‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 407 sur 627 · V. aussi Doges , Élections , Capjtouls , Juges, etc · texte numérisé non relu

V. aussi Doges , Élections , Capjtouls , Juges, etc

MAGLOIRE (Saint-).— Église de ce nom à Paris. Voir les topographies de cette ville au Cabinet des estampes.

Statue rie cette église. Voir Intendant des finances.

Duby, Monnaies des prélats, donne une monnaie d’un abbé de l’abbaye de ce nom au xive siècle.

MAGNIFICAT ( Le ). — Une gravure de Sadeler (Raphaël), d’après une composition de Martin de Vos, représente la sainte Vierge chantant le magnificat, accompagnée de plusieurs anges qui tiennent des feuilles sur lesquelles sont les notes du chant de ce cantique. Voir l’œuvre du graveur.

MAHOMET. — Tuant le moine Sergius , pièce capitale' de l’œuvre de Lucas de Leyde, citée par M. Ducbesne, Voyages d'un icono p hile, in-8°, p. 244.

Mahomet foulé aux pieds par la Foi , planche en bois d’une édition des Heures , par Simon Vostre, 1508, citée par Peignot, Danse des morts, in-8°, p. 152.

Mahomet représenté à cheval et .tenant un fouet, médaille gravée par le Pisan et publiée dans l’ouvrage intitulé : Monuments des arts du dessin, recueillis par V. Denon , 4 vol. in-folio. Paris, 1825. V. la pl. lvi, n° 5 du t. I.

MAI. — Pour la personnification de ce

(i) Voir sur ce symbole chrétien Ciampini, Vetera Monumenla , p. 1 94 de son texte, t. I; p. 22 du t. II. Émeric David, Discours sur lu peinture, p. 43, 44.

mois dans les miniatures, voir ce que nous indiquons au mot Calendriers et à Mois.

MAILLETS. — Cet instrument se voit sur quelques armoiries, telles que celles de la famille des Mailly. Voir a ce nom.

MAILLY (Famille des seigneurs de). — Le père Anselme , t. VIII de son Histoire généalogique de la maison de France, p.C32, parle d’un dessin existant à la Bibliothèque royale à Paris (département des estampes), qui représente la famille des sires de Mailly à genoux aux pieds de la Vierge tenant l’enfant Jésus. On compte seize personnages de cette famille sur ce tableau: savoir, d’un côté neuf hommes dont le père et huit enfants mâles, et de l’autre la mère et six filles, dont une fut religieuse. En bas du tableau sont écrits les noms des divers personnages qui y figurent. Cette peinture, retrouvée en 1855 par M. Adrien de Mailly à la Bibliothèque royale, a été publiée par ses soins et tirée à quelques exemplaires dont nous possédons une épreuve donnée par M. de Mailly. 11 en existe une au Cabinet des estampes de Paris.

Nous avons oublié dans notre description de dire qu’on voit aussi figurer dans ce tableau saint Jean-Baptiste et une sainte tenant un vase. Ces deux saints sont sans doute les patrons de quelques-uns des seigneurs ou dames de Mailly. Les écussons portent des maillets en armoirie.

MAIN. — Dans les monuments primitifs des chrétiens, la main est habituellement employée pour représenter la Divinité (1), et surtout Dieu le Père. Cette main tient ordinairement une couronne. Ciampini , Vetera Monumenta, t. Il, pl. xvi , xx, xxix, xxxii, xxxv, xlii. Buonarotti, Vetri antichi, planche de la p. 5. Bottari, Scultur. e pittur. sacr., t. 1, pl. des p. 147, 451, 174. D’Agincourt, Peinture, pl. xm, n° 17, planche xvii , n° 5, et pl. liv, d’après une miniature de YExultet. V. ce mot.

Main bénissant. — V. Bénédiction.

Main crucifère. Une très-ancienne sculpture des portes de Saint-Julien du Mans représente une main placée devant une croix entourée du nimbe. Voir sur ce singulier monument les Mémoires de la société royale des antiquaires de France, t. VII, planche de la p. 262.

