‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 396 sur 413 · Abbat. B. M. de Novigento · texte numérisé non relu

Abbat. B. M. de Novigento

Note sur le Liger Ponriricauis d’Anastase le Bibliothécaire, vers le 1x° siècle de l’ère chrétienne.

Nous citons ce célèbre ouvrage dans le II: volume de notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc., page 116 (1); nous allons essayer de donner ici quelques détails au point de vue iconographique.

Parmi les diverses éditions faites de ce célèbre manuscrit, quelques-unes renferment des planches très-curieuses, comme antiquités chrétiennes. Celle donnée en 1718, par F. Blanchini, en # volumes in-f°, et qui est une des plus estimées par les savants, est aussi très-remarquable au point de vue qui nous occupe plus spécialement.

Dans le I" volume, en tête des Prolégomènes, est une belle médaille du musée du prince Borghèse, offrant d’un côté la figure de l’empereur Crispus (Anno 324) tenant un sceptre, au revers Jésus-Christ ou saint Pierre bénissant, assis entre deux soldats.

Dans le II: volume, plusieurs beaux spécimens d’écritures de divers siècles, savoir : du vi: siècle et d’autres, pages xx et suiv.des Prolégomènes ; du x1° siècle, page xxui (2) ; autres de divers siècles, pages Lvin el Lix.

(1) Nous devons d’abord rectifier ce que nous y avançons sur la foi de plusieurs savants, à savoir, qu’Anastase le Bibliothécaire est le véritable auteur du Liber Pontificalis, qui existait déjà en manuscrit

un siècle avant lui, On peut voir à ce sujeL la dis-

sertation de Dom Prosper Guéranger, abbé des Bénédictins de Solèêmes, pages 329 et suiv. des Origines de l'Eglise romaine, tome [°r. Voir aussi ce que nous en disons au XI° volume des Annales de philasophie chrétienne, pages 33 et suiv. note 3. Nous devons dire encore ici que la note 1 de la page 116 de notre Ile volume (Dictionnaire iconographiques etc.) est rédigée d'une manière inexacte. Elle

onnerait à entendre qu’il existe une édition du Liber Pontificalis donnée par Anastase, En supposant même, ce qui n’est pas, qu'il fût l’auieur du manuscril, comment aurait-il pu en donner une édition, puisque l'imprimerie ne date que du xv® siècle, et qu'Anastase vivait au 1x° ?

(2) Donnés aussi par Dom Mabillon, de Re diplo= matica, lib. v, cap. 8.

(3) On sait que cette suite précieuse de portraits, qui décorait d'une manière monumentale les parois des deux murailles de la nef de cette église, a péri dans l'incendie qui, en 1825, à ruiné la basilique Saint-Paul de fond en comble. On sait aussi que cette suite, inappréciable sous tant de rapports, est heureusement très-bien gravée dans l'ouvrage de Marangoni, Chronologia pontificum Romanorum, etc., 4 vol.in-4°. Dom Guéranger, abbé des Bénédictins de Solêmes (Mans), a reproduit avec le plus grand soin la série des inseriptions historico-chronologiques des 42 figures pontificales qui se voyaient sur le mur méridional de la basilique, dans le I°* volume des Origines de l'Eglise romaine, depuis la page 180 jusqu’à celle 190.

Page 156 du même volume , le savant abbé entre dans les détails les plus cireonstanciés de l’origine de la basilique ; il recherche, le flambeau de la critique la plus sévère à la main, quel fut le pape à qui

l'on doit ces images qui formaient comme un calen-

Part. 1° du même volume, en tête du 4 chapitre, deux portraits de papes, dans des disques circulaires, copiés sur ceux qui ornaient autrefois l’église Saint-Paul-hors les-Murs (3).

Page 198, une peinture de la catacombe Sainte-Priscille, dont nous donnons le détail au mot Vœu de virginité dans le II: volume de notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc., pages #09 et suiv. 4).

Page 129, une mosaïque, représentant le grand prêtre Melchisédech venant au-devant d'Abraham vainqueur des cinq rois de la Pentapole.

Page 130 du même volume, une autre mosaïque, dont on ne donne pas la provenance.

On y voit en haut trois figures debout, placées à côté l’une de l’autre et comme réunies par une espèce d’arc-en-ciel (serait-ce la Trinité?). Toutes trois sont nimbées. A gauche un personnage semble se prosterner devant ces trois figures (5).

Au-dessus, les trois mêmes figures assises à une table, toujours très-près l’une de

drier historique, et il prouve, page 157, que c’est au pape saint Léon, aussi bien qu’à la religieuse munilicence de Galla Placidia, fille de Théodose et mère de Valentinien HE, ainsi que l’attestent les deux vers suivant(s :

Placidiæ pia mens operis decus omne paterni Gaudet puntificis studio splendore Leonis.

Îl raconte comment le savant Blanchini s’y prit pour faire dessiner toutes les inscriptions (Voir page 161), et donne, page 162, un spécimen de deux de ces précieuses images pontificales.

On trouve une série de 16 de ces images, assez bien reproduites sur les planches de l'ouvrage des deux Blanchini (Joseph et Antoine) intitulé : Demonstratio historiæ ecclesiasticæ comprobata monumentis, à vol. in-fo, Rome, 1752-1754, à savoir : Tabula 2 sœculi 1, n°5 45, 16, 55, 36 ; tabula 2 sæculi n, n°s 29, 33, 36, 40, 43, 47; tabula 5 sæculi 11, nes 225, 226, 228 (et non 226, comme l'indique cette planche), 229, 231, 232. A chacun de ces numéros sont des explications des plus étendues sur chacune des figures, dans les volumes 1 et I du texte, correspondant aux planches indiquées cidessus.

(4) Où il faut lire, page 410 : Fr. Blanchini, au lieu de Guillaume le Bibliothécaire, à qui l’on doit, non une édition, mais un supplément au Liber Pontificalis d'Anastase et des Additions manuscrites au travail de ce dernier. Ce Guillaume écrivait vers le x° siècle.

(>) Ciampini n’a pas publié cette curieuse mosaique , et Le texte de l'ouvrage de Blanchini ne donne aucune explication à ce sujet, du moins que nous sachions.

Malgré toutes nos recherches touchant cette peinture, nous n'avons pu rien trouver de satisfaisant; peut-être pourrait-on voir ici une représentation des trois anges qui viennent visiter Abraham, devant lesquels le Père des croyants s’est prosterné. Mais tout ceci n'est qu'une supposition que nous risquons en attendant mieux.

l’autre. Sur la table, comme trois morceaux de pain (1).

Pages 159 et suiv., deux planches représentant la célèbre statue de saint Hippolyte avec son Cycle pascal gravé sur le siége, sur lequel il est assis. Voir dans notre Dictionpaire, au nom de ce saint personnage et au

“mot Calendrier, les détails que nous y donnons.

Page 179, deux belles fioles ou burettes (ornées de figures et de sujets historiques), l’eau changée en vin à Cana, des figures d’apôtres, etc.; un colatorium, un cochlear.

Voir aussi à ces deux mots, tome I‘ de notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc., et au mot Âmæ, Amulæ.

Page 206, un bas-relief de l'arc Constantin, représentant ce prince très-jeune, placé intra cancellas fori Trajani, et faisant une allocution aux officiers du palais, vêtus du laticlave.

Page 247, deux verres peints, dont l’un représente la sainte Vierge entre saint Pierre et saint Paul; sur l’autre un personnage que nous ne pouvons expliquer.

Page 306, une grande mosaïque de l’église Saint-Laurent in Agro Verano (2), donnée aussi par Ciampini, Vetera Monumenta, tome If, planche XX VIII, page 101 et suiv.

du texte.

TomeIll, Prolegomena, page ur, fac-simile d’une inseription de 1278, placée au Capitole en 1727, époque de sa découverte par F.

Blanchini.

Page xxvi, deux diptyques consulaires du Bas-EÉmpire, sur lesquels sont représentés deux consuls (3) assis tenant la mappa (4).

Sous les pieds d’un des deux, un cirque, où l’on voit des combats d'hommes contre des bêtes ; sur l’autre, comme une scène d’affran-

(4) Ces morceaux de pain sembleraient cependant venir corroborer notre supposition, car les trois figures d’anges qui reçurent l'hospitalité du Père des croyants mangérent les mets qu'il leur présenta. Ces pains indiquent sans doute un repas qui finit ou qui va commencer.

(2) Campus Veranus, nommé ainsi de quelque ancienne famille qui en fut propriétaire ; c'était l’arenarium ou cimetière, dont une dame romaine, sainte Cyriaque, était propriétaire au ne siècle, et dans lequel elle fit ensevelir saint Laurent et une foule d’autres martyrs, En 330, Constantin fit élever la basilique désignée ci-dessus sur ce cimetière, el qui est une des sept basiliques de Rome. Itinéraire de Rome, par Marien Vasi, tome I, page 385.

(3) En haut du premier on ht ces mots : Fr.

ANASTASIUS PauLus ProBus SAVINIANUS. PomP. ANAST.; sur l’autre V. INL,. COM. DOMEST, EQUIT, ET.

CONS. ORD., dont on trouve l'explication très-détaillée dans l'ouvrage d'Alex. Wilthémius , intitulé : Diptychon Leodiense ex consulare factum, ete., in-f°, page à et suiv.

(4) Sur la Mappa, voir ib., page 14, et tous les dictionnaires d’antiquités ; Millin, Dictionnaire des Beaux-Arts. — Sur le diptyque de Liége, la Mappa est roulée (involuta); sur celui de Bourges, dont parle aussi Wilthémius, elle est déployée (explicata), Voir les deux planches gravées dans l'ouvrage du savant jésuite.

(5) Wilthémius, supra indic., page 25.

(6) Voir à ce sujet les curieuses explications

APPENDICES

chissement (5); puis deux esclaves ou prisonniers enchaînés, dont le nez est serré dans les pinces du scorpion ou cancer, sans doute en manière de supplice (6). Dans le texte on lit ces mots :

Diptychum Leodiense (7), ex consuware [actum episcopale.

Page xxvin, un verre peint, sur lequel on lit : Petrus, Paulus, Justus, Damas, et le menogramme +.

Page xxxvii, fac-simile d’un fragment de manuscrit de saint Hilaire de Poitiers ( au iv‘ siècle ).

Même page, d'autres fac-simile, de diverses écritures du vi au van: siècle, et du 1x° (8).

Page 62 du texte, d'autres fragments d’écritures de divers siècles.

Page 121, un berceau, intitulé Cunas Christi, que l'on conserve comme une relique précieuse dans l’église de Sainte-Marie- Majeure, à qui l’on donne parfois le surnom Ad præsepe, par suite de celte possession.

Page 124, une belle mosaïque de l’église Sainte-Marie-Majeure, expliquée page 125 (9).

Page 161, squelette du pape saint Léon, enveloppé en partie d’un linceul ; au bas est une inscription qui donne des détails sur ces précieux restes, conservés dans l’église Saint-Pierre et Saint-Paul, depuis leur translation par le pape Sergius IV.

Tome IV, page 29, des fac-simile de Notæ Variorum, etc.;le sceau du pape Honorius1, qui vivait au vu: siècle.

Page 62, un petit anneau du lévite Maxime, dont on voit le nom gravé dessus la pierre MAXIM. LEVITA ; l’auteur en prend sujet de donner quelques détails fort intéressants sur les fonctions de lévites (10) dans la primitive Eglise, et sur l’âge de celui à qui a dû appartenir ce petit bijou ecclésiastique.

données par le même savant, aux pages 25 et 26.

(7) C’est le célèbre diptyque appartenant à la ville de Liége.

Page 31, Wilthémius, dans son chapitre intitulé, Diptychi Leodiensis adversa facies explicatur, donne la liste des noms des saints qu’on est parvenu à faire reparaître sur l’ivoire en le frottant avec du savon.

Wilthémius, soit dit en passant , est un des premiers savants qui se serait occupé des Diptyques d’une manière toute spécale, Jusqu'à lui on en parlait, mais sans en Conuaître toute l'importance au point de vue iconographique.

(8) Parmi ces fragments on en remarque un du Martyrologium du vénérable Bède, qui écrivait au vie siècle. Ce travail à été inséré dans l’un des vo: lumés des Acta Sanciorum des Bollandiste:s.

Guillaume Cave ; célèbre historien ecclésiastique, prétend que ce Martyrologium de Bède a souffert bien des altérations (de Scriploribus ecclesiasticis, page 405 de la colonne 1). Ou peut aussi consulter sur cetle matière les savants auteurs de l'Histoire littéraire de ia France, tome NH.

(9) On y remarque, parmi les sujets qui y sont représentes , la Salutation angélique, l’Adoration des bergers, les Mages devant Hérode, puis adorani l'Enfant, les femmes juives de Bethléem eit des environs, tenant leurs enfants qu'Hérode ordonne de massacrer, etc. à

(40) Sur cette dénomination judaïque, appliquée à une fonction chrétienne, voir à note de la page 491

1051 APPENDICES,

Dans l'édition donnée en 1724 par Vignoli, en 3 volumes in-k°, du Liber Pontificalis d’Anastase, on trouve, page #9 du 1‘° volume, une petite gravure assez soignée, représentant l’inhbumation des corps de saint Pierre et saint Paul, descendus dans les Catacombes, en présence de deux saints à genoux.

Nota. Les détails qui précèdent, et qui

Lorsqu'en 1837, M. le comte de Montalembert rendait compte (*), avec ce talent qui lui est propre, de l'excellent volume de M. Rio (**), intitulé : De la Poésie chrétienne (forme de l'art) (***), il sut proliter de son sujet pour initier le public sérieux dans le secret de cette époque inappréciable, qui nous a valu cette suite de peintures légendaires dont l'étude peut servir à la fois de méditations chrétiennes et d’inspirations poétiques, et qui composent, à peu d’exceptions près, ce qu'on est convenu d'appeler l'Ecole mystique, dont - l'apogée appartient surtout au siècle d'or du moyen âge, au xri° siècle : âge de foi et de merveilles monumentales, sur lesquelles, après bien d’injustes dédains et des engoûments pitoyables, on est enfin complétement revenu depuis quelques années, et qu'on étudie , d’un bout de l'£urope à l’autre, avec un égal enthousissme et une sorte de vénération.

