Tome II
pographie de l’Allemagne au Cabinet des estampes de Paris.
SALUTATION ANGÉLIQUE (2). — Outre les monuments de peinture et de sculpture que nous indiquons au mot Annonciation, nous signalerons les suivants :
Une sculpture du vme siècle à l’église de l’ancienne abbaye de Moissac, publiée par Alex. Lenoir, Musée des monuments français, t. VII, pl. ccxxxv bis. M. Alex, de La Borde donne aussi celle sculpture, mais presque détruite en entier, Monuments de la France , t. Il, pl. cxlvi, cxlvii.
Vitrail du xme siècle, provenant de l’église Saint-Denis. Atlas du Sommerard , pl. ii du chap. VIL
Sculpture dans le style antique. Bas-relief de la tribune de l’église de Pistoia. Cicognara, Storia délia scultura in Italia, 1. 1, pl. xxxix.
Autre du Donatello à Santa-Croce de Florence, même ouvrage, pl. v, t. IL
Autre de Benoît JVIajano, dans l’église du mont Olivet à Naples, ib., pl. xvi.
Diptyque byzantin. Gori, Thésaurus diptychorum, t. III, planche de la p. 555.
Sculpture d’un triptyque du xive siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. cxxiv, n° 6.
Deux autres avec des personnages placés en ex-voto ou comme donataires. On y voit un empereur d’Allemagne derrière la Vierge tenant un étendard et une pancarte de donation. D’Agincourt, Peinture , pl. exxv, nos 5 et 6.
Très-beau tableau de Lucas de Leyde. Album du Sommerard, 6e série, pl. xvm. Autre d’Hemeling, ib., pl. xx.
Sculpture d’une stalle du xve siècle. Voir Stalles.
Sculpture de Lucas Robbia, xvie siècle.
Atlas du Sommerard, pl. n du chap. XVI.
Sculpture en bois d’une des portes de l’église de Gisors. L’ange est vêtu en diacre. Voyages pittoresques ( Normandie ), par Taylor et de Gailleux, pl. ccxii.
Salutation angélique sur les monnaies de Charles d’Anjou. Paruta, Sicilia descritta, in-folio, p. 115.
SAMARITAIN. — Une verrière de l'église cathédrale de Sens représente cette parabole, peinture symbolique de l’homme attaqué par le démon et délivré par Jésus- Christ. V. au mot Sens et la planche d’étude
tenlde la représentation des images, et le Manuel d’Icoito iraphie grecque et latine , eic. , du mont Athos, publié par M. liidron, in-S°, 1845, p. 155.
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SAN
n? 20. Description des vitraux de la cathédrale de Bourges, par MM. Cahier et Martin, in-folio (1).
Autre verrière de Bourges à la cathédrale, même ouvrage, pi. vi. Cette verrière a été offerte par la corporation des tisserands. V. à ce mot.
SAMARITAINE (La). - Parlant avec Jésus-Christ, bas-relief de sarcophages chrésiens des catacombes. Aringhi, Borna sabterranea, t. I, planche des p. 185, 319, n° 3. D’Agincourt, Sculpture, pl. vin, n° 9.
Sculpture en ivoire d’une couverture d’évangéliaire, manuscrit du ixe siècle. Trésor de numismatique, 10e série, 2e partie, pl. x, reproduit dans le Thésaurus diptychorum de Gori, t. Il, p. 163.
Composition assez remarquable de ce sujet dans l’œuvre de Georges Pinz et Carie Marat te.
Célèbre fontaine de ce nom à Paris. Voir la pl. lxxiii du Vieux Paris, d’après les dessins de Pernot, in-folio, chez Aubert et comp., lithographié par divers artistes.
SANCERRE (Le comte de) (2). — Figure à cheval, armure du xive siècle. Monlfaucon, Monuments de la monarchie française, t. III, pl. 57, n° 1. Trésor de la couronne de France, t. II, pl. clxxv.
— Représenté couché sur son tombeau , autrefois au Musée des monuments français, à Paris, sous len°58 (3), et placé maintenant à Saint-Denis dans la nouvelle chapelle Saint-Jean, à main droite du chœur. Ce tombeau était, avant la révolution de 93, placé dans la chapelle dite de Charles V. Hist. de Uabbaye de Saint-Denis, par dom Félibien, in-folio, planche de la p. 555, lettre G, expliquée p. 558.
SANC1IE D’ARAGON. — Femme de Robert le Sage. Statue assise , xve siècle. D’Agincourt. Sculpture, pl. xxxi , n° 1. La même, en habit de religieuse, ib., n° 2. Ce monument est à Naples.
SANCTA SANCTORUM.— -Titre sous lequel
(1) Pour l'explication relative à cette figure, voir le texte du père Cahier, p 1 9 1 , et celui de M. Arthur Martin, prêtres, inséré au feuilleton du journal l’Univers, 29 avril 1 843. — Le sujet décrit dans Ylconographie grecque, etc., du mont Athos,p. 2i8 de la publication du manuscrit, par MM. Didron et Durand, n’a aucun rapport avec le sujet tel que le décrit l’Evangile.
(2) Maréchal et connétable de France sous Charles V.
(3) Du catalogue de ce musée, par Alex. Lenoir; Paris, 18 10.
(4) Sur cette figure du Sauveur, voir le Discours sur la peinture au moyen âge, parEmeric David, in-12, p. 50; Raoul Rochette, Discours sur les types pritni -
on désigne une chapelle de l’église Saint- Jean-de-Latran , et dont on trouve la description dans l’ouvrage de Marangoni intitulé : Storia del oratorio ... comunementc appellato Sancta Sanctorum, Romæ, 1747, ; in-4°, avec planches.
