‹ Dictionnaire iconographique des figures, légendes et actes des saints tant de l'ancienne que de la nouvelle loiChapitre 48 sur 413 · BENEDICTA ROSA DE SANCTA MARIA · texte numérisé non relu

BENEDICTA ROSA DE SANCTA MARIA

Voir à Rosa.

BÉNÉZET (saint), berger, patron des constructeurs de ponts,au xu° siècle, honoré le 14 avril. En costume de berger, entouré de miédaillons représentantles diverses actions

desa vie; on l’y voit présidant la construction.

de deux ponts, l’un à Avignon, l’autre à Lyon. Fol. 52 du III: volume, collection de figures de saints du cabinet des estampes de Paris.

Autres, folios 53 et 54 du même volume.

Ces pièces ne sont pas signées, Une de ces pièces le représente à mi-Corps,portant une pierre de taille aussi aisément qu’une pierre ordinaire, et le saint a l’air tout jeune.—La légende dit qu’il fit ce miracle pour prouver qu'il. pouvait construire un pont en pierres sans être architecte.

BÉNIGNE (saint), prêtre, apôtre et patron de la ville de Dijon, vers l’an 179 ou 180 de Jésus-Christ. Sa fête au 1‘ novembre.

Représenté le corps traversé de deux lances, une massue derrière sa tête. Wierx ou Wiérix,inv., sculpsit. Voir son œuvre et le fol. 56 du III: vol. de la collection des Saints du cabinet des estampes de Paris.

Autre, représenté de même. Fol. 58. Pièce non signée.

On ie représente aussi les pieds scellés dans une pierre avec du plomb fondu. Lescurieux pinx. (1848), gravure d’un anonyme. Voir notre Iconographia sancla, bibliothèq. Mazarine, n° #778 (G).

Au portail principal de l’église cathédrale de Dijon, devant le trumeau qui sépare en deux la baie du milieu, est une figure debout, vêlue en costume d’évêque;tenautune palme, la main appuyée sur une canne, la tête coiffée d’un espèce de bonnet à côtes. Cette figure, qui passe pour être celle de saint Bénigne, est gravée assez bien dans le 1°" volume de l'Histoire de Bourgogne par dom Plancher, planche de la page 503. Cette slatue doit être du x1r° ou x‘ siècle.

BENJAMIN (saint), diacre et martyr en Perse au v° siècle. Sa fête au 31 mars.

Représenté scié en deux, ayant des alènes ou des roseaux aiguisés à chaque doigt des pieds et des mains. Callot inv., fecit. Voir

(3) Deux autres de ce nom : l’une abbesse d'Assise, au xu1° siècle ; elle a succédé à sainte Claire, et «æst honorée le 16 mars. L'autre, à Rome, honorée le 6 mai. : ;

(4) Sur ces deux collections et leurs titres, voir l'explication au mot Fondatrices,

son œuvre, suite des figures pour une Vie des saints, mise en lumière par Israël, et la figure fol. 61 du JIT° volume de la collection des Saints du cabinet des estampes de Paris.

Le même, représenté empalé, figure d’une Vie des saints, publiée par P. Mariette. Vol. in-fol., n° W, 236 et 1024 (rouge), à la bibliothèq. Sainte-Geneviève, cabinet des manus. et des livres à figures.

BENNON (saint), évêque de Misne, en Al:

lemagne, au x‘ siècle, Sa fête au 16 juin.

: Représenté debout, tenant un gros poisson. Thomas de Leu inv., sculps. Fol. 88 du 3° volume de la collection des Saints du cabinet des estampes de Paris.

Le même, avee le même attribut. L.cC.

fecit. Fol. 112 d’un volume de figures de saints, n° W, 317 et 1070 (rouge), bibliothè-: que Sainte-Genéviève de Paris, cabinet des manuscrits.

BENOIT (saint), célèbre fondateur d'ordre au mont Cassin, vers le vi: siècle. Sa fête au 21 mars.

Figure debout, costume d’abbé, du Calendarium græco-moscorum du x1v° siècle ou environ, publié par les Bollandistes, Acta sanctorum, tom. 1°° du mois de mai. Voir la planche du mois de mars.

Le même, donnant sa règle à un moine nommé Jean : l’un a un nimbe dit quadratum (1); autre, un nimbe circulaire. Voir la planche de là page 61, tom. I‘ du mois de mai, Acta sanctor.

Autrés figures dans notre Zconographia sancta, bibliothèq. Mazarine, n° 4718 (G), lettre B.

Autres, figures du même. Voir les fol. 6#, 65, 66, 67 (ici saint Benoît voit dans le ciel un globé crucifère), du II: vol. de la collection des Saints du cabinet des estampes de Paris.