Parmi les merveilles monumentales de cette époque, dite le moyen âge, nous nous arrêtons, dans ce moment, d’une manière plus spéciale, sur la peinture, attendu qu’elle nous à fourni la majeure partie des matériaux iconographiques dont la réunion et la description composent le fond de notre travail sur les images des saints, leurs légendes et leurs attributs. Le tableau chronologique des peintres de l’école chrétienne que nous allons donner viendra, comme tout naturellement, compléter les nombreuses indications de sujets pieux et de saints personnages que nous devons à la peinture, et augmenter, pour ceux qui travaillent, ces types vraiment admirables , consacrés à jamais par une vénérable et pieuse tradition, et qui seront toujours le point de départ de l’iconographie chrétienne et comme la mine la plus riche, la plus pure qu'il faut sans cesse fouiller, consulter, étudier avec foi et amour, pour peindre les saints et les bienheureux , les martyrs, les solitaires, les prophètes et les Peres de l'Eglise, et surtout cette Reine du ciel et de la terre qui fait la joie des anges et qui est l'espoir de l’homme dans la vallée des larmes.

Nous avons préféré donner ce travail par ordre alphabétique des noms des peintres plutôt que par ordre chronologique des écoles de peintures (****), comme l’a si bien fait M. de Montalembert, les noms des peintres nous ayant semblé mieux remplir le but que nous nous proposions.

Ceux qui seraient curieux de connaître le jugement porté sur chacun des peintres, du moins les plus marquants parmi tous ceux dont nous indiquons les travaux au point de vue chrétien, trouveront d’amples détails sur le style, la physionomie et les qualités propres à chacun d'eux, dans un grand nombre d’ouvrages, dunt les principaux sont : Vasari, Histoire des peintres, en italien et en français; M. Rio dans l'ouvrage que nous citons ci-dessus ; le comte Orloff, Histoire de la peinture en Italie, plusieurs volumes in-8°: d’Agincourt, Histoire de l'art, 6 volumes in-f°, texte et planches. Voir la section Pänies M. le comte de Montalembert, Du Vandalisme et du Catholicisme dans l’art, in-8°, Paris, 1839, page 71 et suiv. ; le Musée religieux, 4 volumes in-8°, publiés par Audot et Reveil, texte et planches, le texte par un ecclésiastique du diocèse de Paris ; M. Artaud , Considérations sur la peinture en Italie pendant les trois siècles qui ont précédé Raphaël, 1 vol. in-8°, Paris, 1811, ou dans la publication faite de la belle collection de peintures chrétiennes, par Chalamel, vers 1837, 1 volume in-4°, texte et planches.

Voir aussi l'excellent travail de M. Emeric David, Discours sur la peinture , ‘À volume in-8°, Paris. 1812 livre toujours recherché avec avidité, et dont il existe une nouvelle édition in-12. Le savant académicien y expose l'origine et la marche progressive de l'art depuis les Catacombes jusqu'à la fin du xrt siècle, Voir encore Fortoul, De l'art en Allemagne, 2 volumes in-8°.

On peut joindre à ces documents tous ceux qui traitent de la peinture sur verre, la véritable peinture légendaire et chrétienne. Nous donnons d’amples indications sur les ouvrages qui en parlent ex professo, dans notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité et du moyen âge, 2 volumes in-8°, Paris, 4843, au mot PEINTURE SUR VERRE.

Quant à l’iconographie chrétienne proprement dite, qui seule peut faire connaître les véritables sources où il faut en puiser les éléments historiques et symboliques, nous ne pouvons rien faire de mieux que de citer l'Iconographie chrétienne, 1 volume in-4°, par M. Didron, qui, dit-on, ne consulte pas assez les grandes autorités dans ses explications; le grand ouvrage des PP. Cahier et Martin , sur les Vitraux de Bourges, et

certes ne sont pas sans intérêt, sont extraits des Suppléments (1) à notre Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen dge, 2 vol. in-8°, Paris, 1845. Il nous serait facile de les pousser plus loin, mais il nous semble qu’ils peuvent suffire ici.

de la Description des vitraux de la cathédrale de Bourges, in-f°, par les PP. Arth. Martin et Ch. Cahier.

, s en 1843.

(1) Dans l'état actuel, ils forment seize porte-

(:) Ce compte rendu, qui est une véritable histoire de l’art chrétien dans ses plus intimes secrets, devant les

feuilles in-8° qui renferment la valeur d’un ou deux volumes pareils aux deux publiés par M. Leleux Î

la peinture chrétienne, a été publié d’abord dans l'Universilé Catholique, tome IV, p. 125, puis dans un curieux volume de M, de Montalembert, intilulé : Du Vandalisme et du Catholicisme dans l'art, Paris, 1839. Déjà M. Steimmetz avait aussi rendu compte du beau travail de M. Rio, dans l’Université, ete., tome Ier, page 515, où l'on trouve une connaissance approfondie de l'esthétique chrétienne. (‘") Ce savant a commencé sa carrière d'homme en ser vant son pays ; à l’âge de quinze ans il avait gagné la croix d'honneur sur un champ de bataille. Retiré du service, il devint professeur à l'Université, où il enseigna quelques années l’histoire avec éclat; puis, laissant tout à coup la chaire du professorat, ei se dérobant aux applaudissements et aux regrets de ses auditears, il va dans l'Italie étudier

peintures des églises, des monastères et des clottres. Les plus hautes considérations de philosophie chrétienne accompagnent toujours les observations artistiques de l’auteur, qui poursuit sans relâche le but qu’il s'est proposé, celui de ramener l’art à sa céleste origine.

(***) Un volume in-8, chez Débécourt, libraire ; Paris,

(****) A tout prendre, notre travail, comme nous l'avons conçu, a le double avantage de faire d'abord connaître à ceux qui l’ignorent le livre de M. de Montalembert, et ensuite d’en donner comme l’analyse ou une sorte de table de matières qui facilite à ceux qui le liront, les moyeus d'y faire des recherches.

LO33 APPENDICES, 1034

surtout le traité sur l’Iconographie chrétienne, 4 volume in-8°, de M. l'abbé Crosnier, qui résume si bien toute cetie importante matière, et qui est à la portée d’un plus grand nombre de leeteurs. C’est le véritable manuel de l’iconograghie chrétienne. Nous avons appris qu'il se préparait un nouvel ouvrage sur l'archéologie et l'iconographie, qui, dit-on, est sous presse à l'imprimerie catholique de M. Migne. Ce nouvel ouvrage est d’un homme depuis longtemps exercé dans les travaux littéraires, hagiographiques , liturgiques et bien d’autres : nommer M. l'abbé Bourassé, c'est d'avance annoncer un beau travail et une œuvre remarquable sous tous les rapports.

TagLeau, par ordre chronologique, des noms des peintres qui forment ce qu'on peut appeler

l'école chrétienne de peinture depuis Les temps les plus anciens jusqu'à la fin du moyen dge, et à partir de cette époque, dans les temps modernes, en Allemagne et en France, et surtout

en Italie, etc.

Abel Pujol (M.), école française au xix° siècle. — Fresque de l’histoire et du martyre de saint Maurice et de ses compagnons, à l’église Saint-Sulpice. Pour les détails, voir au nom Maurice, dans le Dictionnaire.

Albert Durer, célèbre peintre et graveur de l’école allemande du xv° au xvi° siècle ; a composé une. foule de sujets de l’Ancien et du Nouveau Testament. Son œuvre, qui est partout, est considérable et offre une foule de figures de saints, de vierges, des suites complètes de la Passion, etc., etc.

Albertinelli (Mariotto), de 1467 à 1512. La Trinité, à l'Académie de Florence ; une Visitation, aux Uffizi, même ville.

Amaury Duval (M.), école française du xix° siècle. On lui doit les belles peintures à fresque de la chapelle de la sainte Vierge à l'église Saint-Germain-l’Auxerrois, à Paris (1), représentant la poétique légende de la Vierge divine et le cycle de ses glorifications. — Il doit encore, dit-on, exécuter toutes celles de l’église de St-Germain-en-Laye,

André del Sarte, 1k88-1530. — Histoire de saint Philippe Bénice, à l’église de l'Annunziata à Florence. On y remarque la scène de la Résurrection de l'enfant.

Angelico Fiesole. Voir Fra Giovanni Angelico.

Ansano di Pietro, école de Sienne, vers 1449.— La Vision du pape Calixte 111, tableau de l’Académie de Sienne. Une /ncoronazione ou couronnement de Ja sainte Vierge, au Pa- Jais-Public de la même ville, (Composition capitale.)

Antichissimo (Guido), de l’école de Bologne, vers 1200.— Un Couronnement de la Vierge, à la pinacothèque de Bologne.

Aretino (Spinello). Voir à ce dernier nom.

Asperlini (Amico), école de Bologne, de 1474 à 1550.— Madone avec sainte Lucie, à San-Martino Maggiore de Bologne.

Avanzi (Jacopo), école de Bologne, vers 1370. — Fresque de la chapelle Saint-Félix à l’église San-Antonio de Padoue. Autres à l'église de Mezzaretta de Bologne,

(4) M: Amaury Duval semble s'être inspiré des Séraphiques peintures d’Angelico Fiesole.

(2) Sur cet homme admirable , l'ami du célèbre Sayvonarole, qu'il voulut, quoique religieux, défendre

DiCTIONN. ICONOGRAPHRIQUE:

Baldovinetli (Alessio), de 1425 à 1499. — Une Nativité , à l’église de l’Annunziata do Florence.

Barbieri (Francesco); dit Le Guerchin, de 1590 à 1666.— Plusieurs belles compositions où l’on trouve le sentiment chrétien bien compris el bien exprimé, surtout à la pinacothèque de Bologne et au musée du Louvre.

Voir son œuvre dans toutes les collections d’estampes.

Bartholommeo (Fra), della Porta (2), de 1469 à 1547.—Saint Vincent F'errier, tableau de l’Académie de Florence. L’Apparition de la sainte Vierge à saint Bernard, au même lieu. Un° Saint Marc, au palais Piti. Une Crucifixion, dans le cloître de San-Spirito à Sienne. Madone entre saint Jean-Baptiste et saint Sébastien, à la cathédrale de Lucques.

Sainte Catherine et sainte Madeleine, et une Mère de Miséricorde, à San-Romano , de la même ville. Une belle Présentation au T'emple. Voir son œuvre dans tous les cabinets.

d'estampes.

Bartoli (Taddeo), école de Sienne, vers 141%. .— Une Assomption, au Palais-Public de la ville de Sienne. Les Versets du Symbole ou CREDO mis en action, composition capitale, au même lieu, Une Madone allaitant l'enfant Jésus, et divers traits de la vie de la Vierge, à l’église de l’Annunziata de Padoue, œuvre capitale. (De Montalembert, page 137.)

Bartolo (Domenicodi), école de Sienne, vers 1kh6. — Les OEuvres de Miséricorde, à l'hospice de Santa-Maria della Scala, à Sienne,

Beato (11). C'est Angelico de Fiesole. Voir:

à ces denx noms.

Beccafumi (Domenico), dit 11 Mecarino, école de Sienne, de 1484 à 1549.—Une Nati vité, à l’église San-Martino de Sienne. Deux fresques à l'oratoire de San-Bernardino de:

Sienne. Une Descente aux Limbes, à l’église:

San-Francesco.

Bellini (Giovanni), école de Venise, de 1427 à 1517.— Madone avec sainte Agathe ct:

saint Jérôme, à Saint-Zaécarie de Venise.

Madone les mains jointes , près l'enfant Jésus: endormi, à l'église du Rédempteur, dans la sacristie. (Tableau capital.) Madone entre:

sainte Catherine et saint Jean l'Evangéliste,

les armes à la main, voir M. Rio, Poésie chrétienne, Forme de l'art, tome 1er, pages 3571, 373, 375, 380, 584.

même lieu. (Tableau capital.) Madone entre saint François et saint Jérôme, même lieu.

Madone entre quatre saints, à l’église Santa- Maria dei Frari de Venise. Un Saint Jérôme, à l’église San-Giovanni-e-Paolo de Venise. Madone avec sainte Catherine et sainte Ursule, même indication. Madone entre saint Job, saint François, saint Louis et trois anges musiciens. (Tableau capital à l’Académie de Venise.) Madone avec l’enfant Jésus endormi, même lieu. Madone avec saint Jean-Baptiste,saint Jérôme et d'autres saints, même indication. Un Doge à genoux devant une madone, à l’église Saint-Pierre de Murano. Christ en pied, musée de Drésde.

Bellini (Gentilé), école de Venise, de 4421 à 1501.— Saint Marc préchant à Aleæans drie, à la Brera de Milan. Procession de la sainte croix sur la placé Saint-Marc de Venise, belle composilion, à l’Académie. WMiracle de la croix tirée de l’eau, sans indication de lieu.

Benozzo Gozzoli, célèbré élève de Fra Angelico Fiesole , école mystique, de 1408 à 1:78.— Histoire de la Bible depuis Noé jusqu'à Salomon, vingt-quatre fresques, au Campo- Santo de Pise (1). Compositions admirables et presque toutes capitales, où malheureusement le sensualisme commence à se montrer avec une certaine effronterie (2). Histoire de Notre-Dame et de saint François, aux couvents de Saint-Fortunat et Saint-François à Monte-Falco. Le Chœur des apôtres, des martyrs et des docteurs dans le jugement dernier, peint par Angelico Fiesole, à la Cathédrale d’Orviette. Plusieurs Fresques, dans la cathédrale de San-Gimignano et au couvent des Augustins. La Cavalcade des rois mages, dans la chapelle du palais Riccardi à Florence. Voir l'œuvre du peintre au Cabinet des estampes de Paris.

Benvenuto (Hieronimo de), école de Sienne, vers 1508. — A fait un tableau de l'église de Saint-Dominique de Sienne en collaboration avec Stefano de Sienne. Voir à ce nom.

Berlinghieri (Bonaventura), en 1235.— On a de ce peintre un Saint François, au château de Guiglia près Modène.

