‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 33 sur 627 · ARB · texte numérisé non relu

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Trattato de la moneta del regnodeArragone, in -4°, 1840.

ARBALÈTE. — On voit une arme de ce genre sur une pierre tumulaire chrétienne des premiers siècles, publiée dans l’ouvrage de Luppi de Palerme , in-folio intitulé:

Epitaphium Severœ martyris , planche de la p. 127, d’après celle de Gapponi. Nous ignorons si cette arme est ici comme instrument de supplice, ou comme arme de guerre.

Willemin, t. II, pl. clxxiv de ses Monuments français, donne le costume d’un arbalétrier et l’arme en question en usage au xve siècle, d’après une miniature des Chroniques de Froissard (1)

On trouve diverses formes d’arbalètes dans les planches de l’ouvrage de Végèce intitulé : De arte militari, 1 vol. in-folio.

Autre dans V Album du Sommerard , pl. xxx de la 4e série. Arbalète complète.

Les tapisseries nationales et historiques, publiées par A. Jubinal, offrent de fréquents exemples de l’arme et de ceux qui s’en servent. Voir aussi les planches du Musée d'artillerie , publié par M. Asselineau, chez Hauser, éditeur, à Paris; de celui de Madrid, par A. Jubinal, et les planches du bel ouvrage intitulé ; Engraved illustration of ancient arms and armoursfrom the collection of Etewely , par Meyrick, etc., 3 vol. in-4°; London, 1830, 150 planches. Voir aussi l’ouvrage de G. -B. -L. Carré, la Panoplie (2), in-4°, avec planches.

ARBRE du bien et du mal. — Une sculpture, provenant des cryptes du Vatican, représente l’arbre de la science du bien et du mal, et une image symbolique du mal qu’il a causé; l’on voit derrière la tige un vase d’où sortent quatre branches de lis, sans doute pour figurer d’une manière allégorique la sainte Vierge, dont Dieu afait choix pour sauver l’homme. Cette sculpture est gravée dans l’ouvrage intitulé : Monur menta cryptarum Vaticani, par Angélus de Gabrielis, pl. lxxiii.

Voir aussi l’histoire d’Adam et d’Ève, dans toutes les Bibles à miniatures ou à gravures, les peintures du Vatican, du Campo Santo, de l’église d’Orviette, etc., à ces divers noms.

(O Page 15 du texte de l’ouvrage de Willemin, M. Pottier donne des détails historiques très-curieux sur lorigine et la variation, de cette arme ; il cite une ordonnance ou statut des Etats du Dauphiné qui fixe l’époque précise de l’origine des arbalétriers. On dit qu’on doit â Innocent i II l’abolition de celte arme comme trop meurtrière. Voir aussi le Traité delà milice française , par le père Daniel, t. I, p. 407.

(2} On trouve dans cet ouvrage, dont les planches

ARBRE (L’) de bronze. — Nom d’un beau candélabre de la cathédrale de Milan. Voir, à son sujet, Millin, Voyages dans le Milanais, t. I, p. 34, et les auteurs qu’il cite, où l’on en trouve une représentation. Il est à présumer qu’on doit en trouver une figure dans les planches des divers ouvrages publiés sur la cathédrale de Milan. Voir au nom Milan dans ce Dictionnaire, et les ouvrages que nous citons à l’article de l’église Saint-Ambroise.

ARBRES GÉNÉALOGIQUES et autres. — Arbre de Jessé. Voir, au mot Jessé, divers monuments de ce genre en peinture ou sculpture.

Arbre de la généalogie de Jésus-Christ entouré des sept esprits de Dieu. Miniature du xne au xiue siècle, tirée du Psautier de saint Louis (bibliothèque de l’Arsenal). Facsimilé reproduit dans Y Histoire du nimbe, de M. Didron, inséré dans la Revue de l’architecture, t. I , p. 121-122, et dans son Traité d’iconographie chrétienne, in-4°.

Autre sortant du corps de Jessé et servant de croix à Jésus-Christ, qui est cloué sur les branches. Les têtes des rois de Judas, dont descend Jésus-Christ, sont attachés aux branches; la sainte Vierge est placée sur le sommet. Planche très-curieuse d’un ouvrage italien, intitulé : Descrizione del tempio di Sanla-Maria-Nuova, par de Giudice, p. 123.

Arbre mystique portant Jésus-Christ et ses apôtres. Acta sançtorum des Bollandistes, Calendrier de l’Église grecque (50 du mois de juin), pl. de la p. xxxi du t. II du mois de mai.

