‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 360 sur 627 · V. Grey · texte numérisé non relu

V. Grey

JEANNE (La papesse ). — Une miniature du xve siècle, publiée dans le 4e volume de la Bibliotheca Spenceriana , p. 586, représente ce singulier personnage, affublé des insignes de la papauté, et venant d’accoucher au milieu d’une procession. Les cardinaux et autres prélats présents, témoignent leur étonnement par leurs gestes et leur attitude déconcertée. L’enfant est par terre, aux pieds de sa prétendue mère qui est elle-même étendue sur le pavé. L’on trouve encore cette bizarre comédie, inventée par les protestants (1), représentée dans une planche sur bois, d’une édition latine

lerons que M. Paulin Paris, p. 1 9 1 delà notice ci-dessus indiquée, dit, d’après Marcial d’Auvergne, que Jeanne, après avoir été blessée, vint à l’église Saint-Denis et y suspendit son armure ensanglantée par ses blessures, au-dessus du tombeau de saint Denis, et que les Anglais la mirent en pièces quelques jours après. (Juel précieux trophée s’il eût pu nous parvenir!

(î) On sait que depuis longtemps de savants protestants ont eux-mêmes démenti l’existence de ce

de Bocace , intitulée de Mulieribus Claris. Berne, 4557 ou 39, folio lxxiu, recto. La planche porte pour signature IK renversés, sur le milieu d’une petite tablette posée à terre.

JEANNE DE NAVARRE. — Statue en pied de cette princesse autrefois placée à la façade du collège de son nom, représentée debout, tenant le modèle d’une chapelle, sans doute celle du collège qui lui doit son origine (en 1304'. Montfaucon, Monuments de la monarchie française, in-folio, t. Il, pl. xxxvn, p. 212 du texte; Trésor de la couronne, etc., in-folio, t. I, planche correspondante.

JÉHOVAH. — Représenté comme Dieu des armées, tenant le glaive, l’arc et les flèches dont parlent les prophètes. Miniature du xne siècle. Iconographie chrétienne de M. Didron, in-4°, p. 167. V. aux mots Dieu, Créateur, etc.

JEMEAUX ( Les). — Ce signe, comme sont tous ceux du zodiaque, se trouve peint dans les heures manuscrites dont nous donnons la désignation au mot zodiaques, ou sculpté sur plusieurs anciennes églises. M. Rigollot en reproduit une, tirée du portail d’Amiens (2), dans son atlas des Arts en Picardie , pl. xix, n° 50. V. aussi les diverses descriptions de Notre-Dame de Paris, de Sainte- Geneviève , etc., pour leurs zodiaques. V. à ces divers noms et à Zodiaques.

JÉRÉMIE. — Très-belle figure en pied, tenant une banderole ornée d’une inscription ou du texte de ses prophéties. Mosaïque d’une église de Padoue, vers le ixe siècle. Ciampini, Fetera Monumenta, t. 11, pl. liv.

Autre, belle statue placée au puits de Moïse, à Dijon. V. Dijon et Puits.

Autre, peint par Michel-Ange, ci au Vatican. V. son œuvre.

Autre, par Raphaël, mêmes indications.

Autre, au jugement dernier, de Jean Cousin. V. son œuvre et toutes les figures qui peuvent exister de ce prophète dans la Collection des saints , au Cabinet des estampes à Paris.

personnage. Y. au reste les Annales de philosophie chrétienne, t. XXII 1, p. 4 58 (a) Cette sculplun-, dit l’auteur, peut suffire pour faire apprécier combien les assertions du comte de Cicognara sur la sculpture française antérieure au x\e siècle, sont dénuées de fondement et d’exactitude. Y. à ce sujet le texte de M. Rigollot, p. 105 de son livre.

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JÉROME (Saint). — Une magnifique miniature de la célèbre Bible dite de Charles le Chauve, représente saint Jérôme en voyage pour aller en Palestine recueillir des copies de la sainte Écriture (1). Elle se trouve au troisième feuillet (verso ), du manuscrit qui appartient à la Bibliothèque royale.

Autre miniature d’une Bible française (2), manuscrit du xive siècle, également de la Bibliolhèq je royale, et placé sous le n° 6829. Cette splendide miniature représente saint Jérôme assis dans une chaire ou chaise gothique, placée sous un pavillon d’une sculpture très-élégante, dans le style du xvc siècle, où l’on voit des anges jouant de divers instruments et diverses figures placées debout sur le couronnement, parmi lesquelles on remarque Moïse, Aaron, lasynagoguedont la couronne tombe, et le sceptre est brisé. Devant saint Jérôme est un lion (3) qui tient la patte élevée et semble se plaindre.