Bernardino Luini, école lombarde, vers 1510 à 1530. Ses peintures sont souvent confondues avec celles de Léonard de Vinci; ce qui n’est pas un petit éloge.— Une Pieta, à FVEglise Santa-Maria-della-Passione de Milan. Scènes de la Passion, à l’église San- Maurizio, de cette ville. Sainte Catherine ensevelie par les anges, œuvre capitale, où la grâce est unie à la sévérité; composition vraiment angélique et qui doit enlever toutes les pensées du spectateur. A la Brera de Milan il en existe des copies assez bien faites. Histoire de saint Joachim et de sainte Anne, également admirable. Même lieu. Jo-

(1) Toutes ces fresques sont admirablement reproduites dans l'ouvrage intitulé : Le Campo-Santo de Pise, À vol. in-{° publié par Carlo Lasinio ; Florence, 4828; texte italien, 41; planches grand in-f°. Voir la description que nous en donnons en français

APPENDICES

seph choisi pour l'époux de Marie, belle composition. Même lieu. Vision de saint Joseph sur l'innocence de Marie pl à Même lieu. Madone et l'enfant Jésus cucillant une fleur, gracieuse ét belle composition, à la Chartreuse de Pavie. Magnifiques Fresques de chœur de l’église de Saronne, que M. de Montalembert, qui s’y connaît, déclare sublimes. Une Cène, une Crucifixion, une Madone ; toutes compositions remarquables, au couvent des Franciscains à Lugano. 2

Bernardino Pinturrichio , école ombrienne, de 1454 à 1513.— Sainte Famille ct une Annonciation, à l'Académie de Pérouse, composition capitale. Un Ecce Homo. — Saint Jérôme et saint Augustin, même licu, Les Fresques de la tribune du couvent de Saint-Onuphre. Les Fresques de la première et de la (roisième chapelle à droite de l’église Santa-Maria-del-Popolo. Estimées les plus belles de Rome. Celles de la voûte du chœur de la même église. On y voitla Nafivilé, une Assomption, la Vie de Notre-Dame , celle de saint Jérôme. Les Fresques de la chapelle saint Bernardin, à l'église de l’Ara cœli (Rome), L’Invention de la croix, à l’église Santa-Croce in Gerusalemme, à la voûte de l’abside (Rome). Une Madone adorant son fils endormi sur ses genoux, à la chapelle des Conservateurs, au Capitole (Rome). L'Aistoire de Pie II, fresque de la bibliothèque de la cathédrale de Sienne, composition capitale. On y voit aussi le Mariage de l’empereur et la Canonisation de sainte Catherine de Sienne. L’Adoration des bergers, fresque dé fa Capella-Bella, à l’églisé de Spello.

L'Histoire de Tobie, an musée de Berlin.

Outre toutes les indications ci-dessus , dues à M. de Montalembert, il faut encore voir l'œuvre de ce peintre, presque l’égal de Raphaël, qui se trouve dans les Cabinets d'estampes des capitales de l'Europe et de quelques villes particulières.

Bissolo (Francesco), école vénitienne, vers 1520. — Jésus-Christ donnant à sainte Catherine de Sienne la couronne de reine et La cou= ronne d'épines ; lableau à l'Académie de Venise, dont l’exécution est aussi belle que la pensée qui l'a inspiré.

Boccaccini (Boecaccio), da Cremona, école lombarde, élève du Pérugin, de 1460 à 1518.

— Fresques admirables à la cathédrale de Crémone. Une Madone, à l’église Saint-Vincent de celte ville.

Borgnogne (Ambrogio) da Fossano, école lombarde, de 1475 à 1522. — Une Nativité à Santa-Maria de Milan. Une WMadone entre saint Jacques et saint Henri (sans doute l’empereur), à l’église Saint-Eustorge de Milan. Jésus-Christ au milieu des docteurs, à l’église San-Ambrogio, même ville. Un Couronnement de la Vierge par son Fils ; le Père éternel les embrasse tous deux. Composition

dans notre Dictionnaire ivonogravhique des monuments, elc., lome Ier, page 200.

(2) En voyant le tableau représentant la scène de Noé endormi enivré par le jus de là vigne, nous ne disons rien de trop

capitale, à là Brera de Milan. Des Fresques admirables, à la Chartreuse de Pavie. La Famille Visconti aux pieds de Marie, à l'église de ce couvent. Voir aussi l’œuvre de ce maitre.

Bordone (Paris), école de Venise, de 1500 à 1570. — Saint Laurent, sainte Catherine et d’autres saints, à la cathédrale de révise. Le Pécheur apportant au doge l'anneau de saint Marc repéché dans le golfe Adriatique. Bellë et grande composition, à l'Académie de Venise. Saint Jérôme recevant des mains de Jésus-Christ un chapeau de cardinal, tableat de l'église Sainte-Marie, près Saint-Celse, à Milan. Voir aussi l'œuvre de ce peintre dans tous les Cabinets d’estampes.

Botticello (Sandro ), de l'école mystique, de 1437 à 1515. — Moïse et les filles de Jethro ; le Châtinient de Coré, la Tentation de Jésus-Christ dans le désert, trois belles fresques, à la chapelle Sixtine (Rome). Le Couronnement de la Vierge avec sainte Elisabeth, et des saints Franciscains, à l'église San-Jacopo de Ripoli (Florence). Une Madone avec l'Enfant Jésus tenant une grenade, aux Uffizi. Madone écrivant le MAGNIFICAT ; tableau capital, même galerie. Un Couronnement de la Vierge avec une ronde d’anges, tableau remarquable, à l’Académie de Floreuce. Des Anges présentant la couronne d'épines à l'Enfant Jésus, éomposition capitale, même Académie.

Buffalmaco, école flerentine, vers 1350. — La Création,au Campo-Santo de Pise. Un Couronnement de La Vierge, à Santa-Maria-Novella de Flerence. Des Fresques dans divers cndroits de la villé d'Assise.

Campi (Bernardini), de Crémone, de 1522 à 1590. — Une Assomption, à lä Chartreuse de Pavie. Belle composition.

Capanna(Puccio), école florentine, en 133%.

— Les Fresques de la grande église d'Assise,

Carlo Dolci, de 1616 à 1668. — De belles figures de la Madeleine. On remarque aussi une sainte Lucie conservée à Florence. Voir son œuvre.

Carpaccio. Voir à Vittore.

Castagno (Andrea del), de 1403 à 1477. — Un Z'ableuu d’autel, à l'église de Santa-Lucia, Dans le gradin du tabernacle, quelques sujets d'histoire sainte.

Catharina Vigri, ou sainte Catherine de Bologne, 1413-1463. — A l’Académie de Venise, une Sainte Ursule el ses compagnes, peinture de cette religieuse. Le même sujet à la pinacothèque de Bologne.

Cavallini (Pietro), de 1259 à 1344. — Des

(1) Sur cet artiste, voir l'ouvrage de M. Rio, Poésie chrétienne, etc., in-8°, page 44; Mémoires des antiquaires de France, tome XII, pag. 417 et suiv. ; Histoire de la peinture en Ltalie, par le comte Orloff, in-8° {Voir à la table des matières); Considérations sur l'élal de la peinture en Italie avant Raphaël, par M. Artaud, in-8°, Paris, 1511, pages 14, 15 ; d’Agincourt, Histoire de l'art (Peinture); Discours,

APPENDICES

lresques, à Assise. Une Annonciatüon, à l'église San-Marco de Florence,

Chelini, école florentine ,en 1444. — Une Déposition de la croix, dans la sacristie de San-Remigio de Florence.

Cigoli (Louis Cardi da} ou le Civoli, 8e 1559 à 1613. — Plusieurs portraits de saint François d'Assise. Son œuvre est assez cotisidérable. Il se trouve dans 1es colleetions publiques. On y remarque un Æcce Homo montré par Pilate, dont l'expression est admirable de douleur et de ealme. Jésus à table chez Simon le Pharisien, gravé par Corneille Galle. Saint Pierre, accompagné de saint Jean, guérissant le boileux, à la porie du temple de Jérusalem. Grande centposition, gravée par N. Dorigny.

Cimabué , né à Florence en 1219, mort vers 1300 ; regardé comme ie restaurateur de la peinture en Halie (1). — On a de lui une grande Madone entourée de six anges, peinte à l’église Santa-Maria-Novella à Florence; publiée par d’Agincourt, Histoire de Part (Peinture), planche CVHI. Un Crucifiement accompagné de plusieurs saints, galerie de M. Artaud, publié par Chalamel, Peintres primilifs, in-h°, Paris, 1839 et suiv., planches XHIT et XLIII du Catalogue de la colleelion, Une Vierge tenint l'Enfant Jésus et accompagnée de saint Jean, saint Pierre, de saint Paul, d'un évêque et deux anges. Planche XIV des Peintres primitifs. La Vie de Jésus-Christ, six {ableaux réunis en un seul, planche XŸ, même collection. Un Père Eternel couronné, collection Artaud, pl. n° XVI.

Un Evangéliste, pi. tb. Un Saint tenant une scie: c’est ou l’apôtré Siméon, ou le prophète Isaïe , qui ont été sciés en deux, pl: iÿ.

Deux autres Saints, sans désignation de noms, pl. 40.

Sous le n° 50 du catalogue de la collection Artaud, ou 17 de l'ouvrage de Chalamel, Peintres primitifs, on trouve indiqué un portrait de saint Cyprien avec les lettres Eece imago dni Cyp. Cette indication est fausse, c’est une figure du prophète Isaïe, et il faut lire Ecce virgo concipiet…., célèbre prophétie du Messie promis.

M. Artaud possédait encore de ce peintre un Saint Jean-Baptiste avec une croix rouge et un rouleau avec les mots : Ecce Agnus Dei.....Voir le n° 52 du Catalogue ou la planche XVII de Chalamel. Un Crucifiement et un Couronnement de la Vierge et quelques saints et des anges qui sonnent de la trompette, n° 53 du Catalogue, et pl. XVHI de Chalamel; cette peinture est en forme de diplyque.Un Ange qui embrasse une colonne ct montre trois dés : sur le premier est le nombre 5; sur le deuxième, un 4; sur le troisième, le nombre 3. Catalogue, n° 54. N'a

pages 49, 104, 102 du Ie vol. du texte explicatif des planches.

On a remarqué que Cimabué est le premier peintre qui ait osé réprésenter les pieds hors des draperies. Jusqu'à lui les peintres, suivant les errements de l’école byzantine , n’en montraient que la pointe,

ne sachant pas les mettre d'aplomb ou même en pefspecLive.

pas été publié. — Un Saint Antoine tenant un bâton. Autour de l’auréole est écrit Sanctus Antognius. Voir le n° 55 du catalogue.

Voir aussi l’œuvre de Cimabué dans tous les Cabinets publics d’estampes à Paris, à Dresde, Munich, etc.

Cima da Conegliano (1), école de Venise, de 1493 à 1517. — Saint Pierre, apôtre, à la Brera de Milan. Saint Pierre Le martyr, même indication, Le Baptéme de Notre-Seigneur, à l'église San-Giovanni-in-Bragora de Milan.

Une Nativité avec sainte'Catherine et sainte Hélène, à l’église Santa-Maria-in-Carmine.

Saint Jean-Baptiste entre saint Pierre, saint Paul, saint Marc et saint Jérôme, à l'église Santa-Maria-del-Orto de Milan. Une Madone avec plusieurs saints, tableau à l’Académie. L’Incrédulité de saint Thomas, même indication. La Présentation de Notre-Dame, à la galerie de Dresde.

Conegliano.Voir Cima da Conegliano.

Cosimo (Di Pietro), de 1441 à 1498. — Cou- Tonnement de Notre-Dame, au musée du Louvre à Paris.

Cosimo Tura, dit 11 Cosme, de l’école de Ferrare, de 1406 à 1474.— Un Saint Jérôme, un Portrait de saint Bernardin de Sienne, à Ferrare. Le Martyre de saint Maurele, au palais del Magistrato. Une Annonciation, à la cathédrale de Ferrare.

Crocefissi (Simone dei), école de Bologne, vers 1377. — Un Couronnement de la Vierge, avec son histoire autour, à la pinacothèque de Bologne. Un Crucrfiement , même lieu.

Fresque à l’église de Mezzaratta (Bologne).

Dalmasio (Lippo), de l’école de Bologne, vers 1#10. — Madone entre saint Dominique el un pape canonisé, à San-Procilo de Bologne. Des Madones dans diverses églises, aux Servites, à San-Giovanni-in-Monte, à l’Annunziata. .

Diodato da Lucia, école siennoise, peintre en 1288. — Un Crucifix, à l’église Saint-Cerbonne, près la ville de Sienne.

Diotisalvi, école de Sienne, en 1260. — Une Madone, à l'église San-Clemente de Sienne. Des miniatures sur des couvertures de livres du Camerlingo, à l'Académie de Sienne.

Dominiquin (Le) ou Dominique Zampieri, école lombarde, de 1581 à 1641. — Sainte Cécile jouant de la basse de viole, Cabinet du

(1) Sur ce peintre, voir l’ouvrage de M. Rio, Poésie chrétienne, Forme de l'art, tome ler, pages 490, 494.

(2) ILest bien regrettable que M. de Montalembert, qui a vu cette bannière, n'ait pas pensé à en donner la description ou à indiquer au moins le sujet qui y est peint.

(5) Sur ce peintre réellement admirable, voir les détails donnés par M. de Montalembert, pages 96, 97, 99, 102, Du Vandalisme et du Catholicisme dans l'art, in-8°, Paris, 1839. Voir aussi la Notice sur la vie et les ouvrages du bienheureux Angélique de Fie= sole, pages 244 à 254, même volume. Sur le même, voir encore M. Rio, de la Poésie chrétienne, Forme de l’art, tome ler, pages 190 à 129.

Nous devons ajouter que l’on a publié à Rome, à

APPENDICES

Roi, à Paris. L'Assomption de la Vierge. La Flagellation de saint André. — Sainte Cécile refuse de sacrifier aux idoles. Le Martyre de sainte Cécile,.peinture de l’église Saint-Louis à Rome. — Saint Pierre délivré de prison.

Saint François en prières. Martyre de saint Sébastien. La Communion de saint Jérôme, etc.

Voir l’œuvre de ce peintre dans tous les Cabinets publics d’estampes.

Duccio di Boninsegna, école de Sienne, vers 1282.— Suite desujets de la Bible, pein(s à l’église cathédrale de Sienne.

E Eyck (Van-). Voir à Van-Eyck.

Febriano (Gabriel da), école ombrienne, vers 1423. — Un couronnement de la sainte Vierge, au Musée de Brera à Milan. Une Adora. tion des rois, à Venise, chez M. Craglietta. Une autre Adoration, à l’Académie de Florence.

Ferrari (Gaudenzio), école lombarde, de 1484 à 1550. — Le Martyre de sainte Catherine, à la Brera de Milan. Voir aussi son œuvre.

Fiorentino (Stefano), école florentine, de 1301 à 14350. — Une Adoration des rois, dans la galerie de la Brera de Milan. Des Fresques dans la grande église,

Flandrin (M. Hippolyte), école française du xix° siècle. — Les l'resques du maîtreautel du chœur de l’église Saint-Germaindes-Prés. Les figures des douze àäpôtres dans le pourtour du chœur de la même église.

Les quatre animaux symboliques des quatre évangélistes, au fond du chœur du même monument. Les Fresques de la nef de l’église Saint-Vincent-de-Paul; la Marche.des saints.