Arbre mystique de saint Benoît. On y voit un grand arbre, dont le saint est comme le tronc ou la souche de laquelle sortent les branches portant les saints et hommes illustres de son ordre. Saint Benoît est assis, tenant une épée nue (5) ; une couronne d’étoiles est sur sa tête. Parmi les personnages représentés , on y remarque saint Romuald (4); Jean Gualbert, abbé de la Vallombreuse ; saint Robert d’Arbrissel, abbé de Molesme, fondateur de Cîteaux; saint Guillaume de Verceil, fondateur du Mont- Vierge (5); saint Jean de Meda, fondateur des Humiliati; saint Pierre Célestin,fonda-

sont généralement mal gravées, un Dictionnaire des termes de guerre, très-bien rédigé.

(3) Voir les commentateurs de cette peinture pour connaître la signification de cette épée qui n’est pas l’attribut ordinaire de saint Benoit.

(4) Célèbre fondateur des Camaldules, du xe au xie siècle. Voir à son nom.

(5) Vers l’an 1317.

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leur de l’ordre des Célestins; saint Bernard de Sienne, fondateur du Mont-OIivet, sont tous placés à la droite de saint Benoît. A sa gauche, sont les fondateurs des ordres militaires soumis à sa règle. C’est Alphonse Ier, roi de Portugal, fondateur de l’ordre militaire dé Avis; saint Rémond, abbé, et dom Sanche de Castille, fondateurs de l’ordre de la Calatrava ; Gomez, fondateur de l’ordre d’Alcantara; Jacques d’Aragon, fondateur de l’ordre de la Merci; Guillaume Eris, fondateur de Montese; Denis, roi de Portugal, fondateur de l’ordre du Christ; Cosme de Médicis, grand-duc de Toscane, fondateur de l’ordre de Saint-Étienne (1). Voir au nom de tous ces ordres les costumes et armes propres à chacun.

Arbre généalogique des princes et princesses de Bourgogne , depuis l’auteur de cette illustre maison jusqu’à Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire. Sculpture du tombeau de Marie de Bourgogne à la cathédrale de Bruges, gravé dans l’ouvrage intitulé : Flandria illustrata (2), 2 vol. in-folio, dont toutes les planches sont bien gravées. Voir la planche p. 227 du t. I, qui offre aussi la figure couchée de la princesse, et sur le bas-relief 29 écus ou blasons d’armoiries des auteurs de sa famille, depuis le roi Jean jusqu’à Marie de Bourgogne, morte sans enfants, et qui termine celte noble lignée.

L’on trouve plusieurs représentations d’arbres généalogiques dans la grande Chronique de Nuremberg. Voir les planches.

ARC-OUTRE-PASSÉ, ou style de transition à Séville, à la mosquée de Cordoue, aux anciens bains de Palma, à l’Alcazar de Séville. Voir à ces divers noms, et, en particulier, les pl. i, il, vi, n° 1 ; pl. xv, xxvii, n° 1, 2; pl. xxviii de V Atlas de V Essai sur V architecture des Arabes et des Mores, en Espagne, en Sicile et en Barbarie, par Girault de Prangey, 1 vol. in-8° ; Paris, 1841.

ARC DE TRIOMPHE. — Voir Arcs.

ARCA ou ARON. — Buonarotti, dans son ouvrage Osservazioni sopra alcuni vetri antichi, 1 vol. in-4°, pl. n, n° 5, donne des fragments de verre sur lesquels est représentée une espèce d’armoire, avec ou sans porte, nommée Area ou Aron, dans laquelle

(i) Au 1. 1 de l’ouvrage intitulé : Lignum vilce ornamentum et decus Ecclesiœ in V libr Arnoldi Wionis Bénédictin. ; Venise, 1595, et dédié à Philippe II, roi d’Espagne, on trouve l’explication de toutes les ligures de cette curieuse planche, et des détails historiques sur les fondateurs et généraux de ces ordres.

l’on enfermait autrefois les livres des Évangiles, représentés comme des rouleaux. Pour ï’explication de ce genre de meuble, voir le texte du savant antiquaire.

Autre sur une mosaïque de Ravenne.

Ciampini, Fetera Monumental. I, pl. lxvi, et p. 227. On y voit quelquefois deux figures de lions qui semblent garder les livres.

ARCADE (Saint). — Son martyre et celui de ses compagnons. Peinture du xvie siècle. Etruriapittrice, t. f, pl. xxxvi.

ARCADE, empereur d’Orient. — Figure de ce prince sur les médailles ou monnaies byzantines, de 583 à 408. Voir toutes les collections de ces monnaies indiquées au mot Byzantin (Art), et dans les Familiœ by~ zantinœ de Du Cange, in-folio, planche de la p. 61 .