Un sceau du chapitre capitulaire d’Alberstad offre l’exemple d’une main ainsi

Raoul-Rochettc, Types imitatifs de l’art chrétien , p. 7- Ciampini, Seyrezia dell’ arie, p. 97. M. Cyprieu Robert, Université' catholique, t. Yi, p. 348.

MAI

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posée. Heineccius, de Sigillis Germanorum, in-folio, pl. xv, n° 3.

On voit une main bénissant placée dans un disque au-dessus du tympan de l’église de Mersbourg (Saxe). Y. la pl. x de l’ouvrage de Pultrich : Denkmale der Baukunst der Mittelalters in Sachsen , in-4°; Leipsick, 1855.

Sur les variétés de la main divine, voir les planches publiées par M. Didron, Iconographie chrétienne , in-4°, pl. des p. 184, 186, 188, 189.

Nous signalerons d’une manière particulière celle qui tient enfermées les âmes. Y. à la page 192.

Et dans le Bulletin archéologique du comité des arts et monuments, t. IJ, p. 646.

MAIN DROITE et main gauche. — Voir Droite (La).

MAIN HARMONIQUE. — M. le comte de l’Escalopier signale une main de ce genre (sorte de tableau musical), qu’il trouve représentée en marge d’un manuscrit intitulé : Annales mundi ad annum 1264, appartenant à la bibliothèque de l’Arsenal. Voir p. 27 de sa notice, à ia note 2.

M. Botté de Toulmont en reproduit une autre d’après un manuscrit du xne siècle, pl. m, n° 2 de son Mémoire sur la musique au moyen âge (faisant partie des Instructions du comité des arts).

Autres reproduites par Dibdin, d’après des gravures en bois du xve siècle. Bibliographical decameron, t. I, p. 144.

MAIN DE JUSTICE. — V. tous les sceaux d’empereurs et de rois. Sur l’époque où a commencé l’usage de cet insigne, Fauchet, Antiquités gauloises, 1 vol. in-4°; Piganiol de la Force , Introd. à la description de la France, t. I , p. 102 , reproduit mot à mot dans le Dictionnaire des origines, par une société de gens de lettres.

D’après ce que dit Piganiol, c’est donc à tort si du Tiilet, dans son ouvrage sur les origines de la monarchie française, donne les ligures de rois avant Hugues Capet tenant un sceptre à leur main. V. les planches (1).

Celle dite de Charlemagne. Voir à ce nom.

Voir aux noms de chaque roi, empereur, la représentation des sceptres placés entre leurs mains, et tous les sceaux et monnaies

(1) Sur l’origine et l’usage de cet insigne de la royauté , voir aussi Montfaucon , Monuments de la monarchie, t. I , p. 38. Marchangy, la France au xive siècle, t. IV, p. 307. Le Trésor des origines. La Chaisnaie-des-Bois, Usages et mœurs des Français. Fabricius, verbo Insiynia regum.

d’Angleterre, de France, d’Allemagne, etc.

MAINE (Le). — Pour les monuments de cette province, voir la grande topographe de la France au Cabinet des estampes à Paris, et aux noms des villes les plus remarquables de ce pays (2).

Comte du Maine , représenté à cheval ( xive siècle ). Trésor de la couronne de France, t. II, pl. clxxv. D’après celle de Montfaucon, Monuments de la monarchie française , t. III, pl. lvii.

Des seigneurs de ce pays. Lelewel, Numismatique du moyenâge, in-4°, tableau VIII, et 1a planche correspondante.

Monnaies de celte province. V. les ouvrages de Le Blanc et Bouteroue. La Revue numismatique de Blois, à la table du 6e volume de celte collection. V. aussi les autres années.

MAINS ASTROLOGIQUES.— Voir Astrologique.

MAINS COLOSSALES. — Servant de consoles aux retombées des arcades du portail de l’église Saint-Michel au Pu y. Voyages pittoresques en France, par MM. Taylor et de Cailieux ( Languedoc ), pl. clxvii.

MAINS COUPÉES. — Emportées par un chien. Voir la légende de saint Thomas à Bourges (vitrail du xnr siècle), verbo Thomas.