Foligno (Pietro-Antonio da), vers 1450. — Miracle de saint Jacques , à la chapelle de l'hôpital, à Assise.

Foligno (Nicolo Alunno), vers 1458 à 1492. — La Bannière de la confrérie de l’Annonciate, à l’église Santa-Maria-Nuova de Pérouse. Peinture capitale et très-remar= quable (2). Scènes de la Passion, dans l’église inférieure d'Assise.

Fongai (Bernardino), école de Sienne, vers 1508.—Une Madone, à l’Académie de Sienne.

Un Couronnement de lu suinte Vierge, à l’église Saint-Clément de la même ville.

Fra Giovanni Angelico da Fiesole(3), dit Angelico Fiesole, moine de Saint-François, chet

diverses époques, en 4 ou 2 volumes in-f°, les principales œuvres de Fiesole. Nous en dounons l’indication assez détaillée dans notre Dictionnaire iconographique des monuments du moyen âge, etc. Voir surtout aux mots, Couronnement de la Vierge, Dominique (saint), Etienne (saint), Jugement dernier, Laurent (saint), Pères de l'Eglise, etc.

Le Cabinet des estampes de Paris possède une œuvre d’Angelico Fiesole, en 1 vol. grand in-f°, où l’on trouve un portrait de ce peintre. On sait que son tombeau est dans l’église Sainte-Marie de Ia Minerve, à Rome; nous en possédons un dessin dans notre collection topographique (*), Italie, Rome moderne, au nom de l’Église. Les monuments sont classés dans celte collection par ordre alphabétique des noms de lieux ou de saints. (Voir à Marie de la Minerve.)

(*) A Ta mort du donateur, cette collection doit passer à la bibliothèque Mazarine à Paris.

de l’école mystique, de 1387 à 1:55. — Le Couronnement de la Vierge et la Vie de saint Dominique, au musée du Louvre à Paris ; composition capitale. Un Jugement dernier et le Chœur des prophètes, à la cathéürale d’Orviette (capital). L'Histoire de saint Etienne et de saint Laurent, dans la chapelle Saint-Nicolas, à l’église du Vatican (Rome). Une Ascension et la Descente du Saint-Esprit, tableau capital de la galerie Corsini (Rome).

Un Jugement dernier, tableau capital, à la galerie du cardinal Fesch. Une Résurrection, chez M. Valentini à Rome. — Au couvent de

San-Domenico (Fiesole)}, une Madone avec,

plusieurs saints. Une Madone entre saint,Jérôme, saint Etienne et d’autres saints, au couvent de San-Girolamo. Une Annoncialion, au couvent da Gesu (Cortone). La Vie de Notre-Dame et de saint Dominique, même indication. Un Couronnement de la Vierge, au couvent de San-Domenico, tableau capital.

Un Crucifiement et un saint Dominique, au cloître de San-Marco à Florence. Un autre Crucifiement dans la salle du chapitre. Une Peinture à fresque dans chaque cellule de ce couvent. Trois reliquaires, peints par lui, à la sacristie de l’église Santa-Maria-Novella. Saint Pierre; saint Marc; une Madone avec plusieurs saints; la Mort de saint Pierre, martyr ; une Mativité de saint Jean ; Prédication de saint: Pierre; le Sposalizio ou les Fiançailles de la Vierge Marie; une Adoration des Mages ; la Mort de la Vierge ; son Couronnement dans le ciel. Tous ces tableaux sont à la galerie des Uffizi à Florence. — Une Descente de croix. Saint Thomas et le bienheureux Albert le Franc, donnant leurs leçons de théologie; tableau à l’Académie des beaux-arts à Florence. — On y voit encore une Vie de Jésus-Christ en 35 lableaux ; un Jugement dernier, composition très-capitale, regardée comme un chef-d'œuvre de la peinture chrétienne, — Au Musée royal de Berlin, un Saint François et saint Dominique sembrassant. ;

Francesca (Pietro-della), école ombrienne, de 1398 à 1484. — Les Fresques du chœur, à l’église San-Francesco, à Arezzo.

Francesco Cossa, école de Ferrare, vers 1474. — Madone entre saint Pétronne ci saint Jean Evangéliste.

Francesco Francia (dit le Francia),école de Bologne, de 1450 à 1535. — Une Annonciation , à la Brera de Milan. Une Madone, au musée Rovigo. Sainte Catherine avec une Sainte Famille, au palais Borghèse à Rome.

Une Adoration des rois, à l’église San-Frediano. Une Madone avec suint François, saint Augustin, saint Sébastien, sainte Monique et un Ange jouant de la mandoline, à la pinacothèque de Bologne. Ce tableau est un chef-d'œuvre. Une Annonciation avec saint Jérôme et saint Jean-Baptiste (Ex-voto) , au même lieu. Madone entre saint Georges, saint

Augustin, saint Etienne, même lieu. Marie.

et Joseph en adoration, même lieu. Une Nativité (capitale), même lieu. L'Histoire de sainte Cécile, dans la chapelle dédiée à la sainte, à San-Giacomo-Maggiore. Madone

APPENDICES

avec saint Jean, saint Sébastien et un évéque, à la chapelle Bentivoglio. Aadone entre saint François et sainte Catherine, au musée de Berlin. Madone entre saint François et sainte Catherine, à la galerie impériale de Vienne.

Sainte Vierge à genoux devant l’enfant Jésus dans un jardin de roses, à la pinacothèque de Munich.

Outre toutes ces indications, que nous devons à M. le comte de Montalembert, voir l’œuvre de Francia, dans les Cabinets publics d’estampes de l’Europe.

Francia. Voir Francesco Francia.

Francia (Giacomo), école de Bologne, en 1557. — Madone entre saint Paul, la Madeleine,.saint François aux stigmates, à la pinacothèque de Bologne.

Francucci da Imola ({nnocenzo), école de Bologne, de 1494-1550. — Madone avec des anges, à la pinacothèque de Bologne. Une Nativité, à San-Giacomo de la même ville.

(addi (Agnolo), école florentine, de 132% à 1387. — {istoire de la Cintola, ou de la ceinture de Notre-Dame, dans l’église cathédrale de Prato ; composition capitale. Madone entre quatre saints, tableau à l’Académie de Florence.

Gaddi (Thaddeo), école de Florence, de 1300 à 1352. — Les Vertus et les Sciences, fresques de l’occident et de la voûte de l’église Santa-Maria-Novella à Florence (chapelle des Espagnols ). Lu Vie de Notre- Dame, en douze sujets , peinture à fresque dans l’église de Sainte-Croix de Florence.

Une Madone avec plusieurs saints, dans la chapelle Rinnecini.

Gaddo-Gaddi travaillait à Florence en compagnie de Tafi (André), aux mosaïques du baptistère de Florence, de 1239 à 129#.

Garbo (Rafellino del), de 1466 à 1524. — Une Résurrection, à l'Académie de Florence.

Garofalo (Benvenuto), école de Ferrare, de 1481 à 1559. — Une Ascension, au palais Chigi (Rome). Une NWativilé, au palais Borghèse. Les Noces de Cana, au palais Doria.

Jésus et la Samaritaine, même lieu. Une Déposition de la croix, même lieu. Une Visitation, au palais Doria, composition. capitale. Au palais Corsini, Jésus porlant sa croix, Sainte Famille et une Madone avec deux saintes franciscaines, au Capitole. Saint Jean- Baptiste et le grand prêtre Zacharie, à V'église San-Salvatore (Bologne). Jésus au jardin des Olives, au palais public à Ferrare.

La Vie de saint Silvestre, pape. Les Douze Apôtres. L’'Adoration des mages, même lieu.

Saint Pierre et saint Paul, L'Annonciation.

L'Assomption, à la cathédrale de Ferrare, etc. Voir aussi l’œuvre de ce peintre dans les Cabinets publics d’estampes, à Paris, à Dresde, à Munich, etc.

Gelasio, dit Nicolo, école de Ferrare, vers 1242. — Déposition de la croix, avec sainte Claire et d’autres saints, à Ferrare, chez le marquis Costabili.

Gérente (M. Henry), mort du choléra, à Paris, en 1849. — On lui doit les Arabesques

qui décorent les grandes fenêtres du chœur de l'église St-Germain-des-Prés ; et les cinq urandes figures peintes sur verre en haut de l’abside da même chœur. I avait obtenu en concours la restauration des vitraux de la sainte chapelle de Paris (1), dont il avait déjà composé plusieurs cartons (rès-remarquables (2), lorsque la mort est venue l'enlever à ses études et à tous ses travaux (3).

L'Angleterre, qui avait su apprécier le mérite de ses compositions légendaires, venait de lui confier des travaux importants pour diverses églises et chapeiles de Lon-

dres et d'Oxford (+). Le choléra est venu tout

anéantir.

On dit que son frère, d'abord sculpteur, s’est décidé à embrasser la carrière de peintre-vitrier, et qu'il promet de marcher sur ses traces ayec succès.

” Ghiberti (Lorenzo), de 1378 à 1455.— Les vitraux de la coupole de Sainte-Marie-aux- Fleurs sont peints d’après ses dessins ou cartons. Mais ce sont surtout ses sculptures

ui l’ont rendu si célèbre (5).

Ghirlandaio (Domenico) (6), de l’école mystique, vers 1451 à 1495.—[La Vocation de saint Pierre et de saint André, fresque de la chapelle Sixtine (Rome). Madone entourée d’anges, au palais Borghèse. Adoration des mages, à lhospice des Innocents, de Florence. La Vie de saint François; fresques de l’église Santa-Maria-Novella de Florence.

La Vie de saint Jean-Baptiste et de Notre- Dame, 14 compartiments, même église. Hadone, avec la ville de Venise dans le fond du tableau, peinture du palais Pitti. Une Adoralion des mages, aux Üffizi,

(hirlandaio (Ridolfo), de l’école mystique, 1885 à 1560. — Un Couronnement de la Vierge, tableau du musée du Louvre, à Paris.

Une Assomption, à Berlin, au Musée royal.

Une Madone entre quatre saints, à l’église Saint-Pierre de Pistoie. Les Miracles de saint Zenobio, à Florence, aux Uffizi. Voir aussi l’œuvre de ce peintre dans tous les Cabinets publics d’estämpes.

iaco da Viterbo , ou Jacques de Viterbe (Lorenzo), en 1469, école ombrienne.— Vie de Notre-Dame, à l’église Sauta-Maria-della- Verità, de Viterbe.

Giorgio Barbarelli, dit le Giorgion, école

(1) Annales archéologiques de M. Didron, tome VII, page 26.

(2) On trouve dans la même publication, tome IE, pag. 167 et suiv., plusieurs beaux vitraux de la composition de M. Géreute pour une église du Mans. Elles peuvent suffire pour donner une idée de son talent légendaire.

(3) Annales archéologiques, tome IX, page 244.

(4) 1b., page 184.

(5) Les magnifiques portes du baptistère de Florence, dont Michel-Ange disait qu’elles méritaient d'être les portes du paradis, sont d’une richesse de composition, d'une perfection de dessin et d’exéculion au-dessus de toute parole humaine. Valéry en doune une description détaillée dans son Voyage en Lialie, tome HI, pages 75 à 79. Voir aussi d’Agincourt, Histoire de l'art, Sculpture ; Cicognara, Della Sculiura in Italia, 5 vol. in-f°, etc.

Ceux qui ne sont pas habitués avec les bibliothè-

APPENDICES

de Venise, vers 1471-1511. — Rencontre da Jacob et de Rachel, à la galerie de Dresde.

Une Adoration des bergers, à la galerie Beau harnais (Munich). — L’œuvre de Giorgion existe dans tous les Cabinets publics d’estampes, à Paris et dans d’autres capitales, telles que Dresde, Munich, Londres, etc.

Il est assez considérable.

Giottina (Le), école florentine, de 132% à 1343. — L'Histoire du pape saint Silvestre et de Constantin, dans la sacristie de la Santa- Croce de Florence (7). (Suite admirable.) L’Apparition de Notre-Dame à saint Bernard, à l’Académie de cette ville. (Morceau capital.) Une Assomption, au musée de Naples.

On trouve dans ses peintures beaucoup des qualités qui devaient illustrer plus tard Masaccio. Giottino est un artiste qui a fait avancer l’art et qui s’y est livré avec passion. Il fut martyr de son art.

Giotto (Le), regardé comme chef de l’école florentine. (Ecole primitive de 1276 à 1336.) — Le Jugement dernier, le plus ancien sujet de ce genre en peinture qui soit connu, peinture à fresque, dans Ja chapelle de PArena de Padoue. Les Sept Sacrements peints à fresque à l’Incoronata de Naples, près le Château-Neuf, et non à Sainte-Claire, comme le dit M. Rio. Les admirables Fresques de la même chapelle, œuvre capitale qui représente la vie de Notre-Dame. La Vie de Notre- Seigneur Jésus-Christ, suite de peintures à fresque de la plus grande beauté, où l’on remarque la Résurrection de Lazare et la Déposition de la croix. Les figures des Vertus et des Vices en grisailles. On admire surlout les figures de l’Espérance et de la Charité. Les belles Fresques qui décorent les murailles de la chapelle basse de Saint- François d'Assise.

La majeure partie des œuvres du Giotto est gravée et publiée en Italie. Voir son œuvre et l’ouvrage intitulé lEtruria pittrice, 2 vol. in-f.—D'Agincourt a donné plusieurs tableaux de Giotto dans son Histoire de l'Art (Peinture), planches CV, CVI, CXXIV, du tome VI. — M. Rio donne l'analyse de plusieurs tableaux de ce peintre, dans son excellent volume intitulé : Poésie chrétienne, Forme de l’art, in-8’, pages 6k, 65, 66.

Giunta de Pise, peintre de l’école dite

ues publiques et les grands ouvrages, trouveront Ain le Magasin pittoresque , tome XII, page 76, une bonne réduction de ces belles portes et leur description assez exactement écrite.

(6) M. Rio, Poésie chrétienne, Forme de l'art, tome °°, pages 128, 150, 585.

(7) M. Rio, page 78 de son livre de la Poésie chrétienne, tome ler, Forme de l'art, cite avee éloge les compositions de Giottino. Il cultiva sou art avec lant d'enthousiasme et de désintéressement, qu'il s'était fait comme une espèce de solitude dont il ne sortait

resque pas. 11 tomba dans une si grande habituce de mélancolie à laquelle son genre de talent le portait déjà, qu'il mourut de consomption presque à à fleur de l’âge.

