‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 569 sur 627 · SYN · texte numérisé non relu

SYN

SYMBOLISME (Du) des couleurs. — V. les divers monuments cités à l’article Metz ( cathédrale de), par Ém. Bégin ; Didron , Iconographie chrétienne , in-4°, p. 143 et suiv. , et tous les monuments qu’il y cite.

SYMÉON (Saint).— V. à Siméon.

SYMMAQÜE, pape. -- Figure debout sur une mosaïque du vme siècle à l’église Saint- Agnès. D’Agincourt, Peinture, pl xvn, n° 2.

Voir aussi l’ouvrage de Marangoni, Com mentarium ad chronologiam pontificum romanorum in picturis ostiensis basilicœ, superstitem.

* Le portrait ou l’image donnée sous ce nom dans les Acta sanctorum des Bollandistes, ou par Giaconius, Vitœ et res gestœ pontificum romanor,, est imaginaire, c’est un simple mémento historique.

SYNAGOGUE (1). — Sous la figure d’une femme découronnée par Jésus-Christ, tombant en défaillance, les yeux bandés, ayant un sceptre brisé à ses pieds ou dans sa main, peinture sur verre du xme siècle à l’église Saint-Denis, reproduite dans la Description des vitraux de la cathédrale de Bourges , par MM. Cahier et Martin, in-fol., planche d’étude nos 2, 6, lettres G. H.

Autre d’après une miniature de YHortus deliciàrum, publiée par MM. Martin et Cahier, Description des vitraux de Bourges , etc., in-folio, planche d’étude n° 4. Ici la synagogue est montée sur une ânesse (2) ; elle tient le couteau du sacrifice, devenu inutile; elle vient sur le Calvaire et ne voit rien de ce qui s’y passe, pas même la naissance de l’Église, qui va prendre sa place.

Autre figure de la synagogue, également sur sa monture ordinaire; sur la croupe de l’ânesse plusieurs têtes de porcs; elle tient un étendard brisé ayant pour enseigne un scorpion. Ses yeux sont bandés; un bras mystérieux lui tranche l’épaule, dont la main tieiit les guides. Pour les détails de cette curieuse peinture publiée dans VA Ibum du Sommerard, planche xxxvn de la lre série, voir le texte, p. 125 du 5e volume.

Très-belle statue de la synagogue au portail méridional de la cathédrale de Strasbourg. Voir toutes les descriptions de cette

(1) Sur cette figure allégorique, voir Molanus, Hist. imaq.sacr in-4°, p. 446 à 448 ; M. l’abbé Cahier, texte de i’ouvrage sur les Vitraux de Bourges, in-folio, p. 45, 46, 5i, 65; Bianchini, Dernonslrûtio historiæ eccl'esiusticœ , l. III, p. 455 ;M- Didron, Iconographie chrétienne, in-4°, p. 686, note.

(2) Cette ânesse semble regarder un cadavre étendu dans un tombeau, au pied du Calvaire, et l’on sait que d’après d’anciennes traditions, ce tombeau est celui d’Adam, ce qui vient encore augmenter l’intérêt de

église, et surtout les planches que nous en désignons à son article.

Mort de la synagogue. Elle est étendue à terre, abandonnée par les Juifs qui, sous la figure d’hommes du moyen âge, viennent rendre leurs hommages à l’Église qui tient la table de la nouvelle loi. Description des vitraux de Bourges , par MM. Cahier et Martin, in-folio, planche d’étude n° 4, lettre F. Autre, planche d’étude n° 6, lig. H. Ici la synagogue mourante est soutenue par Aaron, ce qui est d’un profond symbolisme.

SYNODES (5) ou conciles œcuméniques.

— Commémoration du septième synode; miniature du Menologium Grœcorum, manuscrit du ixe au xe siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. xxxn, n° 1.

