‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 191 sur 627 · V. ses œuvres · texte numérisé non relu

V. ses œuvres

Dans un des volumes du Monasticon anglicanum, est une gravure représentant la (danse des morts existant autrefois à l’église cathédrale de Londres, au xrve ou xv* siècle.

Il en existe sans doute quelque autre copie. V. au nom de la ville.

Celle du cloître de Saint-Maclou, sculptée sur les colonnes de ce monument, vers le xve siècle, et dont Langlois du Pont-del’Arche a donné quelques portions dans une vue de ce cloître, publiée dans son ouvrage intitulé : Descriptions historiques

(i) Sur l’origine de ces compositions, voir l’ouvrage du baron deHeinccken * Idée complète d’une collection d'eslamyes; Jansen, Origine de la gravure sur bois, 1. 1, p. ii3, 1 19; Recherches sur les danses des morts de M. Peignot, i vol.in-8°; t. VU] du Bulletinmonumental de M. deCaumont, p. 326 et suiv.; on y trouve celle question : savoir, si la danse macabre a précédé celle des morls? [Nouvelles recherches sur les danses des morls et les danses macabres, dans lesquelles il est démontré que les unes étaient de véritables représentations jouées par des personnages vivants et travestis, et que les dernières n’étaient que des peintures.

des maisons de Rouen , in-8° ; Rouen ,1821,

Celle peinte dans une des galeries du château de Blois, sous Louis XII. On en voit une très-belle copie au Cabinet des estampes , à Paris. V. la topographie de Blois et la collection de danses des morts qui existe à ce cabinet.

Celle peinte au château de Dresde ( 1324 environ ) , publiée dans divers ouvrages dont Gab. Peignot donne la liste dans ses Recherches historiques sur les danses des morts > etc., in-8°, p. xij. M. Léon de La Borde en possède quelques fragments dessinés de sa main.

Félix Douce a publié un volume en anglais, sur les danses des morts, intitulé : Dissertation on the Dance of Death ; Londres, 1835, in-8°, où l’on trouve plusieurs planches très-bien gravées, représentant les danses des morts les plus curieuses. En tête du volume on en trouve une sculptée en relief sur le fourreau d’un poignard, vers le xvie siècle.

Celle d’IIolbein y est gravée en 25 planches.

On y remarque une dame à son prie-Dieu,

pl. XXIV.

Le pauvre, le jeu de cartes, le prêtre qui porte le viatique, etc.

Autre par Israël Von Mechelen. Même volume et son œuvre.

La bibliothèque de Rouen possède une suite nombreuse de danses des morls, provenant de la collection formée par M. Leber, et dont il donne la description dans le catalogue de sa bibliothèque, p. 208 à 213 du 1er volume. On y trouve même le facsimilé d’une des planches de la plus ancienne danse des morts connue. V. la planche n° 1358.

Celle gravée en bois, dans la grande Chronique dite de Nuremberg, édition de 1493. V. le folio cclxiii recto (2).

Celle de l’église de la Chaise-Dieu , Voyages pittoresques dans l'ancienne France t par Taylor et de Cailleux {Auvergne) , pl. cxLVin ^reproduite dans la France pittoresque et monumentale d’A. Hugo , t. 111 ,

pl. LXXXVïI.

Danse des morts sculptée sur un meuble

Ce curieux et savant travail de M. Branche est inséré dans le Bulletin de la séunce de la société française pour la conservation des monuments , annee i842, p. 126 à 139. L’auteur y traite la matière au point de vue catholique et fait voir p. 1 35 quelle a été l’influence de la Réforme sur ces représentations morales et comment la pensée chrétienne disparaît sous le scalpel du matérialisme des novateurs au xvie siècle.

(2) Citée aussi par M. Peignot, Recherches sur la danse des morts, iu-8% p. 189, Dijon; qui en donne la description.

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du xvie siècle, provenant du Palais Marchand à Angers ; publiée dans : Souvenirs de l’exposition faite en 1851 , par la société des sciences et arts d’Angers, in-8°, p. 5 , n° 26. Une partie de ce bas-relief représente un combat à outrance entre la Mort et les diverses conditions de la vie humaine. On y voit figurer un pape et des cardinaux qui tirent des flèches contre la Mort.