Autrés, même collection, fol., 68, 69. On y voit un corbeau et un vase près du saint,

Autres, même collection, fol. 70, 71, 72, 73, 74, 76, 77 (fol. 79 il y est représenté debout, tenant une grosse lampe allumée), 80.

On y voit sainte Scholastique, la sœur du raint, convérsant avec lui.

Autres, fol. 81, 82, par divers.

Suite de # pièces représentant divers sujets de la vie de saint Benoît, par Claude Mellan, fol. 90, 94, 92, 93.

Le même; méditant dans une solitude.

Frater Dunstan inv., Poilly seulps. Fol. 12 d’un volume de figures de saints, W, 317 (1070 rouge), bibliothèq. Sainte-Geneviève à Paris.

Le même, à genoux devant un crucifix.

J. A. Canini invent., Cor. Blomaërt sculps.

Voir son œuvre (c’est sans doute le célèbre fondateur des Bénédietins).

Le même ; la figure principale est entourée de pétits sujets relatifs à sa vie. R. Sadeler inv. et sculpsit.

(1) Ce genre de nimbe est donné ordinairement aux personnes vivantes Ou inférieures en sainteté à un autre. Voir à ce sujet la note (6), colonne 46.

(2) Ce saint est mort à Saint-Corneille-d'Aix- Jla-Chapelle, où 4l est aussi connu sous Je nom

Vie de saint Benoît en 32 sujets. Sébast,

Leclerc inv. et seulpsit. Voir son œuvre et les détails de ces pièces dans le catalogue des œuvres de Leclerc, par Jombert, tom. Eer, pag. #2, n°57, : Le même, regardant un globe dans le ciel.

Corneille Galle sculps. Collection de Ja bibliothèque Mazarine, in-fol , n° 4778 (38), fol. 58.

Autre, belle figure debout, près de lui un corbeau ; il tient un calice sur un livre. Diepenbeck inv., M. Vanden Enden seulps. Même collection, fol, 112.

Autre, étudiant dans une solitude. Grande

composition, sans nom de graveur, même volume, fol. 139.

. Statue de l’abbaye de Solesme (au Mans), gravure à l’eau-forte par le P. David, bénédictin de Solesme. Voir notre Iconographia sancta citée plus haut.

Belle figure assise entre saint Placide et saint Maur à genoux et les bénissant. Figure de la page #7 d’un volume intitulé : Zmagines sanctorum ordinis sancti Benedicti, auctore Stengelio, 1 vol. in-12,

Le même, debout, gravé par H. Nusser d’après Steinle, n° 5 de la Ge série des {mages Pieuses publiées à Dusseldorff (année 1847), à Paris, chez J. Lecoffre, libraire.

Suite de la vie de saint Benoît, peinte par Louis Carrache,etquelques autres maîtres de son école, dans le cloitredu couvent Saint-Michel in Bosco, à Bologne, et gravée in-fol. par Giacomo Giovanini in-fol. Bologne MDCXCIV; environ 16 à 18 planches avec un texte par Malvasia.

Quelques autres figures sont encore indiquées dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc., au nom BExoir.

BENOIT (saint), d’Aniane en Languedoc, abbé, fondateur du monastère de ce nom au ix° siècle (2). Sa fête au 11 février.

Représenté debout en costume de son ordre, sans attribut particulier, Kol. 78 du Ii: vol. de la collection des saints du cabinet des estampes de Paris.

On peut aussi le représenter composant sa Concorde des règles monacales {3) qu’il rédigea par ordre de Louis le Débonnaire, ou encore présentant cet ouvrage aux Pères du concile d’Aix-la-Chapelle, en 816, ou peutêtre celui tenu en 817.

BENOIT (saint), d'Avignon, dit Benezet.

Voir à ce nom.

BENOIT (saint), martyr. Le Martyrologe indique deux saints de ce nom, martyrs: lun.

au 12 novembre, massacré avec d’autres en Bohême, vers le xi° siècle.

L'autre de l’ordre des Camaldüles, massacré à une époque incertaine ; sa mort est indiquée au 16 novembre.

On peut les représenter tenant une palme comme martyrs. C’estainsi que le Guerchin, peintre de l’école d’ftalie au xvi° siècle, re-

d'Eutice ; il fut moine à Sainte-Seine, en Bourgogne. (3) Nommé aussi le Règlement d'Aix-la-Chapelle

. pour la réforme des moïnes, ou encore, le Code des

règles monastiques. Voir Fleury, Histoire de l'Eglise (vie siècle).