C’est aussi dans cette miniature que l’on voit un des plus beaux modèles de pupitres que l’on connaisse en style gothique de cette époque. Cette belle miniature a été assez bien copiée et gravée dans le 6e volume des Notices de M. La Porte du Theil , sur les Manuscrits français, in-4°.

Le pupitre a été gravé et publié en particulier par M. Willemin , dans ses Monuments inédits , etc., pl. ccv.

Saint Jérôme dit à la poire, curieuse composition et gravure d’Albert Durer, très-bien copiée par l’un des Wierix, vers 1514. Y. l’œuvre d'Albert Durer et de Wierix.

Plusieurs circonstances de la vie de saint Jérôme. Miniature du ixe siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. xli, n° 1 .

Figure de saint Jérôme, debout, tenant un rouleau indiquant le lieu où sont cachées ses reliques. D’Agincourt, Sculpture, pl. xxiv, n° 2 ( xme siècle environ).

Saint Jérôme, habillé en cardinal, dans sa cellule, ôtant une épine de la patte d’un lion. Les détails de cette cellule sont très-

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curieux, peinture sur bois (xiv® siècle), à Naples. D’Agincourt, pl. cxxxii.

Autre composition du même sujet, mais avec de grandes différences dans les détails. Le saint est debout, devant le lion qui se présente à lui. Dans le fond , les moines se sauvent du couvent , dont on voit une des galeries. D’Agincourl, Peinture, pl. clxii, n° 4.

— Vu à mi-corps, sous une arcade, trèsbelle tête, peinture du xive au xve siècle, ib., pl. clxii.

Communion de saint Jérôme, peinture d’un maître de l’école vénitienne , gravée par Mar. Sasso, publiée en petit par d’Agincourt, Peinture , pl. clxii, n° J 3, xive siècle environ.

Même sujet, composé par Augustin Carrache, et gravé par Trabalesi. V.. la collection de leurs œuvres.

Statue de saint Jérôme, debout, sculpture du xvie siècle. Cicognara, Istor. delta sculturain Italia, 1. 11, pl. lxxi.

Autre figure assise , exécutée par Girolamo de Lombardie, à l’église Notre-Damcde-Loretle, en Italie, ib., pl. lxxx. Y. aussi les planches qui donnent la description de cette église, publiées par Misson, Voyages en Italie, t. ï (édition de 1694, dont les planches sont mieux gravées ).

Autre figure représentée également assise, et tenant un livre à deux mains, dans le tableau de la dispute du Saint-Sacrement, par Raphaël. V. l’œuvre du peintre ou celle des graveurs.

Saint Jérôme sur son lit de mort, donnant ses dernières instructions à ses moines, peinture à fresque ( xve siècle ). D’Agincourt, pl. cxxi, n° 1. Cette peinture est à l’église del Carminé de Florence.

Mort de saint Jérôme , très-belle composition, même époque. D’Agincourt, Peinture, pl. clxii, n° 14.

Mort et funérailles de saint Jérôme. D’Agincourt, Peinture , pl. cxxi, n° 2.

(1) Y. à ce sujet, Dibdin, Voyages en France, t. III,

(2) Cette Bible, dit M. Pottier, p. 30 du texte de l’ouvrage de Willemin, t. TI, est une merveille; le manuscrit en question renferme deux mille six cent quatre-vingt-huit miniatures qui sont des clu'fsd œuvre de calligraphie au xve siècle.

(3i Ce lion a été, de la part de quelques savants, l’objet d’une méprise. M. Pottier cite à son occasion un texte de l’inventaire des meubles de Charles VI , où se trouvait un joyau dans lequel il lui semble, ainsi quà M. Paulin Paris, reconnaître le sujet représenté dans la miniature qui nous occupe : Saint Giroisme q à osie à un lion lespine de son pie, séant en une chuyere sur un enleniblarne.nl à six écussons de France. D'abord on ne voit pas ies écussons en question dans notre miniature ; ensuite saint Jérôme

