‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 215 sur 627 · DRA · texte numérisé non relu

DRA

Voyages archéologiques dans le départe ment de l'Aube, par M. Arnaud, in-4°, Troyes, 1841 . Voir la planche des monuments de cette ville. Les planches n’étant pas numérotées, nous ne pouvons mieux indiquer. Cette belle planche est dessinée et lithographiée par M. Fichot dont le talent a si bien su rendre tous les détails de sculptures, d’inscriptions, de ligures, etc.; au bas du vêtement est une belle Parura. V. à ce mot.

DRAGEOIRS. — D’une forme élégante et surmontés d’un pélican. Ouvrage du xve siècle, forme godronnée. Willemin , Monuments français , t. II , pl. ccxvi.

Autre du xvr siècle. Album des arts au moyen âge de M. du Sommerard, pl. xxv de la 10e série, n(> 1 , et dans Y Atlas , planche h du chap. XIII.

DRAGON (1). — V. les mots Amanp (Saint), Apocalypse, Gargouille, Saint Georges, Saint Michel(2), Sainte Vierge, Sainte Marthe,Sainte Marguerite, Saint Marcel, Saint Samson de Dole, Saint Silvestre, évêque ou pape, Saint Romain, etc.

Nous indiquerons aussi le monument exécuté en 1506 au chef-lieu de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem , et publié dans Y Histoire des grands maîtres, par M. de Villeneuve Bargemont , 2 vol. in-8°, t. I, pl. de la p. 147.

On y voit le brave Dieudonné de Gozon combattant le monstre qui ravageait les environs de Messine au xnr ou xive siècle.

Sculpture d’une des stalles de l’église Saint-Spire de Corbeil , représentant un dragon terrassé par le comte Aymon (3). Millin , Antiquités nationales , t. II, article XXII, pl. i et p. 15 du texte. Édition en 5 vol. in-4° , ou la pl. lu du t. I de l’édition Barba. Paris, 1857. Ce monument est du xive siècle.

Passeri, dans son Thésaurus gemmarum , a publié une pierre gravée, représentant un cavalier combattant un dragon (4). La lance est ornée d’une croix. On y voit le monogramme Christos , pl. de la p. 289, t. IL

Dragon infernal qui se mord la queue.

(i) Pendantbien longtemps le dragon futrejetédans la classe des élres fantastiques sortis de l’imagination des poêles et des légendaires ; mais depuis les savantes investigations du baron Cuvier, le dragon a repris sa place dans la création, et la Bible qui en parle dans divers endroits n’a rien inventé, seulement nous ignorons encore toutes les variétés de celte famille gigantesque. Y au reste les planches du Discours sur les révolutions du globe, par le baron Cuvier, 1 vol. in-4°, et encore les Annales de philosophie chrétienne , t. VII, p. 250, 482, qui résument toutes les découvertes ui concernent ce grand reptile.

Sculpture d’une cuve chrétienne du xne ou xme siècle, représentant un exorcisme. Paciaudi, de Balneis sacris christianorum , in-4 , pl. m et p. 153 du texte.

— Combattant dans le ciel contre les anges de Dieu. Fresque de l’église San Angelo d’Arezzo par Spinello Aretino , publiée par Lasini père et fils, 1 vol. in-folio , Florence, chez N. Pagny, Recueil des peintures des anciens maîtres.

Dragon sur une colonne , figurant le serpent d’airain élevé par Moïse. La colonne est ici au lieu de la croix. Vitrail de Bourges. Description des vitraux de cette église par MM. Cahier et Martin, prêtres, \ vol. in-folio ,pl. î et p. 77 du texte.

Dragon empoisonné par Daniel à Babylone. Voir les planches des anciennes Bibles , dont on trouve d’assez bonnes reproductions dans la Bible dite de Royaumont, in-4°, et celles publiées avec planches en bois par les imprimeurs du 15e ou 16e siècle.

Sur des médailles de Valentinien jeune, de Sévère, d’Héraclius, on voit le dragon sous les pieds de ces empereurs. Recchemberg, Lexic. rei numerariœ, t. II, pl. n , page 434 (5).

Dragon héraldique avalant un enfant (6). Sur les monnaies de Milan et les armoiries des Visconti. Voir Guivre.