ET

présente l’un de ces deux saints. Voir son œu\vre. ‘

Leur genre de mort peut aussi fournir des détails intéressants et plus variés.

BENOITE ou Benedetla (sainte).

Voir à ce dernier mot.

BENOIT (religieux de Saint), canonisés ou béatifiés à diverses époques. Suite des figures gravées en buste pour l'ouvrage intitué: Jmagines sanclorum ordinis sancli Bemedicti, tabellis œreis express® cum clogiis ex «eorumdem vitis, auctore Carolo Stengelio, etc. { vol. in-12, 1625, 100 planches environ en (faille-douce en grande partie par W. Kiliam ou ses élèves. Voir son œuvre.

Matres dans la collection des figures des saints du cabinet des estampes de Paris, tome 3e, (fol. 62 ; 4 pièces dont une de Sadeler, l’autre d'Isaac Gaspar. Voir leurs œuvres.

BÉRARD (saint), religieux de l’ordre de Saint-François, martyr au xun: siècle à Maroc: : près de lui un cheval à genoux devant un autel.(voir la légende). Honoré le 16 janitier. Voir les planches de la Vie des saints, ou Legende general der Heiligen, etc., des Pèrres Ribadineira et Rosweid,in-fol. Anvers, 16419, à la date indiquée ci-dessus.

BSERCHAIRE (saint), abbé ét martyr au vire siècle, sa fête au {6 octobre (1).

- Représenté percé d’un glaive, fol. 89 du lI£:° volume de la collection des saints du cabiniet des estampes de Paris.

BSERCHTOLDUS ( saint), ou Bertholdus, abtbé de l’ordre de Saint-Benoît et confesseur au xu° siècle, honoré le 22 octobre.

Représenté tenant sa crosse et sur sa main deux pains (2) et deux poissons. Voir la plainche de la page 177, du livre de Stergeliuss, Imagines sanctorum ordinis Benedicti, tabrellis æneis expressæ. À vol. in-12,

a peut le représenter aussi après sa mort, som corps entouré d’une lumièré miraculeusse (3).

BÉRÉNICE (sainte). Quelques écrivains pemsent que celte sainte pourrait bien être cellle que nous nommons par corruption /a Vérronique qui, suivant plusieurs, serait une imaage pieuse (k) et non üne sainte. Voir à ce «sujet le Calalogus sanctarum de Peyronnett, in-k°, page 505, etce qu’en dit Veltori (ou Vicciori), page # de la préface, en tête de sa Disssertatio philologica, ete. , au sujet d’une pieerre gravée (lapis Lazuli) de son musée repprésentant une Véronique; voir aussi à ce nom dans ce Dictionnaire.

EBERGERS (saiuts).

Woir à Artisans.

EBERNARD (saint }, eélèbre fondateur de Claïirvaux au xu° siècle, honoré le 20 août.

Figure à mi-corps, tenant un livre entre sess bras, gravée par Fr. Ludi d’après une peiinture d’Angelico Fiesole, n° 3 de la 3° sérrie des Zmages pieuses publiées à Dusseldorrff (année 184%), à Paris chez J. Lecoffre ;

({1) C'est le jour de la translation de ses reliques ; il füuut martyrisé [e 26 mars.

({2) Pour la légende, voir Ferrari, Cataloqus san-

clorrum, pag. 659, Il n’y est question que d’un seul paiun ; les deux poissons, cités plus haut, sont peut-

‘ voir aussi notre Zconographia sancta, Wü-

bliothèque Mazarine, n° #778 (G).

Autre d'après une belle miniature estimée du xrv:' siècle italien, qui nous appartient, reproduite dans le Moyen âge et la Renaissance, (miniature), planche xx.

(Cette miniature est destinée au musée de l'hôtel de Cluny à Paris.)

Le même, éembrassant le crucifix, près de lai un ange. Vannius inv., J. Sadeler scul-

sit.

Suite de là vie de saint Bernard en 12 pièces y compris Le titre. Rutilus Manetti inv., Bernard Capitellüs sculpsit (Ecole de Sienne),

Cinq sujets de sa vie par Louis Carrache.

J. Giovanini sculpsit,

Deux figares de saint Bernard, composées et gravées par Claude Mellan. Voir son œuvre.

Vie de saint Bernard, 8 Sujets. Francois Chauveau invenit.

Autre par Claude Mellan, collection de la bibliothèque Mazarine, n° 4778 (38), fol. 149,

Très-beau portrait de saïnt Bernard à mis corps, attribué à J. Bellini (vers 1426), gravé dans La Descrizione del Campidoglio de Pietro Righetti, in fol. Rome, 1836, tome II, planche 255.