ARCADES. — Tableaux d’arcades comparées , à divers siècles. D’Agincourt, Architecture, pl. XIII, XLII, XLV.

Britton, Chronological history of architecture english , in-4°; planche non numérotée à la lin du volume. On y voit les variétés de l’arcade dans l’architecture chrétienne depuis la plus ancienne église en pierre, celle de Brixworth, jusqu’à la fin du xvie siècle.

Ducarel , Antiquités anglo-normandes , édition anglaise et française, pl. xxvii, xxxi, xxxn.

Les Éléments d’archéologie de Balissier, in-12, 1843, p. 590, 594, 418, 419, 420, 459, 440, 459.

Albert Lenoir, Mémoire siir l’architecture religieuse pour le Comité des arts, etc., 2' partie, p. 40, 41, 42, 45, 44, 45, 46, 47 et 48.

M. de Caumont, dans son Cours d’antiquités monumentales, 4e partie, p. 69 et suivantes , donne des détails curieux sur les variétés de l’arcade dans les monuments depuis le ve siècle. Voir, p. 76, 144, 178, 258, 257 et 287, ainsi que les planches qu’il y indique.

ARCADES simulées. — Voir les exemples qu’en donne M. de Caumont, Cours d’antiquités monumentales au moyen âge, 4e partie, p. 153, et les planches; p. 242, 284, et la planche indiquée.

(2) Magnifique ouvrage publié à Cologne, en 1641, par les soins de Sanderus, qui, dit-on. s’y est ruiné. En tête du ieT volume sont plusieurs figures en pied de princes et princesses de la maison de Flandre èt de Bourgogne.

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ARCADES trilobées romanes, comme à Rourges. — Voir le porche de cette église.

Autre exemple donné dans les Instructions du Comité historique des arts, etc. Architecture religieuse, 2e partie, p. 42.

ARCHANGES. — Voir Gabriel, Raphaël, et aussi les divers exemples qu’en donne M. Didron, dans son ouvrage sur 1 ^Iconographie chrétienne, 1 vol. in-4°, avec planches.

ARCHE de Noé. — Construction de ce bâtiment. Toutes les Bibles à ligures offrent cette représentation plus ou moins approchant de la vérité. Voir au mot Bibles.

Miniature d’un manuscrit grec du xnr au xive siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. lxii, n° 3.

Entrée dans l’arche (mêmes peintres et mêmes ouvrages), et sa sortie. Voir au nom de Noé.

Fresque de Buffalmaco, au Campo Santo (xive siècle environ). Voir au mot Campo Santo, n° 5, dans ce Dictionnaire où cette gravure est analysée.

Peinture des Loges du Vatican, par RaphaeL.Voir son œuvre et celles de ses graveurs, Volpato, Chaperon, et au mot Loges.

ARCHE D’ALLIANCE. — Sa forme variée et imaginée par les artistes du moyen âge se trouve dans toutes les Bib/es gravées en bois ou au burin, depuis le xve siècle jusqu’à la lin du xvie, d’une forme approchant de celle d’une armoire à deux battants, et gardée par deux lions assis ; verre peint des premiers siècles du christianisme; Boldetli, Osser^azion. sop. i Cimeteri de’ SS. martiri, 1 vol. in-folio , pl. de la p. 201 , fig. 15.

Miniature du viie ou vnr siècle, représentant l’arche portée par les lévites à travers le Jourdain; d’Agincourt, Peinture, pl. XXVIII.

L’arche posée dans le tabernacle. Autre miniature du ixl siècle ; ib pl.41, nos 4 et 5.

Marche processionnelle de l’arche au travers du Jourdain. Composition de Raphaël aux Loges. Voir son œuvre et celles de ses graveurs.

Autre portée autour des murs de Jéricho , mosaïque de l’église Sainte-Marie-Majeure, Ciampini, Vetera Monumenta, t. 1, pl. lxiii.

Transport de l’arche dans la maison d’Obédédom, bas-relief du xvie siècle-, Cicognara , Storia délia scultura, etc., infolio, pl. xxxv, t. IL

( l 'i Sur i’origine (Je cette garde, voir Mézerai, Abréç/é de l’histoire de France, table des matières ; Fauche! et Boulainvilliers, Ancien (jouverneineni de France,

ARCHE. — Espèce de châsse de grande dimension , portée dans les processions de certaines fêtes en usage dans quelques villes , et ayant la forme de baldaquin. On pourrait avoir une idée de ce genre de décoration par la gravure représentant la procession de sainte Rosalie à Naples; Voyages pittoresques en Sicile, par Saint- Non. Voir Naples.

