peuvent lire les grands ouvrages que nous citons sur les pèlerinages en l'honneur de la sainte Vierge, trouveront de quoi satisfaire leur piété dans le Mois de Marie composé par M. l'abbé Letourneur, évêque de Verdun, 1 vol. in-52, publié à Paris et à Lyon, en 1839 et 1845, chez Périsse frères. Les détails qu'il doune sur les pèlerinages les plus célèbres, montant à trente-un, sont des plus intéressants. Ce livre, qui a déjà eu
(1) Le P. Casanate fait mention de plusieurs Vierges miraculeuses du Mont-Carmel, entre autres de celle de Naples, puis d’une qui est à Trapani et qui est probablement celle que nous avons notée ci-dessus, pag. 751. Il n’est point question de celles de Rome. Cf, Paradisus Carmelitici decoris. Lugd. 1659, page 88, ouvrage sans gravure ; il renvoie à un‘autre de ses ouvrages, De mirandis B. Mariæ Virginis de Monte Carmelio, que nous n'avons pas vu.
(2) Nous indiquerons aussi, comme curieux à consulter,
SUPPLEMENTS ET ADDITIONS À LA PREMIERE PARTIE
plusieurs éditions, est assez facile à trouver. Comme Mois de Marie, sans faire tort à d’autres , il est un des plus estimés.
Nous allions terminer cette note quand nous avons reçu deux ou trois communications qui nous paraissent tellement importantes, que nous croyons intéresser les lecteurs pieux en les consignant ici. — Lors de la Révolution qui éclata en 1830, des hommes égarés se portèrent à la maison des Pères de la Foi, située rue d'Enfer, et là, après avoir dévasté tout ce qui leur tombait sous la main, ils entrèrent dans la chapelle et se mirent à décharger leurs armes dans tous les sens ; tout fut réduit en pièces. Une statuette en marbre, précieuse sculpture du xu1° siècle, et qui ornait un des autels de la chapelle , ne fut pas plus respectée que le reste; les furieux criblèrent de balles les vitraux qui l’entouraient. Quand ce tourbillon fut dissipé, les religieux qui composaient la maison, en ramassant tous les débris, furent singulièrement étonné: de trouver la statuette en question debout et intacte. Ce fut un bonheur et une consolation pour tous ceux qui en furent les témoins.
Nous avons vu la statueite conservée , nous osons presque dire miraculeusement, nous l'avons admirée et priée avec une certaine confiance,
II nous a été montré une gravure représentant une autre statue de la sainte Vierge, portant la date de 1715, et envoyée de Vienne en Autriche tout récermnment. Cette statue de grandeur d'environ 6 à 7 pieds, est placée au-dessus de la principale porte de l'arsenal de Vienne. En 1848, lors du siége de cette
“ville par les insurgés, la porte fut criblée de boulets, les marques sont restées subsistantes. La statue est entourée comme d'une auréole de trous des boulets dont un a même été frapper dans la niche, où elle est placée. La statue est resiée intacte et est devenue depuis ce moment l'objet de la dévotion des habitants qui en ont fait le but d'un pèlerinage très-fréquenté, en dépit des récriminations des esprits forts qui haussent les épaules à tous ces récits, et qui décident avec un aplomb imperturbable que le temps des miracles est passé... ; el nous voyons de temps en temps de ces esprits forts qui finissent par venir s’agenouiller comme la foule et le pauvre peuple aux pieds de ces images qui les faisaient sourire de pitié ; nous en verrons sans doute bien d’autres...
Au moment où nous traçons ces quelques lignes, il n’est question que de la Vierge miraculeuse de l’église de Rimini (5). Les journaux font connaître de jour en jour de nouveaux détails. Le Saint-Père à ens voyé des commissaires pour prendre des informations ; nous attendons la décision de l'Eglise.
VIRGILIUS (saint), abbé de l’ordre de Saint- Benoît, évêque de Salzbourg en Bavière, au viu* siècle ; honoré le 27 novembre.
Représenté regardant un plan d’abbaye.
Figure du Calendarium Benedictinum, etc., tome IV, à la date indiquée.