NIM
Caire, architecture arabe, mélange de pleins cintres et de tiers-point (1) (ixe siècle). D’Agincourt, Architecte, pl. xlvi, p°25, et dans l’ouvrage de la Commission d’Égypte. Voir la liste des planches de l’édition donnée par Panckoucke, reproduite dans le Musée des antiquités égyptiennes de M. Lenormant, pl. h, n° 20, et dans l’ouvrage de M. Coste sur V architecture arabe, pl. lx.
NIMBE (2). — Voir toutes les têtes de Jésus- Christ, de la sainte Vierge, des apôtres, sur les mosaïques ou sur les fresques des anciennes églises, et publiées par d’Agincourt, Ciampini, Bianchini, etc., et au nom de chacun de ces personnages.
Nimbe portant le monogramme crucifère à l’église d’Aquilée. Allegranza, Spiegazioni e riflessioni sopra alcuni monum., etc., in-4°, Milan, pl. i.
Le nimbe avec une croix commence à
f)araître sur les médailles impériales sous e règne de Justinien Rhitnomète ( vers 685 à 711). Trésor de numismatique, pl. xx, 10e série, 2' classe.
Du Cange en donne plusieurs sur ses monnaies du Bas-Empire, Familiœ byzantinœ, in-folio.
Nimbe carré nommé quadratum (3). D’Agincourt en produit des exemples dans son Histoire de l’art {Peinture) , pl. xxxvn et xxxviii, n° 5; pl. liv, n°l.
Autre dans une fresque du Giotlo , il)., pl. cxvi , n° 7. Les figures du pape saint Léon et de Charlemagne, tirées de la mosaïque de Saint-Jean-de-Latran , publiées par Nicolaus Allemanus, de Purietinis lateranensihus, etc. Voir aussi aux noms Charlemagne et Léon*.
Nimbe à six pans, derrière une statue en bronze, ib., pl. xxxv, n° 6. Autre, planche cxvi, n° 7.
Nimbe formé de cinq cercles, composés d’ornements estampillés. D’Agincourt, Peinture, pl. exiv, n° 5.
Nimbe composé de plusieurs palmettes.
Voir Auréoles.
(1) M de Caumont donne sur ce monument, comme point de départ de l’emploi de l’ogiye en Orient, des détails curieux. Voir son Cours d'antiq. monument., t. J V ou 4e partie, p. 207.
(2; Sur l’origine, l’emploi et les formes du nimbe, voir Nicolaus Allemanus, de K imbis Iriangularibns et circularibus , in- 1 2 ; Montfaucon, Monuments de la monarchie française, i. J , p. 2 et suiv.; celui de Nicol Joan. Bell mi us, de Nirnbis sanctorum; Du Cange, verbo Nimbus; Macri, Uierolexicon , verbo Nimbus ; Casalius, deRitibns christianor.; Heincccius, deSigillis Germanor.; Molanus, iiistoria saticiar. imagin., in-4°, édition Paquot, p. 533, 535, article de Corona sanctis appingi solitu, etc., cite un long extrait du livre de Théophile Raynaud intitulé: de Pileo ; J. Scaliger, de Catalecta Virgilii, p, 475, et tous ceux
Nimbe double dont l’un sert de gloire et l’autre de siège à une belle figure de Jésus- Christ bénissant, fresque du xne au xme siècle, à la chapelle de Montoire (Loir-et- Cher), publiée dans le Bulletin monumental deM. de Caumont, t. IX, pl.vm,p.2du texte.
Nimbe nommé vesica piscis. Voir à ce mot.
Nimbe du sceau de la ville de Bonn. Voir au nom de cette ville le détail du sceau.
Nimbe polygonal (4) ou à plusieurs angles. Nous trouvons ce genre de nimbe autour d’une figure symbolique de la vertu du jeu de cartes du roi Charles VI. Voir la pl. xlii , nos 4 et 11 de V Atlas des arts en France , par Alex. Lenoir. D’Agincourt en produit deux autres exemples, pl. xxxv de sa Sculpture , n° 6.
On en voit de semblables autour de la tête de quelques anges représentés assis, placés comme ornement sur le couvercle d’un beau coffre d’ivoire, fin du xme siècle, collection du Sommerard, Atlas, planche unique du chap. XXI (5). Le comte de Cicognara, Storia délia scultura , etc., en offre d’à peu près pareils, pl. xxxiv du 1. 1 (vers le xnie siècle).
Nimbe quadrangulaire autour d’une tête de saint Héribert. V.ce nom. Autre en forme de coquille derrière une tête de saint Jean- Baptiste. V. à ce nom ei^uu mot Coquille.
Très-beau nimbe d’une madone du xme ou xive siècle, publié dans V Atlas des arts en Picardie, par M. Rigollot, in-8°, pl. xxvi, n° 65. Les peintures publiées par M. Artaud, intitulées : les Peintres primitifs, chez Challarnel, à Paris, offrent plusieurs formes variées de nimbes ou auréoles.
M. Didron a publié, dans le 1er vol. de la Revue générale de l’architecture, par M. Daly et ses collaborateurs, mois de novembre et de décembre, deux fragments de son Histoire du nimbe depuis son origine jusqu’à la fin du xvTe siècle. Voir, pour le premier article, p. 649 à 664, et, pour le deuxième, p. 715 à 718, avec de nombreux fac-si mile. Voir aussi les planches répandues
que cite Molanus, page 539 est le récit d’une espèce de vision intéressante à lire, et tous les auteurs cités par Fahricius, Bibliotheca antiquaria ; Raoul Rochette, Tableau des catacombes, in-12, p. 1 43 cl les notes.
(3) Sur ce genre de nimbe en particulier, voir l’ouvrage des bénédictins, Origines de l’Eglise romaine, t. I, p. 166. On trouve quelques contradictions à ce sujet dans les Annales ordinis Sancti Benedicti, 1. 1 , p. 487.
(4) Nous trouvons cité ce genre de nimbe, p. 45 de la Description des vitraux de Bourges, par MM. Martin et Gabier, et la note qui s’y rattache.
(5) Malheureusement l’artiste chargé de cette planche ne s’est pas donné la peine de bien préciser son dessin. La forme des nimbes est tellement vague qu’on ne reconnaît pas l’original.