La belle mosaïque du Triclinium où se voit la ligure de. Jésus-Christ peinte, disent les légendaires, par saint Luc ou Nicodème, i est publiée dans l’ouvrage ci-dessus (4).
SANCTUAIRE. — Pour la disposition du sanctuaire des basiliques grecques et latines, I voir les divers pians d’anciennes églises donnés parBingham, Goar, Spanheim, Sarnelli , Paleotimus, Éeveregius , Voigt (5), reproduits dans le 19e volume des Annales de philosophie, p. 546 et 434, et aux mots Basiliques et Sacrarium.
Nous citerons plus particulièrement ici celui de l’église de l’ancienne abbaye de Charoux (vieux Poitou), formé de deux ; nefs circulaires au milieu desquelles se trouve l’autel. Pour les détails, voir Charoux.
SANDALES. — Servant au pape lors de la cérémonie du baisement des pieds. Gerbert, Velus lilurgia allemanica, 1. 1, plan- ' che îx, p. 252. Macri , Hier oie xicon , verbo , Sandalia , planche de la p. 542.
Autres de divers papes, données par An- i gelus Rocca, dans son livre : Thésaurus cœremoniarum ponlificiarum et sacrarum, etc., 1 2 3 4 in-folio, t. Il, planche de la p. 379; Macri, ib., p. 65, 387.
Sandales de religieux. Voir au nom de chacun dans la suite des Costumes des divers j ordres, par Bar, Fialetti, Héliot, etc.
SANDWICH. — Un sceau de la ville de ce nom (vers le xne siècle) et portant un vaisseau avec des guerriers, est publié dans V Archéologie navale, par A. Jal, in-8°, t. H, planche de la p. 569. Ce vaisseau porte une tourelle. j
SANG. — De l’Agneau pascal appliqué aux maisons des Hébreux, vitrail de la cathé-
tifs de l’art chrétien, in-8°, p. 29 ; sur la chapelle même, voir la description qu’en donne l’Itinéraire de Rome ancienne et moderne de Marin Vasi, 2 vol. in-i2, ' t. J, p. 199, ou l'édition donnée de ce livre par Nibby, Rome, t84i ; Cancellieri dans sa Notizie isioriche délia aniiehess. imagine dell- sanio salvatore usservai.in capel- Santa Sanlorum., in-4°; Rome, 1798, ;
ui y donne une planche représentant ta célèbre télé
u Sauveur.
(5' Nous n’indiquons pas ici les titres des ouvrages de chacun de ces auteurs, puisqu’on les trouve cités | en détail à l’article Basiliques.
SAN
drale de Bourges, pl. i de la Description de ces^vilraux, par le père Cahier, in-folio, p. 55, 36 et suiv., et aussi la planche d’étude n° 5, qui représente la même action symbolique sur une ancienne verrière de Saint-Denis.
Sang de Jésus-Christ reçu dans un vase par Adam, couché dans sontombeau, vitrail du xme siècle, planche d’étude i, n° 12, fig. A. Description des vitraux de Bourges, par l’abbé Cahier, p. 102 de son texte.
Reçu par l’Église dans un calice, représentée par un femme placée debout près de la croix, même ouvrage, pl. i, figurant la nouvelle alliance. Étude iv, fig. C. D (1).
Autre figure de la Religion ou de l’Église recevant ce sang, peinture du xve siècle. Collection du Sommerard. Voir Croix Brachiale.
Plusieurs peintures du moyen âge représentent aussi les anges recueillant le sang du Sauveur dans des coupes. Voir les peintures du Campo Santo et dans la suite des Peintres primitifs, le n° 81 du catalogue des tableaux de M. Artaud , publié chez Challamel. Paris, 1843, pl. xxxi de celte collection.
SANG-PRÉCIEUX.— Ordre militaire de ce nom. Voir les Histoires des ordres militaires et religieux de Bar, Fialetti, Héliot, Schoonebeek, etc.
Monnaie de Mantoue portant le calice du sang. Bellini, Moneta I\aliœ, p. 58.
Chapelle dite du Sang-Précieux à Boures. Voir à ce dernier nom. Autre à Reims, ite du Saint-Sang. La décoration de cette chapelle, d’un travail merveilleux du xvesiècle environ, est gravée en grand en tête de la publication : Toiles peintes de Reims, etc. V. à cette désignation.
SANNAZAR. — Poète célèbre du xve siècle, représenté dans un bas-relief de Jésus- Christ mis au tombeau. Il y remplit le personnage de Joseph d’Arimathie. D’Agincourt, Sculpture , pl. xxxvm, n° 4. Dans l’œuvre
j (i) Cette représentation est du nombre de celles nommées super-historiques. Y. à ce sujet le texte de J’abbé Cahier, p. 87, 88 de l’ouvrage ci-dessus. V. aussi la note p. 197 du Manuel d’iconographie chrétienne, grecque et latine, manuscrit du mont Atlios, publié par MM. Didronet Durand, in -8°, 1825.
[ (2) Ce monument funèbre placé dans l’église Santaparia-del-Porto, est un exemple des plus frappants de |l’invasion du sensualisme dans l’art chrétien. On ne Conçoit pas que des religieux ou le supérieur ecclésiastique aient souffert qu’on exécutât des sculptures pussi profanes dans une église, lieu de recueillement: wndes bas reliefs offre deux figures de satyres, tfn [Neptune, une femme à moitié nue. Apollon et Minerve jpt deux amours viennent compléter cette décoration jtoute profane et mythologique.
(3) Sur l’importance de ces sortes de monuments,