Chose incroyable, d’Agincourt ne dit rien de Giottino daus son Histoire de l'Art, où il cite des noms bien moins recommandables,

semi-byzantine en Italie, a travaillé de 1210 à 1236.—Ses principaux ouvrages sont un Saint François, à la sacristlie de la grände église d'Assise. Un Crucifix, peint sur bois dans l’église des Anges, même lieu. Ce tableau passe, suivant M. le comte de Montalambert (1), pour le plus eonservé de ses ouvrages. Un autre Crucifix, portant la date de 1236, à la même église. Le Crucifix devant lequel fut stigmatisée sainte Catherine de Sienne, dans la Contrada dell’ Occa, à Sienne.

Gregorio da Siena, école de Sienne, vers 1420. — Une Madone, à l’église de San-Clemente de Sienne, et quelques autres Lableaux moins importants.

Gualdo (Matteo di), école ombrienne, vers 1468.-—Légende de saint Jacques, à l'hôpital d'Assise.

Guariento (da Padova), école de Venise, vers 14365.—Les Fresques de l’église des Ermites à Padoue.

= Guerchin (Le). Voir Barbieri.

Guido, de Sienne, peintre de l'école siennoise, travaillait en 1226. — On connaît de lui une grande Madone à l'église San-Domenico de Sienne, L

Guido Reni, dit Le Guide, de 1575 à 1642.

—Plusieurs Madones très-pieusement composées. On trouve de ses tableaux à Bologne.

—Son œuvre est considérable el se trouve dans toutes les collections publiques.

Le Guide a grayé à l’eau-forte, avec beaucoup d'intelligence, plusieurs de ses compositions.

Lo

Hesse (Nicolas-Auguste), école française, xix° siècle.—Cartons des vitraux de la chapelle de la Vierge à l’église Saint-Eustache, exécutés sur verre par Thévenot, de Clermont-Ferrand.

Hemmeling où Memmeling, peintre admirable de l’école allemande au xv° siècle.— Les Miniatures ravissantes d’un bréviaire qui se voit à Venise, œuvre unique. Les Peintures de la châsse de sainte Ursule, à l'hôpital Saint-Jean de Bruges. Voir les détails que nous donnons de cette Suite précieuse, la fleur des légendes du moyen âge, dans notre Dictionnaire iconographique des monuments du moyen âge, etc., tom. I], au mot UrsSuLE, et tout ce que renferme le magnifique volume des œuvres de l’école allemande, intitulé Die Sammlung alt-niederund Oberdeutscher Gemalde, etc., dont nous donnons toutes les figures dans notre Dictionnaire iconographique des saints, Voir colonnes 662, 663 700, etc.

Ingre (M.), école française du xix° siècle.

— Fresques à l'église Saint-Vincent-de-Paul, à Paris. (Sans doute la légende du saint.) Le Martyre de saint Symphorien, tableau pour l'église cathédrale d'Autun, exécuté en 1827.

1sraël Von-Meckel ou Mecheln. Voir Von- Meckel. |

Jean André (Frère), religieux jacobin au commencement du xvu° siècle. — Le pape Pie V obtenant par ses prières la victoire de Lépante, 1715.

Jean d'Udine, école vénitienne, de 1494 à 1561.— Le Christ parmi les docteurs, à l’Académie de Venise.

Jean Mabuse, illustre peintre de l’école flamande du xve siècle. — Un Saint Michel armé de pied en cap, publié par Boisserée de Stutigard. Voir, pour les détails, colonne 700, au nom indiqué. — Le Mystère de la messe. La Vierge et l'enfant. Voir l’œuvre de ce maître dans les Cabinets publics d’estampes de Paris, de Dresde, Munich, etc.

Jérôme Mutian, de l’école vénitienne, de 1528 à 1590, a beaucoup composé de sujets pieux et de saints personnages. — On connaît de lui une belle Suite représentant les plus illustres pénitents et pénitentes dans des solitudes profondes et magnifiques, en-— tourées de grands arbres et de masses imposantes de rochers, à savoir : saint Jean-Baptiste en prière ; Marie l'Egyptienne ; la Madeleine ; saint Jérôme en méditation ; saint Onuphre en extase ; saint François d'Assise stigmatisé; saint Hubert à genoux devant un cerf crucifère, etc. — Voir son œuvyre,

Léehman {M.), école française, x1x° siècle.

— On Jui doit les peintures murales des chapelles des bas-côlés qui règnent le long de la nef et du chœur de l’église de Saint-Merry, à Paris.

Ledoux (M. Auguste), école chrétienne

française au xix° siècle, — Cartons pour les vitraux de diverses églises.

-. Cet artiste excelle dans la composition et l'exécution des miniatures pour les livres d'heures. On lui doit une admirable composition intitulée la Divine Liturgie, style du x siècle, qui doit être exécutée en rosace pour une église. On trouve la description de cetle vaste composition, qui embrasse toute la religion chrétienne, dans le X° volume des Annales archéologiques de M. Didron (Voir pag. { et suiv.), qui en donne une belle planche, page 1° de ce volume. On y voit Jésus-Christ avec les douze apôtres ; le Credo, développé et mis en action; les vingt-quatre vieillards de l’Apocalypse ; les patriarches ; les douze signes du zodiaque, pour montrer que la scène se passe dans le ciel, etc. — M. Ledoux se montre, dans cette composition, profondément familiarisé avec les traditions chrétiennes et légendaires.— On lui doit encore la Grappe de Chanaan, composition d’allégorie chrétienne.

Léonard de Vinci, poëte, sculpieur, mécanicien, architecte, peintre sublime, l’honneur et la gloire de l'école lombarde, de 1452 à 1519. — La Cène, qui suffirait pour immortaliser un peintre, célèbre peinture à fresque au couvent de la Madona del Grazie,

(1) Tableau chronologique des Ecoles catholiques de peinture en Lialie, in-8°, 1839.

à Milan. Sur cette œuvre magnifique, malheureusement détruite depuis longtemps, mais dont Berric et quelques autres ont fait de belles gravures, voir l’important ouvrage de M. l'abbé Guillon, intitulé : Le Cénacle de Léonard de Vinci, in-8, très-recherché, et tout ce que nous indiquons au sujet de ce tableau dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc., au mot CÈNE.

Voir aussi l’œuvre de Léonard de Vinci, dans toutes les collections publiques.

Lesueur (Eustache), surnommé l’Ange de Ja peinture, l'honneur de l'art au xvn° siècle en France, de 1617 à 1655 ({).— Sa belle et pieuse Vie de saint Bruno, restée inimitable, et que Chauveau, graveur très-ordinaire et dont le travail est presque grossier, a seul su rendre avec le sentiment religieux qui caractérise cette Suite si précieuse (2).— Le Martyre de saint Gervais et de saint Protais, magnifique composition. Voir son œuvre.

La Vierge et l'enfant Jésus, Daret sculps., 1643. Le Martyre de saint Laurent, admirable composition. Saint Paul faisant brûler les livres hérétiques à Ephèse. Jésus chez Marthe et Marie. Le roi Antiochus faisant martyriser les juifs attachés à leur loi.— Jésus porté au sépulcre par Joseph d’Arimathie et pleuré par les saintes Femmes. (Voir aussi l’œuvre de Lesueur.)

La peinture catholique, dit M. de Montalembert, expira en France avec l’unité liturgique. Lesueur terminait, en 1648, les fresques immortelles du cloître des Chartreux de Paris ; il ne survécut que trois ans à cette œuvre, bien autrement liturgique que les Sept Sacrements du Poussin, qui donnent si peu ce qu’ils promettent. (Institutions liturgiques, tome IL, p. 131.)

Lippi (Filippino), de 1460 à 1505. — Saint Thomas d'Aquin, tableau à l'église Sainte- Marie-Majeure de Rome. Histoire de saint Philippe et de saint Jean l'Evangéliste, à l'église Santa-Maria-Novella de Florence.

Lippi (Filippo), de 1400 à 1469. — Apparition de la Vierge à saint Bernard, peinture de la Badia de Florence. L'Histoire de saint Etienne, à la cathédrale de Prato. La Mort de saint Bernard, à la même église. L’Histoire de la sainte Vierge, peinture de la cathédrale de Spolette.

Lorenxetti (Ambrogio et Pietro), de lécole siennoise, l’un vers 1257 et 1340; l’autre, de 1317 à 1355.— La Vie des Pères des déserts, au Campo-Santo à Pise (3), en collaboration des deux frères. Mêmes sujets aux Uffizi à Florence. Les figures des Vertus, au Palais- Public de Sienne, et diverses autres figures symboliques. Une Incoronuzione, tableau

(4) Dont ja gloire est d'autant plus belle, dit M. de Montalembert (Page 479 de son livre du Vandalisme et du Catholicisme dans l'art), qu'il est venu à une époque dont l'influence était plus difficile à sur- . monter.

(2) Plusieurs tentatives ont été faites à diverses reprises, soit en gravure, soit en lithographie. Ces tentatives n'ont eu pour résultat que de prouver l'impuissance des copistes.

(5) Sur cette belle peinture , voir les indications

APPENDICES

capital, à l’Académie des Beaux-Arts de Sienne. La Vie de Notre-Dame, sur la porte de la Stanza del Pilone, à la cathédrale de Sienne. Cette peinture est de Pietro.

Lorenzo Bicci, école florentine, de 1400 à 1450. — Les Patrons de toutes les chapelles latérales de l’église Santa-Maria del Fiore, à Florence. L'Histoire de la vie de saint Bernard, dans le cloître du couvent de San-Bernardo, à Arezzo.

Lorenzo di Credi, de l’école mystique, vers 1445 à 1532. — Une Madone entre saint Nicolas et saint Julien, au Musée du Louvre.

Une Madone entre deux saints, à la cathédrale de Pistoie. Deux Nativités avec la sainteVierge en adoration devant l’Enfant Jésus, à l’Académie de Florence. Deux Madones en adoration, aux Uffizi. Une Annonciation, même lieu. — Un Noli me tangere, ou la Madeleine reconnaissant Jésus-Christ, même indication.

Lorenzo di Pietro, dit Vecchietta, école de Sienne, de 1422 à 1480. — Saint Bernardin et sainte Catherine de Sienne, au Palais- Public de Sienne.

Lucas de Leyde, célèbre peintre de l’école hollandaise, de 1494 à 1533.— La Vie de Jésus-Christ, sa Passion, etc., d’admirables Salutations angéliques, et des sujets nombreux de l'Ancien et du Nouveau Testament. Le grand Calvaire. Saint Jérôme en méditation.

La Danse de la Madeleine et sa Pénitence. Le Miracle de saint Jacques, apôtre d'Espagne, riche et grande composition. — Voir son œuvre, qui est considérable, dans tous les Cabinets d’estampes.

Ludovico Cardi, ou le Cigoli.Voir à ce nom.

Luini. Voir à Bernardino Luini.

Lusson (M.), école française, xix° siècle.

—Plusieurs vitraux à l’église Saint-Germainl’Auxerrois et à celle de Saint-Gervais, à Paris. — À Saint-Germain -l’Auxerrois, on remarque les vitraux qui ornent la chapelle de l’abside, composés d’après des vitraux analogues de la Sainte-Chapelle de Paris (4).

Mabuse (Jean). Voir Jean Mabuse.

Manni (Giannicolo), de l’école ombrienne, vers le milieu du xiv° siècle. — Notre-Seigneur dans le ciel avec Notre-Dame et une foule de saints; composition très-capitale, à l’Académie de Pérouse.

Manno di Simone, école de Sienne, vers 1387. — Une Madone, sous un baldaquin, entourée d’anges et de saints ; tableau capital au Palais-Public de Sienne. {De Montalembert, page 137).

Mantegna (André), école de Venise (5), de

que nous donnons dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc., au mot CAMPO-SANTO, où nous citons les ouvrages qui reproduisent des gravures de ces compositions.

(4) Les Annales archéologiques de M. Didron, tome 1°", page 84, rendent un compte très-avanta geux des travaux de cet artiste. Voir encore tome IV, page 68; tome VI, pages 280, 282.

(3) Sur les qualités distinctives de ce peintre et ses principales œuvres, voir l'ouvrage de M. Rio, Poésie

1430 à 1506. — Histoire de saint Christophe et de saint Jacques, aux Eremitani de Padoue. Saint Bernardin et saint Marc, à la Brera de Milan. Madone avec trois apôtres et trois saints, à l’église San-Zeno-Maggiore, de Vérone. Madone de la Victoire et sujets allégoriques, au musée du Louvre, à Paris.

Marchesi (Girolamo), dit le Cotignola, école de Bologne, de 1480 à 1550. — Le Sposalizio, ou les Fiançailles de la Vierge, à a pinacothèque de Bologne. : ,

Maréchal (M.), de Metz, école française , xix° siècle (1). — Plusieurs vitraux de sa composition dans les églises de Saint-Germain l’Auxerrois, de Saint-Vincent-de-Paul, et à Ja cathédrale de Paris.

Parmi les peintures de Saint-Vincent-de- Paul, on remarque le Baptême de Jésus- Christ et la Vierge tenant l'enfant Jésus. A Saint-Germain-l’Auxerrois, M. Maréchal a meublé ses vitraux d’une Suite imposante de figures représentant les prophètes, les femmes fortes de l’Ancien Testament, de saints et de saintes qui offrent de grandes beautés, quelques figures de papes, etc. Toutes ces figures prouvent que le peintre a de grandes pensées , une manière large et sévère; mais il nous semble qu’il tombe trop

‘souvent dans l’expression dure et terrible dont nous parlons dans la note ci-dessous.

Margaritone, de 1212 à 1289. — On a de ce peintre un Saint François à l’église San- Bernardino de Sienne; plusieurs Crucifix dans les églises d'Arezzo; un autre Crucifix à l’église Santa-Croce de Florence.

Martin-Schon ou Schongaver, peintre de la fin du xv: siècle, inventeur de la gravure en Allemagne. Voir son œuvre dans tous les Cabinets publics d’estampes. — Voir aussi le grand ouvrage publié par Boissérée, donnant la collection des maîtres de l’école de la haute et basse Allemagne, 2 vol. grand in-fol.

Martin de Vos, de l’école flamande, de 1534 à 1604. — Peu d'artistes ont autant produit que celui-ci pour les sujets de sainteté : les figures isolées sont innombrables, les compositions riches et variées; le siyle, sans être grandiose, est souvent grave, et les figures généralement d’une belle expression; les draperies généralement bien disposées ; les paysages où se passent les actions, d’une vérité étonnante, et la végélation riche et variée, etc.

On a de cet artiste des suites nombreuses

chrétienne, Forme de l'art, tome Ier, pages 158, 446, 448, 449, 451, 453.

