CES
but ordinaire à saint Hubert et à saint Eustache. Y. à ces noms.
CERISES. — Un bouquet de cerises est donné pour attribut à saint Gérard, protecteur de la ville de Monza. V. sa statue placée à l’un des piliers de l’église, à main gauche du chœur; Millin cite cette sculpture dans son Foyage dans le Milanais, t. I, p. 355, note 3, qui y rend compte de ce genre d’attribut.
Des artistes ont donné quelquefois ce fruit pour attribut à la sainte Vierge. Y. ce que dit à ce sujet M. C. Acheri, t. XIX des Annales de philosophie chrétienne , p. 516, 317. Nous ne pouvons indiquer de monuments gravés. Y. au mot Vierge.
CÉSAIRE ( Saint). — Frère de saint Grégoire. Exerçait les fonctions de médecin. V. la grande collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.
Une miniature de manuscrit de la Bibliothèque royale de Paris représente les obsèques de saint Césaire. Du Cange a fait graver cette miniature dans sa Constantinopolis christiana, liber III, p. 77. Saint Grégoire de Nazianze est en tête de la cérémonie funèbre, tenant un encensoir. Le père et la mère des deux saints personnages suivent le corps de leur fils : quatre hommes portent le lit d’or (1) sur lequel repose le défunt.
L’église de Saint-Césaire, à Rome, offre un exemple de VltzicM-nov ou trône épiscopal, qui est d’une grande beauté. Y. les Basiliques de Borne, publiées par Gnapp et Guthenson,l vol. in-folio, texte et planches bien exécutées.
CÉSARÉE. — M. de Forbin, dans V Atlas de son Foyage en Orient, en 1817 et 18, donne, pl. xn, une vue extérieure de la ville en état de ruines. Quelques chapiteaux fragmentés ; dans le fond, une petite porte à ogive, et quelques tours ruinées, peuvent aider à faire comprendre la désolation de cette ville, et quelle fut l’architecture de ses bâtiments (2).
CÉSÈNE. — La bibliothèque de la ville de ce nom, en Italie, est un monument remarquable, dont l’architecture peut dater du xve siècle; on en trouve une vue intérieure, avec la disposition des livres, dans l’ouvrage du révérend père Muccioli, Memo-
(i) Il parait queDuCange n’a fait graver la miniature en question ( tirée du manuscrit coté Codex CIV) que pour donner une idée de ces sortes de lits qui se conservaient dans la partie de la basilique nommée scevo philacium, espèce de diaconie où se déposait le mobilier le plus précieux de l’église.
rie sto riche di Rimini , etc., dans celui de Gaelano Battiglioni, sur cette ville, et dans le Traité des monnaies de Rimini, par l’abbé Zanetti. On y voit les livres attachés par des chaînes à des pupitres.
CHABANNES (Antoine de). — Comte de Dammartin, grand maître d’hôtel de France. La tombe de ce seigneur est citée dans le 2e volume du Bulletin archéologique des arts et monuments, p. 50, comme placé au chœur de l’église de Dammartin. Il y est représenté couché , tenant un livre : à ses pieds est un oiseau. Nous ignorons si ce monument est publié; il doit s’en trouver un dessin au Comité des arts , etc.
CHABOT. — Magnifique statue de l’amiral de ce nom, couché sur son tombeau, et couvert d’une riche armure ; sculpture en albâtre, de Jean Cousin, et provenant de l’église des Célestins, de Paris. On la trouve gravée dans la Storia délia scultura , par Cicognara, t. Il, pl. lxxxu; et dans l’ Atlas du Musée des monuments français, par M. Alex. Lenoir, pl. cclxxiv; ou dans le 8e volume du Musée ( Aperçu historique, etc.), même planche, p. 59; ou encore, t. III, pl. c, n° 98. Au-dessous de la figure de l’amiral se voit la figure couchée de son serviteur, qu’il fit sculpter ainsi pour honorer sa fidélité pour son maître (5).
Le mausolée est donné en entier par Biet, pl. xxxii de son ouvrage, Souvenirs du Musée des monuments français, in-folioi Pour les détails, Y. le texte, p. 32. Il remarque que l’amiral tient dans sa main le sifflet avec lequel il commandait la manœuvre de ses vaisseaux. Au bas sont deux figures de saint Paul et de Melchisédec, fragment d’une sculpture de Germain Pilon. La statue de l’amiral offre un des plus beaux modèles d’armure et de casaque militaire que nous puissions citer. Le casque, les gantelets, l’épée, tout est remarquable; la tête est dans le style de Michel Ange, la statue est passée au Musée du Louvre.
CHAIERES. — V. Cathedra , Chaises.
CHAINES. — Ce mot figure sous diverses acceptions dans les recueils de monuments de la liturgie et des arts.
La chaîne des Pères. V. Catena Patrum.
Chaînes de saint Pierre. Y. à ce nom.
(2) Page 387, M. de Forbin résume en peu de mots tout ce qui intéresse cette ville, qui fut illustrée par beaucoup de martyrs.
(3) M. Alex. Lenoir, p. 55 de son 3e volume, dit que celle ligure est celle de la Fortune, qui, par sa pose, exprime le renversement de celle de l’amiral.
CH A
GHA
Chaînes dites de saint Denis. V. Saint- Denis de la Charte, à Paris.
Chaînes d’or ou d’argent, sur certaines armoiries (1). En or, parmi les armes de Pierre de Navarre, sur son tombeau, aux Chartreux de Paris, Millin, Antiquités nationales, t. Y, art. 52, pl. v, n° 3.
Voir le mot Chaînes dans divers traités tels que les Armoiries et blasons, Paillot, le Trésor de la vraie science des armoiries, 1 vol. in-folio; le père Menestrier, et autres résumés dans le Dictionnaire du blason; Encycl. méthod., in-4°, verbo Chaînes.
CHATRCUITIER. — Travaillant de son état. Vitrail du xvie siècle à l’église de Semur, Histoire de la peinture sur verre , du comte de Lasteyrie, in-folio, pl. xlviii.
Voir aussi le mot Boucher.
CHAIRE DE SAINT-PIERRE. — A Rome.