‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 378 sur 413 · SUS · texte numérisé non relu

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Cette même suite se trouve encore dans l’œuvre d’Ant, Tempesta tome LI‘ de ses œuyres, au Cabinet des estampes de Paris, mais sous ce titre :

Trattaso de gli instrumenti di martirio, delle Varie di martliriare, usate damanüere Gentili contra Cristiani designette et intagliate in rame opera da Antonio Gallonio romano ; À vol. in-h°, Rome 1591. On y trouve quelques planches gravées par François Chauveau, comme dans la suite que nous citons colonne “47 (n°7) de ce Dictionnaire. Dans le même volume, fol. 92 à 9%, se trouve encore une suite de 22 planches incomplètes d’un autre ouvrage, qui paraît être le même que celui dont nous donnons la désignation fol. 407 (n° 11) offrant une suite de scènes de martyrs dont quelquesunes sont copiées sur celle de Tempesta. Cette suite ne porte pas de litre, mais sur quelques-unes des planches se trouve le monogramme 2 2. Voir la pièce fol.

21; lesupplice du Coffreéchancré, fol. 93, n° 18; celui des Entraves, fol. 92, Ggure 3.

Nous reproduisons ici le premier de ces instruments le plus exactement qu'il nous est possible :

sainte Rose de Lima, saint Sabas,

saint Samonas, prêtre, saint Sévérinus (6), sainte Stéphanide, sainte Théonille,

saint Torpétus (7),

(4) Calendarium Benedictinum ; ete., tome Eer, figure du 27 mars. |

(2) Les mains de cette sainte sont seules stigmatisées, si toutefois la gravure est exacte. Voir pour les détails Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, tome HF, planche de la page 675. Son tombeau est représenté page 672.

(3) Nous voyons avec plaisir qu’en dépit de Pesprit d'innovation, qui est comme une fièvre en France, l'architecte, à qui l'on doit la nouvelle hibliothèque élevée sur la place du Panthéon, à eu le bon esprit de rendre à cette bibliothèque débaptisée par le gouvernement provisoire de 4848, son nom primitif de bibliothèque Sainte-Geneviève, dont le chiffre ou monogramme sert d'ornement à la frise

sculptée autour du monument. Nous nous hàtoms de le signaler, car les râcleurs d’insignes chrétiens ou autres veillent toujours !

(4) Cette échancrure était destinée à faire passer la tête du martyr qu’on exposait soit aux rayoms ardents du soleil, soit aux piqüres intolérables des insectes, attirés par le miel dont on frottait la figure.

(5) Par cette autre ouverture, pratiquée des deux côtés du coffre, on faisait passer les pieds du martyr que lon présentait soit aux ardeurs du feu, soit à tout autre genre de torture.

(6) Ikonographie der Heiligen de Radowitz

(7) Aux Suppléments,

sainte Zoé , suspendue au-— dessus d’un büûcher.

TABLES DE LA LOI, données comme attribut à sainte ‘Anne la prophétesse (1), Moïse, saint Pacôme, solit. (2).

TABLETTES (deux), présentées par un ange à saint ‘ Cyrille, carme (1konographie der Heiligen, etc., du colonel Radowitz}.

TAILLEUR DE PIERRE (3) (saints),

Flore (saint), 18 août (4), Laure (saint), tb. (5), Sice (saint), 13 juin (6).

TAILLEURS D'HABITS (les) doivent avoir la sainte Trinité pour patronne et représentée sur leurs bannières.

(Ikonographie der Heiligen, etc., du colonel Radowitz).

TARASQUE (la), espèce de Dragon (7). Voir à

sainte Marthe.

saint Romain, évêque.

TARIÈRE. On donne quelquefois cet instrument de charpentier comme attribut à saint Léger ou Luidgard.

Un vitrail suisse, du xvi° siècle, appartenant au musée de Cluny à Paris, le représente ainsi.

Voir aussi l'usage de cet instrument employé pour les tortures, planche de la page 231 de l'ouvrage de Gallonius, de Cruciatibus martyrum.

TARIÈRES (deux), ou grands clous dans les yeux d’un martyr. Voir saint Sa- Jomon, roi.

TAU ou bâton potencé

Voir saint Antoine (8).