Figure debout, tenant un livre et une crossé: près de lui un chien, à ses pieds trois mitres indiquant les irois évêchés qui lui furent offerts par les papes ou les princes, et qu’il a refusés. Abr Diepenbeck inv., M, Vanden Enden sculps Collection de la bibliothèque Mazarine, in- fol. n.#778 (38), fol. 11%.

Voir aussi toutes les figures de saint Bernard réunies dans la grande collection des Saints du cabinet des estampes à Paris, (omé II, fol. 97, 98, 99, 100, 101, 102, 105, 106; 107, 108, 109, 110, 112, 113, 116, 118, 119, 121, 122, 123, 124, 125, 126, 127, 198 ; et toutes celles de notre Zconographia sancta, in-k°. Bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).

Petite Sgure tenant une espèce de rouleau, debout, représenté au milieu du sceau dont il se ser vail; c’est celui qui est nommé Île petit sceau de saint Bernard , gravé dans Ia Revue archéologique à Paris, in-8°, 2e année, pagé 99, qui en donne là description.

Légendes de la vie de saint Bérnard, fragments de peintures murales dessinées, en 1842, à l'église Notre-Dame de Calais, en France, et envoyées au comité des arts et monuments, près le ministère de l'instruction publique. Voir à ce sujetle Bulletin du Comilé, année 1842, ou tome I, p. 126 et suiv.

Sancii Bernardi pulcherrima et exemplaris viiæ medullu LH iconibus illustrata, labore eË impensis abbatiæ beatæ Marie de Baudeloo in civitate Gandavensi. Antuerp., 1653, in-4°,

Diverses autres figures, de même indiquées dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, elc., au nom BERNARD (saint).

être pour exprimer les grandes abstinences du saint.

(5) Ferrari, ib., loco citato.

(4) Vera icon.

BERNARD (saint), de Manthon, archidiacre au xure siècle, et’ fondateur, de l’hospice du mont Saint-Bernard (1); sa fête au 28 mai.

Figure debout en costume religieux; il tient un démon enchaîné et renversé derrière lui.

Audran fecit.

Figure du folio 118 du III: volume des images des saints, cabinet des estampes de Paris, et le folio 113 d’un volume de figures de saints, W, 317, à la bibliothèque Sainte- Geneviève de Paris, cabinet des manuscr.

BERNARD (saint), évêque de Parme, abbé de la Vallombreuse, au xire siècle, honoré le & décembre. Comprimant une inondation du P6, en faisant le signe de la croix sur les eaux. Carle Maratte invenit, Pietro Anton.

de Petri sculpsit. Voir son œuvre, et dans notre Zconographia sancta, bibliothèq. Mazarine, n° 4778 (G) (le costume de cette figure est totalement étranger au siècle où vivait le saint (2).

On y remarque deux anges qui repoussent les eaux furieuses du fleuve, représenté par une figure mythologique (3). î

BERNARDIN (saint), de Sienne, au xve siècle, honoréle 20 mai; figure debout, tenant un livre et le chiffre ou monogramme de Jésus- Sr : à ses pieds trois mitres d’évêque et quelquefois trois clous. Pierre Laurati pinx., Chalamel lithograph. Voir notre /conographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

Le même par François Vanius, gravé par Villamène, Voir leurs œuvres et la grande collection des saints du cabinet des estampes de Paris, tome Ill, folio 131, 132 , 133 et 13#. H y est représenté aussi tenant un livre sur lequel sont trois montagnes accompagnées de branches d'arbres ou de fleurs. Trois planches gravées sans nom d’artistes.

= Le nom deJésus, qui est placé près le saint, est entouré de rayons; au-dessous du chiffre sont {rois clous réunis à leur extrémité.

Autre figure du même saint. Folio 50 d’un volume de la bibliothèq. Sainte-Geneviève de Paris, W, 317 (1070 rouge), au cabinet des manusc.

Très-belle figure en buste du même saint, gravée par Philipp. Galle pour l’ouvrage intitulé : Imagines sanctorum Francisci et qui ex tribus ejus ordinibus relali sunt, etc., 1 vol. in-{2, par Fr. Henr. Sedulius. Anvers, 1602. Planche 7. Voir aussi l'œuvre du gra-

(1) Sur cette fondation et son auteur, voir les détails historiques consignés dans les Annales de philosophie chrétienne. Tome XXXVII, page 182 et suiv.

(2) Consulter les monuments liturgiques pour restituer ce costume.

