‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 134 sur 627 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

Du xïv* au XVe siècle, ceux de la cathédrale de Vienne, en Autriche, de Burgos, de Bayeux , Caudebec , Évreux , Saint-Jean , à Caen, Notre-Dame de Rouen.

Voir encore aux noms Barcelonne, Bonn, Freybert , Fribourg , Glascow , Listfielo , Mayence, Nuremberg, Saint- Porchaire , Saint-Saturnin, Tann, et dans 1 "Histoire de Varchitecture de Hope, pl. lxii, lxiii.

CLOCHES. — Une des plus anciennes formes que nous puissions citer de cet instrument, est celle publiée par Strutt dans son slngleterre ancienne, édition anglaise ou française, pl. xx; elle est percée de trois trous au sommet, du moins sur le côté apparent, peut-être en a-t-elle autant sur l’autre, ce que nous ignorons.

Cloche Scandinave de forme carrée et portant sur quatre pieds. On voit sur une des faces une main divine bénissant ; au-dessous est un Christ en croix portant une couronne royale à fleurons. Cette curieuse cloche est publiée dans le 4e volume de YArcheologia scotica ou Transactions ofthe Society of Antiquaries of Scotlandi a, in-4°, pl. ix, intitulée : Ecclesiastical Bell. V. la p. 119 du texte, n° T.

Une inscription de 1250, gravée sur une pierre de fondation, publiée dans le 1er volume de l’ouvrage intitulé : Antiquités de Marseille, par Ruffy, offre la vue d’une petite église avec son clocher et des cloches; dans le 2e volume du moisde juin des Acta sanctorum des Bollandistes, p. 25 et 28, on trouve diverses représentations d’instruments servant de cloches pour les cérémonies de la liturgie dans l’Église grecque au moyen âge (3).

Voir aussi au mot Carillons.

Cérémonies en usage pour la bénédiction des cloches. V. les planches du Pontificale romanum, édition de Rome et de Paris, infolio, 1564, pars 2% p. 189, 1S8, 199.

CLOCHETONS. — Sur l’introduction de

eus, Ferrarius, Mayer dans son Musœum ministr. ecclesiæ • Tbiers, Sarnelli et tous les auteurs cités par Fabricius dans sa Bibliolheca antiquaria, p. 529, et aussi Kircher, Musurgia universalis , 2 vol. in-folio. Il y a cinq manières de cloches, dit Guill. Durand dans son Rutionale divin, officior., chapitre des Cloches, à savoir : esqueltes, timbre , noies, noleties et cloches , la cloche sonne à l’église, l’esquelle au réfectoir, le timbre au cloître, la noie au chœur, la nolette à l’horloge Paulin Paris, manuscrits français, t. II, p. 66, citant Golein, traducteur de Durand, manuscrit avec miniatures, n° 6840; on y apprend que c’est au roi Charles V que l’on doit d’avoir le premier réglé la sonnerie en France, ib., p. 65. On y trouve une légende curieuse, p. 67, sur l'origine de l 'angélus qui se sonne trois fois par jour.

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ce genre d’ornement dans l’architecture gothique, voir le Cours d’antiquités monumentales de M. de Caumont, i vol. in-8°, 4e partie , Architecture religieuse , p. 154, 179, 261, 288, 299 et les planches de Y Atlas qui s’y rattachent. V. aussi dans les Instructions du comité des arts et monuments, architecture religieuse, 2e série, p. 16, 45, 46, 64, 65, 99, 103. L’église de Milan, le tombeau des Scaliger, l’église de Reims, Notre-Dame-de-l’Épine, etc., peuvent servir d’exemples pour l’emploi de cet ornement.

CLOCHETTES servant d’instrument de musique. — Un beau chapiteau à bas-relief provenant de l’abbaye de Boscherville, xie ou xne siècle, en offre des exemples.

Voir Boscherville, Carillons.

Voir aussi les planches du traité de Cantu et musica sacra de Martin Gerbert, 2 vol. in-4°, et Wiïïemin, Monuments français, 1. 1, pl. lii et le texte qui s’y rattache, et au mot Étoile d’or.

CLODOMÏR. — Statue prétendue de ce prince au portail de l’église Saint-Germaindes-Prés(l). Histoire de cette église , par dom Bouillard, 1 vol. in-folio, planche de la p. 508.

Dans la suite des Costumes français , par Maillot et Martin, atlas du 5e vol. pl. i, première figure. Monarchie française de Montfaucon, t. I, pl. vii et la p. 54 du texte.

CLOITRES (2). — Pour éviter des erreurs en les classant dans l’ordre chronologique de leur construction, nous avons pensé bien faire en adoptant l’ordre alphabétique du lieu, de la ville, de l’église ou du nom du saint dont ils portent la désignation. Parmi tous ceux qui existaient autrefois en Allemagne, en Angleterre, en Écosse, en France, en Italie, etc., nous citerons les suivants comme remarquables.

Celui de la cathédrale d’Aix, monument du xive au xve siècle. Moyen âge monumental, pl. xcvm ; détails, ib., pl. lx. C’est à tort si cette planche porte cloître d’Arles.

Vue intérieure du môme cloître. Porte-

(1) L’abbé Lebeuf prétend que toutes ces figures de rois et reines qui ornaient les portails de nos églises ne sont que des figures de prophètes et des personnages de l’Ancien Testament.

(2) Sur l’usage, la destination et la forme variée des cloîtres des monastères, voir les Éléments d’archéologie nationale deBatissier, in-12, 1848, p. 534.

(3) Lorsqu’un cloître ne peut plus avoir de destination claustrale par force majeure ou par cas fortuit, c’est une très-heureuse idée que de transformer en musées publics ceux qui, sans celte mesure conservatrice, seraient sans doute détruits ou convertis en usine, en prison, etc. Rien n’est plus imposant, sui-

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feuille, etc., comte de Forbin, in-4% chez Challamel, à Paris.

Celui de la cathédrale Saint-Ambroise de Milan. Laluada, Description de Milan, t. IV, planche de la p. 511, en donne une vue.

Celui de l’église d’Arles, mélange de roman et de byzantin. V. Arles.

Celui de l’ancien couvent des Auguslins, à Toulouse, converti en musée (3). Taylor et de Cailleux, Voyages pittor. en France ( Languedoc ), pl. xvh , xviii , xix, xxx, xxxiii, etc.

Celui du couvent des Petits-Augustins de Paris, converti en musée par les soins d’Al. Lenoir. V. aux mots Augustins et Musées.

Celui de la cathédrale de Bâle, servant autrefois de cimetière, mélange d’architecture romane, gothique et de renaissance.

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