n’est nullement occupé à retirer une épine de la patte de son lion, mais il regarde dans un livre dont il tourn • les feuillets; quant au lion, il semblerait bien présenter la patte à son maître. Quelques érudits pensent que le lion ne doit être vu ici que comme simple attribut de la force du style de saint Jérôme. Cependant on ne peut se dissimuler que le lion semble se plaindre, car il a la gueule ouverte outre mesure, ce qu’on ne saurait s’expliquer autrement que par l’idée que nous soumettons aux plus habiles. Autre différence; on dit que le chapeau de cardinal est suspendu à la chaire, et il est près du pupitre dans notre miniature. Sur les principales manières dont les peintres ou les sculpteurs ont représenté saint Jérôme, voir Molànus, Hisioria imaglnum sacrarum, i vol. in-4°, p. 67, 353 à 363, Théologie des peintres , in-i2, par l’abbé Merv. Voir à la table.

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JÉRUSALEM CÉLESTE ou prise au figuré. Dictionnaire de la Bible. V. le t. I, au mot — On trouve quelques images de ce genre Jérusalem, mais elles sont nulles sous le dans diverses mosaïques publiées par Giarn- pointue vue monumental. V. aussi les belles pini, Fetera Monumenta, t. I, pl. xlix, t. Il, planches de l’ouvrage de Cassas, intitulé : pl.xvi, xxxvii, xlv, li , lii, et par Bianchini, Voyages pittoresques dans la Syrie, dans la Dèmonstratio hisloriœ eccles. . tabula ir\ Phénicie, dans la Palestine, etc., et Y Allas

sæculi i, n° 29.

Un tableau d’Hubert Van F.yck, intitulé :

V Agneau de V Apocalypse. V. ce nom. V. aussi Apocalypse, Ciel, Cité Sainte, Paradis, Vaisseau de l’Église.

JÉRUSALEM (ville de). — Construction de Jérusalem, avec les procédés en usage au xve siècle. Chronique de Nuremberg, 1493, in-folio, pl. du folio xvii, verso. Siège et prise de cette ville, par les Romains, Toiles peintes au xve siècle, publiées par M. Paris, bibliothèque de la ville, in-folio, Reims, 1845, et un texte in-4°.

11 existe sous une des galeries du Colisée une peinture à fresque, faite sur la fin du xve siècle, représentant la ville de Jérusalem à cette époque. M. Ch. comte de l’Escalopier, a fait daguerréotyper cette peinture, et doit en publier une gravure dans la Revue archéologique, fondée par Leleux, éditeur, à Paris.

Itinéraire de Jérusalem , par le P. Nicolas Lehuen, religieux, intitulé: Pérégrination de oultre-mer en terre sainte, premier livre français publié avec des gravures en cuivre, suivant Jansen (1), vers 1488. Celui de Bern. de Breydenbach , intitulé: Peregrinatio in montem Sion et civitatem Jérusalem, in-folio, 1490. V. ce que dit Jansen sur les planches de ce livre curieux, Essai sur la gravure en bois, in-8°, t. I, p. 225, Brunet, Manuel du libraire, etc , Leber, Catalogue de la Bibliothèque. M.Léon de La Borde reproduit quelques-unes des planches sur bois dans son ouvrage: Commentaire géographique sur-le livre de VExode, in-folio, pl. ii, v.

Il devotissimo viaggio di Gierusalemme, par Zuallardo, in-12, orné de planches.

Mamachi a publié dans Origines et antiquitates christianœ, deux vues intérieures du Saint Sépulcre, t. Il, p. 68. Celui du baron Taylor, intitulé : la Syrie, la Judée, etc., renferme une foule de planches dont plusieurs d’un certain intérêt.

Vues, coupes et plans ‘de tous les édifices de Jérusalem, consacrés par les scènes de la passion, 1 vol. in-4° intitulé: Trattato dei sacri edifici di terra santa , par le révérend Père Amico, à Florence. Près de 50 planches toutes gravées par J. Callot.

Le père dom Caimet a publié diverses vues de la ville de Jérusalem dans son

(1) Essai sur la gravure en bois , etc., I. I, p. 2*21.

du voyage au Levant, par M. le comte de Forbin, les pl. xiv, xv, xvi, xvii, xxv, xxvi, XXVII, XXVIII, xxix, xxx, XXXI, XXXII, XXXIII,

Prise de Jérusalem par Antiochus. Miniature du ixe siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. xxiv, n° 4.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem , l’ouvrage intitulé: StatutaHospitalis Jérusalem Sanctis Joannis, in-folio , Rome, 1584 , par J.-B. Rondinetti , orné des portraits de 50 grands maîtres de l’ordre, gravés par Phil. Thomassin.

