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environ 10 pouces de haut, sur 7 1/2 de large.
AARON. — Aaron tenant dans ses bras la Synagogue, qui se meurt. Vitrail du vme siècle à la cathédrale de la ville du Mans. Voir la planche d’étude n° vi de la Monographie de la cathédrale de Bourges , in-folio, par MM. Cahier et Martin, prêtres. Paris, 1842- 43. Autrebelle figure en pied, tirée d’un tableau de Mazzolino(l) (1521). D’Agincourt, Histoire de l’art {Peinture), pl. clxxxix, n° 5, le nom est écrit à côté du personnage.
Autre tenant le serpent d’airain, vitrail du xvie siècle àl’égliseSaint-Patriceà Rouen. Histoire de la peinture , par Langlois du Pont-de TArche, 1 vol. in-8°, Rouen, 1852, pl. ni. —Statue assise, ayant à ses pieds un encensoir; très-belle figure, par Franca villa, sculpteur du xvie siècle. Cicognara, Storia délia scultura in Italia, in-folio, t. II, pl. lxix. Voir aussi les Bibles avec planches en bois et autres.
ABAILARD (Pierre). — Un vitrail de la cathédrale de Chartres, d’autres disent de l’église de Poissy, représente une figure d’abbé à genoux et en prières. Cette figure a été publiée par M. Alex. Lenoir dans le VHP volume de son Musée des Monuments français, intitulé : Aperçu historique, etc. pl. cclxiii, p. 102, qui la donne pour celle d’Abailard, attendu qu’on lit près de ce personnage le nom Petrus BAILLART , et que l’on supposait VA caché derrière la figure. Outre la différence qui exjste dans la manière dont les deux noms sont écrits, et qui aurait dû suffire pour empêcher la méprise, M. Gilbert, dans sa description de l’église de Chartres, in-8°, p. 72, a prouvé d’une manière incontestable que ce vitrail représente un chanoine de cette église qui n’avait rien de corn mun avec Abailard que le prénom Petrus.
ou Cabinet des estampes de Paris, voir la série IC, b, et qu’elle est destinée, ainsi que toute sa collection, à la bibliothèque qui doit faire partie du musée de rhôtel de Cluny ou des monuments français dont on doit l’origine à la célèbre collection de M. du Sommera rd.
(1) Mazzolino (Ludovico), peintre de l’école de Ferrare, de 1 48 1 à 1530, dont M. de Montalembert a cité plusieurs ouvrages, p. 1 49 de son ouvrage du Christianisme dans l'.arl , i vol. in-8°. Ceux qui seraient curieux de connaître le costume d’ Aaron tel qu’il a pu exister, ou du moins tel que les commentateurs et les artistes ont pu le composer d’après le texte de la Bible au livre du Lévitique et des Paralipoménes, doivent voir les planches du Dictionnaire de la Bible, par dom Calmet, t. I, 294, et dans l’ouvrage intitulé : Cérémonies religieuses, publiés par Bern. Picard.
(2) Sur cette collection célèbre appartenant au Carmel des estampes de Paris , voir les Arlsau moyen âge de M. du Sommerard. Tome I , page 212.
Cette peinture a été reproduite dans l’ouvrage de Beaunier et Ratifier, Costumes français, t. Ier, pl. lxxxv, d’après un dessin du même vitrail tirée de la Collection Caignières (2); on la retrouve encore dans la France historique et monumentale de M. Ab. Hugo, tom. III, pl. xxxii. Tout le monde connaît le petit mausolée gothique désigné sous le nom de Tombeau d’Abélard et d’Héloïse, qui existait au musée des Petils-Augustins, et dont on trouve des gravures dans les diverses publications faites sur ce musée. Placé au cimetière du Père-Lachaise, il trompe encore bien des curieux. M. Alex. Lenoir le fit construire avec des débris provenant soit de l’église Saint-Denis (3), soit de la Sainte-Chapelle, soit même du Paraclet, car on varie sur la provenance de ces débris gothiques (4). M. Alex. Lenoir a encore publié un autre tombeau du même personnage dont il donne la gravure dans le 1°‘ volume du Musée des monuments français, pl. xxiv, n° 517, page 228. Le cénotaphe qu’on voit ici est entouré de petites figures dont la réunion est nommee convoi (5). Cette planche est d’autant plus intéressante, si toutefois l’artiste n’a rien composé, qu’elle nous donne la vue intérieure de la chapelle de rinfirmerie du couvent de Saint-Marcellès-Chalons, qui n’existe plus depuis longtemps, et nous fait connaître un monument du xme siècle, sans doute le seul qui appartienne à Abailard, car la statue qu’on voit dessus est encore apocryphe.