Synode qu concile de Constantinople, tenu en 360 contre l’hérésiarque Macédonius; miniature d’un manuscrit des œuvres de saint Grégoire de Nazianze (sans date), reproduite dans l’ouvrage de P. Zornius , intitulé : Historia bibliorum pictorum ex antiquitatibus hœbreor. et christianorum illustrata, etc. , in-4°, Leipsick, 1743. Le livre des Évangiles est placé avec honneur comme sur un trône. L’empereur Constantin est assis à sa gauche. Sur une table sont posés des livres qui sont sans doute ceux que vient de condamner le concile. Macédonius est à genoux tournant le dos au concile.

Représentation de plusieurs synodes ou conciles à diverses époques, miniatures du Calendarium grœco-moscorum, publié par les Bollandistes, Acta sanctorum, t. I, mois de mai, planche de la p. 55, à la date du 16 juillet des Ménées grecques.

Synode de Nicée. V. Conciles.

Inscriptions commémoratives de douze synodes, savoir: celui d’Ancyre, d’Antioche, Sarde, Gangres, Laodicée, etc., représentées d’une manière symbolique par des livres placés sur des autels, mosaïque de la basilique Vaticane. Ciampini, de Ædificiis sa cris a Constantino constructis , in-folio , planche xxxm, et le texte, p. 153 et suiv.

SYNTHRONON (1). — Voir Sièges épiscopaux et les anciens plans de l’église de Constantinople, plus ou moins apocryphes.

cette composition et peut donner lieu à de nombreuses interprétations. V.au mot Adam.

(3) Sur ce genre de sujet, voir le Manuel d'iconographie chrétienne, grecque et latine, d’après le manuscrit du mont Alhôs, traduit et publié par MM. Didron et Durand, 1 vol.in-8°, p. 348 et surv. 11 nous semble que M. Didron se trompe dans sa note, car il existe au Vatican plusieurs belles représentations de conciles que nous signalons à ce mot.

(1) Nous ne connaissons plus cette espèce de siège

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SYRACUSE. — Catacombes de cette ville dites les grottes de Saint-Jean. D’Agincourt, Architecture, pl. ix, n° 8. Boldetti, Osser vazioni sopra ciemterii SS. martiri, 2 vol. in-fol., en donne aussi une vue très remarquable.

Église Saint-Jean au xir ou xme siècle, curieux monument d’architecture chrétienne, publié dans V Archœologia britannica, t. XXV, pl. xxxi, et la p. 279.

Chapelle dite des morts, monument du xvr siècle environ. Architecture moderne de la Sicile, par Hittorf, in-fol., pL xlii.

Voir aussi dans le grand ouvrage de Saint- Non intitulé : Foyage pittoresque de Naples et de Sicile, 5 vol. in-fol., quelques autres monuments.

SYRIAQUE (Langue). — Spécimen de ses caractères, nos 2, 5, 4, pl. xxvii. D’Agincourt, Peinture. Monument calligraphique du ive siècle.

Deux figures des auteurs de la concordance (2) du texte syriaque, même planche.

Claude Duret, dans son Trésor des langues, 1 vol. in -8°, donne trois tableaux des divers alphabets (3) de cette langue, p. 364, 565, 366 de l’édition de 1609.

— Grande lettre tirée d’un manuscrit du vie au vne siècle. Voir les ouvrages calligraphiques d’Astle et de Shaw que nous citons ordinairement, savoir pour le premier : Origin and progress of writing as well hieroglyphic as elementary, illustrated by engravings. Lond., 1784, in-4°; pour le second, celui intitulé: Illuminated ornements selected from manuscripts, etc., 1 vol. in-4°. Lond.

existant autrefois dans les anciennes basiliques que par la savante description qu’en a faite Du Cange dans sa Constuniinopolis christiana, in-folio, p. 57, ou article LXV1.

(2; Cette peinture est d’autant plus intéressante qu’elle sert à établir qu’à celle époque il y avait unité de foi entre l’Eglise de Rome et les Églises grecques. On sait que la fatale scission eut lieu en 858 par suite du concile de Calcédoine, tpnu en 5i8; les leçons du manuscrit ci-dessus renferment les points de discipline qui furent alors controversés.