DANSES DIVERSES. — Dite de la Madeleine, grande composition de Lucas deLeyde. On y voit une foule de monde. Pièce capitale de l’œuvre.

— De la fille d’Hérodiade. Sculpture d’un des portraits de la cathédrale de Rouen. Voyages pittoresques dans l’ancienne France, pl. cxxxi et cxxxni.

— Des noces de Rébecca et d’Isaac. Jolie composition sans nom d’auteur, gravée par Théodore de Brie. V. son œuvre.

Autre par un maître du xve siècle, publiée par Piroli, dans sa collection intitulée : Pittura e scultura di alcuni maestri anti chi, in-folio.

— Des femmes israélites, après le passage de la mer Rouge. V. la pl. ii de la suite intitulée : Encomium musices , gravure d’Adrien Collaerl. V. son œuvre.

—Autour du veau d’or. V. à cette désignation, Loges du Vatican, par Raphaël.

DANSEUSE. — Tirée d’une miniature du X' siècle ; manuscrit de la Bibliothèque royale; publiée par M. Lenoir , Atlas des monuments français, in-folio, pl. xix.

Voir aussi Hérodiade.

Autre sur une sculpture du portail de l’église de Bocherville. V. à ce nom.

DANTE. — Il existe plusieurs exemplaires de la Divine Comédie , avec gravures , soit sur bois, soit au burin (1), dont les plus curieuses sont :

Celles de Sandro Boticello et de Baccio Baldini. V. leurs œuvres au Cabinet des estampes, à Paris, Dresde, Vienne, etc.

Celles gravées sur bois pour l’édition dite du Chat, publiée à Venise , en 1561 , in-fo-

(0 Sur les diverses suites de gravures publiées pour le Dante, voir le baron de Heinecken, Idée d une collection d’estampes qui en a donné quelques facsimilé. Jansen, Origine de la gravure sur bois , t. I, p. 9, 10; Dibthn, Bibliotheca sptnceriunu,l. IV, planches des p. I 1 4 et 115.

(2> Sur ce beau manuscrit, voir M. Valéry, Voyages enlialie, t. 1, chap. XV, p. 33.

(3) Florence n’avant pu obtenir de Ravenne les restes du Dante traité si injustement par elle, a fait élever comme expiation de son injustice envers ce grand génie un cénotaphe dans l’église Sainte-Croix

lio, dont une est reproduite par Dibdin, dans le 1er volume de son ouvrage Bibliographical Decameron, in-8°, p. 290, et dans la Bibliotheca spenceriana , in-4°, planche de la p. 114 et 151 du t. IV.

Autre suite de gravures en bois d’une édition du Dante, de 1491 , reproduites par Dibdin , supplément à la Bibliotheca spenceriana, in-8° ; Londres, 1822, p. 115, 116,117.

Le portrait du Dante se trouve aux diverses éditions de ses œuvres. On en trouve un très-beau dans ia Collection des portraits des hommes célèbres , au Cabinet des estampes de Paris. Fonds du maréchal d’Uxelles , in-folio , t. V , folio 12F, gravé par Philippe Galle , d’après Stradan. V. aussi leurs œuvres.

En haut dans un médaillon est le portrait deBéalrix.

On y voit 3 plans figurés du paradis, du purgatoire et de l’enfer.

Autre en pied , d’après une miniature de manuscrit du xive siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. l xxv ii , nos 4 , 5.

La bibliothèque Barberini possède un manuscrit du Dante, 1 vol. in-folio, xive siècle, qui estenrichi de miniatures et d’arabesques d’une beauté remarquable. D’Agincourt en a publié quelques fragments (2), Peinture , pl. lxxvii.

Tombeau du Dante à Ravenne (5) , dans l’église Saint-François, publié dans les Mo numenta illustriumvirorum, de Boxhornius, in-folio, à Amsterdam, pl. xx.