(5) Autre inconvenance. Le christianisme est cependant assez riche de son fond pour se passer des ressources de la mythologie. Si l’on nous objectait l'exemple de Raphaël ou de Michel-Ange, qui ont fait l'emploi de pareïlles figures dans des sujets sacrés, nous répondrions que le génie a ses écarts, et que les brillantes inspirations du plus grand génie ne peuvent infirmer les principes du goût et surtout les convenances.

(4) Voir à ce sujet la Vie de sainte Catherine de

veur au cabinet des estampres, de Paris et la collection des Saints du même cabinet, lettre B, série des hommes, tome III, au nom Bernar din de Sienne.

Le même, couché dans la châsse, fabriquée en 1505 par les soins el aux frais d’un pieux marchand d’Aquilée, et qui est gravée à la page 735 du 1°" volume des Annales ordinis Minorun, elc.,de Lucas Wading, in-f°, et son supplément. Voir à l’année 1472, En tête du titre de chaque volume est une gravure représentant saint François d’Assise distribuant sa règle aux trois branches de son ordre, à savoir : les Franciscains, les Franciscaines et les Mineurs. Cette planche se trouve aussi dans notre Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine,n° 47178 (G).

Autres figures du même saint dans cette collection et dans notre Dictionnaire iconographique des monuments, etc.

BERTHE (sainte) (5), abbesse et fondatrice du monastère d’Avenay (en Champagne) au vu: siècle, honorée le 1: mai. Massacrée par les enfants de la première femmè de son mari (6).

Représentée debout tenant sa crosse et un modèle d'église; elle est vêtue d’une robe couverte de fleurs de lis.

Planche du folio 169 du Ier volume de la collection des saints, cabinet des estampes de Paris.

BERTHE (sainte), fille d’un prince d’Allemagne au xi°ou xui siècle (7), offrant à saint Benoît la donation de ses biens pour la construction d’un couvent, lille tient à la main l'acte avec les sceaux.R. Sadeler fecit. Bavaria sancta de Radérus, tome I, planche de la

j BERTHOLDE (saint), moine franciscain au xun° siècle, planche 57 ou page 153 du 1°r volume de la Bavaria sancta de Radérus.

Il préche une grande foule; une femme semble se trouver mal au pied de la chaire :

à travers une fenêtre, une vision dé l’enfer et de la grande foule qui s’y précipite, servant à exprimer le sujet du sermon que l’on écoute.

Voir aussi notre Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n°#778 (G).

BERTHULPHE (saint) religieux. Représenté debout appuyé sur une bêché, symbole de son travail ; près de lui un oiseau volant qui semble être un aigle. Vivait au xv: siècle environ.

Sienne, par M. Emile Chavin, qui reproduit cette même figure.

(5) On trouve, dans les Martyrologes, une sainte Berthe, femme du comte Sigefroy, fondatrice d’un monastère dans la diocèse de Thérouanne, au pays d'Artois, en 686.

Une autre, abbesse de Blangy, en Artois; sa fête au # juillet.

(6) Ce qui ne peut constituer le martyre proprement dit, quoique sa grande piété, à charge à des parents déréglés, soit peut-être la cause de sa mort.

Cette sainte ne figure sur aucun martyrologe.

(7) Peut-être est-ce la même que celle qui est iudiquée comme abbesse de Blangy, en Ternois, ho-

* norée le 4 juillet; mais celle-ci vivait au van® siècle,

sa Canonjsation a dû avoir Jieu plus tard.

General Legende der Ileiligen, ou Légende générale des saints, etc., par Ribadineira et Rosweid. Anvers, 1649. Figure du 5 de février, jour où tambe la fête du saint.

BERTIN (saint), abbé de Sithiu, honoré le 5 septembre, au vui* siècle. On lui donne pour attribut un petit vaisseau. J, Galle seulpsit. Biblioth. Mazarine. Vol. de gravures n° 4778

Voir aussi la collection des saints du cabinet des estampes à Paris, lettre B, tome Ill, folio 136, 3 pièces; notre Zconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).

Représenté marchant sur l’eau, tenant une hostie dans les mains. Callot inv, et sculps. Voir son œuvre, suite de figures pour une Vie des saints, mise en lumière par Israël. Voir à la date du 5 de septembre et la grande collection du cabinet des estampes à Paris, tome IL des images des saints, figure folio 137.

BERTRAND (saint), évêque de Comminges au x1:° siècle, honoré le 16 octobre.

Représenté en costume de prélat, couché sur son tombeau, telqu'il se voit à l’église de l’ancienne abbaye de Comminges dont ii fut fondateur.

Voir la figure du folio 82, fin du texte de seiut Bertrand de Comminges, Voyage pittor.

dans l’ancienne France, par le baron Taylor et ses collaborateurs. In-folio. Languedoc, tome IV.

