‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 171 sur 627 · V. à ce nom · texte numérisé non relu

V. à ce nom

les auteurs qu’il cite dans les notes. Essai sur les cours d'amour, par le baron Ferdinand de Roisin, in-8°; Lille, 1842, déposé à la bibliothèque du comité des arts et monuments ; Noblesse et chevalerie de Flandre, d’Artois, etc., par F. Roger et Dulhois, in -8° Amiens, iS43, § L.

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— D’hôtel de ville. V. à ce mot.

COURTENAY. — Seigneur de ce nom, repriser) té à cheval, figure d u xi ve siècle, Trésor de la couronne de France, t. Il, pl. clxxv, d’après celle donnée par Montfaucon dans sa Monarchie française , 1. 111, pl. lvii,ii°3.

Pierre de Courtenay, seigneur français, empereur de Constantinople, recevant la communion des mains du pape. Y. Honoré ÜI.

Adélaïde de Courtenay, figure de cette princesse dans l’histoire de la famille de ce nom, par du Bouchet, J vol. in-folio.

Monnaies de cette famille. Y. de Sauley. Classement des monn. byzantines, in-4°, planche xxxi, nos 2, 3, 4.

COURTINES. — Espèce de rideaux. Y. au mot Chambres, Lits.

Dites rollées, Album du Sommerard , pl. xxix, lre série, xve siècle.

COURTINES, portions de remparts. — Du château de Beaucaire et autres. Instructions du comité des arts et monuments (Architecturemilitaire) , in -4°; Paris, 1843, planches des p. 46 et suiv.

Et tous les livres que nous citons aux mots Art militaire , Architecture militaire, Forteresses, Remparts, etc.

COURTRAY. — Hôtel de ville de Courtray, pl. i du magnifique ouvrage intitulé : Picturesque sketches in Belgium and Germany, par L. Haghe, texte en anglais, in -4°; Lond., 1840. On y voit une cheminée dont les sculptures , du xve siècle, sont une véritable broderie. Y. la Topographie de la France au Cabinet des estampes à Paris.

COUSSINS. — D’un beau travail, placé sous la tête d’une statue de Gaston de Foix couché sur sa tombe. YVillemin, Monuments inédits, pl. cciv.

— Sous les pieds des empereurs et des impératrices d’Orient. V. à ces deux mots et à SUPPEDANEUM.

COUSTE. — Dit aussi couvertoire ou couverture de lit. Y. au mot Lits.

(1) L’aînéde cette famille fut fondateur de la cathédrale en question vers le xie siècle. M. de Caumont dorme des détails très-étendus sur cette église dans la 4 partie de son Cours d,' antiquités monumentales , p’ 2i8 et suiv. Y. aussi le Mémoire inséré au 1er volume des Mémoires de la société des antiquaires de Normandie.

(2) Dibdin dans le 3e volume de ses Voyages en France, p. 214, 215, 216, 2 1 7 à 233, donne des détails intéressants sur une suite de dessins de cette église

COUTANCES. — La cathédrale est publiée par Alex, de La Borde, Description des principaux monuments de la France , t. II,

pl. CLXXVI.

Dans l’ Album de Vart au moyen âge, par M. du Sommerard , pl. n du chap. IV, 10e série.

Une des galeries extérieures de cette église se nomme la galerie de Tancrède, à cause des statues des seigneurs de ce nom qui faisaient l’ornement de ce lieu avant les destructions de 89 (1).

Toutes les vues de cette église, réunies dans la Topographie de la France , Cabinet des estampes, à Paris (2), et dans notre Collection déjà souvent citée.

COUTEAUX. — De table, de chasse et autres.

— Eucharistique (5), gravé dans les

Opuscoli d’Allegranza, 1 vol. in-4°, pl. m. Sur le manche sont gravés les 12 mois de l’année. Ce monument paraît être du xr ou xiie siècle.

— De l’écuyer tranchant de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, Willemin, Monuments inédits du xive siècle, t. II, pl. clxxix (4). Autre du Musée du Sommerard , .Atlas des arts au moyen âge , pl. i, chap. XV, et pl. i des chap. XX à XXV.