ABBAYES. — Nous n’envisageons cet important article que sous le point de vue monumental (6). Nous ne prétendons pas donner une nomenclature complète de tous les monuments de ce genre, mais nous voulons seulement indiquer ici quelques spécimens de beaux bâtiments qui sont comme les types de cette classe de constructions reli-
(3) Biet, Souvenirs du Musée, in-folio, p. 39.
(4) M. Alex. Lenoir, Musée des monuments français, t. I, p. 223, 224-225, et VII, p. 100 et 101. Nous avons trouvé dans un recueil de monuments anglais, publié par Brillon, sur l’église d’York, un tombeau de l’évê-
ue Waller Gray au xive siècle qui semblerait avoir onné l’idée du cénotaphe d’Abailard, tant il s’y trouve de ressemblance.
(5) De Roquefort, Introduction au Musée des monuments français, î vol. in-folio, intitulé Vues pittoresques et perspectives des salles, etc., p. 18.
6) Ceux qui veulent étudier l’histoire proprement dite des abbayes peuvent consulter ia Bibliothèque littéraire du père Lelong, la Description de la France, par Piganiol de la Force, le Voyage littéraire de deux bénédictins, tous les ouvrages indiqués par Lenglet Dufresnoy, Méthode pour étudier l’histoire, art. XXV et XXVI, suivant les éditions in-4° et in-8° de ce livre. L’art. X du volume supplémentaire, etc. Aux noms de chaque abbaye, nous indiquons les ouvrages^ qui en parlent plus spécialement.
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gieuses aux diverses époques du moyen âge. Parmi tous ceux qui existaient, nous citerons les abbayes de Saint-Antoine, Austremoine, Saint-Bertrand de Comminges, de Boscherville, Saint-Berlin, cellesdes hommes et des dames, à Caen, de Corbie, de Charlieu, Cantorbéry, Chaise-Dieu, de Charroux, de Cluny, Clervaux, Croyland, de Saint- Denis, de Fontenay, de Fontevrault, de Saint-Germain-des-Prés , de Jean-des-Vignes, Fûmes, de Jumièges, Lincolnshire, du Lis, Sainte-Mary, Malmsbury, Kelso, de Longpont , Marmoutier, Moissac , Saint- Maur-les-Fossés, Lindisfarne, Saint-Martindes-Champs , Melrose, Montivillier , Saint- Médard de Soissons, Saint-Michel, Nothley, Sainl-Ouen , Samt-Reiny de Tournus, du Vezelay, Waltham, Westminster, etc. Voir à tous ces noms les détails que nous donnons dans ce Dictionnaire, de tous ces monuments ou de leurs belles ruines.
Outre ces indications particulières, nous allons donner ici une liste de quelques grands ouvrages qui renferment des vues des abbayes des divers pays.
En tête de tous les ouvrages qui donnent des vues de ce genre, nous citerons le célèbre ouvrage intitulé: Monasticum gailicanum, ou Recueil des abbayes bénédictines de France , par dom Germain, religieux de Saint-Germain-des-Prés. Cet ouvrage si précieux se compose de 2 volumes in-folio sans texte, renfermant plus ou moins de planches, suivant les exemplaires, du reste assez rares (1), qu’on en rencontre. Celui qui appartient à la Bibliothèque de Rouen renferme, dit-on, 284 planches; celui qui appartient à la Bibliothèque de l'Arsenal, à Paris, renferme 157 pl. On trouve une grande partie de ces planches répandues dans la Collection topographique du Cabinet des estampes de Paris.
Annales ordinis sancti Benedicti, 6 vol.
in-folio, ornés de plusieurs planches.
Les Voyages pittoresques dans l’ancienne France, par Binj. de La Borde et Guétard, 12 vol. in-foL Cet ouvrage est encore connu sous le titre de Voyages de Lamy, nom du nouvel éditeur. La célèbre collection du mar-
quis de Gaignières, appartenant au Cabinet des estampes de Paris, formait plusieurs vol. in-foL de vues et plans d’une foule de monuments existant autrefois en France.