On trouve représentées les diverses cérémonies de l’ordre , dans celui de Seb.

Paoli, 2 volumes in-lolio, Codice diplomatico del sacro militare ordine Cerosolimitano oggidi Malta. On y trouve une charte d’un roi d’Arménie (1251), t. I, p. 135; des sceaux militaires et ecclésiastiques, 8 planches, p. 526, ib.; une figure de Baudoin, empereur, p. 68. V. aussi les pl. du 2e volume, p. 458, offrant divers autres monuments curieux.

Les divers ouvrages publiés par le père Héliot, Barre, Schoonebeek, et tous ceux cités par Lenglet du Fresnoy , Méthode d’étude d’histoire , t. III, p. 189, 190 et suiv., édition in-4°.

Memorie de 9 gran maestri del militare ordine Cerosolimitano, par P. P. Pacciaudi, in-4°, 3 volumes avec planches, à Parme.

L’ouvrage de M. Villeneuve de Bargemont, 4 volumes in-8°, remplis de figures des divers grands maîtres de l’ordre, depuis son origine au xie siècle, jusqu’à son extinction. Cet ouvrage est intitulé: Monuments des grands maîtres de l’ordre de Saint- Jean de Jérusalem.

JÉSUITES. — Une médaille du pontificat de Grégoire, représente l’institution du collégedecet ordre célèbre; elle porte celleépigraphe: Ite in vineaDomini, etc. Numismata pontificum, de Dumolinet, in-folio, pl. xxi, n° 33. Bonnani, Vita pontificum per numismata comprobata , in-folio , vie de Grégoire XIII et les vies des papes de Ciaconius, Palalius, etc.

Pièce allégorique représentant le vaisseau de l’Église, défendu contre les attaques des hérétiques par les jésuites, et les suites de leurs missions, etc. Gravure du xvne siècle

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d’après une peinture ancienne trouvée sur les murailles d’une église. Y. au Cabinet des estampes de Paris, collection de pièces sur les ordres religieux.

JÉSUS-CHRIST (1) (Images de). — Dites Achéiropoites, ou faites sans l’intermédiaire de la main des hommes. Celle envoyée par Dieu au roi Abgare, suivant une pieuse et ancienne tradition dont nous ne sommes pas juge. On en trouve des gravures dans divers ouvrages cités par Emeric David, Discours sur la peinture , in-8° , page 50; par Raoul Rochette, Discours sur les types imitatifs de l’art chrétien , in-8°, p. 12.

Celle dite la Sainte Face, autrement, Véronique (Yera icon),dont on a fait une sainte, devrait être placée en tête de toutes figures du Sauveur. Ce portrait vrai ou supposé, devrait être le plus exact de tous ceux qui sont cités par une pieuse tradition. V. au mot Face ( Ste ) et Véronique.

Celle dite l’image d’Edesse, reproduite dans l’histoire de l’église SanSilvestro in capite, à Rome, par Carletti.

Celle de la chapelle Sancta sanctorum à Rome, publiée par le père Marangoni, dans son Istoria dell’ antichiss. oratorio di Sancta Sanctorum, in-4°, Rome, p. 92. V. aussi Mabillon, Muséum îlalicum, II, 5”2, Cancellieri, JVotizie delle sacre teste di sant. Pietro c Paolo, ouvrage très-savant.

Image du Sauveur, provenant de la catacombe Ste-Calixte, et d’un artiste chrétien des premiers siècles. D’Agincourt, Peinture, pl. xm, n° 22; xvi, n° 1.

Autres, provenant d’un Monumentum ar cuatum, à l’église San Miniato, ib ., pl. xxv, n° 27; pl. xviii, n° 5.

Buste colossal, mosaïque, ib., pl. xxxi.

Ciampini en a publié plusieurs dans ses Vetera Monumenta , savoir: t. I , pl. xlvii, lxviii ; t. Il, p. xiv, n° 5; pl. xxiv. Cette figure est trop réduite pour servir à l’étude, pl. xxxi; très-remarquable, pl. xxxn, pl. xxxvi, pl. XLVin, pl. l, pl. liv, très-beau type.