(1) Les Annales archéologiques de M. Didron rendent un compte avantageux des travaux de cet artiste. Voir tome I, pages 189 à 192, 211 à 212. La planche qui y est jointe donne à la sainte Vierge une expression de dureté et une tournure massive, qui sans doute ne se trouvent pas dans la peinture originale. Nous nous étonnons que le savant rédac— teur des Annales, qui reconnait l'air sauvage de l’enfant et l'expression de rudesse de la mère, donnés par le peintre de ce vitrail, trouve que celte sauvagerie et celle rudesse soient dans le sentiment religieux du xuI° siècle, qui offre assez souvent une certaine gaucherie dans la pose du corps et surtout des mains,

mais qui rachète ce léger défaut par une expression

APPENDICES

et souvent recopiées , des solitudes et des solitaires, des pénitents et des pénitentes, Les ermitages sont d’une grande beauté.

Martin de Vos a composé plusieurs sujets de l’Ancien et du Nouveau Testament, toujours variés à l'infini, et de tous les formats. Son œuvre est considérable et des plus cu rieuses.

Masaccio. Ce célèbre peintre travaillait de 1401 à 1443. — L'Histoire de sainte Catherine, à San-Clemente de Rome. La n° partie de l'Histoire de saint Pierre, au Carmine de Florence.

L'œuvre de ce peintre est en partie gravée et se trouve dans les Cabinets publics d’estampes (2). Voir aussi l'Etruria pittrice, 2 vol. in-fol. :

Mattei (Fra Gabriel), moine servite, école de Sienne, vers 1450. — On lui doit les Miniatures des livres de chœur de la cathédrale de Sienne.

Matteo da Siena, école de Sienne, en 1479. — Une Madone entre saint Jérôme, saint Jacques et quelques autres saints, à l'église San-Domenico de Sienne ( morceau capital). Une Sainte Bcrbe couronnée, à l’6< glise San-Agostino, à Sienne. Un Massacre des Innocents, à l’église San-Clemente, à Sienne. Une Madone vêtue de blanc avec la Madeleine et saint Joseph, à l’église San- Spirito à Sienne (composition capitale). Une Assomption au milieu des anges, composition capitale, sans désignation de lieu. (De Montalembert, page 137.)

Mecheln (Israël Von-). Voir Von-Meckel ou Mecheln.

Melano (Jean de), école florentine (1365).

— Deux Saintes, à l’'Ognissanti de Florence.

Scène de la jeunesse de Jésus-Christ, dans l’église inférieure d'Assise.

Melozzo du Forli, école de Bologne, de 1436 à 1492. — Des Anges musiciens, dans la sacristie de Saint-Pierre du Vatican. Une AZadone entourée d’anges, au Quirinal de Rome.

Memmi (Simon), école de Sienne, de 128% à 1344.— L'Histoire de saint Raynier, peinte à fresque au Campo-Santo de Pise (3). De grandes Fresques, dans l’église Santa-Marias Novella (4), à la chapelle des Espagnols. Ce sont celles qui se voient à l’orient et au nord. On y remarque le tableau symbolique de l'Eglise militante et triomphante, magnifique composition, citée comme très-capitale par M. de Montalembert, p. 137. — Du mé--

habituelle de douceur , de naïveté qui fait le earactère généralement distinctif des figures du x1e siècle. Nous croyons être dans le vrai en avançant celle opinion, qui nous semble fortifiée par une foule de monuments du moyen âge.

(2) Sur ce peintre el ses œuvres, voir d’Agincourt, Histoire de l'Art (Peinture), in-{, tome VE, pages 125, 126 et suiv., et les planches publiées. Voir aussi M. Rio, Poésie chrétienne, Forme de l'art, tome |, pages 119, 1114, 445, 139.

(5) Les peintures en question sont publiées. Voir au mot GawPpo-SANTO, Dictionnaire iconographique des monuments du moyen âge, tome ler.

(4) Même indication que ci-dessus, et l'L'inéraire de Rome moderne, par Marin Vasi, Romain, 2 vol.

jn-12. Voir surtout l'édition donnée par Nibby.

me, une Crucifirion, même église. Une Descente aux Limbes.

11 doit exister, en Italie surtout, des œuvres publiées de Memmi. Voir dans les Cabinets publics d’estampes à Paris, Dresde, Vienne, etc.

Michel-Ange, peintre, architecte, sculpteur, de 1474 à 1564 (1).— Les Prophètes, à la voûte de la chapelle Sixtine à Rome. Le Jugenes dernier, composition célèbre et coossale, à laquelle on reproche assez justement d'innombrables nudités et quelques détails plus qu'inconvenants dans une église : de la mythologie mêlée avec du christianisme; le mouvement assez extraordinaire de Jésus-Christ, etc. On voit une copie, assez exacte, dit-on, de celte fresque célèbre à l'Ecole des Beaux-Arts à Paris : elle est de Sigalon ; mais elle y est mal placée, étant au niveau des yeux au lieu d'être à la hauteur convenable pour être vue et jugée à La distance pour laquelle Michel-Ange a fait son tableau. Son œuvre, qui est considérable, se trouve en plusieurs volumes in-fol. dans tous.les Cabinets publics d’estampes. Cet homme prodisieux croyait toujours voir des géants : la Bible et Homère devaient continuellement le préoccuper.

Michele di Matteo, école de Bologne, vers 1469. — Madone entourée de saints, à l'Académie de Venise.

Montagna (Bartholomeo), école lombarde, vers 1507. — Une Madone et des Saints avec trois anges musiciens, à la Chartreuse de Pavie, composition capitale.

Mottez (M.), école française, x1x° siècle.

— Les peintures à fresque du porche de léglise Saint-Germain-l’Auxerrois (2).

On reproche à ces peintures de rentrer trop dans le style de l’école vénitienne, pour l’agencement des costumes et le sentiment général des figures, dont plusieurs offrent cependant de grandes beautés. Un jugement dernier au-dessus de la porte principale du porche eût été plus conforme aux traditions du moyen âge qu’un crucifiement.

Mutian (Le). Voir Jérôme Mutian.

Orgagna (Andrea), école florentine, de 1319 à 1389. — On a de ce grand et puissant génie, le Dantede la peinture chrétienne (3), le Triomphe de la Mort, fresque du Campo-

(1) Sur cet homme célèbre, voir d’Agincourt, Histoire de l'Art (Peinture), tome VI, pages 168, 170, 171, 193; M. Rio, Poésie chrétienne, Forme de l'art, in-8°, pages 225, 290, 432.

(2) Sur ce précieux monument religieux, qui a failli, sous l'Empire, tomber sous les alignements vandaliques des niveleurs, qui ne rêvent que la ligne droite, voir les détails curieux donnés dans le Journal des Artistes, année 1833, pages 355 et 363. On sait qu'il en existe une monographie complète, texte et planches, dans la Statistique monumentale de Paris, publice par M. Albert Lenoir, architecte du gouvernement et du musée des Thermes. Les planches sont gravées par Eugène Ollivier, dont le talent est connu.

(3) Voir ce que pense M. de Montalembert de cet illustre peintre, page 87 du Vandalisme et du Catholi-

APPENDICES

Santo de Pise. Le Jugement dernier, méme indication, L'Enfer, mêmeindication.Un autre Jugement dernier, à l’église Santa-Maria-Novella de Florence. Le Paradis, même indica+ tion. Autre tableau de l'Enfer, ib. Notre-Seigneur entre saint Thomas d'Aquin et saint Pierre, tableau d’autel, à la date de 1357, ib. Figure du Dante, à l’Académie de Florence.

Une Annonciation, même indication,

Les æuvres d'Orgagna sont gravées. D’Agincourt en a publié une partie dans son Histoire de l’Art, section Peinture (*).

Orsel et Périn (MM. ), école francaise, xIx° siècle. — Les Fresques de l’église Notre Dame-de-Lorette (5), parmi lesquelles on remarque surloat les excellentes compositions qui décorent la chapelle des Fonts, celle du Mariage et de la Sainte-Vierge (6).

Overbeck (Frederich}, le chef de l'école chrétienne, au x1x° siècle, en Allemagne (Ti. — Une Famille chrétienne portant sa croix, frontispice du livre de M. de Montalembert, Du Vandalisme et du Christianisme dans l'art, Paris, 1839. La Vie de Jésus-Christ et de la sainte Vierge, plusieurs compositions, format in-#° (8). Beaucoup de compositions, et de figures de saints et saintes pour la collection des images pieuses publiées à Dusseldort depuis 1847 environ, et à Paris chez Alcan, éditeur, rue de Vaugirard.

Voir l'œuvre du peintre dans les Cabinets d’estampes.

Pacchiarotto (Giacomo), école de Sienne, vers 1497. — Une Madone entre saint Joseph el saint Blaise, aux Uffizi de Florence. Une Ascension, à l’église San-Nicolo-del-Carmine, à Sienne. Une Fresque, à San-Bernardino, oraloire près l’église ci-dessus citée, Une Visite au corps de sainte Agnès de Montepulciano, peinture dans Ja maison de sainte Catherine de Sienne ; composition capitale.

Padovani (Giusto et Antonio di), élèves du Giolto, école de Venise, vers le milieu du xuie siècle, —Les Fresques de la coupole du baplistère de Padoue, compositions capitales.

. Palma Vecchio (plus conau sous le nom du Vieux-Palme), école de Bergame, 1508 à 1556. — Une Madone et quatre saints, galerie Carrera, à Bergame. Une Sainte Famille avec sainte Catherine, à la galerie de Dresde.

Venise possède beaucoup de tableaux de

cisme dans l’art, in-8°, Paris, 1839. Voir aussi M. Rio, De la Poésie chrétienne, Forme de l'art, in-8°, tome ler, pages 81, 82.

(4) D’Agincourt, Histoire de l'Art, Peinture, t. VI, pages 109, 110. ;

(>) Sur l'architecture de cette église, voir le Journal de l’Artiste, année 15353 ; la Description historique de Paris, par M. de Saint-Fargeau, 5 volumes iu-4°, Voir aussi celle de M. de Saint-Victor, in-49,

(6) M. de Montalembert, Du Vandalisme et du Catholicisme dans l'art, in-8°, page 179.

(7) Sur cet artiste admirable, voir M. de Montalembert, Du Vandalisme et du Catholicisme dans l'art, in-8°, pages 178, 188, 359.

(8) On les trouve chez Alcan, éditeur d'images pieuses, à Paris, rue de Vaugirard.

ce maître. Voir aussi son œuyre, qui est partout et nombreux.

Panicale (Massolino da), de 1378 à 1415. Une partie de l'Histoire de saint Pierre, au couvent del Carmine de Florence: c’est là première moitié. Une Madone adorant l'enfant Jésus, tableau de l'Acadèmie de celte ville.

Panctti (Domenico). — La Visitation, au Palais-Public de Ferrare. Saint-André, à V'é-

lise S.- Andrea de Ferrare. La Mort de la Vo chez le marquis Costabili.

Paulo Ucello, école naturaliste, de 1389 à 4872.— Histoires Bibliques, peintures à fresque, au cloître de l’église Santa-Maria-Noveila, à Florence.

Périn (M.), école française, xix° siècle.

On doit à ce jeune peintre, en collaboration avec M. Roger, les belles fresques réellement chrétiennes, des chapelles du Baptême et du Mariage, et de celle de la Sainte- Vierge, à l’église Notre-Dame de Lorette.

Ce beau travail, dit M. de Montalembert, signale une ère nouvelle, une ère de résurreclion de l’art chrétien en France. Page 178 de son livre, Du Vandalisme et du Catholicisme dans l’art, Paris, 1839.

Pérugin (Le). Voir Pietro Vanucci.

Philippe de Champagne, de l'école flamande, lient aussi à celle de France, où il a plus travaillé (1602 à 1674).—Le Songedesaint Joseph. La Cène. L’Apparition de saint Gervais el saint Protais à saint Ambroise, composition capitale. Jésus dans sa gloire. Jésus et la Samaritaine. Sainte Geneviève en contemplation. Moïse tenant les tables de la Loi. Saint Bruno et ses religieux en prières.

Les compositions de ce peintre sont généralement chrétiennes et sévères ; les figures, d’une belle expression, sans une grande élévalion ; un génie calme et cénobilique — Son œuvre est riche et nombreux.

Pietro (Nicolo), école florentine, vers 1383. — L'Histoire de la Passion, dans la salle du chapitre de l’église Sau-Francesco, à Pise.

Pietro Vanucci, dit le Pérugin, célèbre maître de Raphaël, travaillait de 1446 à 1524. (Ecole ombrienne.) — Une Déposition de la croix, à l’Académie de Florence. Jésus au jardin des Olives, même indication. Un Crucifiement, ib. Une Assomption, à la tribune de l’Académie. Une Madone entre saint Jean-Baptiste et saint Sébastien, même Académie. Un Crucifiement avec plusieurs saints, fresque du cloître du couvent Santa-Maria- Magdalena de Florence. Baptéme de Jésus- Christ, au palais Albani (Rome). La Sainte Vierge et Joseph prosternés devant le berceau du Sauveur, au Musée du Vatican. Ce tableau a été terminé par Raphaëlet le Pinturrichio. Un Saint Sébastien et une Déposition de la croix, au palais Borghèse. Une Assomplion avec quatre saints en bas, à la pinacothèque de Bologne. Une Transfiquration. Des Prophètes, des Sybilles, fresques de la chapelle du collége del Cambio. à Pérouse. Une Madone entre quatre saints, au Palais-Public de Pérouse. Un Saint Bernar-

din, à l'Académie de cette ville, Saint Sébas-

APPENDICES

ten aux pieds de la Madone, dans l'oratoire de la confrérie, à Sant-Agostino. Plus, une Nativité (composition très-capitale), une Adoration des Bergers et des mages (capitale). Un Crucifiement où sont Notre-Dame, lu Madeleine, saint Jean et saint Jérôme, à Vléglise Sant-Agostino de Sienne. Madone entre saint Pierre, saint Jérôme, saint Etienne ct sainte Catherine, à l'église Santa-Maria-della- Scala. Apparition de Notre-Dame à saint Bernard. Üne Vierge adorant l'enfant Jésus, à la pinacothèque de Munich.

Ilexiste dans les Cabinets publics d’estampes divers volumes des œuvres du Pérugin, où l’on peut retrouver quelques-uns des tableaux cités ci-dessus.

Pinturrichio (Le). Voir à Bernardino.

Pollajuolo (Antonio), de 1426 à 1498. — Saint Éustache, saint Jacques et saint Vincent, aux Uffizi de Florence.

