xlii. — De deux meubles sculptés en
ois , Album des arts au moyen âge , lTe et 2e série, pl. xix et xxm.
CHIMIE et CHIMISTES. — Y. les planches de l’ouvrage intitulé : Amphitheatrum sa pientiæ, kabalisticum-divino-magicurn, necnon physico-chimicum , etc., par Henri
Khunrath, in-folio, avec un grand nombre de planches dont une très - curieuse représente l’intérieur d’un cabinet d’alchimiste garni de tous les appareils à l’usage de cette science.
Autre intitulé : Basilica philo sophiœ , de Daniel Mylius, in-4°, rempli de planches également curieuses. Y. aussi aux mots Alchimie, Distillation.
CHINON. — Château de ce nom , habitation favorite du roi Charles VU et d’Agnès Sorel, Monuments français, par Alex, de La Borde, t. Il, pl. clxxviii. Voir aussi les planches de la Description de la France, par La Borde et Guétard,et la Topographie du Cabinet des estampes, à Paris.
CHIPRE (Chevalier de l’ordre de). — Schoonebeek, t. II, planche n° 43.
CHIROGRAPHES. — Fac-similé de diverses Chartres de ce genre des xne et xme siècles : elles sont coupées en ligne droite, en dents de scie, en forme de créneaux , en ligne ondulée. Atlas des archives de Normandie, in-4° oblong; Mémoires de la société des antiquaires , année 1854 , pl. xxvii , nos4 à 5.
CHIROMANCIE. — Traité de celte science occulte par le docteur Artlieb, imprimé à Augsbourg, en 1448, intitulé : Die kunst chiromantia, etc., in-4° de 24 feuilles avec planches sur bois, dont le baron Heinecken donne quelques fac-similé dans son Idée d'une coll. d’estampes, p. 478, 481. Dibdin donne égaleinentquelques fcic-simile des planchesde cet ouvrage dans son Bibliographical Deçà meron, 1. 1, p. 144,148; àla première on voit le docteur offrant son livre à la princesse Anna; à la seconde, on voit un nécromancien consultant les linéaments de la main pour les pronostics. La Bibliothèque royale de Paris en possède un très-bel exemplaire (1).
Voir en outre tous les ouvrages que nous citons aux mots Alchimie, Astrologie.
CHIRURGIE. — Divers procédés de ligatures, connus et pratiqués chez les anciens. Miniatures d’un manuscrit du xr siècle.
D’Agincourt, Peinture, pl. XLvni,n035, 4, 5.
Un roman intitulé : le Chevalier de Torn ou Miroir de la vertu et de l’honneur, imprimé en allemand, en 1519, et renfermant plusieurs sujets singuliers, offre au feuillet Ixxxv une planche sur bois où l’on voit un chirurgien venant de faire l’ouverture
(i) Voir ce que Dibdin en dit dans son 3» volume des Voyages en France, p. 265 et26&.
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du cadavre d’une femme couchée sur une table. Deux autres personnages assistent à cette opération.
Ce livre imprimé à Francfort, chez Knolb, est désigné comme très-rare. V. le Catalogue de Panser.
La Grande chirurgie de Chauliac, ouvrage du xvr siècle, avec des planches curieuses; on y trouve la forme primitive des lancettes. Ce livre est cité par M. Monteil, États des Français du xme au xvie siècle, t. IV, aux notes.
Les planches des diverses éditions de Galien, célèbre médecin qui vivait sous Adrien et Marc-Aurèle, dont la plus ancienne connue paraît être celle publiée par les Aides, en 1525, en 5 vol. in-folio. Celles de l’édition de 1561, publiée par Froben, sont généralement bien exécutées et montent à plus de 200. En tête des commentaires de Galien sur Hippocrate est une vignette représentant un intérieur de salle de chirurgie où se font quelques opérations sur l’œil, la mâchoire , la jambe , les côtes. V. la p. 395 du 7e livre, édition latine.
Les œuvres d’André Vésale, in-folio, imrimées en 1555, renferment aussi de fort elles planches sur bois, dont quelques-unes paraissent copiées d’après l’ouvrage ci-dessus, mais beaucoup plus grandes. Entête du volume est une belle planche servant de frontispice, où l’on voit Vésale dans son amphithéâtre, faisant une démonstration sur un cadavre, qui suivant les éditions, est tantôt celui d’une femme, tantôt celui d’un homme ; la variété des figures et la manière dont elles sonttraitées font de cette planche une belle composition, l’on pourrait presque dire un grand tableau. L’ouvrage est dédié à l’empereur Charles-Quint, et est intitulé : de humani generis Fabrica, etc.
Chirurgia.... de Vido Vidius, célèbre médecin de la ville de Florence, 1 vol. in-folio, 1545. Les planches au nombre de 200 et plus, gravées par Léonard Gauthier, offrent tous les appareils et tous les genres d’opérations pratiquées à cette époque.
Opéra chirurgica.... d’Ambroise Paré, in-folio, 1582, qui outre divers genres d’opérations et d’appareils pour les blessures , fractuçes, vices de conformation, est enrichi d’un choix d’outils de chirurgie, gravés sur bois avec une élégance remarquable. On y voit parmi les mécaniques une main artificielle, folio 656; un bras mécanique , folio 657 ; une jambe, folio 658 ; une béquille pouvant servir de siège, folio 659.
Parmi les outils, nous désignerons plus
spécialement ceux des p. 378, 470, 478, 479, 491 . — Des ligatures, folio 429 et suiv.