La tête du Sauveur commence à paraître sur les monnaies byzantines, sous le règne de Justinien 11. Y. toutes celles publiées par Eckel, Doctrina temporum, t. VIII, p. 228; par Du Cange, Familiœ byzantinæ, p. 116, 128, 156. Y. aussi le baron Merchant, Mélanges de numismatique. M. de Saulcy, Essai de classement des monnaies byzantines.

M. Lelewel , Monnaies du temps descroisades, et dans la Niimism. du moyen âge. Y. l’atlas.

(1) Sur les plus anciennes figures de Jésus-Christ, voir Moianus, verbo Jesus-Chrisius.

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Marangoni, p. 128 de l’ouvrage cité ci-

dessus.

Diverses pierres gravées en creux ou en relief, offrent des effigies du Sauveur, quelques-unes d’une date très-ancienne , attribuées aux gnostiques (2).

On en trouve de ce genre dans les Abraxas , publiés par J. Macarius, pl. xxvi et xxvn, p. 134.

M. Raoul Rochette en a publié une qu’il regarde comme un travail du neou iii'sièclc, en tête de son Discours sur les types imitatifs de l’art chrétien, in-8°.

Le docteur Walsh a également publié une figure de Jésus-Christ, peinte sur une terre métallique, dans son ouvrage intitulé: an Essay on ancient coins, medals, etc. Londres, 1830, p. 4, 12, n° 1 .

Statue de Jésus-Christ, sculpture d’airain trouvée dans les ruines près de l’église Sainte-Calixle, à Rome. Style byzantin de la plus grande beauté à en juger par la gravure. Jésus-Christ a la tête entourée , d’une auréole, il lient à la main un rouleau de papier entouré de bandelettes, sans doute le rotulus. Ce curieux monument est publié par le P. Marangoni, dans son ouvrage cité plus haut, p. 224.

Bianchini a publié plusieurs figures de Jésus-Christ, en busleou en pied, d’après d’anciennes peintures ou sculptures, sur lesquelles il faut surtout voir le texte de son ouvrage : Demonstratio historiée ecclesiasticæ, etc., in-folio, t. II, p. 202, 508.

Sculpture de la porte de la basilique Vaticanequi représente J.C. assis, bénissant et tenant le livre de la loi. Ciampini , Fetera Monum., 1. 1, pl. xix, n° 5, t. Il, pl. x, bien mieux dessinée dans la Description du F r.tican, en italien, par Pistolesi.

Autre, d’un style plus ancien, mosaïqae, Ciampini, pl. xlvi; il est sur un trône de style byzantin.

Figure debout, tenant une croix et un livre, et marchant, mosaïque, ib., pl.LXVi, n°2.

— Assis, sous la figure du bon pasteur, ib., pl. lx vu, n° 2.

— Debout, bénissant, tenant un volumen, grande figure, ib., planches xvi et lxxvi du

t. IL

Autre, assis sur un globe, et tenant un livre, 1. 1, pl. lxxvi i.

- Assis au milieu d’une grande croix processionnelle, t. Il, pl. xm; il bénit et tient un livre, il paraît tonsuré.

Deux autres, dont une figure assise, et l’autre debout, ib., pi. xvii. La 2e tient une

(2) Sur co genre de monuments, voir au mol Gnostiques ce que nous y disons.

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grande croix grecque. Le bas de la figure manque.

— Assis sur un globe du monde, tenant une couronne et un livre, ib., pl. xix.

Autre tenant une croix et bénissant, ib.,

pl. XXVIII.

Figure assise sur un trône de grand style, ib., pl. xli ; il est enveloppé d’un large manteau et dans l’action de bénir.

— Debout, placé au-dessus des eaux d’un fleuve, ib., pl. xlvii.

Autre, à peu près pareille, ib., pl. lii.

— Représenté deux fois sur la grande mosaïque de l’abside de Saint-Jean-de-Latran, dans l’écoinçon de gauche de la voûte, tenant un étendard et une clef, il est assis. Sous la voûte, il est debout, au milieu de ses apôtres. Ciampinia donné cette belle peinture, mais gravée d’une manière détestable, dans le même volume, pl. xxxix et xl. Cette belle mosaïque est publiée avec beaucoup de soin dans l’ouvrage de Nicol. Alemannus, de Parietinis lateranensibus restitutis, in-4°, en 2 planches, in-folio, dont l’une représente la mosaïque dans son état de dégradation, la 2e dans son état de restauration, telle qu’elle devait être à son origine, ou encore dans le 1er vol. de la Fie des papes , par Ciaconius, p. 570.