REPERTOIRE GENERAL DES ATTRIBUTS DES SAINTS

Voir aussi toutes les planches de l'ouvrage de Gallonius, de Crucialibus marty-

TAUREAU, Bocur ou VA- CHE donnés comme attributs à sainte Blandine, saint Fursy, saint Luc (Voir la note 2, colonne 871), saint Pierre Regalado, saint Rainier, saint Saturnin, saint Taurin, saint Tryphène.

TAUREAU DE BRONZE rougi au feu, donné comme attribut de martyre à

saint Eustache , saint Hyppolite, sainte Marciane, sainte Pélagie,

sainte Perpétue.

Voir la planche page 153 de l’ouvrage de Gallonius, de Cruciatibus martyrum, ou l’édition italienne, Trattato degli monumenti instrumenti di martlyrio; Rome, 1591. — D’Agincourt (Peinture), planche XXXI, n° 3 (cest une miniature du 1x° ou x° siècle). — Blanchini, Demonstralio historiæ ecclesiasticæ comprobata monumentis, elc., tabula 3, sœculi 51, n° 34.

TEINTURIER.— Saint Gérard, Milanais, G juin (cité par le Martyrologe universel de Chastelain. Vivait au xuI° siècle).

TEMPÊTE APAISÉE. Voir saint Bernard, évêque, saint Constable, reli-

gieux de l’ordre de

Saint-Benoît (9), saint Léon pape (10), saint Philibert, abbé (11),

On invoque contre la temvête,

rum, pages 19, 20, 24, 92, 97 WT, PAR: ON ONE”

saint Florian, saint Nicolas, saint Théodore, saint Valerianus.

(Ikonographie der Heiligen SL Radowitz , page

TEMPLE d’idoles renversé à la prière d’un saint. Voir

Corneille le Centurion, saint Porphyre.

TEMPLE brûlé par un saint.

Voir saint Théodore, soldat.

TENAILLES. Quelques monuments chrétiens des catacombes offrent ce genre d’outil, soit comme désignant la profession du chrétien mort, soit comme servant à exprimer qu’il est mort St GES D'Agincourt, Histoire de AN VIE planche 8, n° 24.

Gori, Recueil d'inscriptions chrétiennes, à la suite de son ouvrage Anscriptiones anti-:

que, in-f°, tome], page 357, n° 32, donne des détails à ce sujet.

Aringhi, Roma subterranea, tome II, page 684; Bosio, Roma solterranea ; Mamachi, Origines et antiquitates christianæ (Voir à la table des matières) ; Bianchini, Demonstratio historiæ ecclesiastice, tabula 113, sæculi 1, n° 29, offrent aussi quelques exemples des tenailles placées soit sur une pierre tombale ou sur une inscription appartepant à quelque chrétien.

Gallonius, dans l'ouvrage de Crucialibus martyrum, ink°, en fournit aussi des exem-

(1) Pour exprimer que cette sainte femme vivait continuellement dans la prière et dans la méditation de la loi de Dieu. ME TTe

(2) Nous en ignorons le motif, s’il n'est pas le même que celui ci-dessus. ;

(3) Voir le Martyrologe universel de Chastelain , à la table des noms ou aux dates indiquées ci-dessus.

(4) Chastelain, page 411.

(5) Le même, page ibid.

(6) Le même, page 895.

{7) Voir sur cet animal et la légende quis’yrattache les détails donnés page 516 de l’Hagiologium Lugdunense de Théophile Raynaud, in-f°, Lyon, 1662, et l'ouvrage de M. l'abbé Faillon, intitulé : Monuments inédits sur l’apostolat de sainte Marie-Madeleine et ses compagnons, saint Lazare, sainte Marthe, en Provence, etc., 1848, 2 vol. in-4°, publiés par M. l'abbé Migne.

(8) Sur cet attribut , voir les détails donnés page 407 de l’Hagiologium Lugdunense, etc., cité plus haut,

(9) Calendarium Benedictinum de Ranbeck, tome, figure du 17 février.

(10) Même ouvrage, 17 juillet.

(11) Même ouvrage, 22 août.

(42) Quant à la question de savoir si ces sortes de représentations sont authentiques et si elles peuvent prouver quelque chose, voir les détails que nous donnons aux mots Instruments de supplice des martyrs, le volume du Dictionnaire iconographique des monuments, etc. Il est certain que tous ces appareils de supplices sont d'accord avec ce que les écrivains paiens eux-mêmes ont dit des chrétiens dans des textes incontestables et d'accord avec les actes des martyrs. :

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