— Du juif aux funérailles de la Vierge. V. Funérailles et Vierge.

MAINS DIVINES. — D’où sortent des flammes et des fleuves. V. ces deux mots.

MAINS NUMÉRIQUES. — Gravure en bois en 1491, reproduite par Dibdin, supplém. à la Bibliotheca spenceriana, in-8°, Lond.,

MAIRE (Le). — Aux prises avec la Mort.

Danse des morts de Mérian , n° 30. — Sceau du maire d’Abbeville (xne siècle), Univers pittoresque de Didot frères (France), planche CCXLVI.

MAIRES (Figures en pied de deux). — De la ville de Rouen, représentés sur leurs pierres tombales du xme au xive siècle. Histoire de Rouen pendant l’époque commu-

(2) Voir aussi les divers ouvrages indiqués dans la Méthode d’étudier l’histoire, par Lenglet du Fresnoy, t. IV, p. 213. La Bibliothèque histor. de France du père Lelong. Voir les diverses tables de renvois. Piganiol de la Force, etc.

MAI

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nale, 2 vol. in-8° par A. Charmet. Voir les planches du 1er volume.

Armoiries très-bien gravées des maires de la ville de Bourges. Histoire de Berry , par J. Chaumeau, in-folio, 1566.

MAISONS REMARQUABLES.— D’un sénateur. Changée en église. D’Agincourt , Architecture, pl. xiii, n° 11.

Maison romane, dite du comte Raymond à Cordes (Languedoc). Voyages pittoresques en France, par Taylor et de Cailleux ( Languedoc), t. I, pl. lxxxii. Les fenêtres de cette maison sont en beau gothique du xiii® ou xive siècle.

Autres maisons de même style et trèscurieuses à Villefranche, même ouvrage, pl. cxix.

Maison abbatiale à Cuxa , style roman , même ouvrage, pl. clxiii dis.

— Du xiie siècle, toiture en forme d’escalier, à Cologne, Univers pittoresque de Didot frères (France), pl. ecLxviij cclxviii.

— Du même siècle à Cluny. Album, du Sommerard, lr<? série, pl. n, et la pl. iv et v de la 11e livraison de l’ouvrage de M. Boisserée sur l’architecture de l’Allemagne au moyen âge. V. Allemagne.

— Dite des Templiers à Louviers (Normandie). V. Templiers.

Magnifique décoration d’une maison gothique , portant la date mcccc , à Zerbst (Saxe), couverte de statuettes d’évêques, de saints, de chevaliers, soldats, etc., publiée dans l’ouvrage : Denkmale der Baukunst der Mittelalters in Sachsen, Leips., 1835, par Pultrich, Geyser, Siegletz.

— Dite de Pilate à Rome, vers le xr siècle, ib., pl. xxxiv, n° 45 à 16, de Michel-Ange. V. à ce nom.

— De Pétrarque, ib ., pl. lxxii, n° 10, de Raphaël, pl. lx.

— Du Palladio, pl. xcii de la Portiuncuîe à Assise, pl xxxvi à xxxvii.

• — Des Médicis à Florence, pl. lxxxix, xc. Del’Ariosteà Ferrare(1510), pl. lxxii, n° 19.

— Sculptées toutes en bois , xve siècle , styleremarquable. Willemin, Monum. inéd.,

pl. CLII, CLIV, CCXXIX, GCXXX, CCXXXI.

— Des sept nobles de Flandre à Bruxelles. Construction singulière avec créneaux, xve siècle environ. Millin, Antiquités nationales, l. V, art. 61, pl. vi.

Très-belle maison toute en bois sculpté, à Lisieux, vers le xve siècle, publiée par M. Challamel, 1 vol. in-4°, à Paris, 10 planches environ.

(l) Sur la disposition des maisons au moyen âge, voir le Cours d’archéologie de M. de Caumont, Architecture civile , i vol. in-8#. Batissier en donne un ré-

Maison du podestat à Florence, xive ou xve siècle. Bonnart, Costumes du moyen âge,

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