V. à Ciel, Création, etc
FIRMIN (Saint) (4). — La vie de ce saint se trouve sculptée autour du chœur extérieur de la cathédrale d’Amiens. Ces sculptures, qui sont du xve au xvie siècle, sont pu-
bliées dans les Voyages pittoresques dans V ancienne France, de MM. Taylor et de Cailleux, e>tc. (Picardie), i vol. in-folio.
Un des bas-reliefs de cette suite se trouve publié dans l’allas de Y Essai sur les arts en Picardie (5), par M. Rigollot, in-8°; Amiens, pl. xxxv, n° 88. V. aussi le 5e volume des Mémoires des antiquaires de Picardie , p. 261, qui reproduit le texte et les planches de cet ouvrage. On y voit une translation de reliques, qui rappelle l’un des curieux bas-reliefs qui décorent le tour du chœur de Notre-Dame de Paris.
Les bas-reliefs en question sont en partie reproduits dans les planches de la description de la cathédrale d’Amiens, par MM. de Jolimont et Chapuis, dans leur publication des cathédrales de France, malheureusement interrompue.
On trouve des figures de ce saint, peintes, gravées, sculptées dans la grande collection des saints du Cabinet des estampes de Paris.
Saint Firmin est représenté à l’église Saint-Riquier ayant deux licornes près de lui. V. les descriptions de cette église.
FISCIN (Marsille), savant célèbre du xve siècle. - Son tombeau, dans l’église de Sainte-Marie à Florence, est publié dans les Monumenta illustrium virorum de Boxhornius, petit in-folio; Amsterdam. V. la planche xxn; il y est représenté couché sur son tombeau, dans l’attitude d’un homme livré aux méditations de l’étude. Le monument est accompagné d’une inscription.
FLABELLUM (6). — Le plus ancien instrument de ce nom , que nous trouvons à indiquer comme curieux, est celui qui se voit sur une espèce de patène ou plat, trouvé dans les catacombes et publié dans V Histoire de l’art , par d’Agincourt , Peinture, pl. xii, n° 22; Annales de philosophie chrétienne , t. XI, planche de la p. 60, n° 12.
Autre dans une fresque de l’église Saint- Silvestre à Rome. D’Agincourt, Peinture , pl. ci, n° 3.
(1) Pour l’époque des figures de Jésus-Christ ainsi vrages cités par Piganiol de la Force, Description de vêtues, voir à ce sujet Émeric David, Discours sur la la France , t. II, p 25 etsuiv.
peinture , p. 120; Raoul Rochette, Discours sur les (5) Nous avons déjà eu sans doute l’occasion de types primitifs de l’art, chrétien, in 8", p. 59. parler du titre de cette publication, dlailleurs si con-
(2) L’original appartient à M. Micheli, mouleur à sciencieusement faite, etdel’intentionqu’aM.Rigol-
Paris, qui en a fait tirer quelques épreuves qu’on peut lot de la donner dans un cadre plus étendu qui lui se procurer à son magasin de moulage. permettra d’embrasser les questions d'archéologie
(3) Nous devons cette judicieuse observation à nationale d’une manière plus générale. Cette nouvelle M. l’abbé Cahier, et il nous a fait remarquer que les publication, attendue et promise depuis longtemps, bas-reliefs de vieillards semblent avoir une singulière doit se faire chez M. Dumoulin, libraire à Paris, qui analogie avec les sculptures persépolitaines tandis en fait tous les frais comme éditeur.
que les sculptures du couvercle semblent évidem- '6) Sur l’étymologie et l’usage du flabellum, voir ment du xne au xm0 siècle. Du Cange, Glossarium; Macri, Hierolexicon ; notre
(4) Touchant les contestations soulevées à l’occa- Glossaire liturgique, dans le ne volume des Annules sion des reliques de saint Firmin, voir les divers ou- de philosophie chrétienne , p. 51.
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Un autre d’une forme toute particulière, et qui semble appartenir au xie ou xii* siècle, existe dans une belle collection de dessins inédits apportés d’Italie par Millin, et appartenant au Cabinet des estampes , in-folio, G. b. 16, n° 523. Ce curieux flabellum doit être publié par M Jules Gailhabaud, dans la Revue archéologique.
