‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 348 sur 627 · ING · texte numérisé non relu

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veaux de Saint Denis, ouvrage duxme siècle, publié par YVillemin, Monuments français inédits, pl. xci (1). On y voit les couleurs de l’original.

Un beau fragment de pavage en mastic incrusté, publié par Alex. Lenoir (2), dans le 1er vol. du Musée des monuments français, pl. xxxvi, n° 429.

M. YVillemin a publié également ce curieux monument avec les couleurs de l’original dans les Monuments inédits , t. I , pl. xciii. V. aux mois Chasses, Coffret, Bassins, Meubles, Reliquaires.

INDULGENCES.— Lettre d'indulgence délivrée (3) et imprimée en 1435 à Mayence, avec sceau, dessinés, gravés et publiés l’un et l’autre par M. Léon de La Borde, dans son Mémoire intitulé : Nouvelles recherches sur l’origine de l’imprimerie, in-4°, Paris, 1840, chez Techener. Ce Mémoire est rempli de lettres majuscules, de vignettes gravées sur bois, de diplômes, etc.

Autre pièce xylographique, imprimée, dit-on, en 1410, ornée d’une image de la Présence réelle et des insignes de la Passion, reproduite par le même savant. V. p. 29 du même Mémoire.

Institution des indulgences, médailles du pape Pie VIII, Numismata pontificum, du père Dumolinet, in-folio, pl. xx, n° 3. Dans celui de Bonanni, Histor. summ. pontificum comprobata numism. in-folio, médailles de Pie VIH, et les diverses publications de la Vie des papes, par Ciaconius, Palatius, les Bollandisles, au nom de ce pontife.

Trafic des indulgences, gravure en bois d’un maître inconnu du xve siècle et d’une composition singulière citée par Jensen qui en donne la description dans le 1er volume

(1) M. Pottier, p. 59 du texte du i«r volume de l’ouvrage de Willemin cité ci-dessus, donne quelques détails sur ce genre de travail

(2) Et le texte du même volume, p. 210. Il est fâcheux qu’à propos d’un monument d’art, l’auteur vienne nous débiter les rêveries de Dupuis sur les zodiaques, les calendriers et autres monuments de ce genre auxquels il donne la torture pour arriver à ce beau résultat, que le christianisme n’est qu’une copie des reli ions de Zoroastre et de Thot. M. Lelronne de l lnslitut a pulvérisé tous ces échafaudages d’érudition hostile, en rétablissant les faits historiques dénaturés et en réduisant tous ces calculs chronologiques de l’école vollairienne à leur juste valeur. Annales de philosophie chrétienne, t. XXII, p. 34 1 et 435.

(3 i Ce ne fut pas d’après la bulle d’indulgence accordée par un pape que se vendirent à cette époque les indulgences, comme tant de personnes le croient, mais bien d’après la délivrance du diplôme octroyé par le roi de Chypre en i452. V. les historiens cités par liergier sur cette matière. Dictionnaire de théoloqie, verbo Indulgences. . .

(4) Cette citation nous rappelle un intéressant tableau du comte de Forbin, représentant l’exhumation

de son Essai de la gravure sur bois, p. 260.

INÈS DE CASTRO, femme de Dom Pèdre ou Pedro. — Son tombeau dans une des cryptes du monastère d’Alcobaça (4), publié dans le Magasin pittoresque , t. VIII, n° 51, p. 397. V. aussi au mot Alcobaça.

INFIRMES guéris miraculeusement. —

V. Aveugles, Boiteux, Paralytiques, Homorroïsse , Démoniaques , Serpent d’ai- j rain , etc.

— Réunis autour du tombeau d’iin saint et demandant leur guérison, diptyque du xive au xve siècle. Gori, Thésaurus dipty chorum, t. III, pl. vu, à la fin du volume dans quelques exemplaires.

Bas-relief du tombeau d’Élisabeth de Thuringe ou de Hongrie. V. à son nom.

INGEBURGE ou INGELBURGE (5). — Femme répudiée de Philippe Auguste (6); ! figure eu pied de cette princesse gravée en creux sur la pierre de son tombeau (vers 1256), publiée par M. Alex. Lenoir, Atlas des monuments français, pl. xxvii.

Statue en pied de cette princesse provenant du monastère de Saint-Jean-en-Lisle où elle s’était retirée après sa répudiation. Miliin, Antiquités nationales, t. III, n° 53, i et pl. xxxix de l’édition de cet ouvrage par Barba. V. figure 1. Elle porte la cotte-hardie et un sceptre snns fleurs de lis. Sa couronne est à simples fleurons.

INGON. — Abbé de Saint-Germain-des- Prés à Paris. Son cercueil fut retrouvé dans les fouilles faites lors des réparalionsde cette église en 1704. Alex. Lenoir a publié cette figure à l’état de squelette et son tombeau,

du corps d’Inès de Castro, et son couronnement par don Pedro au milieu d’une des galeries du cloître du monastère d’Alcobaça. Ce tableau a été gravé au | trait et reproduit en tête d’un volume in 8° de madame de Genlis intitulé : Inès de Castro et la won de Pline l'ancien, par le même peintre, et dans la collection des OEuvres du comte de Forbin, publiées par Challamel. éditeur, à Paris. L’auteur de ce Djclion- j naire possède une lettre de M. le comte de Forbin,! dans laquelle on trouve quelques explications sur la vue du cloître où le peintre suppose que se serait passée la scène en question.

(5 Quelques écrivains la nomment aussi lsburge. i

(6j Sur cet inique abus du pouvoir et la célèbre! résistance d’innocent III à cet acte de haute injustice et sa réparation, voir le beau travail de Fred. Heurter, inséré dans le 8e volume de l’ Université catholique, p. 283 et suiv. La Notice sur Ingeburgej par M. Géraud , citée Revue archéologique de Paris, \ t. I, p. 376, etc Les lettres du papeïnnocent ontété publiées par M. de Laporle-du-ïheil , membre de l’Académie française.

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