— Sous les pieds d'un évêque ou patriarche d’Aquilée , pierre tombale d’une chapelle deTorriana, xme siècle environ.

Voir l’ouvrage intitulé : Antichita d’A quileia profane e sacre par Giandominico Bertoli, 1 vol. petit in-folio, planche de la p. 285.

— Sous les pieds d’un chevalier ; monument du xiiic siècle, Archeologia britannica, t. V , pl. de la p. 211.

Stothard offre aussi plusieurs exemples de personnages ecclésiastiques ou autres foulant un dragon sous leurs pieds. Monumental effigies of Great Rritain, in-4°, Lond. , 1817.

Dragons des armoiries. Voir les divers Traités d’armoiries signalées à ce mot, et celles de Grégoire XIII, à son nom.

C2 Sur le dragon de saint Michel, voir Molanus, Historia imaginum sacrarurn, etc., in-4", p. 348.

(3) Et pour la légende, p. 74 de ce dernier ouvrage, on y trouve des détails sur la famille des comtes Aymon.

(4') C’est ou un saint Georges ou un saint Michel, voir le texte.

(5; Nous devons ce document à l’érudition de M. Alfred Maury.

(6) Ou un homme, car il y a variante dans les figures gravées de celle devise.

DRA — m — DRA

Ordre du dragon. On trouve une gravure du collier de cet ordre, dans le livre des Révélations de sainte Brigitte ( en latin gothique), 1 vol. in-folio, planche en bois au 2e ou 3e feuillet. Nuremberg , 1521. Pour le costume et les insignes de l’ordre voir Bar et Schoonebeek, t. II, p. 234.

Dragon employé comme ornement en sculpture et peinture, et comme attribut.

On en trouve dans des chapiteaux du xne siècle dans l’église cathédrale de Périgueux. Willemin, Monum. inéd., t. I, pl. xxix.

Willemin en offre plusieurs autres exemples comme peinture. Même ouvrage , t. I, pl. LV1II, LXVIII, CXLIII,CCII; t. II, pl. ccxix. Voir aussi au mot Gargouille.

Plusieurs peintures ou vitraux offrent une espèce d’étendard nommé draco ou dragon, dont Willemin donne un exemple.

Monuments inédits , pl. xliii, sur laquelle il faut voir les détails du texte de M. Pottier, page 30 du même ouvrage, 1. 1 (1).

— Sur des monnaies. Voir Diable.

DRAME. — V. Théâtre.

DRAP MORTUAIRE. — On lit dans le 2e volume du Bulletin archéologique des arts et monuments , p. 136, qu’il existe à la sacristie de l’église de Folleville un drap mortuaire provenant d’un tombeau du xvesiècle.

Ce drap est remarquable par diverses inscriptions, des miroirs symboliques, etc. Un dessin de ce drap mortuaire est cité p. 137 du Bulletin, et tout fait espérer qu’il sera publié.

DRAPEAUX (2). — Bénédiction du drapeau par un évêque. Pontificale romcinum planche de la p. 206, édition de Paris , et 538 de l’édition de Rome.

Voir aussi les Cérémonies religieuses de Bern. Picard, leséditions in-folio et in-4° de cet ouvrage.

— De la ville de Monza. V. à ce nom.

— De saint Jacques, patron des Espagnols. Musée d’artillerie de Madrid , publié par A. Jubinal, 1. 1, pl. xm.

(l) Voir aussi Durand, nationale divinorum ofjlciorum, in-folio, 1479, p. 226, recto ; Du Gange, Glossar. ad scriptur., v erbo Draco; Bourquelot, Histoire de Provins ;Floquet, Histoire duprivilége de Sainl-Romain,l.I, p. 42 et suiv. Nous devons une partie de ces indications à l’érudition d’Alfred Maury qui cite p. 144 de son Essai sur les légendes 37 évêques ou abbés à cjui 1 on donne un dragon pour attribut. Au mot Légendes voir ce que nous pensons de 1 esprit de cette production aussi remarquable par son érudition que par la partialité qu’y professe son auteur contre tout le christianisme et l’Eglise. Les mystères, les miracles, les fêtes catholiques, les saints ne sont aux yeux de l’auteur que des réminiscences mythologiques ou de

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