L’on nomme aussi arche une espèce de coffre, dont on trouve quelques représentations dans les Monuments inédits, par Willemin, pl. ccxn, et sur lesquels M. Pottier fait des observations remplies de son érudition ordinaire, t. H, p. 35. Voir aussi le mot Aron.

ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE. — Voir Antiquités chrétiennes.

ARCHERS DU ROI et autres (1). — Miniature d’un manuscrit du xme siècœ, Allas des monuments français , par Alexandre Lenoir, 1 vol. in-folio, pl. xxx.

Autre à cheval, miniature du xnie siècle; Willemin, Monuments inédits, t. I, pl. 102.

Autres tirés des miniatures de la Chronique de Froissard , même ouvrage , t. II , pl. 174.

Trésor de la couronne de France , d’après les pl. de la Monarchie française, de Montfaucon , t. Il, pl. 187.

Archer italien, xme siècle; Bonnard, Costumes, etc., t. I, pl. lxviii.

Figure en pied, sculptée en 1480, représentant le capitaine d’une compagnie d’archers ; Willemin , Monuments inédits , pl. clxi du tome II.

Archers anglais, xive siècle environ, miniature d’un manuscrit, publiée dans le Pictorial historu of Enqland , à Londres, t. Il , p. 360. /

Autres d’une des tapisseries de Berne, pl. m, publiées par A. Jubinal, Tapisseries hist., etc.

ARCHES DE PONTS, remarquables par leur forme architecturale ou leurs détails de sculptures. — Voir au mot Ponts.

ARCHETS. — Ancien archet de violon, ou autres instruments à cordes vers le xie ou xiir siècle, gravé sur un bassin émaillé; Willemin , Monuments français inédits, t. I, pl. cxm. M. Pottier le regarde comme du

XIIIe.

Celui que tient une statue du portail de

t, Itl, p. <07; le père Daniel, Histoire delà milice française; J.-L.-B. Carré, Panoplie, Dictionnaire des termes de (juerre.

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Saint-Denis, ib. , t. I , pl. lxxv, estimée du xne siècle.

Du bas-relief d’un des chapiteaux de Saint-Georges, à Rocherville, xr siècle; ib., n° 2, pl. lii. M. Pottier pense qu’il faut dire xir.

Miniature d’un manuscrit du xme siècle, appartenant à la ville de Reims , représentant d’une manière allégorique la figure de l’Air, avec tous ses attributs, dont la musique est un des résultats les plus merveilleux. L’on voit plusieurs figures tenant des archets; publié et expliqué par M. Didron. Voir Air.

Autre entre les mains de saint Jacques ( le Mineur). Collection de figures des saints du Cabinet des estampes de Paris.

Mémoire de M. Botté de Toulmont , faisant partie des Instructions du Comité historique des arts et monuments , in-4°, planches nos v, vi , et le texte de M. Pottier, sur les planches de Willemin.

ARCHEVÊCHÉS. — Vue de l'ancien palais de l’archevêché d’Évreux , architecture d’un grand effet, Voyages pittoresques en France , par Taylor et de Cailleux , Normandie, pl. ccxxv.

Vue extérieure de la belle galerie de l’archevêché de Liège, dans l’ouvrage intitulé Vues de Hollande et de Belgique, par Van Kempen , celui de Louis Haghe, Sketches in Belgium, etc., in-fol. ; Collection d’intérieurs de tous les genres et de tous les pays, par Chapuis, in-folio, pl. vin.

Paris, 1843; Bulla, éditeur.

Plan de l’ancien archevêché de Paris , publié dans le Rapport de M. Lassus et Viollet le Duc , sur les Réparations à faire cl l’église Notre-Dame , in-4°. Paris, 1845.

ARCHEVÊQUES ou ÉVÊQUES (1). — Costumes d’archevêques par siècles :

De Cologne, en costume de chancelier d’Italie vers le ve ou vie siècle, bas-relief de l’église de Monza. Voir Monza.

De Trêves et de Mayence, en costume lombard, même sculpture, publiés dans le Memorie di Monza , par Frizi et Giulini, in-4°, t. 1 et VIII.

Sacrant un roi ou un empereur. Beaunier et Rathier, Costumes français , t. 1,

pl. CXLIX.

