‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 357 sur 627 · JAR · texte numérisé non relu

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l’objet de deux volumes de l’ouvrage de Saint-Non, cité ci-dessus. V. t. III, n° 53.

JARDIN (Le). de santé.— 1 vol. in-folio gothique. Paris, 1539, traduit de celui intitulé : Hortus sanilatis, imprimé vers la même époque. En tête de l’ouvrage est une lettre gothique J, assez curieuse. Au verso de celte feuille, une grande planche gravée sur bois représente l’auteur à genoux, offrant son livre à un prince de l’époque; folio 23, est une figure de l’arbre de la science, que personne n’a jamais vu qu’Adam, qui certes ne nousen a pas transmis de dessin, mais que nous signalons comme une singularité.

On trouve dans ce livre (1) un traité des plantes, des pierres précieuses, la création des poissons, f° 68. En tête de la 5e partie est une planche représentant un médecin consultant les urines, etc.

JARDINAGE. — La passion du jardinage, représentée allégoriquement par Crispin de Pas, avec des figures en costumes du xve au xvie siècle, planche n° 14 de l’ouvrage intitulé : les Effets de l’amour divin en la conversion d’Hermogène , détaillé plus amplement au mot Amour divin. On y remarque deux femmes occupées à cueillir des fleurs et que la mort va surprendre et frapper.

Les travaux du jardinage se trouvent aussi représentés dans la suite des miniatures ou des sculptures que nous indiquons au mot Travaux de la campagne, d’après les calendriers des bréviaires, des missels et ceux de plusieurs églises. V. au mot Jardinier.

JARDINIER. — Plantant un arbre. Miniature d’un manuscrit du xivc siècle. Beaunier et Rathier, Costumes français, t. I, pl. cl, et dans la France historique et monumentale, d’Abel Hugo, t. III, pl. xci.

Jésus-Christ est représenté dans ce costume, lors de son apparition à la Madeleine. Y. les suites de la Vie du Sauveur, dont nous indiquons plusieurs ouvrages à son nom.

On voit aussi des ligures de jardiniers dans les zodiaques des anciennes églises. Y. Zodiaques, et encore à Paysans, Travaux rustiques, etc.

JARRETIÈRE (Ordre de la). — Institué en

(l) Sur te mérite bibliographique de ce volume , voir lis observations de Brunei, Dehure, M. Guichard de la Bibliothèque royale, le catalogue de la bibl. Leber, etc.

4350, par Édouard III. V. au nom de ce prince les détails de l’ordre.

Les diverses Histoires des ordres militaires et autres, par Bar, Héliot, Schoonebeek, etc., et tous les auteurs cités à Ordres militaires.

Le Dictionnaire du blason. Encyclopédie méthodique, in-4°, p. 88 et suiv., et les divers ouvrages anglais sur les ordres de chevalerie existant en Angleterre, et dont nous indiquonsquelques-unsà ce motetàORDRES.

JEAN (L’aumônier). — Figure en pied, tenant un livre. Miniature du ménologegrec de l'empereur Basile, édition latine, t. I, planche de la p. 483, mois de novembre.

Beau portrait à mi-corps, gravé per Raph. Custode pour YAcademia velus J. Christi, de Jos. Spizelius, 4 vol. in-4 . Y. l’ouvrage même et l’œuvre du graveur, et la grande collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.

JEAN-BAPTISTE (Saint) (2). — Sa naissance. Miniature d’un manuscrit grec du xne siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. lix, n° 5.

Composition remplie de détails curieux, costumes et bâtiments. Tableau de Paul Uccello, peintre florentin du xiveau xve siècle, Peintres primitifs, coîlcct. de tableaux recueillis par M. Artaud, publiée par Challamel, in-4°, pl. xlviii, n° 124 du catalogue. Paris, 1853.

Très-belle composition du peintre Jacobus Florentinus, vers le xvr siècle. Gravure de Jules Bonazone et des autres graveurs de cette époque. Y. les œuvres du peintre et des graveurs.

Autre, par André del Sarte, gravée par divers. Y. l’œuvre du peintre.