Opéra omnia Andrew Laurent ii archiatri, petit in-4° ; en tête de cet ouvrage est un frontispice très-bien gravé par Léonard Galter ou Gauthier, représentant le chirurgien nommé ci-dessus, faisant l’ouverture d’un cadavre devant une grande assemblée; à côté du professeur est un homme qui tient une boite dans laquelle sont placés divers instruments de chirurgie.
Catoplrum microscomicum, etc., ou miroir microscopique du corps, où l’on fait voir par un procédé ingénieux tous les détails du corps humain , depuis la peau jusqu’aux veines profondes, en levant des planches superposées, in-folio maximo, par J. Rémélius, médecin. Cet ouvrage est d’autant plus remarquable que chaque partie du corps est accompagnée d’une sentence morale ou philosophique qui indique l’abus que l’on peut faire de chacun des organes.
CHIRURGIEN ou RARBIER. — Figure et costume d’un chirurgien. Miniature du manuscrit des Leges palatinœ publié par les Bollandistes, Acta sanctorum, mois de juin, t. II, planche de la p. 27; il est occupé à faire une saigné sur le dos de la main, ainsi qu’il se pratiquait communément autrefois (ce manuscrit est du xme siècle environ).
La figure des chirurgiens Laurent et Vésale au milieu de leur amphithéâtre. V. au mot Chirurgie.
Deux figures de chirurgiens , sculpture sur bois des stalles de la cathédrale de Rouen, par Langlois, 1 vol. in-8°, pi. v, n° 31 ; pl. x, n° 60. V. Stalles.
U Art du chirurgien, en allemand, in-fol., avec gravures sur bois; Strasbourg, 1397 et 1497, par Brunzwig de Strasbourg, ouvrage très-rare.
— Faisant une opération à l’oreille d’un homme. Jolie pièce signée G. Willemin, exécutée dans le style de Lucas de Leyde. Voir son œuvre.
CHIULE. — Sorte de navire dont se servaient les anciens Normands ; on en voit des représentations dans les miniatures reroduites dans Y Angleterre ancienne de trutt, édition anglaise et française, voir la pl. xi, fig. 1, et dans Y Angleterre pittor. du baron Roujoux, t.. 1, p. 43.
CHLAMYDE (l),ou manteau militaire des anciens Macédoniens, qui a passé aux Romains, puis aux Francs, ainsi que le prou-
(i) Ce mot a été oublié par Millin dans son Dictionnaire des beuux-aris en 3 vol. in-8*.
vent une foule de monuments, tels que les sceaux des rois de la première race, les monnaies byzantines des empereurs d’Orien t , des princes français établis en Orient, tels que Baudouin et Tancrède. V. ces noms.
Willemin en donne quelques exemples d’après d’anciennes miniatures, Monuments inédits , t. 1, pl. ni, vi, vu, xvii, xix, xxvi, xxviii, xl, d’après des sculptures, ib. , pl. lxvi (1); et au mot Francs plusieurs des monnaies publiées par Du Cange dans ses Familiœ byzantines , sont aussi à consulter.
CHOEUR (2) DES ÉGLISES. — D’Agincourt, Histoire de l’art ( Architecture ), donne un tableau comparatif et chronologique de la disposition du chœur d*e diverses églises depuis l’époque la plus reculée jusque vers le xvr siècle.
1° Ceux des oratoires ou chapelles des catacombes, pl. xm et xiv.
2° Ceux de quelques églises d’Italie, du ixe au xie siècle, pl. xxv.
3° Ceux des églises d’Orient, pl. xxvii.
4° Ceux des églises d’Occident en Italie, vers le xir siècle, pl. xxviii.
5° Deux de plusieurs églises gothiques à diverses époques, pl. xxxvi, et enfin la réunion et la comparaison qu’il en fait sur la pl. lxxiii qui complète tout le système de ce genre de disposition du chœur des églises (3).
Le duc Serra di Falco a aussi donné un tableau comparatif des églises d’Orient et d’Occident à la suite de la Description de l’église de Montreal , 1 vol. in-folio.
Parmi les plus beaux chœurs que l’on puisse citer sous le point de vue de la décoration architecturale, nous indiquerons ceux des églises d’Amiens, d’Alby,de Saint-Denis, Beauvais, de Deuil près Paris; de Saint-Janvier, à Naples; de l’église cathédrale de Milan,qui offre la particularité de deux orgues à l’entrée du chœur; celui de Saint-Pierre de Rome, de Saint-Jean de Latran, de Sainl-
(1) M. Willemin cite cette figure comme un exemple de l'usage que les Francs avaient de porter ce vêtement sur les deux épaules, et M. Pottier, p. 44 de son texte, exprime son étonnement à ce sujet, attendu, ditil, que suivant tous les monuments, il est au contraire constant que les Francs portaient la chlamyde agrafée sur lépaule droite à la manière des Romains et des Grecs du Bas-Empire, et que ce n’est guère que vers le xme siècle que l’on commence à voir des ligures qui portent ce manteau comme l’indique la planche de Willemin.
(2) D’après les plans des anciennes basiliques, nous voyons que cette partie des églises n’a pas toujours été ce que nous nommons I e chœur, ni soumise à l’usage rigoureux que lui assignent les liturgistes. V. au mot Basiliques les plans que nous y indiquons. Balissier résume assez clairement cette question , Éléments d’urchéoloqie, etc., in-18, p. 349, 355, et ce qu’en dit