Les anciennes abbayes, les couvents, monastères, etc., y étaient représentés en grand nombre Depuis quelques années, cette collection est entrée dans la Grande Topographie de la France du Cabinet des estampes de Paris.
Les Antiquités nationales de Millin, 5 vol. in-4°, ou la nouvelle édition donnée en 2 vol. par Barba (2).
Les Monuments de la France , par Alex, de La Borde, 2 vol. in-folio, à Paris.
La Grande Topographie de la France , formée au Cabinet des estampes de Paris, comprenant près de 500 volumes in-folio, renfermant une foule de vues et de plans d’anciennes abbayes (3).
La vaste publication de MM. Taylor et de Caille ux, intitulée: Voyages pittoresques et romantiques dans l’ancienne France (4) , et qui comprend en ce moment la Normandie, la Franche-Comté , le Roussillon, la Picardie, le Languedoc, l’Auvergne, etc., est encore une mine à exploiter pour les abbayes de France, du moins pour ce qui reste de leurs ruines pittoresques. L’on peut consulter aussi l’ouvrage de Claude de Chastillon, intitulé : Topographie française, etc., mise en lumière par Jean Boisseau, i vol. in-fol. qui renferme une grande quantité de vues d’abbaves existant en France à l’époque où parut cettecurieuse collection; mais ces vues sont généralement mal exécutées et ne peuvent servir que de mémento.
La belle Collection topographique en 49 vol. in-folio, formée parle maréchal d’Uxelles, et maintenant au Cabinet des estampes de Paris, renferme une grande quantité de vues générales, d’intérieurs, plans, coupes et autres détails des anciennes abbayes de France, d’Allemagne, d’Angleterre, etc.
L ’OEuvre d’Israël Sylvestre, qui forme plusieurs volumes in-folio, renferme une grande quantité de vues des anciennes abbayes de France qui existaient encore sous Louis XIV.
(1) Suivant Langlois du Pont-de-l’Arche, on ne con- M.Ducliesne aîné, conservateur du Cabinet, à qui il ne
naît que trois exemplaires plus ou moins complets de manque que les fonds nécessaires pour faire relier ce précieux ouvrage. Voir ce qu’il en dit, p. 26 de son une foule de portefeuilles tout prêts, et qui vien- Hisioire del’abbaije de Sainl-Vundrille, in-8°. M. Le- draient enrichir et, augmenter cette belle topographie, prevost a fait sur le Monasticum yallicanum une sa- 4) Cette magnilique publication commencée en vante dissertation insérée dans un des volumes des 1820, serait encore plus importante si les éditeurs Archives de lu Normandie. Voir aussi M. de Cau- eussent été plus sévères dans le choix des planches mont, Cours d'antiquités monumentales , 4e partie , et s’ils eussent été moins prodigues de compositions page 18. pittoresques, nulles le plus souvent pour l’étude des
(2) Les planches de cette édition sont les mêmes, monuments de l’ancienne France; mais ils ont cru
mais le texte est réduit de plus de moitié. devoir accorder quelque chose aux exigences de la
(3) Cette collection unique en Europe, est due en classe opulente, qui veut se récréer les yeux avant grande partie aux soin9 et à l’impulsion donnée par tout.
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Le Voyage dans le Haut et Bas-Rhin , par M. Golbery et Schwingauser, \ vol. petit in-folio , texte et planches lithographiés avec soin, en reproduit plusieurs du plus haut intérêt comme architecture.
La Collection des vues de France , par Bourgeois, 1 vol. in-4°, en renferme quelques-unes de très-célèbres. On y trouve entre autres celles de Bonneval, de Marmoutier, Maubuisson, etc.
Nous terminerons cette nomenclature par l’indication d’un ouvrage dont on nous a communiqué le titre, à savoir : Icônes monasteriorum congrégations Sancti Mauri, le 1er volume, le seul venu à notre connaissance, renferme 77 planches de vues d’abbayes, couvents, etc. Cet ouvrage, qui est in-folio, pourrait bien être le même que celui intitulé : Monasticum gallicanum.
Malgré toutes nos recherches , il nous a été impossible de découvrir le nom du propriétaire de ce précieux volume.
Les sceaux de plusieurs abbayes sont publiés dans divers ouvrages dont nous donnons la description à l’article Sceaux.