Saint Jean enfant caressant l’enfant Jésus. V. tous les sujets de Sainte Famille, qui sont nombreuses. Les seules œuvres de Raphaël, de Léonard de Yinci, du Pesarese, d’André del Sarte, des Carrache , en fournissent des variétés infinies.

Prédication de saint Jean, peinture du xr au xne siècle. D’Agincourt , Peinture, planche cv, n° 20.

Figure du même saint, tenant la figure dite agnus üei, bas-relief du xiye siècle environ ; du tombeau de sainte Élisabeth, à Marbourg. V. les monuments de l’histoire de cette sainte, par le comte de Monlalembert. V. les planches de Yyltlas.

(2) Voir ce qu’en dit Molanus. Histor. imaginum sacrarum, édiliou in-4% p. 49, 135, 294, 296, 299, 300 et 523.

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Statue de saint Jean sur le couvercle des fonts de baptême de Saint-Marc de Venise. V. toutes les descriptions de cette ville au mot Venise.

Autre, placée debout, au-dessiis du baptistère de Fisc. Ciampini, Fetera. Monum., t. il, pl. vu. V. Baptistères et Pise.

Belle figure du xme au xive siècle, tenant un phlyaclère avec ces mots : Ecce agnus Dei. D’Agincourt, Peinture , pl. cxn, école gréco-italienne.

Cicognara, Stovia delta scultura in Italia, donne plusieurs statues de saint Jean, mises en parallèle, xme au xvi° siècle, t. II, pl. v, xii et xx.

Saint Jean. Figure debout, priant J. G., Triptyque du vme siècle. Mamacchi, Origin. et antiquitates christianœ, t. V, pars la, lib. IV, cap. II, et dans le Thésaurus diptychorum, de Gori , t. III, planche de la p. 255, reproduit dans les Annales de philosophie chrétienne , t. XXIII, planche de la p. 50. Il est vêtu en ermite, suivant l’usage liturgique de l’Église grecque.

Le saint Précurseur est quelquefois représenté portant des ailes, Paciaudi, Antiquitates chrislianœ sive de cullu Joannis Baptistœ , etc., 1 vol. in-4° , p. 192 ; placé au milieu d’une croix, ib., planche delà p. 102. Sa mort. V. au mot Hérodiade.

Très-belle figure de saint Jean assis, tenant un livre ouvert sur ses genoux; il est couvert d’un grand manteau par-dessus sa peau de mouton, tableau de l’église Saint-Étienne de Gand, par Hubert Van Eyck,et gravé dans la notice mentionnée au mot Agneau de l’Apocalypse , page 50 de ce Dictionnaire, note 5.

Voir aussi toutes celles réunies dans la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, et celle de l’auteur, destinée à la bibliothèque du musée de Thôtel de Cluny.

Sceaux représentant saint Jean. Paciaudi, Antiquit. christianœ, in-4°, p. 177, 258, 242,

Monnaie à sa figure, au nombre de 4, ib., p. 165, 518.

Reliquaires de ses restes, ib., p. 524, 552, ,550, 406.

Pierres gravées, ib., p. 168, 189.

Églises dédiées sous son invocation, à Florence. Cicognara , Storia delta scultura in Italia, t. I, pl. iv.

A Ptolémaïs, ruines d’une autre eglise.

L’architecture date du xme siècle, sans doute de l’époque des croisades. Mamacchi, Antiquit. christ ., t. II, p. 75.

A Rome, il existe diverses églises sous son invocation. V. Jean de Latran et toutes celles désignées dans la table des matières des diverses descriptions de Rome, par M. Vasi et autres. Paciaudi, dans ses Antiquitates christianœ, in-4°, p. 10 à 195, cite aussi diverses églises qui lui sont consacrées en Orient et ailleurs.

JEAN DE BEAUVAIS (Saint).— Nom d’un ancien collège et couvent de Paris. Les détails des bâtiments sont publiés dans la Grande statistique de Paris, publiée infolio, par ordre du gouvernement et par les soins de M. Alb. Lenoir, architecte, les planches accompagnées d’un texte historique et descriptif.

V. aussi les collections topographiques de Paris, au Cabinet des estampes de cette ville.

JEAN DE BRUGES. — V. Van Eyck.