BIBIENNE ({) (sainte), vierge et martyre à Rome sous Julien l’Apostat au 1v° siècle, honorée le # décembre; refusant de sacrifier aux idoles. P. de Cortone pinx., Audenaert sculp. et par Gio. Batta Mercati. Son martyre, par les mêmes.

Voir notre Jconographia sancta, bibliothèq. Mazarine, n° 4778 (G).

La même, battue de verges ou de: fouets armés de plomb. Folio 170 de la collection des images de saintes, cabinet des estampes, tome 1°".

Dans l’église Sainte-Bibiane à Rome, refaite à diverses époques, il existe des peintures à fresque, représentant la vie de la sainte, plus une statue par le cavalier Bernin. Nous ignorons si ces peintures et la statue sont reproduites par la gravure.

BIRGITTE {sainte). Voir à Bricine. C’est celle de Suède au x1v° siècle. Auteur du Livre des Révélations ; honorée le 8 octobre à Rome.

BLAISE (saint), évêque de Sébaste en Arménie, puis martyr au 1v° siècle, honoré le 11 février ou le 3 suiv. les liturgies.

Représenté décapité après avoir souffert plusieurs tortures.Figure page 179 du Il: volume du Menologiun Græcorum.

On peut aussi le représenter sortant sain el sauf d’un lac où il avait été précipité.

Ou encore retiré dans la solitude où il s’était caché, et adoucissant la fureur des animaux sauvages.

Ow encore guérissant les malades.

Le même, d'après une miniature du calendrier grec publié dansies Acta sanctorum des

Bollandistes. Tome I‘r du mois de mai. Voir la figure du 3 février.

Représenté debout sans attribut particulier que celui d’un évêque.

Le même ou un autre en costume d’évêque.

Peinture de Simon Memmi vers le x1ve siècle, publiée dans les Peintres primitifs, de la collection de M. Artaud, par Chalamel, Voir Ja figure à main gauche de la 2 bande de la planche 22: de l'ouvrage. Le saint tient un peigne de fer.

Voir aussi notre Zconographia sancta, biblioth. Mazarine, n° 4778 (G), au nom Catherine d'Alexandrie.

Le même. Gaspard Crayer pinx., J. Van- Roi sculpsit. Voir l'œuvre du peintre,

Le même, représenté suspendu à un chevalet, torturé et martyrisé. Carle Maratte inv., Audenacrt sculpsit. Figure du folio 138 du III: volume de la collection des saints, ca binet des estampes à Paris.

Le même sujet plus en petit. Figure d’une Vie des saints, volume in-{, sous le n° W,9236 102% (en rouge), bibliothèq. Sainte-Gencviève, cabinet des manuscer. et estampes.

Le même, debout, tenant un peigne de fer, jostrument de son supplice.

General Legende der Heiligen, ou Légende générale des saints, etc., par Ribadineiïra et Rosweid, Anvers, 1649, figure du 3 février.

Voir aussi notre Jconographia sancta, bibliothèque, Mazarine, n° 4778 (G).

Peinture de L. Carrache. Voir son œuvre.

Une femme près du saint lui présente un enfant qu’il guérit ou ressuscite.

Aux pieds du saint un ange tient un peigne de fer, instrument de son martyre.

Même collection.

Le même que le précédent, représenté dans la solitude ; près de lui un bonnet d’évêque, planche 8, suite des Ermites dessinés par Mar tin de Vos, gravés par les Sadeler.

Autre, dans l’Iconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° #778 (G).

Autre, par Sébast. Leclerc. Près de lui à terre une mitre d'évêque.

Voir aussi la grande collection des images des saints du cabinet des estampes de Paris, HI: volume, fol. 139.

Le même, ou un autre du même nom, en touré d'animaux sauvages. Même collection, fol. 110. Quelquefois près de lui une ruche avec une fourche, &b. ;

BLANCHE de CASTILLE (la bienhcurcuse), reine de France, femme de Louis VIH, dit le Pieux, et mère de saint Louis, xine siècle, portée au Catalogus sanctärum de Simon de Peyronet, docteur en théologie, à la date du 30 novembre. Voir la page 465, in-k°, Toulouse, 1706.

Voir toutes les peintures ou sculptures représentant cette sainte reine, citées dans notre Dictionnaire iconographique des monuments du moyen âge,elc.,in-8°,tom.1°",etdans les monuments de la monarchie francaise, règues de Louis VIT et de saint Louis, collection du cabinet des estampes de Paris, intitulée *

(1) Nommée aussi Bibiane par quelques écrivains. Voir les martvrologes.