(3) Au nombre des caractères ligurés sur l’un des tableaux reproduits par Duret, il prétend donner ceux qui servirent à tracer les commandements de Dieu sur les tables de Moïse. Mais le savant président,

SYRIE (4). — Cassas, F oyages pittoresques de la Syrie , etc., 3 vol. in-fol. avec de belles planches.

Le comte de Forbin, Foyages dans le Levant en 1817 et 1818, 1 vol. in-8° avec un bel atlas in-folio.

La Syrie, etc., ouvrage illustré par cent vingt et une gravures d’après les dessins de W. Barlett et V. Barse, trad. de l’anglais par À. Sosson,3 vol. in-4°. A Paris, chez Fisher.

La Syrie et l’Egypte , etc., considérées sous leur aspect historique , archéologique, etc., 1 vol. in-4°, orné de cent gravures d’après les dessins de Dauzats, Mayer, Ciceri fils, etc., publié par le baron Taylor et Reybaud. Paris. •

L’ouvrage de M. Léon de La Borde, intitulé : Foyage en Orient ( dans l’Asie Mineure, la Syrie, etc.), 2 vol. in-folio contenant environ quatre cents vues de ces pays à diverses époques. Paris, 1838, Didot.

V Univers pittoresque, publié, chez Didot frères, volume intitulé : la Syrie, rédigé par M. Yanoski.

La grande topographie recueillie en plusieurs volumes in-folio au Cabinet des estampes offre aussi des matériaux à consulter sur ce pays.

Autre du même siècle, commençant le mot Te igitur du canon de la messe. Voir la lr* livraison de l’ouvrage du comie de Bastard sur les Manuscrits français, in-fol. maximo.

Autre d’un alphabet de 1190, pl. vu de l’ouvrage de Shaw.

— Du xir au xme siècle, manuscrit de l’Arsenal, reproduite dans la l,e planche d’étude de la Description des vitraux de

comme on le sait, s’est souvent fourvoyé en travaillant d’après des sources plus qu’erronées.

(4) Outre les ouvrages à planches désignés ci-dessus, voir aussi tous ceux qui sont indiqués par Lenglet du Fresnoy, méthode pour étudier l’histoire, édit. in-4°, t. IV, p. 392 et suivantes; auxquels il faut ajouter celui de Morison, chanoinedc Rar le-Duc, i vol. in-4®, intitulé: Relation historique d’un Voyage au mont Sinaïet à Jérusalem , etc., sur lés côtes de la Syrie, etc. Toul, 1704. M. le comte Charles de l’Kscalopier qui a fait aussi le voyage de terre sainte deux ou trois fois, possède dans sa bibliothèque une collection nombreuse d’ouvrages spéciaux sur ce pays, et surtout sur Jérusalem. Voir à ce nom.

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Bourges, déjà citée par nous tant de fois (1 ).

Autre de forme gothique allemande en tête du titre de la grande Chronique de Nuremberg (1493), in-folio. Voir les diverses éditions de ce livre.

Autre du même siècle dont on trouve un fac-similé dans YAngleterre ancienne de Slrutt, édition anglaise, in-4°, pl. xlix. On y voit le roi Henri Vil sur son trône.

Autres d’alphabets des xivc et xve siècles. Shaw, Illuminated, etc., pl. xv et xxv.

T d’une forme singulière provenant d’une inscription funèbre d’une époque inconnue. Fetusta Monumenta Magnœ Britanniœ, etc., in-folio, t. II, lre partie, pl. vu, p. 237.

TABAR. — Espèce de surtout (2) ou tunique militaire dont Willemin donne quelques exemples, Monuments inédits , t. I, pl. clxxti , clxxxiii , clxxxv. V Album du Sommeràrd, xve siècle, pl. xxx delà 10' série, en offre quatre ornés de broderies variées et d’orfrois.