L’on trouve dans l’œuvre de Salvator Rosa une assez jolie gravure à Peau-forte, représentant un homme debout près d’un rocher, dans l’attitude de ia méditation, la tête couronnée de laurier , appuyée sur une de ses mains, qui passe pour une figure du Dante. V. l’œuvre de Salvator Rosa.

A la fin del’ouvrage : la Metropolitana Flo rentina, in-4°, publiée à Florence , par Joseph Molini , se trouve une curieuse composition représentant le Dante debout près des murailles de Florence, tenant un livre ouvert , et voyant comme dans une apparition, diverses scènes de sa divine Comédie de l’enfer (4) et du purgatoire. Quant au para-

où il est représenté assis et entouré de sculptures analogues à ses poésies. Ce monument tardif est publié dans l’ouvrage de Tosi et Becchio, intitulé -.Scella ruccolia di monumenli sepolcrali, etc., in-folio, planche non numérotée.

(4) On trouve dans le 1er volume du Cours de littérature aumoyen âge de M. Villemain, p. 34,1a citation curieuse d’un sermon du célèbre Hildebrand, archidiacre. qui est devenu pour le Dante comme le point de départ de son Enfer : Dans les contrées germaniques vivait un certain comte, riche et puissant un

saint homme descendit aux enfers en esprit et aperçut

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dis, on n’en voit que la porte gardée par un ange armé d’un glaive, et qui fait passer outre les âmes condamnées à expier leurs péchés par la pénitence. Cette gravure est faite d’après une peinture d’Orgagna, dans l’église cathédrale de Florence (1), près la deuxième porte d’entrée à droite. V. la pl. xxxvii de l’ouvrage précité au Cabinet des estampes, exemplaire delà collection du duc de Blacas.

Raphaël a placé le Dante debout et couronné, dans son tableau de la Dispute du saint sacrement. V. les œuvres de Raphaël et surtout la belle gravure de Volpato.

Très-beau portrait du Dante en buste , dans un cartouche, et tenant un livre. Y. l’ouvrage intitulé : Académie des sciences et des arts , 1 vol. in-folio, Bullart (Isaac); Amsterdam ou Bruxelles. Y. la planche de la p. 305.

Une miniature délicieusement exécutée par Jules Clovio (2), au xve siècle, représente le Dante et Béatrix au milieu du soleil, et parlant à Constance de Souabe, accompagnés de quelques autres personnages. Cette peinture, qui provient d’un exemplaire du Dante de la Bibliothèque du Vatican, est publiée dans le 5e volume de la Paléographie universelle de M. Sylvestre , calligraphe, etc.; Paris, 1842, in-folio, d’une magnifique exécution , mais dont les planches ne portent pas de numéros. Il faut voir au siècle indiqué.

DANTZÏCK. — Hôtel de ville, monument du xive siècle. Moyen âge monumental, planche xciv.

DAPIFÈRE. — Nom de l’officier chargé de présenter les mets à la table des rois, ducs, barons , etc. V. un officier de ce nom dans la suite des miniatures du manuscrit intitulé : Leges palatinœ ; Acta sanctorum des Bollandistes. V. au mot Officiers.

Un sceau, publié par Hommélius, De jurisprudentia numismatibus sigillis expli -

le susdit comte placé sur le degré le plus haut d’une échelle; cette échelle qui avait dix échelons, semblait s’élever intacte entre les flammes bruyantes et tourbillonnantes de l’incendie vengeur, etc.

(î) M. Artaud de Montor dans son ouvrage la Peinture en Italie avant Raphaël, in-8°, p.94, parle d’un portrait du Dante dans l église de Florence sans autre explication ; il se pourrait que ce fût le même que celui que nous citons plus haut.

;2) Voir ce que dit de cet excellent artiste l’abbé Cahier, Annales de philosophie chrétienne, t. XIX,

(3) Froissart dans le t. II, feuillet Ixiii de ses Grandes chroniques, donne une description de banquet royal où il est question de plusieurs seigneurs qui servaient le roi, montés à cheval. M. Deveria inspiré de ce texte en a composé un dessin qui, à défaut

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