Autre du xvie siècle, Album , pl. xxi de la 4e série.

— Du xvie siècle, Willemin, Monuments français inédits, t. II, pl. cclxxxiv.

Autre, même ouvrage, pl. cclxxxix (5).

Autre portant gravé sur la lame le Bénédicité, avec le plain-chant, même siècle. Ce couteau qui appartient au Musée du Louvre est gravé dans le 9e volume du Magasin pittoresque, p. 312.

COUVENTS. — Les miniatures du Ménologe des Grecs offrent plusieurs scènes prises dans l’intérieur de couvents grecs (6J.

Voir l’ouvrage en question, édition grécolatine du'Vatican, p. 3, 8, 58, 40, 56, 69, 75, 76, 92, 98. Celle de la p. 102, dont les détails sont curieux, p. 108, 120, 125, 141. Ici la forme du cloître est bien déterminée.

Vue du couvent des Studites où arrivé saint Théodore, ib., pi 181.

déposés aux manuscrits de la Bibliothèque royale de Paris.

(3) N’ayant trouvé aucun autre monument de ce genre, et ne connaissant aucun ouvrage où il en soit question, nous renvoyons aq texte du traité d’Allegranza

(4) Le texte de M.Tollier, même volume, p. 18, est rempli de détails curieux sur les usages de l’époque.

(5) Même ouvrage, p. 63

(6) Sur la vie intérieure des couvents, voir au mot Monastères tous les documents qui y sont réunis.

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Autres non désignés, mais d’un bel aspect, p.194, 198, 205.

Sujets tirés de la vie cénobitique; on y voit des consécrations de biens ou de personnes, prises d’habits, etc. Willemin, Monuments français inédits, t. I, pl. cxliii.

D’Agincourt donne aussi plusieurs sujets de ce genre que nous avons signalés aux mots Abbés , Bénédictions, Consécrations.

Suite de vitraux de l’église des Feuillants de Paris, offrant divers sujets de la vie intérieure du cloître ou couvent de cet ordre, Millin , Antiquités nationales, t. I , art. V, pl. vi à xi, et l’explication , p. 46 à 74.

Voir encore tous les monuments que nous citons aux mots Abbaves, Augustins, Carmes, Célestins, Chartreux, Monastères, Réfectoires, Salles capitulaires, etc.

COUVERCLES. — De coffrets, de coffres, de coupes ou toute espèce de vases de ce genre, de ciboires, de sarcophages, urnes.

— D’un cercueil chrétien, assez remarquable. V. au mot Luc.

— D’une urne sépulcrale avec bas-reliefs représentant Abraham, Daniel, Jonas, etc. D’Agincourt, Sculpture , pl. v, n° 10.

— Des fonts de baptême de l’église Saint- Marc, à Venise. V. Fonts de baptême, Saint- Iarc de Venise.

— Très-curieux d’une corne ou olifant, dont nous donnons l’indication au mot Cornes. V. celle dite cornu Oldenburgicum.

Très-beaux couvercles de deux coupes en émail, par Jacques Courtois de Limoges, sur lesquels l’artiste a représenté sur l’un le paradis, la création d’Adam., etc.; sur l’autre, le péché du premier homme, sa punition et sa pénitence. Atlas des arts au moyen \âge , de M. du Sommerard , pl. m du . chap. IX.

— D’un coffret à huit pans, orné de sculptures en ivoire, représentant des anges et divers sujets historiques et chevaleresques. Atlas des arts an moyen âge , planche unique du chap. XXI.

— D’un beau coffre sculpté en ivoire, Album du Sommerard, lre série, pl. xn.

Autre ib., pl. x de la 7e série , et dans V Atlas, pl. m du chap. IX.

(1) Y. les détails donnés par Pottier sur les planches de Willemin, t. II, p. 26, 27.