(t) Cette dignité étant presque inconnue dans les premiers siècles ( ne commençant d’une manière distincte que vers le vie siècle), en 581, il nous arrivera bien souvent de confondre dans nos désignations ces deux dignités ecclésiastiques, il faut donc voir l’article Évêques pour compléter celui ci. Ou sait que pendant longtemps les papes ne portèrent que le simple titre d’évêques de Rome.

Peinture sur verre, représentant le sacre de saint Louis, publiée par Montfaucon et quelques autres. Voir au nom Saint Louis ou Louis IX.

De Rouen (Jean deMarigny), représenté sur une mitre, brodée au xme siècle; il est coiffé d’une mitre conique, tenant une grande clef, et placé entre deux personnages à genoux , Cornélius et Dorcas. Cette figure curieuse est publiée dans l’ouvrage intitulé: des Andelys au Havre, Illustrations de Normandie , par madame Amable Tastu , Paris, 1845, chez Lehuby, 1 vol. in-12, pl., p. 95.

Beau costume d’un archevêque de Sens (2). Sculpture d’une tombe de 1144; Willemin , Monuments inédits, 1. 1, pl. lxi. C’est la première figure désignée ainsi dans cet ouvrage.

De Gantorbérv, prêchant. Miniature du xme au xive siècle; Angleterre ancienne de Strutt, pl. xxmde l’édition anglaise, 1 vol. in-4°. Voir aussi l’édition française, 2 vol. in-4°, même planche.

On trouve dans les Monumenta cryptarum Vaticani, in-folio, par PA. Laur. Dcnys , plusieurs planches représentant des lombes d’archevêques. Voir entre autres celles des pl. xxvi, xxviii , xxix, pages 31, 45, 50, 59, 60, 62, 65. L’une des deux figures de cette planche porte un aigle sur un pectoral , pl. lxvi , lxviiu

Très-beau costume d’un évêque ou archevêque, d’après une peinture du xvie siècle; Atlas des arts au moyen âge , par M. du Sommerard, pl. vi du chapitre VI; il est représenté à genoux.

Costume d’un archevêque d’Italie , vers le xiiic siècle, par Bonnart, t. 1 de sa Collection des costumes au moyen âge, pl. uxxix.

On trouve dans le texte une description de l’aube , de la dalmalique, crosse, anneau, en usage à cette époque. Voir p. 165 du texte de l’ouvrage de Bonnart.

Voir aussi les noms Ambroise (Saint), Cantorbéry, Crosses, Dédicaces d’Églises , Dunstan , Évêques , Mansuy , Mitres , Patriarches , Sacres , Thomas de Cantorbéry, Toul.

La belle figure publiée dans les Antiquités d’Aquilée, 1 vol. in folio, par Cian. Bartoli, planche de la page 589, est à consulter pour l’antiquité du costume ecclésiastique.

(2) Le détail de toutes les parties du costume est donné avec le plus grand soin, dans le texte de cette planche, par M. Pottier, qui remarque que la mitre est d’une forme inusitée. La chasuble infundibuliforme est bordée d’orfroi , les sandales sont ornées de croix, etc.

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Les sceaux offrent une mine curieuse à exploiter pour les costumes des prélats de France, d’Angleterre, d’Allemagne, et de bien d’autres pays. Les planches des ouvrages de Wrée sur ce g«nre de monuments sont généralement bien exécutées.

Voir ceux publiés par le marquis de Migieux, Sceaux des rois et reines de France , 4 vol. in-4°.

Toutes les pierres tombales d’archevêques et d’évêques, publiées dans la Batavia sacra. Voir ce mot.

L’ouvrage de Maillot et .Martin, sur les Costumes français, 2 vol. in-8°.

Toutes les pierres tombales qui existaient autrefois à la cathédrale de Paris et publiées par Charpentier, 2 vol. in-folio, texte et planches malheureusement mal dessinées et mal gravées pour la plupart.

On trouve aussi de beaux costumes d’évêques dans l’ouvrage de M. Arnaud, sur les Antiquités de Troyes. Voir Aube.

ARCHIDIACRES. — Voir Adalbertus et la planche de la page 44 de la Batavia sacra, in-folio.

Beau costume d’archidiacre de Rouen.

Pierre tombale du xme siècle environ , à la cathédrale portant le nom d’Étienne de Sens. Elle est publiée avec soin, par M. Deville, bibliothécaire de la ville de Rouen, dans sa Description des tombeaux de l'église en question. Voir la planche xi, p. 200 et suivantes, où il donne la description de sa figure, de son costume, de l’inscription, etc. Au bas de sa tunique on remarque l’ornement nommé parura. Voir ce mot.