. Autres publiés dans l’ouvrage de Maillot et Martin, Costumes français, atlas du 3e vol., pl. LXXVII, LXXVIII.

Voir aussi à Héraut d’armes.

TABERNACLES D’AUTELS (3). — Nommés aussi ciboria ou ciborium dans les anciennes églises.

Le plus ancien exemple que nous en puissions citer est celui de la chapelle souterraine de l’église Saint-Nérée à Rome , vers le ive siècle. On y voit la confession ou martyrium avec la grille. D’Agincourt, Architecture, pl. xin, n° 17.

Celui de l’église Sainte-Marie-Majeure , même siècle. Voir les descriptions de cette église à son nom, et d’Agincourt, pl. viii, et les notes.

Celui de l’église Saint-Clément vers le v* siècle. V. à ce nom. D’Agincourt, pl. xvi, n° 5. Il est couronné par une confession.

Celui de l’église Saint-Laurent que d’Agincourt donne comme un ouvrage du xme siècle, Hist. de l'art ( Architecture ), pl. xxvm, n® 37.

Cl) Sur la signification de cette lettre représentant l’ancien Tau, figure allégorique de la croix, voir Molanus, Historia imaginum sacrarutn, in-4°, p. 428 à 432. M. l'abbé Cahier, lexie de la Description des vitraux de Bourges, in-f°, p. 38, n° 7.

(2) Voir les explications données à ce sujet par M. Potlier, texte de l’ouvrage de Willemin, t. Il, p. «5-21, et par M. du Sommeràrd, Notice sur l’hôtel de Cluny, in-8®, p. 50-100.

(3) Depuis longtemps et surtout depuis la fin du xive au xve siècle, le tabernacle est une espèce d’armoire placée sur l’autel où l’on renferme le saint ciboire ou le vase sacré contenant les hosties con-

Autre à l’église Saint-Paul-hors-les-Murs, même ouvrage, Sculpture, pl. xxvm. Il est orné de peintures et de sculptures.

Celui de Saint-Jean-de-Lairan (vers le xiv* siècle), ib., pl. xxxvi. On y remarque divers sujets peints ou sculptés, tels qu’une salutation angélique, un couronnement de la Vierge, etc.

Celui de l’église d’Orviette. V. à ce nom. Tabernacles sculptés en pierre ou en bois et suspendus au mur de l’autel (4), vers le xve siècle, quelquefois à une colonne de l’église.

Nous citerons comme très-remarquable celui d’une église dile de Sainte-Gertrude en Normandie, publié dans le Moyen âge monumental, pl. xvm, et par Langlois du Pont-de-TArche, dans son Essai historique sur l'abbaye de Fontenelle ou Saint- Wandrille, in-8°, Rouen, 1837, pl. xvi.

Tabernacle en bois doré du xve siècle, provenant de l’église Saint-André à Troyes, véritable chef-d’œuvre de sculpture et d’une élégance .incontestable. On y voit le saint sacrement soutenu par deux anges, la pâque des Juifs, Moïse donnant la loi au peuple juif, saint André, saint Christophe et quelques autres petites figures.

Cette curieuse sculpture est publiée dans le Voyage archéologique de l'Aube, par Arnaud, in-4°, avec texte.

Le même tabernacle est publié dans V Album du Sommeràrd, pl. xxn de la 4e série.

Autre du même siècle à l’église de Saint- Laurent à Nuremberg, moitié en pierre, moitié métal (5). Moyen âge monumental,

pl. XXIX.

Pugin, dans son ouvrage intitulé : Compositions pour Vorfévrerie des églises , a publié plusieurs tabernacles des xive, xvc et xvie siècles, dont malheureusement il ne donne pas les provenances. V. aussi les belles planches de son ouvrage : the Glossary of ecAesiastical ornements, 1 vol. in-4°.