(2) Dibdin, i. III, Voyages en France, p. 151, cite comme un exemple remarquable de ce genre d’ameublement la couverture du lit sur lequel meurt sainte Lucie. V. la splendide miniature du bréviaire dit de Bedford Bibliothèque royale de Paris, aux manuscrits, i vol. in-4°, vers le milieu du livre.

(3) Les auteurs dans lesquels on peut trouver des documents sur cette invention sont résumés d’une manière savante par d’Agincourt, Histoire de l’art, t. YI, p. 107. Il pense que le grec Phillatio est l’in-

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— D’un beau calice ou peut-être d’un saint ciboire du xvie siècle. Atlas, pl. m du chap. XIV.

COUVERTOIRES (1), ou

COUVERTURES de lits (2). — V. à Lits et à Gouttières, Courtines, etc.

COUVERTURES delivres (5). — Ciampini, Vetera Monumenta , l. I, pl. xxxvii, donne, d’après Guy Poncirole ( Historia orientales et occidentalis) , un ou deux exemples de volumes avec reliure, qui, du reste , n’ont rien de remarquable.

Parmi les plus anciens monuments de couvertures de livres avec ornements sculptés, nous citerons celle d’un évangéliaire de la cathédrale de Monza , ouvrage du v* ou vie siècle , formée de deux plaques en or, avec des sculptures entremêlées de camées’ publiée dans les Memorie di Monza, par Frisi, t. III, pl. xiv. V. Transfiguration.

Autre du même siècle ou environ, publiée dans le même ouvrage, et décrit par Millin, Voyages dans le Milanais, t. I, p. 575.

— D’un épistolierdu viii* siècle ou environ, à l’église de Novare, et décrite parle même auleur dans son Voyage en Piémont t. II, p. 575.

— De l’évangéliaire trouvé dans le tombeau de Charlemagne à Aix-la-Chapelle, reproduite sous le nu 17 de la planche publiée dans le 5e volume des Délices des Pays- Bas, article Aix-la-Chapelle.

— D’un codex S1 2 3 Eduvi , vers le xf siècle, gravée en tête d’un livre intitulé : Dissertatio sœcularis de re litteraria cœnobii Sancti Michaelis luneburgensis, par le père J. Lud. Lev. Gebhard , in-4°, 1755, V. le n° 15, On y voit une ligure de Jésus- Christ assis dans un grand nimbe.

Autre des plus remarquables, d’un texte d’évangéligire donné par la sœur de Charlemagne, l’abbesse Adda, au cou vent de Saint- Maximin de Trêves. On y a représenté en peinture la donatrice Ada , tête magnifique coiffée d’un voile; Charlemagne couronné de lauriers, et ses trois fils. Au-dessous deux grands aigles. Le tout dans un riche’

venteur des premières reliures. Gori, dans son Traité des diptyques, donne de curieux détails sur les divers procédés employés par les anciens pour couvrir les livres; il pense que beaucoup de ces couvertures étaient primitivement des diptyques, et Marlorelli en cite plusieurs preuves p. 281 de son ouvrage intitulé- Theca regia Culamaria, p. 229, 245, t 1, lib. de Forma libror. lalinorum. M. l’abbé Cahier nous apprend que le savant Cassiodore avait dessiné lui-même plusieurs spécimens de reliures, etc. Annales de philosophie chrétienne, t. XIX, p. 321. Y. aussi les détails donnés au mot Livres.

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encadrement orné de pierreries et d’ornements arabesques. En bas est écrit: Adultes gemma qaœ effigiem Adœ ancillœ Christi et sororis Caroli Magni cum tribus ejus ut videtur filiis reprœsentat. Cette couverture est très-bien gravée dans le Voyage littéraire de deux bénédictins , intitulé : Second voyage littéraire , p. 290.

Voir au nom Ada divers autres détails.

— D’un autre évangéliaire manuscrit du ixe siècle ou environ, appartenant à la Bibliothèque royale, n° 99. Sur l’un des côtés sont représentés plusieurs sujets de la vie de Jésus-Christ, entourant une grande figure de saint Mathieu. Au bas est figurée l’Entrée à Jérusalem, la Samaritaine, Lazare sortant du tombeau, enveloppé de bandelettes à la manière des momies d’Égypte.