JEAN CHRYSOSTOME (Saint) (1). — Grande figure peinte à fresque, par Jean Fiésole, au Vatican, à la chapelle Saint-Nicolas. V. son œuvre, et d’Agincourt, Peinture, pl. cxlv, n° 8.

Toutes celles qui sont publiées dans la collection des saints du Cabinet des estampes à Paris. V. au tome lettre J, en tête des œuvres de saint Jean Chrysostome, dans la collection intitulée : Opéra ou Colleclio patrum, publiée par les bénédictins.

Conduit au lieu de son exil par deux soldats, miniature du ménologe grec, édition latine, 1. 1, planche de la p. 184.

Un beau diptyque chrétien, publié par Mamacchi, dans Origines et antiquitates christianœ, t. V, pars ia, lib. IV, § 5 du ch. Il, et dans les Annales de philosophie chrétienne, t. XI III, p. 59, pl. xiii, représente une figure en pied de ce saint. V. aussi à Chrysostome.

JEAN CLIMAQUE (Saint). — Plusieurs portraits du saint dans la collection des saints du Cabinet des estampes de Paris. V. aussi le mot Échelle mystérieuse.

JEAN DE LA CROIX (Saint). — Voir la grande collection des saints du Cabinet des estampes et celle de l’auteur, déjà citées tant de fois.

JEAN DAMASCÈNE (Saint). — Portrait en pied. Il est assis dans l’intérieur d’un monastère et il écrit. Miniature d’unméno-

(i) Molanus, Hislor. imagin . sacrarum, n’en dit rien.

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Joge grec du xe siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. xxxi, n° 14, et dans l’édition du ménojoge, édition de Clément XIII, t. I, planche de la p. 219. Belle figure en pied, peinte par le Dominiquin et gravée par divers. Y. son œuvre.

V. aussi toutes les figures du saint dans la collection des saints du Cabinet des estampes de Paris, et au mot Damascène.

JEAN DE DiEU (Saint). — Mêmes indications que pour les autres saints cités ci-dessus.

JEAN L’ERMITE (Saint). — Belle figure debout, tenant une petite croix. Sculpture en bois de cyprès, estimée du vmeou ixe siècle. Autour de la figure principale sont disposés divers sujets tirés de la légende du saint, depuis son arrivée dans le désert, où il est représenté passant un fleuve à genoux sur son manteau; sa réception par les moines; convertissant un brigand qui voulait le tuer; sa mort dans les montagnes, où, comme un autre Moïse, il est enseveli par les anges, etc. Celte admirable sculpture est gravée dans le Thésaurus diptychorurn de Gori, in-folio, t. III, pl. xvi. Il en existe des moulages qui se trouvent à Paris, chez Micheli, mouleur de l’Institut.

JEAN L’ÉVANGÉLISTE (Saint) (1). — A la Cène. V. ce mot.

Au pied de la croix. Y. Calvaire, Crucifiement,

— Assis, et dictant à un diacre son évangile. Miniature d’un manuscrit grec, trèsancien, conservé à la bibliothèque impériale de Vienne, publié par Lambécius, dans sa Bibliotheca Cœsarea vindebonensis , t. II, pars la, p. 571.

Buste. Miniature d’un manuscrit grec du xie au xiie siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. cv, n° 4.

— Debout, ayant une tête d’aigle; et servant de première lettre J à son nom. Miniature du xive siècle environ. D’Agincourt, Peinture, pl. xlvii, n° 2. Dans le Chronicon Godwicence, de dom Bessel et Gotfredri, 1. 1, p. 52, préférable à la planche de d’Agincourt. On trouve cette même figure reproduite avec ses couleurs, par le comte de Bastard, dans son grand ouvrage sur les manuscrits. V. la planche de la 5e livraison.

Singulière figure de saint Jean, à trois têtes, dont une d’aigle; planche en bois, de

(i) Motanus, Ilislor. imag. sacrarum , in-4° , p. 72, 317, etc. Ce que dit l’abb'é Guillon (Aimé Silv.), sur la place qu’il occupait à la cène, sa ligure et son costume, Cénacle ae Léonard de Vinci, Milan,

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