ARCHIDUCS et ARC HIDUCHESSES.— C’est principalement en Autriche, en Allemagne et dans les Pays-Bas que l’on trouve des monuments de cette dignité. Voir la Flan dria illustrata, Brabantiæ antiquitates , la collection des sceaux de Flandre, par Wrée, et aux noms Othon, Marguerite et Maximilien ; et aux mots Allemagne et Autriche tous les ouvrages à planches qui y

(1) Il est bien entendu que cette figure n’est citée que parce qu’elle se trouve dans un volume de planches, du xvie siècle.

(2) L’archiprèlre dans l’Eglise romaine est ordinairement choisi dans une paroisse par l'évêque pour le représenter dans tout ce qui lient au gouvernement spirituel et temporel des églises du diocèse, Cod. eccles., p. 25, édition de M. Henrion; Paris, i824. Cette charge lut créée par Léon IX, de 1 040 à 1050. Voir les fonctions de l’archiprêtre dans Thomassin, Discipline ecclésiastique, 1. 1, p. 37, édition française. Il le désigne toujours sous le litre de métropolitain . Voir tous les canons et conciles cités à ce sujet. II/., liv. VIII, chap. IV.

(3) Nous confondons ici les deux arts, parce que sur les monuments ils ne sont pas toujours spécifiés,

sont cités, et au mot Inauguration ou Installation; le grand ouvrage de Schrinekius, intitulé Imagines imperatorum, archi diacum, etc. , \ vol. in-folio magnifique.

ARCHIMÈDE (I) sortant du bain et trouvant le poids des deux couronnes du tyran de Syracuse , gravure en bois , peut-être d’Alber Durer, portant la date d5b’8, \ vol. in-folio intitulé : de Architectura et de simetria corporis humani , par Gualter Rivy, médecin. L’ouvrage est en allemand et renferme beaucoup de planches, dont quelques-unes représentent les mesures de toutes les parties d’une construction gothique, la manière de pointer le canon, etc., et bien d’autres détails curieux.

ARCIIIPRÊTRE (2) Figure à genoux de Jacq. Colonia, en costume de cette dignité ecclésiastique, tirée d’une mosaïque du xive siècle à la basilique de Sainte-Marie- Majeure. D’Agincourt, Peinture, pi. xvm, n° 18.

Archi prêtre de l’Église romaine recevant à genoux des mains de saint Ambroise un livre de liturgie, peinture du xme siècle, Acta sanctor. des Bollandistes, mois de mai, t. VIII, p. 96.

Archiprêtre de l’église de Monza, sculpture de la façade de ce monument vers le xie siècle, publié dans le Memorie di Monza, par Frisi. Voir la description faite de cette sculpture par Millin, Voyages dans le Milanais, 1. 1, p. 347. Ce personnage a dans ses mains la célèbre couronne de fer.

ARCHITECTES ou SCULPTEURS (3)/ -

Quelques monuments offrent la représentation ou ligure des architectes à qui on en doit la construction ou les détails.

Deux pierres tombales publiées par Willemin, Monuments français inédits, représentent les ligures en pied de l’architecte de Saint-Ouen de Rouen, Berneval, et de son clerc , xve siècle (4) , pl. clix , son portrait, ib., pl. clx.

et que nous ne voulons pas prendre sur nous de rien affirmer.

4 j M. Pottier, dans le texte de l’ouvrage de VVillemin, donne les détails historiques sur ces deux artistes, victimes de leur jalousie d’état et de talents. Voir p. 17 du 1er vol. M. Éméric David, Discour s sur lu peinture au moyen âge, donne les noms d’une foule darchitecles et constructeurs célèbres du xiie au xvie siècle, parmi lesquels figurent quantité de prélats, d’évêques, d’abbes, de moines à qui la France doit une grande partie de ses cathédrales et autres églises, les belles abbayes, les cloîtres, les couvents, maintenant détruits ou à peu près. Voir p. 89 à 102, et son Discours sur la sculpture française, i vol. in -8°, p. 44 à 49. Félibien, Vie des plus célébrés architectes, i vol. in-40, p. 145 à rt)9. Le 9e n° du Bulle-1 2 3

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Statuette de P. Vischer, sculpteur de la châsse de saint Sebald , à l’église de Nuremberg, publiée dans la brochure intitulée : J)ie (Jpostel von Peters Bischers in zmolf Blattern von Febert Beindel, et reproduite à Paris dans la collection : Armes, armures, meubles et divers objets du moyen âge, chez Weith et Hauser, 1 vol. in-4° , pl. ux et lx, par Asselineau.