Sur l’autre côté, une figure de la sainte Vierge assise, tenant l’enfant Jésus; autour de la figure principale, divers traits de la vie de la sainte Vierge. Toutes ces sculptures rappellent celles des sarcophages des catacombes des premiers siècles. Les sculptures de celte magnifique couverture sont gravées dans le Trésor de numismatique , volume intitulé : Bas-reliefs et ornements , 10e série, 2e classe, 2e partie, pi. ix, x, xi.

M. Ch. Lenormant, à qui l’on doit la description de cette sculpture, entre dans les plus grands détails à ce sujet (1).

Autre couverture, ivoire byzantin représentant saint Démétrius. Collection de M. le comte de Bastard, publiée dans le Trésor de numismatique , même classe et même série ,

pi. XXXVIf.

Autre du xnc* siècle environ, représentant l’Ascension de Jésus-Christ; aux quatre coins, les évangélistes en médaillons; une bordure en feuilles de chardons encadre le volume. Publiée dans l’ouvrage de Gerbert, Fétus liturgia allemanica.

Le trésor de l’église de Milan possède une couverture composée de 5 morceaux d’ivoire, dites les Tablettes de Milan, représentant plusieurs sujets de la vie de Jésus- Christ; divers symboles chrétiens, des sujets de la sainte famille dont Millin donne une ample description dans le 1er volume des Voyages dans le Milanais, p. 62, et les gravures qu’il indique de ce monument.

(i) Dibdin qui parle de cette reliure, p. itodu 3e volume de ses Voyages en Franre, désigne le manuscrit sous le litre de Liber generaiionis Jesu Chrisii, etc.; il pense que la couverture pourrait bien être aussi ancienne que le manuscrit. Après le célèbre Codex Cia zomontanus, c’est le plus ancien manuscrit. d,e la Bibliothèque royale de Paris*; il renferme l'Evangile saint Matthieu qui commence par ces mots : Liber qenerationis IHS. XTS; mais ce titre que lui donne Dibdin est erroné, car i! n'y a pas de manuscrits com-

Cette couverture est sans doute la même que celle publiée par le docteur Gaetauo Bugali dans les Memorie di santo Celso , p. 245, et par le comte Giulini, Memorie di Milano, t. III, p. 410, et par Gori, Thésaurus diptychorum, t. III, p. 258, pi. xxxi et

Magnifique couverture de VEvangelistarium donné par l’archevêque Aripert à l’église de Milan vers lexie siècle, représentant la Passion de Jésus-Christ, exécutée en mosaïque et pierres précieuses, avec de l’or et de l’argent mélangés. Ce curieux monument appartient au trésor de la cathédrale de Milan , et se trouve décrit par M. Millin, Voyages dans le Milanais, t. I, p. 64; et par Giulini, qui en donne une gravure dans ses Memorie, t. III, p. 410.

Celle du Sacramentaire de Metz, dontles importantes sculptures en ivoire représentent diverses actions de la liturgie (2).

Les petits bas-reliefs qui composent cette sculpture sont publiés dans le Trésor de numismatique. Y. au mot Sacramentaire de Metz les détails que nous en donnons d’après le texte de M. Ch. Lenormant. Ce monument paraît dater du xe ou du xie siècle.

— De l’évangéliaire de Charles le Chauve, dont le manuscrit appartient à la Bibliothèque royale de Paris. Dibdin , t. III , p. 129 de ses Voyages en France, en donne une description assez détaillée ; cette sculpture est du xe ou xie siècle.

— Du psautier de Charles le Chauve, même époque et même bibliothèque. On y voit .des hommes et divers animaux. V. encore Dibdin, même volume, p. 128, et Bibliothèque royale, manuscrit n° 1150.

Ornement d’une couverture de livre du xne siècle environ, publié par d’Agincourt, Histoire de l’art [Peinture), pi. li, n°2.