Autres publiés dans l’ouvrage de Moller intitulé : Denkmaaler der deutschen Baukunst, t. I, pl. LXI, LXVII.

Deux portes de tabernacle du xve siècle environ, publiées par M. du Sommeràrd

sacrées. Celte armoire, fixée sur l’autel, a remplacé ce qu’on nommait au moyen âge la colombe, la conserve la réserve, la four, etc. Voir ces mots; etaussi ce qu’en dit M. de Gaumont, Cours d antiquités monumentales , 6e partie, p. 118-120 et Suivantes.

(4; Sur ce genre d’ornement, voir le texte du Moyen âge monumental, par Ramée; celui de Pugin dans the Glossary of ecclesiaslical ornements, etc., 1 vol. in-4®. ,Texte et planches composées en grande partie.

(5) Voir sur ce petit chef-d’œuvre de sculpture le texte du Moyen âge monumental . et l’ouvrage de Fortoul, de l’Art eh Allemagne, in-8°, t. II, p. 459.

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dans son Album des arts , etc., pl. xxii de la 4e série, d'après celle donnée par Arnaud de Troyes dans son Voyage archéologique dans le département de l’Aube.\. Portes.

TABLE RONDE. — Célèbre association chevaleresque (1) dont on trouve des détails fort curieux dans les livres de chevalerie, dans plusieurs beaux manuscrits ornés de miniatures de la Bibliothèque royale de Paris , et dans celle de Londres. VUnivers pittoresque de Didot frères (France), reproduit une de ces miniatures représentant les thevaliers de la Table ronde assis autour d’une grande table et recevant au milieu d’eux un jeune chevalier présenté par un moine. V. la pl. ccclxxi, et encore mieux dans le Magasin pittoresque , t. XI, planche de la p. 168.

Le Magasin universel , t. VIII, p. 317, a ublié un monument de même genre, mais eaucoup plus ancien (2); c’est la représentation d’une Table ronde existant au château de Winchester au vu* ou vme siècle, et où l’on voit figurer le roi Arthus avec ses chevaliers.

TABLEAUX D’AUTELS (3). —Les plus anciens connus sont les diptyques dont l’usage remonte aux premiers siècles du christianisme. Voir Diptyques et Triptyques. Voir aussi à Antathema.

TABLEAUX VOTIFS (4). - La cathédrale de Saint-Omer possède un tableaû de ce genre dont nous donnons l’explication aux mots Fournaise et Nabuchodonosor.

Plusieurs diptyques êt triptyques peuvent être rangés dans ce genre de tableaux. Voir à ces deux mots et encore à Donataires, Philippe le Bel, Placidie, Sergents d’armes, Voeux, etc.

(1) Sur cette cérémonie, voir Du Ca nge, Glossarium médias œtatis , etc., verbo Tabula seu Mensa rolunda; l’ouvrage intitulé : Table ronde , poëme de M. Creuzé de Lesser, avec une introduction historique, i vol. in-8°- Paris, 1834, chez Delaunay, 4e édition; et surtout les détails remplis d’érudition qu’en donne M. Paulin Paris dans le 1er volume de son ouvrage sur les Manuscrits de la Bibliothèque royale. Voir depuis la page 355 à 364, où il signale une miniature représentant la cérémonie religieuse pour armer un chevalier; la dissertation insérée dans le 18e volume des Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, p. 3 1 3 ; Université catholique,

(2) Le recueil que nous citons nedit pas dans quel ouvrage anglais on a copié celte représentation.

(3) / Voir ce qu’en dit Thiers , Dissertation liturgique sur les autels des églises, in-12, p. 150, article Tables saintes.

(4) Nous entendons par cette expression tout objet offert à uneéglise, une chapelle ou autres lieux consa-1 2 3 4 crés, en action de grâces d’un bienfait obtenu par un particulier ou une famille. Ce tableau peut être ou la

TABLES DE LA LOI. — V. Moïse.