Une miniature, tirée d’un manuscrit de la bibliothèque Barberini à Rome, et publiée par Gerbert , Fétus liturgia allema nica, in-4°, p. 229, représente un diacre se servant du flabellum pendant le saint sacrifice.
Flabellum à l’usage de la liturgie grecque, d’une forme très-curieuse; ouvrage présumé du xie siècle, et publié dans le Rituale Græcorum de Goar, intitulé aussi:
E 'ucologion, in-folio, p. 118. Reproduit dans les Cérémonies religieuses de Rern. Picarl , t. III i pl. n° i.
L’instrument singulier que nous avons donné sous le nom d’Agiothyride (V. ce nom) pourrait bien être une espèce de flabellum.
Celui de l’ancienne abbaye de Tournusen Bourgogne est une curiosité de lre classe. On y voit représenté les douze apôtres et divers sujets mythologiques entremêlés d’une foule d’inscriptions, d’arabesques, etc. M. du Sommerard, qui a publié ce précieux monument en deux grandes planches, la re dans son Atlas des arts au moyen âge^ pl. iv du chap. XlV, la 2e dans son Album , pl. xvii de la 9e série, en donne une description assez détaillée dans le 5e volume de son ouvrage, les Arts au moyen âge. V. à la table des matières.
Ce flabellum a été gravé depuis longtemps dans V Histoire de l’abbaye de Tournus, par le chanoine Juennin, in-4°, 1710(1), qui en donne la gravure.
Flabellum entre les mains d’une femme près du berceau d’un enfant mort, fresque de Masaccio. D’Agincourt, Histoire de l’art (Peinture), pl. cliii, n° 1.
Autre entre les mains d’un domestique, gravure en bois du xve au xvie siècle, qui semble rappeler cette sentence d’un ancien : Puer, abigemuscas.Tù'dodm en donne un facsimilé dans le Ie* volume de son Bibliographical decameron., p. 198.
FLAGELLA. ---Nom donné par Grégoire de Tours, dans son Histoire des Francs, aux cheveux de femmes, entourés de bandelettes ou rubans et formant comme deux espèces
U) Cet important monument d’art est cité dans le t. p, 231, mais ils n’en donnent aucune explication.
de fouets prohibés. Willëthirt en reproduit divers exemples dans ses Monuments français inédits, au xc ou xie siècle. Y. les plan^ ches lx, lxii, lxv, et la p. 43 du texte pai' M. Pottier, à qui nous devons cette remarque.
FLAGELLANTS. — Procession dé cé genre de pénitents; leur costume singulier et leur étendard, peintüre d’un manuscrit du xiiic siècle environ , publiée dans le 2e volume des Voyages littéraires de deUôc bénédictins, t. Il, planche delà p. 105. Ce manuscrit est de Gilles de Müits, abbé de Saint- Martin de Tournay.
Bernard Picart donne également le Costume et la procession des flagellants dans son ouvrage des Cérémonies religieuses des divers peuples. V. les planches suivant les éditions (volumes des cérémonies du culte catholique).
FLAGELLATION de Jésus-Christ. — Verrière de Chartres $ xiir siècle, pl. d’étude i, figure A , tt° 6 de la Description des vitr. de Bourges, par MM. Cahier et Martin, prêtres, in-folio, et texte, p. 107.
Très-belle composition de Jér. Mutian au Vatican, publié par Er. Pistolesi, Il Faticano descritto, in-folio, t. II, pl. xliv.
Et toutes les Suites de la passion, par Alb. Durer, Lucas de Leyde , Goltzius, Martin de VoSj Wierix, les Sadeîer, Bernard Passeri. V. au mot Passion.
— De Saint-André, peinture du Dominiquin, gravée à l’eau-forte par Carie Mafatte. V. son œuvre et ceux des graveurs ordinaires dü Dominiquin.
Flagellation infligée à des Criminels, miniature du xme au xive siècle d’un manuscrit anglais, Pictorial hisloryof England, in-8°, t. I, pl. des p. 261 à 262.
