‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 430 sur 627 · MES · texte numérisé non relu

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fication. Ou y voit aussi un livre, et un objet dont nous n’avons pu nous expliquer la forme.

Les diverses actions de la messe sont représentées dans le Pontificale romanum, 1 vol. in-folio, avec planches.

On les trouve aussi représentées sur la couverture du sacramentaire deMetz, sculptée en ivoire vers le xme siècle. Cette sculpture est gravée dans le Trésor de numismatique. Voir au mot Sacramentaire.

Peinture à fresque du xne ou xme siècle. D’Agincourt, pl. lxxxvii, n° 4. Autre d’après une miniature du xme siècle. Bonnart , Costumes du moyen âge, t. II, pl. lii.

Messe selon le rit ambroisien , ou du moins représentée dans la belle mosaïque de l’autel d’or de la basilique ambroisienne. Millin, Voyage dans le Milanais, t. I, p. 184, et les ouvrages de Puricelli, de Ferrari sur l’église en question.

Cérémonie de la messe pour la consécration d’une église suivant le rit du xme siècle. Voir Consécration, et Millin, Voyage dans le Milanais, 1. 1, p. 380.

Pour les xve et xvie siècles, voir le tableau de la messe par Caravage ou Polidore Caldara , gravé en clair-obscur dans la galerie Crozat. Voir l’œuvre du peintre.

Messe dite de Bolsène , fresque de Raphaël au Vatican. Voir son œuvre.

Même sujet, d’après une peinture en émail du reliquaire de l’église cathédrale d’Orviette (xive siècle). On y voit le prêtre incrédule à la présence réelle, qui dit la messe, placé devant l’autel, suivant l’ancienne liturgie, en regardant le peuple.

Les assistants, qui sont placés près de l’autel, tiennent des bâtons qui sont sans doute ce qu’on nommait les miséricordes, ou béquilles pour se reposer lorsqu’il n’existait pas de sièges dans les églises. D’Agincourt, Peinture, pl. cxxm.

Bernard Picard , dans le volume des Cérémonies religieuses du culte catholique , a

})ublié diverses suites des cérémonies de a messe.

Messes pontificales. Voir toutes les planches gravées sur bois dans le volume infolio intitulé : Missæ épiscopales pro sacris ordinibus conferendis , par Hieron. Machabeum Castrensis. Venise, 4565.

MESSINE. — Cathédrale de cette ville, dite Santa Maria délia Scala. Architecture moderne de la Sicile, par Hittorf et Zanth , 1 vol. in-folio, pl. ix.

Détail des belles charpentes peintes de

(i) Outre ces ouvrages à planches, voir tous ceux cités par Fabricius dans son ouvrage : de Rébus metallicis, 1 yoI. in-4°, 1565.

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la cathédrale, représentées, en plusieurs planches en cpuleur, dans l’ouvrage de MM. Merey et Roux, 1 vol. in-folio intitulé : Charpentes peintes de la cathédrale de Messine, publié à Paris , chez Didot frères , très-bel ouvrage. Le frontispice est remarquable. On y trouve divers détails de l’église cathédrale, un fragment de belles stalles doubles, un bénitier, une chaire en marbre sculpté, un ciborium, deux tombeaux d’archevêques, une fontaine, et une vue de la chapelle royale dont on voit la charpente et les belles mosaïques.

Détails de la porte principale (xve siècle), mêlés de gothique, de renaissance et de motifs tirés de l’antique, pl. ni.

Stalles de la même église, ib.y pl. vin (sculpture de 4530).

Tombeau de l’archevêque Martin (4543), pl. vi.

Chapelle de la cathédrale, ornée de fresques curieuses dans le style byzantin, ib.,

pl. IV.

MÉTALLURGIE. — Pour avoir une idée de ce genre de science au moyen âge, voir les planches des ouvrages suivants : la Pyrotecnia de Beringuccio , 1 vol. in-4°.

Plusieurs des planches de la suite intitulée : Nova reperta, composée par Jacques Stradan et gravée par les frères Galle.

Le livre de Jost Ammon , de Artibus meclianicis etilliberalibus, 4 vol. in-42, rempli de planches curieuses.

Dans la Vie de l’empereur Maximilien ( voir à ce nom ) , se trouvent plusieurs planches ayant rapport à la fusion des métaux. Voir les planches des p. 84, 97, 98 du t. I , et surtout les planches en bois , au nombre de plus de deux cents, de l’ouvrage intitulé : de Re metallica, par Georg. Agricola ; Basle, 4546, 4556, 4558, 4564, in-folio. Ces planches sont curieuses. On y trouve la représentation de tous les travaux et de toutes les machines employées à cette époque pour l’extraction , la séparation, fusion, etc., des divers genres de métaux (4). V. aussi à Mines , Mineurs.

MÉTANËES (2). — Ancien nom des formes ou stalles des églises. Voir Stalles.

MÉTHODIUS (Saint ). — Figure d’évêque grec donnant la bénédiction avec les deux chandeliers à plusieurs branches. Goar, Euchologium Grœcorum, in-folio. Voir Bénédictions.

(2) Langlois du Pont-de-I’Arche, Stalles de la cathédrale de Rouen , in-S°, p. 98, à la note.

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On la retrouve aussi dans les Cérémonies religieuses de Bern. Picard, livre de la Liturgie grecque suivant les éditions.