TABLES DE MARBRE. - On nommait ainsi au moyen âge des tables servant à rendre la justice féodale (5). Nous indiquerons pour exemple celle du château de Coucy en France, qui est peut-être le seul monument de ce genre dont il existe trace. Elle est d’une beauté et d’une grandeur remarquables et ornée de plusieurs lions assis. Nous en devons la gravure à Du Cerceau qui l’a publiée dans son ouvrage intitulé : Description des lieux les plus célèbres de France, 1 vol. in-folio, excessivement rare et recherché dans les ventes. V. Coucy.

TABLES A MANGER et autres.— Les plus anciennes que nous puissions citer sont celles des Agapes chrétiennes. Voir ce mot et encore Banquets, Repas, Festins, Table ronde, Tables royales, etc.

Table de la chambre à coucher de Henri II, roi de France, au palais des Tournelles. Willemin, t. II, pl. cclxxxvi. Montfaucon et le Trésor de la couronne de France donnent la vue de la chambre avec cette table (6). Voir Henri II.

Tables à écrire avec leurs accessoires. V. Anne de Bretagne , Louis XU , Cabinets d’étude, René, Calligraphes, Saint Jérôme, etc. Willemin donne un beau modèle de table, pl. ccxcm de ses Monuments inédits. On en trouve d’autres dignes d’être cités dans les collections d’objets d’art et de curiosités, de meubles et armures, publiées par Mlle Naudet, de Jolimont, Hauser, etc. Voir au mot Meubles. M. du Sommerard en donne aussi quelques modèles à consulter, Album, pl. xvii de la 3e série; pl. xxiii de la 2e série.

TABLIERS-DOUBLIERS (7). — Ou autre-

déclaration de l’offrande ou du vœu, et être quelquefois lui-même l’objet offert pour l’accomplissement du vœu. Tel est par exemple le tableau de saint Orner, qui à raison de son importance est réellement un monument des plus curieux. Fabricius, Bibliotheca antiquaria, parle des tables votives ; Molanus, de Imaginibus sacris, in-4°, p. i40.

(5) Sur l’usage des tables de marbre de cette espèce, voir Marchangy, France au xiv* siècle, t. LII, p. 26S, qui cite celle du palais de justice de Paris- Voir aussi les Antiquités de Paris, par Dubreul et Bonfons, in-8°, p. 335, édit. in-4u, p.i99 ; Piganiol de la Force, Introduct. à la descrip. de la France, 1. 1, p. 23S. On parle aussi de la table de marbre de l’ancien palaisde justice à Paris. Nous n’en connaissons pas de gravures.

(6) . Voir, au sujet de ce meuble, les détails historiques et curieux qu’y rattache M. Pottier dans soir texte des planches de Willemin, t. II, p. 63 et suiv.

(7) Celte expression est citpe nar M. du Sommerard,

7'j et notes de sa Notice sur l’hôtel de Cluny. in-8°.

. Pottier, p. 28, t. II de son texte des planches de

Willemin. en parle aussi, mais sous la simple désignation de Doublier.

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ment une nappe. Voir aux mots Banquets, Festins, Repas, Tables, Salles a manger, etc.

TABOURETS. — V. Escabeaux, Pliants,

SUPPEDANEUM.

TACTIQUE (La). — Y. aux mots Art militaire , Batailles, Camps, Fortifications, Machines de guerre, Sièges de villes, etc.

TANCRÈDE. — Jl existe une suite de planches gravées au trait d’après les miniatures d’un manuscrildu xne siècle intitulé : Carmen de motibus siculis gestis inter Henricum et Tancredem. On y voit diverses actions de ces deux princes, des batailles, prestations de serment, sacre, etc. Cette collection est publiée par Ëngel, bibliothécaire de Berne, 1 vol. in-4° avec texte latin. Berne, 1746.