FLAMBARDS. — Page 197 d’un Guide pittoresque du voyageur en France , publié chez les frères Firmin Didot en 1827, en 1 vol. in-8°, avec figures , on lit que dans les greniers de la préfecture de la ville de Dreux est une cloche dont la frise représente la procession des flambards, et cette cloche date du régne de Charles IX , qui est mort en 14574 environ. Nous ignorons lsi cette cloche est gravée quelque part, mais nous avons pensé qu’il ne serait pas sans quelque intérêt de signaler cette cloche comme mo-< nument d’art de la fonte à cette époque, et de donner lieu à faire quelques recherches sur l’origine de ces flambards, sur lesquels
I des Voyages lUlèraires de deux bénédictins, m-4J,
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nous n’avons rien pu découvrir de bien complet (1) malgré toutes nos recherches.
FLAMBEAUX (2). V. Candélabres, Chandeliers, Cierges.
FLAMBOYANT (Style). — Sur les caractères distinctifs de ce genre d’architecture qui appartient au xve siècle, V. le Dictionnaire d’archéologie deBatissier. Paris, 1845, p. 512 et suiv.j et l’exemple complet qu’il en donne dans un portail d’église de Senlis, ib., p. 51 5.
Voir aussi Saint-Ouen, Brou, Saint-Germain-l’Auxerrois à Paris, Saint -Maclou à Rouen , etc.
Le Cours d’archéologie monumentale de M. de Gaumont, 4e partie, et son atlas.
Les Instructions du comité des arts et monuments, 2e série.
Et tous les ouvrages anglais, allemands et français que nous citons au mot Architecture sont également à consulter.
FLAMEL (Nicolas). — Ce célèbre personnage est représenté avec sa femme, à genoux, tenant une banderole sur laquelle sont ces mots, dele mala quœ feci, sur un bas-relief qui existait encore au xvie siècle, au-dessus de la 4- arche à droite , en entrant dans le cimetière ou charnier des Innocents à Paris. Derrière Flamel était saint Paul, debout, tenant une épée; derrière sa femme, saint Pierre; au milieu des deux époux, Jésus-Christ tenant le globe d une main et bénissant de l’autre : au-dessous une autre sculpture représentant le jugement dernier; plus bas encore trois sculptures du massacre des innocents. Hérode y est représenté armé d’un cimeterre; dans deux niches gothiques une N. et une F., lettres initiales de Nicolas Flamel. Cette curieuse sculpture est gravée en tête d’un .livre intitulé : les Figures hiéroglyphiques
(T) Avant la révolution de 1789, on faisait tous tes àns à Dreux la procession appelée des flambards, dont l’origine remonte , dit-on, au temps des Druides, fondateurs de cette ville. Y. le Glossaire de la langue française, par Barbazan, au mot Flambard ; bibliothèque de l’Arsenal, Manuscrits français, n® 3; Èelles-leltrès,4 vol. in-folip ; dans la Biographie universelle, au mot Barbazan , on trouve l'historique du manuscrit de Barbazan. V aussi le mot Flambard dans le supplément du Glossaire de Du Cange, par Carpentier ; Paris, 1766, 4 v. in-folio. La description de celte procession est encore citée dans le Mercure de France de fév. 1740, p. 266, et avril, p. 660 de la même année. Nous devons ces détails à M Amiot, l’un des conservateurs de la bibholh. de l’Arsenal, à Paris; de Roquefort, Glossaire de la langue romane , verbo Flambards, donne l’extrait du Dictionnaire de Barbazan, sans citer son auteur ; le Magasin pittoresque , t. IV, p. 297, offre à ce sujet des détails curieux assez étendus.
de N. Flamel (3) , i vol. in-4°, i590 et 1682.
Portrait de Flamel représenté à geiioux, tel qu’il était peint à Sainte-Geneviève des Ardents de Paris. Il porte deux écritoires à sa ceinture. En tête du volume intitulé: Histoire critique de Nie. Flamel et de sa femme, 1 vol. in-12; Paris, 1761, par M L. v*** ou l’abbé Vilain.
Notes calligraphiques de Nicolas Flamel sur un livre du duc de Berry, xve siècle, reproduites par le comte de Bastard, dans la 9e livraison de son ouvrage sur les manuscrits, etc., dernière planche.
FLAMMES sous les pieds d’un évêque, et qui semblent entourer une église; conso$ d’une statue de l’église cathédrale de Chartres. V. la monographie de cette église, publiée par ordre du ministère de l’intérieur, par les soins de MM. Lassus, Amaury Duval, Didron et quelques autres savants , in-folio. Cette figure est reproduite dans V Univers pittoresque , publié chez les frères Didot, in-8°, France f pl. ccxl.