Pordenone (Giovanni-Antonio), dit Pordenon, école de Venise, de 14:84 à 1540. — Saint Laurent Justinien accompagné d’autres saints, tableau à l’Académie de Venise.— Voir aussi l'œuvre du peintre.

Poussin (Nicolas), école française, de 159% à 1665.— Les Sept Sacrements sont plus que suffisants, ce nous semble, pour comprendre ce grand peintre au nombre de ceux qui ont concouru à la gloire du christianisme en s'inspirant à son souffle divin, et nous nous étonnons qu’un homme, célèbre par son esprit et son talent éminemment chrétien, ait dit et écrit, en parlant de cette belle Suite, qu’elle promet plus qu’elle ne donne. Ces compositions nous paraissent, au contraire, rappeler la sévérité des siècles primitifs, alors que les Catacombes en abritaient les mystères et les tombeaux. L’Extréme-Onction, surtout, est une composition qui ne sera jamais surpasste. Overbeck seul pourrait peut-être essayer de lutter avec avantage, pour reproduire cetle scène si grave et si solennelle, qui résume toute la vie chrétienne. Mais Overbeck a sur le célèbre peintre français l'avantage inappréciable de travailler dans des conditions qui étaient complétement inconnues au siècie où travaillait Nicolas Poussin : le moyen âge y était inconnu de nom et de ail,

Raphaël, le dernier représentant de l’école ombrienne, devenu lui-même chef de l’école Ja plus célèbre du monde, de 1483 à 1520.— Les Fiançailles de Notre-Dame, composition capitale, dite le Spozalizio, à la Brera de Milan. Le Christ montrant la plaie de son côté, à Brescia, chez le comte Tosi, en 1839. Le Christ dans les cieux, au palais Albani.

La Dispute du saint sacrement, au Vatican ; à jamais célèbre et du plus grand prix. On y voit les portraits de plusieurs hommes céièbres, de diverses époques, dans l'Eglise, les arts, les sciences, la politique, etc., et surtout le célèbre Savonarole, le Dante, etc Les célèbres Loges du Vatican, en cinquantedeux tableaux. Une Déposition de la croix, au palais Borghèse ; composition capitale.

Le Mirac.e de la messe de Bolsène, au Vatican. La Théologie, la Jurisprudence, la Poésie, l'Histoire, au Vatican, etc, etc.

La Collection des œuvres de Raphaël, gravées par Marc-Antoine, Silvestre de Ravenne, les Mantouan, Volpato, Bervic et tant d’autres, se trouve partout et surtout dans les Cabinets publics d’estampes.

Razzi (Antonio), dit I! Sodoma, de l’école de Sienne, vers 14#79-1554.— Une Déposition de la croix, à l’église San-Francesco.

Rodolfo (Michele), de l’école mystique, vers 1568.— Le Mariage de sainte Catherine, à l’Académie de Florence.

Roger (M.), école française du xix° siècle.

— Les belles Fresques de la chapelle de la Vierge, de celles du Baptême et du Mariage, à Notre-Dame-de-Lorette, en collaboration avec M. Périn. Voir à ce nom.

Roselli (Cosimo), école mystique, vers 1496.—Le Miracle du saint sacrement, à l’église S. Ambrogio de Florence. Très-belle composition. Le Couronnement de la Vierge, à l’église Santa-Maria Magdalena. L’Histoire de Moïse et de Notre-Seigneur, quatre fresques à la chapelle Sixtine à Rome.

Salvi da Sassoferrato (Giovan. Baptista), de 1605 à 1685.—Ses chefs-d'œuvre sont à Florence, aux Uffizi. Des Madones ravissantes, à l’église Sainte-Sabine, à Rome. Une Madone entre saint Dominique et sainte Catherine de Sienne, à qui l'enfant Jésus met une couronne d’épines sur la tête, admirable composition. Les Trois Ages, à la galerie Borghèse à Rome. — Voir aussi l’œuvre du peintre.

Schon ou Schvongaver. Voir à Martin Schon.

Sarte (André del). Voir à Vannuchi.

Schorel (John), école allemande, vers le xv° siècle. — Belle figure de saint George armée de pied en cap. Voir l'indication détaillée que nous en donnons, colonne 687, verbo GEORGES (saint).

Siynol (M. Emile), écoie française au x1x° siècle. — Les Douze Apôtres, belles figures debout, tenant les attributs de leurs martyres ou des fonctions qui leur sont particulières : peintures à fresque, d’un style noble et sévère, des piliers de la nef de l’église Saint- Louis d’Antin, à Paris. Au bas de chaque figure est une inscription dans le style lapidaire, tirée du texte des Actes des apôtres ou de leurs écrits. — La Femme pécheresse.

Les Clefs remises à saint Pierre, ou le Pouvoir des clefs, ete. Diverses compositions historiques et symboliques exécutées à fresque à Notre-Dame de Lorette, à Paris, et dont M. de Montalembert fait un éloge non suspect, page 179, dans son livre du Vandalisme et du Catholicisme dans l’art, in-8&, Paris, 1839.

Signorelli (Lucas), de l’école ombrienne,

(1) Sur ce monument et ses belles peintures, voir notre Dictionnaire äiconographique des monuments du moyen âge, etc., tome, page 125, colonne 2,

(2) Célèbre bataille gagnee par les chrétiens contre

APPENDICES

de 1439 à 1521. — La partieinférieure d’un Jugement dernier commencé par Angelico Fiesole et Benozzo Gozzoli, à la cathédrale d'Orviette. — Moïse en Egypte, à la chapelle PIENAR: Mort de ce grand homme, même ieu.

Steinheil (M. Louis-Charles-Aug.), école française du x1x° siècle. — On lui doit la restauralion de toutes les peintures à fresque ou sur émail de l’intérieur de la Sainte-Chapelle de Paris; une figure assise de sainte Elisabeth de Hongrie ayant près d'elle un enfant, et beaucoup d’autres figures de saints et saintes, publiées dans divers recueils.

Sodoma (1!) ou Razzi. Voir à ce dernier nom.

Solari (Andrea), école lombarde, vers 1530. — Les Apôtres au tombeau de la sainte Vierge, belle composition, à la Chartreuse de Pavie. Madone allaitant l'enfant Jésus, au musée du Louvre à Paris. — Voir aussi son œuvre,

Solario (Antonio), et Zingaro de Naples, qui travaillaient ensemble, de 1382 à 1453.

— La Vie de saint Benoît et de saint Placide, belle suite, aux Studii de Naples. Plusieurs Madones et des saints, au même lieu.

Spinello Arelino, école florentine, de 1328 à 1400. — Histoire de saint Benoît, tableau capital, à l’église San-Miniato près Florence, Une Crucifixion, à la cathédrale d’Arrezo.

La Balaille des anges fidèles contre les anges révoltés, grande composition peinte à fresque dans l’église San-Angelo à Arrezo. Voir notre Dictionnaire des saints,-coloune 666, verbo ANGES.

Starnina (Gherardo), école florentine, de 1354 à 1403. — Les Quatre Docteurs de l'Eglise el les Quatre Evangélistes, à l’église Santa-Maria-Novella.

Stefano da Siena, école de Sienne, vers 1479. — Sainte Catherine d'Alexandrie et sainte Catherine de Sienne devant une Madone, lableau de l’église San-Domenico, à Sienne.

Steinle, digne élève d’Overbeck, à Vienne (Autriche), xix° siècle. —Beaucoup de figures de saints et saintes pour la collection d’images pieuses publiée à Dusseldorf depuis 1847 ou environ, et à Paris, chez Alcan, éditeur, rue de Vaugirard,

Sueur (Le) Voir au nom Lesueur.

T'afi (André), peintre qui travaillait à Florence de 1213 à 1294.— On lui doit, avec la collaboration de Gaddo Gaddi, les Mosaiques du Baptistère de Florence (1).

Thaddeo Gaddi. Voir à ce dernier nom.

T'itien (Le). Voir à Tiziano.

Tiziano Vecelli, dit le Titien, école de Venise, de 1477 à 1576, — La Famille Pesaro présentée à la sainte Vierge après la bataille de Lepante (2), tableau à l’église de Sainteles Musulmans en 4571, On y vitsaint Jean Capistran tenant un étendard et une croix au milieu des batailions, Le résultat de cette vicioire a été de sauver l'Europe de la barbarie. C'est en mémoire de cet évé-

Marie-dei-Fraii, à Venise. Déposition de la croix, à la galerie Manfrini. Fresque de l'histoire de saint Antoine, à la Scuolo-del- Santo de Padoue. Les Quatre Docteurs de l'Eglise, galerie Fesch, à Rome. Le Christ dit d'ella Moneta, galerie de Dresde. La magnifique composition , appelée le Triomphe du Christ, qui s'ouvre par les patriarches ayant Adam et Eve à leur tête, puis les prophètes, les sibylles avec leurs étendards, les apôtres, les martyrs, les anachorèles. Au milieu de cette marche triomphale, Jésus- Christ monté sur un char traîné par les quatre animaux symboliques des quatre évamgélistes, et dont les roues sont poussées par les Pères de l'Eglise. — Voir l'œuvre du peintre, qui est considérable. k

Traini (Francesco), école florentine ; date incertaine, mais de 1390 environ à 1430. — Saint Thomas d'Aquin, tableau remarquable, à l’église Sainte-Catherine de Pise.

Turrila (Fra Giacomo da). — On doit à ce peintre, qui travaillait à Rome en 1286, la grande mosaïque deSainte-Marie-Majeure (1).

Ucello. Voir Paulo-Ucello.

Umbach (J.), au xvir° siècle, peintre ou dessinateur allemand, à qui l’on doit la

majeure partie des figures de saints gravées:

d’après ses compositions dans le Calendarium Benedictinum d'Ægid. Ranbeck, 4 vol. in-k°; plus de 300 planches remplies de légendes curieuses et de nombreux attributs. — Voir sur cet ouvrage n° 16 des Appendices, colonne 980.

Van-Eyck (les frères Jean (2) et Hubert), célèbres peintres de l’école flamande, de 1366 à 1441.

Parmi les pièces qui composent les œuvres de ces deux artistes, ei qui se trouvent dans les Cabinets publics d’estampes,on remarque surtout la grande peinture qui est connue sous la désignation de Triomphe de l'Agneau de l’Apocalypse, posé sur un autel et entouré d’anges et des chœurs des prophètes, des martyrs, des vierges, des solitaires, etc. Nous indiquons quelques gravures de cette belle composition dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, tom. 11, p. 379.

Il en existe une belle copie in-#°, lithographiée par H. Borremans, et publiée à Gand, chez J.Pellizzaro, marchand d’estampes, dont une épreuve se trouve dans notre collection de Sujets allégoriques, portefeuille n° XI, bibliothèque Mazarine , 4778 (G). Voici du reste la deseript'on de cette composition si

nement immense qu’a été fondée l'église de Notre- Dame de la Victoire, pour remercier Dieu de sa protection, et la sainte Vierge d’avoir exaucé les prières des chrétiens et béni leurs armes. Les Vénitiens s’y sont couverts de gloire dans la bataille sur mer.

(1) Sur cette église, qui date du ve siècle, voir les représentations que nous en indiquons dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc., tome, page 152. Quant à la mosaïque, voir même Dictionnaire , même tome, page 402, 2° colonne, et la nole à.

APPENDICES

célèbre et si capitale, qui est une des richesses du musée de Gand, où, dit-on, elle est placée depuis quelque temps.

Ce tableau servant de dessus d’autel (3), se compose de onze panneaux, représentant, savoir, au milieu, le Père éternel assis sur un trône, couronné d’une tiare. Il tient un sceptre de cristal. Il donne sa bénédiction aux personnages qui, placés dans le tableau inférieur, adorent l’agneau sans tache.

Sur les bords du manteau sont écrits en lettres brodées en perles, des mots tronqués qui ne présentent aucun sens, étant composés de lettres grecques et latines et de croix qui coupent les mots. Les pieds sont chaussés d’une chaussure de tissus en fil d’or et soie verte. Devant lui, à terre, est une couronne garnie de pierres fines et de perles. Trois lignes en lettres capitales gothiques placées en demicercle au-dessus de la tête du Père éternel expriment ces mots : Hic est Deus potentissimus propter divinam majestatem suam, etc.

Dans la 2° bande circulaire, nous n’avons pu lire que le mot Proctor pour Protector; la 3° est illisible, presque complétement du moins, sur la gravure in-4°. Sur la marche du trône se lit une inscription latine: Vita sinemortein capite. Juventus sine senectute in fronte, etc.

A droite de Dieu se voit la sainte Vierge, dont le visage est d’une grande beauté.

Autour de sa tête une inscription latine :

Hæc est speciosior sole. Speculum sine macula. Sa tête est également couronnée.

Saint Jean-Baptiste, placé de l’autre côté de Dieu, tient un livre posé sur ses genoux.

Au-dessus de sa tête une inseription circu— laire : Hic est Baptista Johannes, major homine, par angelis, etc.

Les deux panneaux n° IV et V, après la sainte Vierge et saint Jean-Baptiste, représentent deux groupes de figures, hommes et femmes, exécutant de la musique vocale et instrumentale.

La figure n° IV est présumée représenter sainte Cécile assise; près d’elle des jeunes filles qui jouent de divers instruments.

Le n° V représente un jeune homme placé devant un pupitre en bois orné d’une sculpture ; près de lui plusieurs figures qui chantent.

Les volets n° VI et VII représentent Adam et Eve, qu’on a risqué de peindre entièrement nus. Ces deux volets sont terminés par deux sujets, le sacrifice de Caïn et son frère, et la mort d’Abel.

Le tableau n° VIII représente la Jérusalem céleste, dont les tours sont copiées sur celles de la ville de Maestricht. Suivant

(2) On sait qu'il est généralement reçu que ce peintre est l’inventeur de la peinture à l'huile, quoique ce genre de peinture, suivant flubert (Ecole flamande, page 345, tome IF, de la Peinture), ait été pratiqué en Allemagne cent ans avant Jean de Bruges ; mais c'était comme un secret que Jean fil connaûre, et qui depuis s’est répandu par toute J’'Europe, Voir au reste à ce sujell/ntroduction du Cata+ loque des objets d'art du Cubinet de M. Bruges-Duménil par J. Labarte, in-8°, page 92.

(3) A l’église Saint-Jean de Gand,

43059 M. de Kevezberg (Ursula, princesse britannique, in-8°, page 183), sur un autel est placé l’Agneau, dont le sang jaillit dans un calice placé devant lui. L’autel est entouré de quatorze anges et couvert d’une nappe blanche ; le devant d’autel, ou antependium, est:tendu d’une étoffe rouge.