DICTIONN. ICONVGRAPBIQUE. I.

La France en estampes, 71 volumes in-fel., cé- Jèbre collection de Févret de Fontette. Voir le n° 1952, Bibliothèque de la France, par le Père Lelong, tom. EV.

Statue de Blanche de Castille et de sa fille à l’église royale de Saint-Denis, Antiquités de Paris, par Bonfons, in 12, planche de là page 80, édition de 1608. Voir aussi celle de la page 81, qui pourrait bien êlre une autre fi-

ure de la même princesse.

BLANCHE ou Canpipa. Voir a ce nom.

BLANDINE f{sainte), vierge et martyre, au ne siècle, honorée le 2 juin, exposée dans le cirque à un taureau furieux. Planche 12 de la suite peinte par Circiniani à l’église Saint- Etienne-le-Rond à Rome, gravée par Stalio Flandro ou peut-être Antoine Tempeste. Voir à l’article Saints et Saintes de ce Dictionnaire, l'ouvrage intitulé : Æcclesiæ militantis certamina, elc.

La même, brülée vive sur un gril de fer, fol. 171, tom. I de la collection des images des saints, cabinet des estampes à Paris.

Et encore fol. 157 du XIX° volume des saints, méuic collection. Elle y est représentée avec saint Pothin, évêque. Leclerc inv., fecit. (Vie des saints.)

BOËCE , sénateur, célèbre, philosophe païen, converti au christianisme el mort pour la foi, au vi siècle; honoré le 23 octobre ; représenté assis, méditant des écrits.

Peinture du x siècle environ, dans l'£truria pittrice, in-fol., tom. I, planche XI.

Autres représentations du même personnage, désignées dans notre Dictionnaire iconographique des Monuments, tom. Ï, au nom Boëce.

Le même, à genoux devant un autel, tenant sa tête tranchée. Fasti Mariani, à la date indiquée ci-dessus pour le titre de ce livre. Voir au mot Saints, n° 20, dans ce Dictionnaire.

Le même, dans sa prison, composant ses livres de philosophie chrétienne. David fecit.

Le même, dans sa prison, composant ses ouvrages de philosophie chrétienne ; pelite pièce provenant d’un livre in-{2, et signée : David fecit.

Voir notre Zconographia sancta, biblicthèque Mazarine, n° #778 (G). On y lit celte épi-

raphe : Pax tua erit in multa patientix.

Boëce dans sa prison, consolé par la philosophie chrétienne ; pièce non signée. Voir la même collection.

BOILE (saint), apôtre de l'Evangile à Nimes, le même que saint Baudile. Voir à ce nom.

BON (saint), évêque de Clermont. Voir à Bonet (saint).

BONAVENTURE (saint), cardinal d'Albani et théologien célèbre au xim: siècle (!), (honoré le 44 juillet à Lyon). Son portrait deux fois gravé sans nom d'auteur, en tête de sesœuvres, k vol. in fol. intitulés Sancti Bonaventuræ ex ordine Minorum opera, ec. Moguntiæ, 1609. Autour du litre du I‘ volume soul gravées 18 figures de personmsges illustres, tels que # papes, des cartinaux, des savants, sortis de cet ordre.

(1) Surnommé aussi le docteur Séraphique.

Voir aussi la grande collection des saints du cabinet des estampes de Paris, ’ettre B., el notre /conographia sancta, à ja bibliothèque Mazarine, n° #778 (G), 1% portefeuille.

Belle figure debout, tenant un livre ouver!, à ses pieds un chapeau de cardinal; peinture à fresque de Jean ou Angelico Fiesole (xv° siècle}, à la chapelle de Nicolas V au Vatican. Voir l’œuvre de Fiesole, qui est gravé par divers artistes à Rome, et surtout par Giangiacomi, et aussi par Erasme Pistolesi, dans son ouvrage il Vaticano descritto, tom. VII, planche 85.

Le même, gravure en bois, publiée dans le moyen âge et la Renaissance, fol, x du mémoire sur l’Université, par M. Vallet de Viriville, Paris, 1848.

La figure de saint Bonaventure est quelquefois accompagnée d’un chiffre au nom te Jésus-Christ, dans une couronne de lumière entourée des mots, Soli Deo honor et gloria; figure du fol. 99 d’un volume n° 4778 (39), bibliothèque Mazarine, 1cones sanctorum, ete.

Le même, représenté à mi-corps, gravure de Philippe Galle, pour l’ouvrage de F.H, Sedulius, /magines sanctorum ord. sancti Francisci el qui ex tribus ordinibus, etc. Anvers, 1602, in-3, planche 8.

