‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 274 sur 627 · FIL · texte numérisé non relu

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a çela de particulier que la tête est ornée d’un nimbe à cinq pans (1).

Dans les vieilles gravures du xivc au xve siècle, on trouve quelquefois la sainte Trinité représentée par un corps à trois visages. V. au mot Trinité le détail de quelques-unes de ces tigures. On en trouve aussi sur quelques monnaies de Sicile. V. ce nom.

FIGURES FANTASTIQUES (8). — Dans les églises du moyen âge, on voit beaucoup de figures de ce genre sculptées soit sur les chapiteaux, soit sur les portes, les stalles du chœur, etc. Comme exemples de sculpture de ce genre, nous citerons celles de l’église de Montmorillon, de Montivilliers, de Saint-Georges de Boscherville, de Notre- Dame de Paris, de Saint-Trophime d’Arles, de Saint-Germain-des-Prés de Paris, de l’église de Moissac, etc. Y. aux noms de chacun de qes monuments.

Séroux d’Agincourt en donne deux exemples dans son Histoire de l’art (Architecture), pi. xxxiii, n° 5.

Sculpture, pl. xxvi , nos 50, 51 , 54, 55.

FIGURES NOIRES ET FIGURES BLAN- CHES.— Une miniature du xie au xne siècle, provenant d’un manuscrit des œuvres de saint Jean Climaque , représente les vertus combattant contre les vices , représentés par des figures noires. V. Jean Climaque.

Figures noires placées sous les pieds de Jésus-Christ sortant des limbes; miniature d’un évangiliaire du xne siècle, de la bibliothèque du Vatican. D’Agincourt, Peinture, pl. lix, n° 6. Cette figure doit représenter Satan et ses anges.

Deux figures, l’une blanche et l’autre noire, placées au haut d’une montagne, représentent le jour et la nuit produits alternativement par la colonne miraculeuse qui accompagnait les Hébreux. D’Agincourt, Peinture , pl. lxii , n° 4.

FILATURE- — Métier de ce genre d’état avec deux ouvrières qui y travaillent, vir trail de la cathédrale d’Amiens , Histoire de

toutefois nous sommes assez prudents pour ne pas trop nous hâter de dédaigner ce que nous ne comprenons pas , et si nous ne voulons pas aussi expliquer ces vieilles traditions populaires du moyen âge par lés rêves ou les systèmes d’une école hostile à de certaines croyances. Nous savons que le père Cahier, l’auteur du texte des vitraux de Bourges, se propose depuis longtemps un grand travail ayant pour but de retrouver la trace des traditions perdues. Espérons qu’il en fera quelque jour part au public sérieux, si toutefois le public veut bien permettre au révérend père de travailler sur les bases que s’est tracées d’une manière imperturbable son infatigable érudition. Ou sait, du reste, qu’il n’aime pas la science improvisée.

la peinture sur verre, par le comte de Lasteyrie, in-folio, pl. xxm.

PILEUSES (Femmes ou filles). — Une miniature de 1574, publiée dans le Pictorial history of England , représente une scène de ce genre, in-81, t. II, pl. de la p. 195.

Dame noble en costume du ixe siècle, filant, Vade mecum des peintres; de Vigne, in-4°, pl. xlvii.

Jeune fille filant; figure d’une des cartes à jouer du roi Charles VI. Willemin, Monuments inédits, pl. clxxv.

FILIGRANES. — Jansen, dans son ouvrage intitulé : Essai sur l’origine de la gravure en bois, des cartes à jouer et l’invention du papier, donne, à la fin de son 2e volume, une suite de planches servant à faire connaître l’époque de fabrication des diyers papiers par là disposition des filigranes, qui sont disposés dans l’épaisseur des feuilles. Il donne deux cent quatre-vingtsept marques de ce genre qui sont comme les signatures ou chiffres des fabriques de papier. V. les planches des p. 79 et 555.

FILIGRANES MÉTALLIQUES. — L’ouvrage intitulé : Historia sive descriptio basilicœ sancti Udalarici et sanctœ Afrœ, auctore Hertfeldero, I vol. petit in-folio, orné de beaucoup de planches assez bien gravées, offre divers exemples de l’emploi du filigrane pour former des reliquaires. V. les planches.

La belle châsse d’Aix-la-Chapelle, publiée par le père Martin et gravée par A. Garnier, offre l’emploi de ce genre d’ornement avec une grande variété. V. à Chasses.

FILLES (Jeunes) nobles et autres. — Willemin, Monuments inédits, donne plusieurs miniatures représentant des jeunes filles de diverses conditions. V. surtout les pl. clxv, CLXXVI , CLXXX , t. IL

Plusieurs têtes de jeunes filles avec des coiffures curieuses, ib., pl. cclxi.

Bonnart, dans ses deux volumes de Cos -

(1) Quant à ce nimbe et à sa forme, voir tout ce que nous citons de documents, d’auteurs et d’ouvrages au mot Nimbç.

(2) M. Paul Lamache a publié une dissertation curieuse sur ce genre de sculptures dans lu France catholique, t. I, p. 81, et dans l’ Université catholique , t. Il, p. 293 et 376. M, Langlois du Pont-de-l’Arche a également fait quelques recherches à ce sujet dans son Essai sur la calligraphie au moyen âge , in-8°, p. 70 et suiv. où il cite p. 72, en note , un ouvrage de M. Berger de Xivrey, Traditions tératologiques • Paris, 1836. in-8°, où il recherche le sens symbolique des figures monstrueuses créées par l’antiquité et le moyen 4ge-

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