Au milieu du tableau est figurée la Fontaine d’eau vive citée dans le 17° verset de PApocalypse. Une colonne s'élève au milieu de la fontaine, et est surmontée d’un ange.

Daus le fond s’avancent des vierges martyres, des évêques et des papes ; parmi eux se remarque saint Liévin portant sa langue arrachée.

Le n°IX offre une foule de guerriers à cheval, portant des étendards et se dirigeant vers la Fontaine ou vers l’Agneau placé sur l'autel. Parmi ces bannières on croit reconnaître celle de la confrérie de l’Are, de l’Escrime et de l’Arbalète.

Sur le volet X sont représentés les justes juges, au nombre de dix cavaliers. On croit que le chef est Le portrait de Hubert Van- Eyck, et l’autre Jean Van-Eyck. D’autres y voient Frédéric [:", Philippe le Bon, et même Godefroy de Bouillon, Baudoin,Tancrède,etc.

Le n° XI représente les saints ermites sor- {ant d’un obscur défilé; allusion à leur vie solitaire.

Le n° XIE, les saints pèlerins, puis saint Christophe.

Les dehors des volets fermés représentent l’Annonciation et les quatre Evangélistes, (Extrait d'une notice sur le chef-d'œuvre des frères Vun-Eyck, traduite de l'allemand par M. de Bast, in-8, Gand, 1815, avec une gravure au trail.)

Vannius (François), dit le Vanini, école florentine, de 1563 à 1609. — Saint Françgois mourant; figure admirable gravée à l’eau-forte par le peintre même. Saint Bernard et deux saints prosternés. Sainte Catherine de Sienne, ses visions, sa grande charité pour les pauvres malades, sa mort, elc. ; admirables compositions. Vision de saint Bernard. Jésus-Christ expirant sur sa croix; sublime d'expression. Un Jugement dernier, grande et très-belle composition, où l’on remarque l’ange qui tient le livre de vie et de mort, et qui semble réfléchir sur le sort des damnés. — On s’étonne qué Vannius y ait commis la même faute que Michel-Ange dans le sien; c’est d'y montrer, au milieu des bienheureux, saint Barthélemy tenant sa peau écorchée. La figure qui pend au bout, à peine lolérable en gravure, doit être hideuse en peinture. C’est un manque {otal de goût et de réflexion. Voir à ce sujet la note 4 de la page 133 du I‘ volume de notre Dictionnaire iconographique des monuments de l’antiquité chrétienne, ete.

Vanni (Andre:), de l’école de Sienne, de 1369 à 1413. — Portrait de sainte Catherine de Sienne, à l’église San-Domenico.

Vannuchi (André), ou André del Sarte,

(1) Pour l’ensemble de ces belles fresques, voir AU mot CaMPO-SANTO, dans notre Dictionnaire icono-

APPENDICES

école florentine, ae 1488 à 1530. — Leg Trois Vertus théologales. La Vie de saint Jexn- Baptiste, en plusieurs grandes Compositions.

Piusieurs Saintes-Familles. — Son œuvre est conSidérable et se trouvé dans tous les Cabinets publics d’estampes de France et de l'étranger. Figures d’une belle expression, draperies larges et sévères. Compositions généralement grandes et bien conçues, Beaucoup d’onction.

Varin (M. Amédée), école francaise da x1x° siècle. — On doit à cet artiste une suite de compositions d’après ses propres dessins, ou inspirées d’après Overbeck, intitulées :

les Paroles de l'âme, qui prouvent qu’il comprend le mysticisme et le moyen âgé. Les encadrements annoncent une main exercée avec Pornementation des anciennes minia— turés. — Les Vertus (ht@logales, dessin exposé en 1824.

Vecchietta. Voir Lorenzo Pietro.

Veneziano (Antonio), école florentine, vers 1384.—La Fin de l'histoire de saint Raynier, peinte à fresque au Campo-Santo (1).

Vitale di Bologna, école de Bologne, vers 1345. — Une Madone, à la pinacothèque do Bologne; composition remarquable.

Vittore Carpaccio, de l’école de Venise, de 1502 à 1522. — Un saint-Elienne, figure capitale, à la Brera de Milan. Légende de saint Georges et de saint Jérôme, à l’église San- Giorgio-degli-Schiavoni, Un Couronnement de la Vierge, à l’église San-Giovanni-in- Bragora. Un saint Martin. Légendé de sainte Ursule, tableau câpital, à l’Académie. La Rencontre de saint Joachim et dé sainte Anne, sous la Porte-Dorée de Jérusalem. fs sont accompagnés de saint Louis et de sainte Ursule. Une Présentation au temple, même lieu, Un Saint Etienne préchant, tableaa du musée Louvre à Paris.

Vivarini (les frères) de Murano, école de Venise, vers 1444, 1451, 14:98; — Le Couronnément de la Vierge au milieu du paradis (par Jean et Antoine), à l’église Saint-Pantaleone de Venise (capital). Madoné sous un baldaquin avec les quatre docteurs de l'E glise : tableau capital de l’Académie de Ve nise. Madone entre quatre saints, par Bar— thélemy Vivarini, même lieu. Saint Ambroise, saint Sébastien et d'autrés saints, avec un couronnement de la Vierge en haué, par le même, à l’église Santa-Maria-dei-Frari, à Venise. Saint Jean et suint Paul; peinture sur verre, à la même église, d’après les dessins de Barthélemy. Un Christ mort, même lieu, par le même. Une Résurrection, à Véglise San-Giovanni-in-Bragoràä (Venise). Une Madone avec un manteau étendu, à l'église Santa-Maria-Formosa, Venise. Marie couronnée par les añges pendant qu’elle veille sur l'enfant Jésus endormi, par Antoine et Barthélemy, à la pinacothèque de Bologne.

Von-Meckel où Mecheln, peintre de l’école allemande, vers le xv° siècle. —- Une Annonciation, planche XLVI du tome °° du grand

graphique des monuments de l'antiquité chrétienne et du

| moyen âge, ete., Lomé {<", p. 200.

ouvrage publié par Boissérée, intitulé : Die Sammelung, etc, où Tableaux des maîtres

de la haute et basse Allemagne, magnifique

APPENDICES

ouvrage 1n=f, Siutigard, 1821. Voir aussi l'œuvre de ce maître dans tous les Cabinets publics d’estampes.

Note sur le Panthéon de Rome changé en basilique consacrée à la mémoire de tous Les martyrs.

Nous ne saurions mieux terminer, ce nous semble, cette galerie iconographique des Samwrs, qu’en transcrivant, du moins par analyse, ce qu’un écrivain moderne, grave et religieux, qui a vu Rome, surtout au point de vue catholique, dit du temple le plus vénéré de l’ancienne Rome, de cet édifice à jamais célèbre, destiné à concentrer dans son enceinte le culte de tous les dieux de l’univers idolâtre; de ce temple qui semblait la complète personaification de l'Empire romain, sous la forme la plus élevée, la forme religieuse, et qui, après avoir été comme le Forum de tous les cultes, survécut presque miraéuleusement à toutes les destruetions, à toutes les invasions des barbares, pour servir à la grande expiation de l’idolâtrie vaineue par la Croix ; nous avons nommé le PANTHÉON!

Chose remarquable, il fut le seul qui, après avoir échappé aux mains des barbares, fut respecté par le zèle destructeur des premiers chrétiens. Mais il y eut comme un temps d'arrêt entre la chute de ses dieux ét la transformation chrétienne. Semblable à un grand pécheur, dit si éloquemment M. l’abbé Gerbet, qui passe quelque temps dans la retraite et la pénitence avant d’aspirer au sacerdote auquel Dieu Pa destiné, le Panthéon fut fermé au v° siècle ; l’autel placé en avant du portique fut renversé; les ornements en or ét én bronze furent enlevés ; son enceinte resta vide, et ne fil plus entendre les hymnes et les chants de triomphe accoutumés ; l'encéns cessa de brûler et les couronnes de fleurs ne décoraient plus ses murailles désolées ; les colonnes de sa facade semblaient pleurer la magnifique inutilité du vestibule désert. Les portes d’airaîn s’élaient fermées sur son dernier sacrifice ; les prêtres avaient fui avec les victimes.

Pendant deux siècles, le Panthéon, solitaire et fermé, vit l'herbe percer les marbres etles pierres de ses degrés infréquentés. Mais, au jour marqué par la Providence, tout à coup un nouveau pontife se présente, et les portes, fermées naguère comme celles d'un tombeau, s’ouvrant aux acclamations du peuple chrétien rassemblé sur le vestibule, laissent voir, au lieu dé la statue de Jupiler tonnant, une croix sur un autel.

Le Panthéon repreñd une nouvelle vie; sanclifié, purifié, il est consacré à jamais au cuite de Marie et à tous les martyrs. L'époque de cetle conversion monumentale, dit M. l’abbé Gerbet, a été signalée par une inscriplion funèbre dé l’ancienne basilique vaüicane. On lit dans l'inscription votive dres-

ste par ordre du pape Boniface IV, ces mots.

ren arquables :

Sous le règne de Phocas, le pape Boniface IV, fixant ses regards sur un temple de Rome qui avait été dédié à tous les démons, le consarra à tous les saints.

Cette consécration eùf lieü lan 607 du règne de Phocas. Le pape fut obligé de demander à un prince dégradé la permission de faire une chose sublime; car alors la ville éternelle et ses monuments appartenaient aux empereurs de Byzance.

La consécration du temple de tous les dieux à tous les martyrs fit sur les peuples une impression profonde. Celte dédicace, faite par Boniface IV, fut complétée lorsque Grégoire IV, consacrant le Panthéon à tous les saints, en fit le centre de la solennité qu’il établit pour toute l'Eglise. Le joar de la Toussaint est comme la fête générale de la naissance éternelle des hommes dans les splendeurs de l’essence divine, Le mystère du salut, glorifié dans la fête de Noël, reçoit sa consommation dans celle de la Toussaint, qui termincles grandes solennités de l’année liturgique.

Si l’on veut bien comprendre la signification du monument dans lequel la glorificalion de tous les saints a été substituée au culte des faux dieux, il est bon de relire, dit le savant auteur, les admirables paroles de saint Augustin : « Nous savons, dit cet illustre Père de l'Eglise, qu’il y a deux cités : l'une qui jouit de Dieu, l’autre qui est gonflée par le mal; l’une qui brûle du saint amour de Dieu, l’autre qui est toute fümante de Pa mour impur de sa propre grandeur ; l’une qui se repose dans la lumière que la pieté répand, l’autre qui se remue en désordre dans la cupidité, mère des ténèbres. »

Que le même édifice ait été successivement, autant que peut l'être un ouvrage humain, le monument central de l'une et de l’autre de ces deux cités, c’est une des plus admirables révolutions que présente l’histoire monumentale. M.de Maistre, à son tour, trace ainsi la double destinée da Panthéon...

« Toutes les erreurs de Panivers, dit ce grand écrivain, convergeaient vers Rome, et le premier de ses empereurs, les rassemblant en un seul point respléndissant, lés consacra toutes dans le PANTHÉON. Le temple de Tous LES Dieux s’éleva dans les murs de Ja ville des maîtres du monde, et, eul de tous ses monuments, il subsiste dans toute son intégrité. (Il semble que les peuples les plus barbares, comprenant la destinée de ce temple, se soient arrêtés comme malgré eux dévantcesancluaire de toutes les idolâtries,devant ce temple, qui semblait appartenir à tous les peuples ; mais Dieu le conservait pour une grande pensée.) Un célèbre ennemi

du christianisme, en voyant la chute et la destruction de tant de monuments qui faisaient la décoration de Rome et sa gloire, déclare qu’il y a quelque chose de remarquable dans le concours des circonstances heureuses qui conservèrent le Panthéon jusqu’au moment où, dans les premières années du vu siècle, un pape le consacra à tous les saints. Tous les saints, à la place de tous les dieux, continue M. de Maistre, - quel sujet intarissable de profondes médilations philosophiques et surtout religieuses | C’est dans le Panthéon que le paganisme est

APPENDICES

rectifié et ramené au système primitif dont il n’était qu’une corruption visible. Je vois le Christ entrer dans le Panthéon, suivi de ses évangélistes, de ses apôtres, de la foule des martyrs, des confesseurs, des docteurs de VEglise, comme un roi triomphateur entre, suivi des grands de son empire, dans la capitale de son ennemi vaincu et détruit... Il sanctifie le Panthéon par sa présence et l'inonde de sa majesté ; c’en est fait, toutes les vertus prennent la place de tous les vices.

Dieu règne dans le Panthéon, comme il règne au ciel au milieu de tous les saints. »

Catalogue alphabétique des n

Abraham, colonne 661.

Accursius, 882.

Adulbert, 661.

Adélaïde (Ste), tb.

Adelhart, ib.

Adelrie, tb.

Adeltrude (Ste), tb.

Adoration des bergers, 663.

Æmiliana (Ste), 6b.

Afrique chrétienne (1), 2b.

Agnès (Ste), 1b.

Agnès (Ste) de Montépulciano, 664.

Alanus, tb.

Albert, 664.

Albin, tb.

Aldegonde (Ste), 875.

Aldetrude (Ste), 665.

Alexandre de Sicile, &b.

Allier, tb.

SAC chrétienne (2), 4b.

Alton, tb.

Amand, 666.

Ambroise, &b

Amélie (Ste), tb.

André Zoérard, 875.

Angelus de Clavisio, 886.

Angelus Ferrariensis, 881.

Angelns Sacerdos, 886.

Auges (les Saints), 666.

Angilbert, 40.

Angleterre chrétienne (5),

Annonciation (Fête de l),

äb.

Aoscaire, 667.

Antonius Cencianensis, 881.

Antonius Hornariensis, 887.

Antonius Lusitanus sive Padovinus, 10.

Antonius Nangazachius, 10.

Antonius a Stronconico, tb.

Antonius Weertensis, 887.

Apütres, 667.

Arbogaste, 668.

Armand (4), 668 et 875.

Artistes (Saints), 879.

Asie Mineure (5), 668.

Assomption, ib.

Athanase, 10.

Attale (Ste), ib..

Austreberte (Ste), 669.

B Babée (Ste), 669.

Additions et Suppléments.

Barbe (Ste), 669. Cutber, 676.

Barsimée, 875. Cyrille, 878.

Jarthélemy, 669, 876. D Bathilde (Ste), 669.

Bavière (la) chrétienne (5), . Damase, 676.

ib. Daniel, prêtre, 887. .

Bavon, ib Dauphine (Ste) ou Delphine, Begghe (Ste), 876. 878.

Belgique chrétienne (6), Démétrius, 676.

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