Celle de maître Hugues Libergier, mort en 4311, architecte de l’église de Saint Nicaise de Reims, tenant sa règle et le modèle de son église, à ses pieds un compas d’une forme singulière. Cette belle pierre tombale représentant sa figure en pied est publiée dans la Revue de V architecture ; Paris, l. 1, p. 196, par César Daly, et dans le Magasin pittoresque , t. VIII, planche de la p. 268.

Celle du constructeur du jubé de la Madeleine, à Troyes. Voir Jubés.

Autre tenant une équerre et un grand compas; il est près d’un bâtiment en construction, miniature du xme siècle environ. Angleterre ancienne deStrutt,in-4°, pl. lxv, et la traduction publiée par Boulard, même format et même planche.

M. Alex. Lenoir, t. T, pl. clxxu, n° 158 de son Musée des Petits-Auguslins , a publié un émail de Limoges, provenant du tombeau de Diane de Poitiers, représentant un architecte; quelques-uns disent un saint Thomas tenant une équerre. Dans les salles de ce musée, M. Lenoir avait fait ériger des ^cénotaphes à la mémoire de Jean Goujon, de Germain Pelon, de Philibert de Lorme, de Jean Cousin et de Jean Bullant, et de quelques autres artistes français célèbres, voir les pl. cxvi, cxvii dut. 111, et pl. ccxii ; t. IV, nos 253 et 454, p. 99 et 10.

ARCHITECTURE. — Ouvrages généraux sur l’architecture depuis la décadence jusqu’à la fin du xvie siècle (1).

Les divers ouvrages de Léon Alberti sur l’architecture, depuis 1485, jusqu’en 1550. Voir surtout l’édition de 1550, avec des planches, 1 vol. in-folio, à Florence. Nous ignorons s’il existe des planches dans Fédit.on originale de 1485 (2).

Seroux d’Agincourt les résume presque tous, voir le Ie* vol. de son ouvrage intitulé :

tin monumental, p. 142, publié par le Comité des arts el monuments, signale la découverte curieuse des signes et marques des architectes du moyen âge.

U ) De l’art considéré comme symbolisme de l’état social, in-8% par Dussieux ; Paris, 1 842.

(2) M. Brunet donne d’amples détails sur les diverses éditions des ouvrages d’àlberti, Manuel du libraire, tome J .

(3) On trouve dans cet ouvrage, t. I, p. 45, une sortie des plus singulières contre l’archileclure religieuse du moyen âge. Le savant académicien ne

Histoire de Part depuis la décadence , etc. (section Architecture ); il renferme 73 planches in-folio, offrant plus de 1 ,200 exemples d’architecture des divers siècles.

L’ouvrage de Guglter Rivy, avec planches en bois, cité au mot Archimède.

Le génie de l’architecture , in -4° avec planches par J.-A. Coussin; Paris, Didol.

Fies des plus célèbres architectes de France et d’Italie, parQuatremère, 2 vol. in-8° avec des planches au trait, dont 22 sont consacrées aux monuments de la renaissance (3).

Traité d’architecture en France (4) par Androuet du Cerceau, 1559,1582 à 1607, accompagné de planches nombreuses.

Les Dix livres d’architecture, par Philibert de Lorme, 1 vol. in-folio avec planches bien exécutées.

Dictionnaire d’architecture, par Pugin, Clossary of terms used in (Irevian, Roman, etc., in-8°, avec planches; l’autre par Brillon, intitulé: Dictionary of the architecture of middle âge, etc., avec de belles planches, 1 vol. in-4°.

Carier (John) a publié plusieurs ouvrages en Angleterre sur l’architecture gothique, in-folio et in-4° avec planches.

Histoire de l’architecture, par M. lloppe, en anglais ou la traduction française de Baron, 2 vol. in-8°, planches.

La Revue générale de l’architecture, etc., par César Daly, publication périodique, in-4° avec planches; il en existe déjà 4 vol., et cette publication est devenue européenne.

Monuments anciens et modernes , par livraisons in-4° , par Jules Gailhabaud et une société de littérateurs; les planches sont d’une grande perfection, il doit y avoir 180 livraisons.

Les Arts au moyen âge, par M. du Sommerard {Architecture) , 4 vol. in-8°. Voir surtout les planches lithographiées par M. Victor Petit.

Éléments d’archéologie de Batissier, 1843,

1 vol. in-18.

L’ouvrage de Gab. Ramée, intitulé Manuel d’architecture ancienne et moderne,

2 vol. in-12; Paris, 4845.

ARCHITECTURE RELIGIEUSE. — Voir aux mots Basiliques, Catacombes, Cathé-

veut y voir rien autre chose que de la barbarie et l'art dans sa plus profonde décadence. Toutes nos cathédrales des xiue, xive et xve siècles sont impitoyablement rayées de la liste des beaux monuments.