MÉTIERS à fabriquer des étoffes.— Ciampini, au t. I de ses Vetera Monumenla , a donné une planche représentant deux métiers, l’un pour les étoffes de haute lisse et l’autre représentant un métier à tisser. Voir la pl. xxxv, nos 1 et 2, et l’explication p. 104. Willemin, Monum. inéd ., pl. lxxviii, donne une miniature représentant la fabrique des étoffes avec la navette, l’ensouple, les marches, etc.

MÉTIERS (Gens de). — Plusieurs églises offrent dans leurs sculptures, surtout extérieures , des figures de ce genre. A Notre-Dame de Paris; à Gisors, aux colonnes de l’église; aux vitraux de l’église deSemur; les stalles de l’église de Rouen, de Péglise de Saint-Spire àCorbeil. On y voit le boulanger à son four, le faucheur, le menuisier ou sculpteur, etc. Les vitraux de la cathédrale de Bourges, de Chartres, et bien d’autres monuments offrent ce genre de représentations. Nous en donnons les indications plus détaillées aux noms de ces divers monuments et aux mots Rouen, Spire, Stalles, Vitraux, etc.

L’ouvrage de Schoperus intitulé : Pano plia, sive de artibus mechanicis, etc., 1 vol. in-12, à Francfort, années 1568 à 1574, renfermant tous les métiers connus du xive au xvie siècle, planches de Jost Ammon (4).

Suite remarquable de planches en bois d’un livre de 1493, représentant les divers états, métiers , professions, etc., intitulé: Libro di Giuocho di ScaGchi, etc., reproduites par Dibdin, supplém. à la Biblio theca spenceriana, in-8°, Lond., 1822, p. 6 a 1 o.

Voir en outre aux noms de chacun des métiers , tels que Armuriers , Arbalétriers, Bottiers, Bouchers, Cardeurs, Foulons, Ciiaussetiers , Barbiers, Tisserands, Tondeurs de drap, Maçons, Charpentiers, Vanniers, Tonneliers, Forgerons, Hôteliers, Gardiens de ville, Marchands, Corporations, Leges palatinæ, etc.

ÇO Voir le compte rendu de ce curieux volume, Magasin pittoresque, t. I V, p. 203, 252, 253, qui en reproduit quelques planches.

(2; Sur les métiers et les corporations au xme siècle, voir la note au mot Corporations, dans ce Dictionnaire.

(3) M. Bégin fait, à l'occasion de la couleur des vêtements de l’ange et de la Vierge, et du fond des vitraux, des remarques fort intéressantes sur le symbolisme des couleurs. Voir p. 106, J07, 108, 109, no.

(4) M. Bégin n’y voit qu’une ligure de moine levant

Le Trésor de numismatique, volume intitulé : Sceaux des communes , a publié plusieurs sceaux de corporations (2), métiers, etc. V. à la table.

Nova reperta, etc., suite de figures com-

ftosées par Jacques Stradan , et gravées par es frères Galle , où se trouvent l’imprimeur, l’armurier, le lunettier, l’horloger, le chimiste, le meunier, etc.

Dans la Fie de Vempereur Maximilien d’ Autriche, 2 vol. in-4°, magnifique ouvrage dont les 200 planches , gravées en bois , sont attribuées à Burgmayer, on trouve quelques métiers , tels que le fondeur de canons, le batteur d’or, les armuriers, les facteurs d’instruments , les maçons , etc.

Voir les planches des p. 76, 77, 78, 79, 81, 97, 98.

METZ. — Histoire et description pittor.

de la cathédrale de Metz , 2 vol. in-8°, par C. A. Bégin; Metz, 1842, avec planches assez bien dessinées. On y remarque en tête de la préface une jolie vue de la nef et de l’abside ou rond-point du chœur, époque carlovingienne. Plan général de la cathédrale et de ses dépendances, p. 19. Un siège en pierre , dit episcopus, p. 20. Anneau épiscopal, p. 21. Sceau de saint Étienne, évêque de Metz, p. 58. Très-bel encensoir du xie siècle, maintenant à Trêves, p. 45. Vue des bas côtés, p. 51. Porte romane, terminée par deux hémicycles provenant de l’ancien cloître, p. 52. Tour polygonale avec galeries à jour et crénelées, ornées de trèfles et de lancettes, p. 60. Vue générale de la nef de la nouvelle cathédrale, p. 75. Figure en pied du soixantedeuxième évêque de Metz ; son calice et son anneau pastoral ; l’aube , l’ornement nommé parer (voir ce mot), p. 105. Tête d’une des grandes fenêtres du chœur avec ses roses. On y voit la salutation angélique (3) et un donataire faisant l’offrande d’une fenêtre (4) dans la séparation des deux ogives. Un triangle orné de trois fleurs de lis jaunes pied à pied (5), p. 143. Sainte Catherine, p. 160. Autre figure en pied de la même sainte , le pied posé sur une tête de roi, vitrail du xve siècle environ, portant

les mains au ciel. 11 est évident que ses deux mains portent quelque chose d’assez grand terminé en ogive et qui ressemble singulièrement à une fenêtre. Ces figures de donataires faisant des offrandes de ce genre sont fréquentes sur les vitraux du xme au xve siècle. Isous en avons déjà signalé quelques exemples. Voir à Donataires, Offrandes, etc.

(R) La remarque que fait M. Bégin sur l’accolement de ces fleurs de lis et leur couleur est du plus* grand intérêt; son commentaire est basé sur les traditions exactes du moyen âge. Voir p. 107.

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