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vents d’Ualie, dont l’abbé Guilîon donne la liste p. 196 à 205 de son ouvrage sur la
Cène.
Voir l’œuvre du peintre et de ses graveurs.
D’Agincourt en donne aussi une copie réduite, Peinture , pl. clxxv et une de détail, n° 176.
Raphaël a composé deux ou trois fois ce magnifique sujet ; voir son œuvre et celui de ses graveurs dans tous les cabinets publics d’estampes.
Presque tous les peintres se sont exercés à rendre ce beau sujet ; il serait impossible de les énumérer ici ; on peut se donner le plaisir de voir leurs œuvres au Cabinet des gravures, à Paris, et dans tous les cabinets de l’Europe.
Il existe à Venise deux tableaux remarquables de la Cène, l’un par Francesco Santa Croce à l’église San Francesco délia Vinea, de 1507 à 1541, l’autre de Girolamo, son frère. 1520 à 1549, à l’église San Martino; tous deux cités par M. de Montalembert dans son Tableau chronologique des écoles de peinture en Italie , p. 152 (du Vandalisme et du christianisme dans l’art). M. Rio cite le premier, p. 510 de son ouvrage intitulé : Poésie chrétienne; forme de l’art.
Peinture en émail du xvie siècle, Album des arts au moyen âge, pl. xvi du chap. IX, 7e série, dont le dessin est d’une grande beauté, à en juger du moins par la copie que nous citons.
CENTAURE et CENTAURESSE (1). Plusieurs peintres des écoles du moyen âge ïont figurer des centaures dans des compositions même chrétiennes. Le premier exemple que nous en trouvons est une miniature d’un manuscrit grec du xie au xne siècle. D’Agincourt, Peinture, pl.xnx, n° 6.
Giotto a eu la singulière idée de placer une ligure de ce genre au milieu des anges ui assistent à l’apothéose de saint François ’Assise (2). Le centaure semble épouvanté, et l’on ne sait comment expliquer sa présence dans un tel lieu et dans un tel monent. Le peintre aurait-il voulu figurer par cette ligure toute mythologique le démon effrayé de la puissance et de la force des prières du saint? D’Agincourt donne cette composition, Peinture, pl. cxvi, n° 7.
(1) Sur l’oricine et la signification de ce genre de figures, voir les réflexions consignées au 2e vol. du Bulletin du comité des arts et monuments , p. 690 et suivantes.
(2) V. dans la Vie de saint François, par le cardinal Bonaventure, ce qu’il peut dire à ce sujet. V. encore e texte de la Description de l'église Sainl'François
Des figures de centaures se voient aussi dans la Divine Comédie du Dante, chant IXe et XIIe de son Enfer (5).
Dans le XXVe, le Dante dit qu’il trouva : Cacus in forma di centauro,
Pour ces figures voir les planches sur bois de l’édition du Dante, dite du Chat, publiée à Venise au xvie siècle, par Sansovini, 1 vol. in-folio.
Orcagna , dans une grande fresque au Carnpo Sanfo représentant une vue des cercles de l’enfer, sans doute d’après le Dante, introduit aussi 12 à 15 ligures de centaures dans les 9e et 21e cercles. D’Agincourt reproduit cette composition, Peinture, pl. exix.
Centaures formant chapiteau, Mémoire de M. Albert Lenoir inséré aux Instructions du Comité historique, lre série, planche de la p. 34.
Un centaure tenant entre ses pieds une harpe , est placé en manière de console sous les pieds d’une des statues de rois qui se dressent à la porte latérale de l’église Saint-Denis, dans l’ancienne cour de Valois.
La figure de roi en question porte le nom Hugo, écrit sur une banderole. V. les descriptions de l’église Saint-Denis, avec des figures. Que signifie cette figure de centaure? nous l’ignorons.
CEPS DE VIGNE. — Un marbre publié dans les Antiquités d’ Aquilée, 1 vol. in-folio intitulé : le Anlichità d’Acquileia profane e sacre , per la maggior parte inédite , a Dom. Giandomenico Berloli ; Venise, 1759, représente l’allégorie du cep de vigne employé pour figurer Jésus-Christ. V. la planche de la p. 406 dudit ouvrage.
Le cep de vigne figure sur beaucoup de sarcophages chrétiens des catacombes. Voir Aringhi, Bosio, les diverses planches de leur ouvrage, Roma subterranea, et au mot Vigne.
Une gravure du xve au xvie siècle en tête de l’ouvrage intitulé: Illustrations des Gaules, par J. Lemaire, 1531, in-4°, représente Jésus-Christ assis dans une barque en face d’une femme, et tenant une branche de vigne. V. aussi tous les livres d’emblèmes cités à ce mot.