Pour les abbayes d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, les ouvrages les plus remarquables à consulter sont :
Le Monasticon anglicanum, par Dugdale et Dodsworth.Voir les diverses éditions, dont la dernière est en 7 volumes. Cet ouvrage renferme plus de 500 planches , dont les plus estimées sont celles de Winceslas Dollar.
The History ofihe ancient abbeys, monasterieSj etc. ; London, 1722, 1723, 3 tomes en 2 volumes in-folio, avec beaucoup de planches, publié par John Topham.
Antiquities of Créât Britain, illustrated in wiewsof monasteries, 2 vol. in-folio oblong. Cet ouvrage renferme de très-belles ruines d’abbayes, monastères, etc., publié à Londres par Hearne et Byrne, 1786.
Celui de King ,Monumenta antiqua, t.IV, infol. orné de 58 planches. L’ouvrage intitulé : Vetusta Monumenta , etc., en plusieurs volumes in-folio remplis de planches, publié par la Société des Antiquaires de Londres.
L’ouvrage de Strutt et la traduction française, par Boulard, intitulé : l’Angleterre ancienne , 2 vol. in-4°, dont malheureusement les planches sont mal exécutées.
Les ouvrages de Cotman et Carter, le
ri) M. de Caumont, p. 8 et suiv. de son Cours d'antiquités monumentales, in-8° ; Paris, 1 83 1, 4e partie Architecture religieuse , donne un détail très-curieux et très-utile des ouvrages les plus recommandables publiés en Angleterre sur l’architecture dite gothique. Ce travail peut servir de rectilication à l’imperfection du nôtre, déjà fait quand nous avons eu connaissance de celui de cet archéologue distingué.
Mémorial d’Oxford, publié à Londres par livraisons in-8*, et bien d’autres ouvrages ue nous citons au mot Angleterre, offrent e nombreuses vues d’abbayes (1).
Pour l’Allemagne, voir à son article dans ce Dictionnaire, les divers ouvrages indiqués qui feraient double emploi ici.
Pour l’Espagne et le Portugal (2), voir l’ouvrage de Murphi, intitulé: Voyage dans plusieurs pays du Portugal 3 traduction française, 1 vol. in-4°, avec de belles planches ; les Délices du Portugal , plusieurs volumes avec planches.
Les Voyages pittoresques et historiques de M. de La Borde en Espagne, 4 vol. in-fol. publiés à Paris, renferment plusieurs planches consacrées à la représentation des abbayes ou monastères, dont nous donnons la description à leurs noms particuliers, tels que Alcobaça, Bathala, Belem, Cintra, Hiéronimites, Las Huelgas, etc. Voir aussi tous les ouvrages que nous indiquons à Espagne et Portugal.
Pour l’Italie, voir Mont-Cassin, Subiaco, Chiaravalle, Vallornbreuse, etc.
Pour la Bavière, la Bohême, le Brabant, la Flandre, les Pays-Bas , etc., voir à ces mots. L’ouvrage intitulé: Galerie amusante du monde , publié à Leyde par Vander-Aa, en 71 vol. in-folio, est aussi à consulter et offre diverses vues qu’on ne peut trouver que dans cette grande collection, assez généralement bien exécutée.
ABBÉS. — Il faut distinguer ceux d’Orient et d’Occident. Les plus anciens costumes d’abbés d’Orient se trouvent dans les planches du Ménologc grec ou dans le Calendrier à l’usage du rit grec. Voir le détail de cette suite aux mots Calendriers et Ménologes.
Les œuvres des peintres, tels que Cimabué, Giotto , Masaccio , Fiésolle , Tafïi , Benozzo Gozzoli, Memmi, offrent une foule de compositions où figurent des religieux de divers ordres. L ’Hortus deliciarum d’Herrade; Solitudo patrum et eremicolarum , etc., sont encore à consulter. Schoonebeck, Courte et solide histoire de la fondation des ordres religieux , etc., lvol.in-80.
Les costumes des abbés des divers ordres sont gravés dans V Histoire des ordres religieux par le père Héliot, dans celui de Fia-
(2) Pour l’histoire de toutes les abbayes de l’Espagne, voir l’ouvrage de Davila, intitulé : Théâtre ecclésiastique de toutes les églises et cathédrales des principales villes d’Espagne , 1 vol. in-folio de 1618 à 1650, en espagnol; on n’y trouve aucune planche; Lenglet Dufresnoy, Méthode d’étudier l'histoire, t. IV, p. 333, 341 et suiv.
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