Jésus-Christ assis à côté de la Vierge (1), style de l’école byzantine, mosaïque de l’église Saint-Marie-Transtiberim, publiée par les Bollandistes, Acta sanct., mois de mai, volume supplémentaire, pars 2% p. 18; la pagination varie suivant les éditions et même dans lesexemplairesd’une même édition. D’Agmcourt l’a aussi donnée en entier, mais trop réduite. Peinture, pl. xvm , n° 6.

Une très-belle sculpture duxeou xr siècle environ, au Campo Santo représente Jésus-Christ dans un disque ogival, accompagné des quatre animaux symboliques d’un style remarquable, quoique dégénéré, publiée par Lasini fils , dans ses Raccolta di sarcofagi e monnmenti del Campo Santo , in-4°, pl. lxxv, n° 35.

Jésus couronnant ou bénissant un empereur (2) et une impératrice. Diptyques ou couvertures de livres. V. les planches publiées dans les Familiœ byzantinœ , de Du Cange, in-folio, pl. v de l’édition en 5 volumes, Trésor de numismatique, volume intitulé: Recueil de bas-reliefs , pl. lii, et encore aux noms Comnène, Constantin , même sujet, beau fragment d’une mosaïque deSainte-Marie-Majeure. D’Agincourt, Pein-

Çf) Le sujet de celle belle peinture est tiré du Canti' ue des Cantiques, dont on lit quelques textes sur 1 livre que tient la Vierge.

(2) Romain IV, Diogène, et sa femme Eudoxie, dont

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ture, pl. cv, n° 24, mais on ne voit que Jésus-Christ seul.

Sujets historiques de la vie de J. C.; sa naissance. V. au mot Nativité. Sa vie avec ses disciples V. les diverses œuvres d’Albert Durer, Lucas de Leyde, de Raphaël, des Wierix, Martin Devos, etc., et les mots Baptême, Évangile, Mission, Prédication.

La passion, d’après les miniatures d’un manuscrit du Vatican du xir siècle. D’Agincourt, Peinture , pl. lvii, et tous les maîtres cités ci-dessus.

— D’après une suite de sculptures du xvic siècle. D’Agincourt, Scu/pL, pl. xliii, n°109.

Collection de 150 planches, d’aprèsBernard Passari, peintre romain, représentant tous les sujets de la vie et de la passion du Sauveur, pour l’ouvrage intitulé : Êvangelicœ historiæ imagines , publié par le P. Jérôme Nataüs, 1 vol. petit in-folio. V. aussi l’œuvre des Wierix et des autres graveurs qui ont travaillé pour cet ouvrage.

Tentation de Jésus-Christ, miniature du xne siècle. On y voit deux démons dont l’un, à quatre ailes, tient Jésus-Christ, l’autre un phylactère avec les mots : Ecce omnia tibi dabo, etc., et Jésus-Christ tient la réponse également en main , Iconographie chrétienne de M. Didron, in-4°, p. 259-

Même sujet, peinture sur verre du xve siècle environ, Voyages dans le département de l’Aube, par Arnaud , in-4°, pl. p. 179.

Jésus-Christ représenté dans l’état de mort, mais détaché de la croix. Voir l’œuvre du Pérugin. Autre de Goltzius (Henry), une pièce remarquable. Autre par Albert Durer. Voir leurs œuvres.

Très-belle miniature du xve siècle, reproduite dans le grand ouvrage de M. le comte de Bastard, sur les Manuscrits, 16e livraison. Elle provient des heures du duc de Berry.

Très-belle eau-forte d’Horace Borgiani, remarquable par le raccourci. Voir son oeuvre. Voir aussi celles de Paul Véronèse, Levieux Palme, Salviati, Annibal Carrache, Rubens, Van Dyck (deux pièces remarquables).

— Soutenu dans les bras du Père Éternel, terre cuite du xvr siècle, provenant de l’église Saint-Benoît, à Paris. Millin, Antiquités nationales , t. III , pl. ii du numéro 29 (3), etc. Voir aussi Descente de croix.

Cicognara, Storia délia scultura in Italia, t. II, sculpture du xve au xvie siè-

on trouve le costume détaillé p. 26 du texte de M. Lenormant.

(3) Elle est déposée depuis longtemps dans les magasins de l'École des Beaux-Arts.

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