— De l’évangéliaire de saint EusèBe de Yerceilles en Piémont, sculpture en or et en argent, style byzantin. D’un côté, la figure de Jésus-Christ dans un nimbe ou disque; aux quatre coins les animaux symboliques des évangélistes; sur l’autre la figure de l’évêque Eusèbe, publiée dans le Thésaurus diptychorum de Gori, f. III , p. 22.

Autres moins importantes; mêmesouvrage et vol., p. 128 et 140.

meriçant a.insi à la Bibliothèque royale, c’est tout simplement un évangéliaire commençant parle livre de la Généalogie de Jésus-Christ.

(2) On voit d’après quelques-uns de ces bas-reliefs, dit M. Ch. Lenormant, que l’intention de l’artiste avait été d’établir un parallèle entre les actions de Jésus- Christ et les cérémonies de la messe; mais que n’ayant pu exécuter celle idée jusqu’à la fin de son travail, il a abandonné son premier plan pour ne plus s’occuper que des seules cérémonies de la liturgie.

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Couverture (Tune Bible dite de Souvigny, du xie siècle environ , appartenant à la bibliothèque publique de Moulins, composée de chimères pu oiseaux fantastiques enroulés, et d’un encadrement formé de plantes et fleurs enlacées, dans le style byzantin, d’une pureté et d’une finesse d’exécution remarquables. Elle a été publiée dans l’ouvrage intitulé : V Ancien Bourbonnais , infolio, à Mouiins, Desrosiers, éditeur ; et dans le Trésor de numismatique et de glyptique, vol. intitulé : Recueil général de b as-reliefs, d’ornements, etc., in-folio, pl. lx.

Couverture d’un évangéliaire ou épistolier de l’église Saint-Jean de Besançon, xic siècle, Trésor de numismatique, vol. intitulé : Ornements, bas-reliefs, etc., 2epartie,pl. lii et p. 25 du texte.

Magnifique couverture d’un livre du xiic siècle, formée d’un ancien diptyque représentant la légende de la licorne et de la Vierge. On y voit un ange en chasseur, tétant des chiens en laisse; dans le fond, les emblèmes des vertus de Marie; des inscriptions, des ornements, etc. Très-beau facsimilé de ce livre, dans le 1er volume du Catalogue de la Bibliothèque Leber , à Paris, p. 28, n° 1 54 (maintenant annexée à celle de Rouen). La sculpture paraît être un travail du xive au xve siècle ; l’ange tient une croix.

Autre d’un évangéliaire, en argent doré. Bibliothèque royale de Paris, Trésor de numismatique et de glyptique, pl. lix (vol. des ornements, bas-reliefs, etc., 2e partie).

Couverture d’un évangéliaire de Modène, ouvrage du xr siècle ou environ , avec peintures et sculptures. Millin, Voyage dans le Milanais , t. il , p. 205 ; il n’en indique pas de gravure.

Portion d’une couverture de livre. On y voit une Ascension. Si l’on peut juger du monument par la gravure, il serait d’un siècle de décadence complète. V. au reste la planche qu’en donne Gerbert dans son ouvrage Vêtus liturgia allemanica , in-4°, p. 105, t. Ier, ou à la fin du IIe.

Madame Amable Tastu a publié dans un livre intitulé : des Anâelys au Havre, illustrations de Normandie, vol. in-12, Paris, 1843, chez Le Huby,la couverture d’un missel du ixe ou xe siècle environ, qui a

(1) Il faut que cette couverture fût déjà bien ancienne, dit Millin, t. II, p. 348, note 2, Voyages dans le Piémont, puisqu’elle était déjà endommagée ou dégradée à l’époque de l’hérésie de Béranger.

(2) Cette variété de numéros est des plus fâcheuses et suriout nuisible aux recherches de I élude ou de la curiosité. Messieurs les conservateurs des monuments devraient éviter cet inconvénient.

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servi aux cérémonies du couronnement des rois anglo-saxons.