Recevant la communion des mains d'un ange. Ant. Van-Dick pinx. Voir son œuvre Pièce sans nom de graveur.

Le même, Callot inv., fecit.Voir son œuvre.

Figure pour une Vie des saints, mise en Jumière par Sylvestre; et la figure du fol. 148 du Ji: volume de la collection des saints, cabinet des estampes de Paris.

Le même, écrivant. Pièce sans nom, folio 108 d’un volume de figures de saints, W, 317 et 1070 (rouge), bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris, cabinet des manuscrits,

Le même, représenté ayant près de lui un ange, de ceux nommés Îles séraphins, ayant plusieurs ailes autour du corps.

Voir notre Zconographia sancta, cilée plus haut.

Le même, représenté en prière dans sa cellule, s’élevant de terre pendant une extase. [l est vu ainsi par deux religieux. Pièce signée Moncornet. Même collecuon.

BONAVENTURE (saint), de Padoue, siècle inconnu.

Représenté debout, tenant une palme et une crosse ; à terre, sous ses pieds, un roi renversé. Pièce sans non, figure fol. 146 du II: volume de la collection des saints du cabinet des estampes de Paris.

Le même, tué à coups de flèches. Autour de la figure principale, onze médaillons représentant la vie du saint. Corn. Cort. et Collaërt sculps. 16., fol. 146.

Autre, par Isaac Picard. /b., fol. 147.

BONET ou Bon {saint}, 30° évêque de Clermont (Auvergne), au vin° siècle. Honoré le 15 janvier. kr

Représenté mourant au milieu de religieux assemblés auiour de lui. Vitrail du xvi° siècle, à l’église de Saint-Bonet à Bourges.

Hieloire de la peinture sur verre en France, par le comte Ferd. de Lasteyrie, planche 83.

BONFILS (le vénérable), premier général de l’ordre des Servites en 1262. Honoré le 1°° janvier à Florence.

Représenté méditant, les deux mains sur sa poitrine. J. W. Baumgartiner delineavit, Klauber Cath. sculpsit.

Très-belle figure dans un encadrement de mauvais goût.

Voir l’œuryre de Klauber.

Sur le feuillet d’un livre ouvert, placé devaut le saint personnage, on lit : Vulnerasti cor meum, soror mea; dans le fond une petite statue de vierge ou de sainte, à laquelle se rapporte sans doute le texte cité.

Le même, assis dans le chœur d'une église el mourant pendant une extase. Klauber sculps. Voir son œuvre et notre Jconographia sancta, etc. Bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

BONIFACE (saint), d'abord esclaye d’une dame romäine, Aglaë, puis son amant, enfin confesseur et martyr au ri° siècle ; honoré le 20 décembre.

Représenté décapité, après plusieurs lortures. Menologium Græcorum, figure page 45 dû X° vol.

On peut aussi le représenter partant pour aller chercher des reliques et les apporter à sa maitresse, pour obtenir, disait-il, sa conversion.

Puis se présentant au magistrat et se déclarant chrétien.

Ses reliques, apportées à Aglaé par ses domestiques, peuyent encore fournir le sujet d'un tableau.

BONIFACE (saint), évêque de Mayence et martyr au vuiesiècle; sa fêle au 5 juin. Faisant abattre l'arbre prétendu sacré des idolâtres de la Hesse. Christ. Bern. Rode inv. et scuips. (N° 2400 du catalog. Peignon d’Ijonval.)

Autre, par Abrah. Blomaërt. Corneille Blomaërt sculpsit. Il tient un livre percé d'un glaive, un fouet et une longue croix ; à ses pieds une source miraculeuse qu'il fait jaillir.

Son martyre. Bavaria sancta de Radérus, gravure de Sadeler, tome Ier, planche 28 ou pag. 70 du texte. On voit ici l'instant où il est massacré avec son clergé.

Debou!, tenant un livre, sur lequel est un g'aive qui le traverse; près de lui une source sortant de terre miraculeusement. J. Galle sculps. Bibliothèque Mazarine (gravures), vol. in-fol. 4718 (38), fol. 134.

Le même, abattant un arbre consacré aux idoles. Sébast. Leclerc inv., sculpsit. Vie des saints, 5 juin.

Le même, d'après un vitrail. Au lieu d’une croix il lient sa crosse, imitation du xv° siècle, provenant d’une église d'Allemagne.

Voir notre Jconographia sancta, bibliothèque Mazarine, n° 4778 (G).

(1) La même que sainte Venusa (Martyrologe universel, par Chastelain).

(2} On trouveun saint Bonose, martyr au 1v° siècle

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