(4) Sur les caractères de l’architecture en France, voir les divers articles de M. Vaudoyer fils, grchitecle, insérés dans la publication intitulée: Magasin pittoresque , 1839, 1840, 1841. Il traite de l’architecture delà renaissance, année 1842, p. 121 et suiv. Discours sur l'architecture gothique, par Emerie David, cité par M. de Gaumont, Bulletin monumental, août 1838.

ARC

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•orales, Cimetières, Chapelles , Cryptes , Églises, Oratoires, etc.

Comme ouvrages plus spéciaux sur ce genre d’architecture, nous signalerons en France celui de M. de Caumont, intitulé : Cours d’antiquités monumentales, 4e partie, avec planches.

Celui de M. l’abbé Bourassé, intitulé : de V Architecture chrétienne , etc., 1 vol. in-8°, qui est une espèce de résumé de celui de M. de Caumont.

Le Manuel des connaissances utiles aux ecclésiastiques dans la construction et réparation des églises, chapelles, pour servir de suite au Rituel de Belay, 1 vol. in-12.

Celui de M. L. Batissier, Éléments d’archéologie national?, etc., 1 vol. in-18 avec planches; Paris, 1843, voir p. 343 et suiv.

Celui de M. Ramée, Manuel de l’histoire de l’architecture, etc., 2 vol. in-12; Paris, 1843, avec planches.

Mémoire de M. Albert Lenoir, architecte, intitulé : Monuments fixes, Civilisation chrétienne (instruction du Comité des arts et monuments), in-4°, avec planches dans le texte.

Le bel ouvrage de M. Boisserée, intitulé : Les trois âges de l’architecture religieuse en Allemagne prouvés par l’église cathédrale de Ratisbonne, Saint-Lacques, Saint - Emmeran , etc., 1 vol. in-folio, dont les planches sont d’une exécution parfaite

Pour l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie, la Norwége, la Suède, etc., voir aux noms de chacun des pays. M. de Caumont cite plusieurs ouvrages dans son Cours d’antiquités monumentales , p. 8 et suiv. Voir aussi M. Batissier, cité ci-dessus, p. 575,578, 580.

ARCHITECTURE CIVILE. — Savoir : celle des arcs de triomphe, des châteaux, palais, hôtels de ville, ponts, portes de ville, tombeaux, hôpitaux, fontaines publiques, chancelleries, tribunaux, prisons, escaliers, etc. Voir à tous ces mots.

M. Albert Lenoir a fait un résumé historique sur ce genre d’architecture publié dans le Magasin pittoresque, 19e vol., p. 225, 277, 278 et suiv. Cette dissertation est accompagnée de quelques spécimens remarquables de l’architecture civile à ses diverses époques.

Les instructions du Comité des arts et monuments renferment un mémoire sur l’architecture civile en France, rédigé par MM. Vitet et Albert Lenoir, avec planches in-4°; Paris, 1843.

(1) Ce genre d’architecture peut à la rigueur se confondre avec celle dite civile, mais elle mérite cependant une indication spéciale.

ARCHITECTURE MILITAIRE telle que celle des fortifications, des châteaux forts, forteresses, des portes et ponts-levis, des camps, bastions, tourelles, tours, remparts, etc. Voir à tous ces noms, ainsi que la partie de l’ouvrage de d’Agincourt, section consacrée à l’architecture militaire, et principalement la pl. liii.

Le traité spécial de M. de Caumont sur ce genre d’architecture. Voir la 5e partie de son Cours d’antiquités monumentales et Y Atlas qui s’y rattache.

Mémoires sur l’architecture militaire, par M. Mérimée, publiés dans les instructions du Comité des arts et monuments; Paris, 1843, 1 vol. in-4° avec des spécimens.

L’ouvrage intitulé : Vatlo libro continente appertinente a capitanei , ritenere et fortificare una citta , etc., par P. Raveno, à Venise, 1 vol. in-8°, avec planches, 1550.

L’ouvrage de Baracio, in-4°, 1572, avec planches.

ARCHITECTURE BYZANTINE. — Est l’objet de divers ouvrages spéciaux parmi lesquels nous citerons Y Histoire de l’architecture byzantine, par M Alb. Lenoir, Revue générale de l’architecture, 1. 1, 1840, p. 7 à 75.

Celui intitulé : Monuments anciens et modernes, par Jules Gailhabaud, voir les livraisons 8, 9, 20, 22, 31.

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