Autre d’un Évangile manuscrit de saint Mathieu, qui date du ixe ou xe siècle (1), et publiée par Bianchini dans ses Vindiciœ canon, scripturarum , ou dans YEvangeliarium quadruplex, in-folio, pars 2a, t. il. Gori la donne aussi dans son Thésaurus diptychorum, t. III, p. 22.

Trois belles couvertures de livres du xie au xme siècle, publiées par M. du Sommera rd , Album, 2e série, pl. xxxiv; 5e série, pl. xxii ; 10e série ,1 pl. xxiv.

Magnifique couverture d’un évangéliaire dit de saint Louis ou de la Sainte-Chapelle. Bibliothèque royale de Paris, manuscrits n° 56, suivant Dibdin, Voyages en France, t. III, p. T 42 etn° 665, d’après un nouveau classement (2). On y voit Jésus-Christ sortant du tombeau accompagné de deux anges et tenant une croix; au-dessous, près du tombeau, trois soldats endormis , costume militaire du xnr siècle; sur les côtés formant l’encadrement en renfoncements , sont gravées en creux une suite de petites figures d’anges et de saints d’une grande finesse d’exécution. La bordure qui termine cette reliure est formée de fleurs et de fruits entrelacés dont l’exécution annonce une époque bien plus moderne que le reste.

Willemin , qui avait remarqué cette belle couverture, n’en donne que les trois figures de soldats dans ses Monuments inédits (5), pl. cxliii. Espérons qu’elle sera un jour donnée d’une manière plus complète. Nous devons ajouter que le revers de cette couverture représentait un Calvaire. Nous ignorons à quelle époque il a été détruit.

Celle portant le numéro 646 des manuscrits du même dépôt , est également remarquable. Le milieu se compose d’ornements enlacés dans le style byzantin, et qu’il serait impossible d’expliquer; c’est un véritable chef-d’œuvre de sculpture en ivoire. L’encadrement est orné d’une suite de médaillonsreprésentantdes lêtesdesaints personnages, d’apôtres, d’évangélistes, de pères de l’Église, etc. Cette couverture devait être exécutée par le procédé Colas dans le Trésor de numismatique , vol. intitulé : Ornements et bas-reliefs , etc., in-folio , nous ignorons pourquoi elle ne s’y trouve pas.

(3) Morand dans son Histoire de la Sainte-Chapelle , p. 49, parle assez lestement de ce précieux monument. On y lit avec étonnement ces mots qui font si peu d honneur à son goût : Cette couverture est de vois recouvert d’ une plaque d' argent doré , etc. De pareilles descriptions font hausser les épaules de pitié, du reste Morand ne parait pas comprendre l'importance ou l’intérêt que comportent les monuments du moyenâge.

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Couverture d’un évangéliaire, manuscrit du xme siècle. On y voit les quatre fleuves du paradis, l’agneau crucifère , et une inscription; du Sommerard, Album des arts au moyen âge , pl. xxv, 9e série.

Celle d’un évangéliaire , manuscrit de la Bibliothèque royale, n° 543 ; on y voit Jésus- Christ assis au milieu d’un nimbe ou auréole déformé ovoïde ou ogivale. Aux quatre coins sont placés les quatre évangélistes assis, dont les draperies sont d’un style remarquable (4). Cette sculpture, qui semble appartenir au xve siècle, a été oubliée dans le Trésor de numismatique et de glyptique, où elle méritait cependant de figurer.

Très-belle couverture d’un livre d’Heures , ou Plenarium , xive siècle, ornée de six figures en pied et de huit médaillons de la vie de Jésus-Christ. V. la pl. xm et p. 36 de l’ouvrage de Gérard Molanus , intitulé : Zip sono g raphia sive Thésaurus reliquiaram electoris Brunswicen. Luneburgensis , in-4°, à la suite de celui de Jungius, de Reliquiis.

Autre du xme au xive siècle, en vermeil, sur laquelle est représenté saint Biaise , évêque, avec le duc Othon de Brandebourg, etc. , sainte Agnès sa fille , et les armoiries de cette famille, pl. xiv, p. 40 du même ouvrage.