CERAPTUM, CEROSTATUM PASCHALIS.— Sorte de cierge en usage dans les premiers
d' Assise, in-folio, en italien, par Carlo Fea, dédiée à Pie Yl! ; Rome, 1820. Le litre de cette composition est VObéissance, vertu de saint François. d’Assise exaltée au milieu des anges.
(3) Voir les notes de la traduction du Dante par di vers auteurs.
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siècles de l’Église et sur la forme duquel on trouve une note explicative dans la Notice sur le Musée de l'hôtel de Cluny , de M. du Sommerard, p. 420.
CERCLE placé dans un triangle. V. Trinité.
CERCLE D’OR. — Une figure de Charlemagne est représentée avec ce genre de distinction appartenant à la dignité de patrice. Montfaucon , Monarchie française , t. I, pl. xxi, n° 1. Sur la dignité en question, Y. même ouvrage, p. 274, 275.
On trouve un cercle d’or surmonté d’une petite croix, placé sur la tête de l’archange saint Michel et de ses compagnons.
Miniature des Heures d’Anne de Bretagne, Album du Sommerard, 9e série, pl. xl. Figure de saint Martin, à cheval, coiffée du cercle d’or sans croix ; même ouvrage , pl. xxxix.
— Servant d’ornement de tête à des seigneurs au xve siècle. Willemin, Monuments inédits , pl. clxxv , et le texte de M. Potlier, t. II de cet ouvrage, p. 15.
De l’emploi symbolique du cercle, un ou multiple, pour exprimer la Trinité, Iconographie chrétienne, de M. Didron , in-4J, p. 545,550, 551,576,725.
CERCUEILS (1). — C’est, à proprement parler, ce qui se transporte à bras, ou sur un char, c’est le coffre qui renferme le corps, et qui est ordinairement sans ornement.
En tête de ce genre de monument funèbre, nous placerons le cercueil en pierre du pape saint Léon, trouvé sous un autel de la basilique Saint-Pierre, en 1580 (il y était depuis le vme siècle). Ony voitle pape couché, les bras croisés, etc. ; cette indication est des plus capitales pour ceux qui étudient les antiquités chétiennes. V. la planche indiquée, avec tous ces détails, p. 188 de notre Dictionnaire.
Nous citerons encore celui qui est représenté sur la tapisserie de Bayeux, ou de
(1) Sur la forme des anciens cercueils des rois, reines et d’autres personnages, en France et d'autres nations, voir l’ouvrage de M.-de Roquefort, des Sépultures nationales et autres, 1 vol. in-8°; Notice sur les tombeaux des anciens peuples, de M. le baron Percy ; l’ouvrage intitulé : le Réveil de Chindonax , prince des Yaccies, par Guénebaud, médecin, à Dijon; M.Lenoir, 1. 1 du Musée des monuments français, p. 182.
(2) Nous avons déjà dit que cette collection est destinée à la bibliothèque du Musée de l’hôtel de Cluny, à Paris; nous pouvons donc la citer comme étant ou devant être une colieciion publique.
(3) Les auteurs les plus accrédités sur cette matière sont Baronius (Annales), les Acta sanctorum; Durand, Casalius, Duranti, Allatius, Thomassin, Thiers, le cardinel Bona, et tous les auteurs cités par Fabri-
Mathilde. V. les diverses publications de ce monument, soit dans les Monuments de la monarchie française, soit dans V Atlas d’Alexandre Lenoir; dans Ducarel, et surtout Stothard, qui a le mieux rendu cette tapisserie.
Celui de l’abbé Ingon, retrouvé dans les fouilles de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Y. à ce nom.
Celui de Henri IV, tel qu’il fut trouvé dans les caveaux de l’église Saint -Denis, lors de la violation des lombes de cette abbaye , dans la révolution de 1795. Ce cercueil est gravé avec la vue du caveau où il fut déposé après l’extraction des caveaux de Saint-Denis. Gravure de Châtaignier et Bovinet , d’après un tableau de M. T. de Jolimont.
Cette pièce doit se trouver dans toutes les topographies delà France (article Saint- Denis), dans les séries de l’histoire de France en figures, au Cabinet des estampes, à Paris.
M. Vauzel, peintre, en a aussi donné une vue intérieure dont nous possédons un calque, placé dans notre Topographie de la France (2). Y. l’article Saint-Denis.
M. deCaumont, Cours d'antiquités monumentales, 1 vol. in-8°, 1843 , 6e partie, à la fin, donne divers exemples de cercueils du me ou ive siècle au xvie. Y. aussi les planches de son Atlas, loc. cit.
CÉRÉMONIES CHRÉTIENNES (3). Voir Agapes, Baptême , Béatifications, Bénédictions, Canonisations, Commémoration, Consécrations, Dépositions de martyrs, Dépositions, Exorcisme , Fêtes, Liturgie , Mariages, Processions, Sacrements, Translations