Autre formée par un beau diptyque en ivoire, représentant un sujet mystique de la Vierge placée dans un jardin et saluée par un ange. Publiée dans le 1er volume du Catalogue de la Bibliothèque Leber, n° 154. V. la description de cette couverture, qui est du xve siècle , dans le catalogue de vente de M. de Chalabre, par M. Merlin, n° 114.

Autre d’un évangéliaire manuscrit du xive au xve siècle. On y voit Jésus-Christ assis les pieds posés sur deux des animaux de l’Apocalypse. Il appartient à la Bibliothèque royale de Paris , où il est classé sous le n° 643 ( non publiée).

Couverture d’une Bible slavonne, in-folio, imprimée en 1581. On y voit un Calvaire; aux quatre coins les quatre évangélistes, d’un style plus ancien et qui paraît byzantin. Dibdin qui la cite, t. IV de ses Voyages en France , p. 252, ne parle pas des évangélistes. Nous n’en connaissons pas de gravure.

Le trésor de Saint-Denis possédait, avant

(1) Cctle belle couver!, ure et les quatre évangélistes sont cités d’une manière toute particulière par Dibdin, Voyages en France , t. III, p. 1 1 1, à la note. Nous n’en connaissons pas de gravure.

(2) 11 serait bien intéressant de savoir si quelquesuns de ces livres échappés aux mains de vandales sont conservés quelque part. Avis aux investigateurs des monuments.

la révolution , plusieurs livres ornés de belles couvertures , dont nous ne pouvons assigner l’époque; les gravures de V Histoire de l’église de Saint-Denis , par Félibien , n’étant pas assez développées pour en juger, voir au reste la planche de la page 559, sur laquelle sont représentés six de ces volumes ( 2 ). La planche m , page 540 du même ouvrage, en donne uneaulreàla lettre V indiquée comme étant du xive au xve siècle ; et enfin celle delà page 542, lettre D, d’une daie incertaine.

D’Agincourt, Histoire de V art [Peinture), pl. lxxxi , a publié une belle couverture du xve siècle; on y voit un évangéliste entre deux anges.

Willemin , Monuments inédits, a publié celle d’un manuscrit du xvie siècle aux armes de Diane de Poitiers, pl. cclxxxvii du 2e vol. (3).

M. Duchesne, aîné, conservateur adjoint du Cabinet des estampes, à Paris, cite plusieurs couvertures de livres dont quelquesunes avec sculptures, voir ses deux ouvrages intitulés : Voyages d’un iconophile in-8°, p. 18, 19, 20, et dans son Traité des nielles, in-8°. V. à la table des matières de ce volume.

M. du Sommerard donne, dans son Atlas des arts au moyen âge, pl. iv du chap. VIII, la couverture d’un livre d’IIeures de Henri III, deux sujets, un Calvaire et une Salutation angélique. L’encadrement est formé de larmes et de têtes de mort, fin du xve siècle. Cette couverture du reste est fort peu remarquable.

M. du Sommerard, p. 218 de sa Notice sur l’hôtel de Cluny , cite la couverture d’un livre d’offices de la Vierge, offert par le pape à Charles-Quint comme un ouvrage de Benvenuto Cellini. Ce savant antiquaire rie dit pas si ce livre ou sa couverture existe encore, ni dans quelle bibliothèque. Nous signalons ce curieux monument aux investigations des curieux et des antiquaires.

Plusieurs beaux spécimensdecouvertures de livres du xnr au xvie siècle sont publiés par Dibdin dans le 2e volume de son Bibliographical decameron.

Nous citerons surtout celles des pag. 458, 466,467, 474, 490.

COUVRE-CHIEF DE PLAISANCE. - Es-

(3) Ce manuscrit écrit en grec par AngcVégèce, habile calligraphe crélois, qui l’exécuta en 1534 pour le roi Henri II, est placé aux manuscrits de la Bibliothèque royale sous le n° 2527, sous le litre de Cyncyélicon. V. les observations de M. Poltier sur les reliures du siècle de François Ier, p. 64 du volume ci-dessus indiqué.

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