Une des galeries extérieures de la cathédrale de Coutances porte le nom de galerie deTancrède, parce qu’on y voyait autrefois une suite de statues de divers personnages de celte famille, placées dans les niches des contre-forts. Yoir les anciennes descriptions de cette église au mot Coutances.

Monnaies des Tancrède en Sicile. Muratori, Antiquitales Italice medii œvi, in-fol., t. Il, p. 657.

Autres dans l’ouvrage de Paruta, Sicilia descritta con medaglie, in-folio, planche de la p. 109. Ce guerrierreprésenlé à cheval, tenant une palrne, ib., pl. ni. Autre monnaie, ib., n° 5, portant le nom Tancredi.

TANNEGUY DU CHATEL. — Célèbre prévôt de Paris sous Charles VI et VH (1). Sa statue couchée sur un tombeau. Musée des monuments français, par Alex. Lenoir, salle du xve siècle, n° 48 du Catalogue.

Voir aussi les collections de portraits des hommes célèbres de France, formées au Cabinet des estampes de Paris.

TAPIS de pieds, de tables, etc. (2). — Fragment d’un tapis byzantin exécuté à Constantinople vers le xie siècle et orné de caractères mélangés de lettres latines de forme bizarre, provenant du trésor de l’é-

glise Saint-Amoud de Senlis. De La Borde (Benjamin), Voyages pittoresques en France. Un fragment dece tapis est gravé t. Y, p. 80.

TAPISSERIES (3). — En tête de cette classe de monuments , il faut toujours placer la célèbre tapisserie de la reine Mathilde vers 1080, publiée dans divers ouvrages, savoir : dans les Mémoires de l’Académie des in scriptions, etc., t. VI et VIH.

Dans l’ouvrage de Bernard de Montfaucon, Monuments de la monarchie française, t. II, pl. i à vm, reproduite dans le Trésor de la couronne de France, t. I.

Dans V Histoire de l’art , par Séroux d’ Agincourt, Peinture, pl. xv, nos 8 et 10.

Dans l’Angleterre pittoresque du baron Roujoux, in-8°, t. I, à la lin du volume.

Willemin en donne quelques ".agments dans ses Monuments inédits , pi. xliii (4).

Ducarel, dans ses Antiquités anglo-normandes, à la fin de l’ouvrage. Voir les deux éditions anglaise et française.

M. Achille Ju binai, dans sa grande publication des Anciennes tapisseries historiées de France, clc., in-folio, n’a fait que reproduire les belles planches données par Stolhard en Angleterre, qui passent pour les plus exactes de toutes les reproductions de ce monument.

La tapisserie de Nancy, publiée aussi par A. Jubinal et précédée de recherches sur l’origine des tapisseries à personnages , in-8°. Celle de Dijon représentant le siège d’une ville par les Suisses en 1513, suite en 6 planches. Celle dite de Bayard, dont l’original (5) existe dans l’escalier de la Bibliothèque royale de Paris.

La tapisserie de la Chaise-Dieu, suite de 32 planches in-fol., publiée également par Achille Jubinal et représentant l’histoire sainte avec les costumes de 1450.

. Celles publiées par M. du Sommerard dans son ouvrage : les Arts au moyen âge. Yoir l’Album, pl. xxxiv , xxxv , xxxvi, xxxvn, xxxvni de la 5e série; dans Y Atias, pl. i du chap. XIX. V. aussi Chapes.

Tapisseries de la ville de Reims aux xm« et xive siècles , représentant des légendes et des scènes de mystères jouées parles confrères de la Passion. V. Toiles peintes.

(1) Coupable ou non d’avoir porté un coup de hache gerie au. moyen âgp, voir le Discours suLla peinture,

sur la lèie du duc d Orléans, assassiné sur le pont de par m. Émeric Havid, ih -8°, p. 147, 1 98, 4b i ; Mémoire

Moniereau, ce dont les uns l’accusent et d’autres l'ab d Alex. Lenoir sur la tapisserie deBruges; l’ouvrage

solvent ce fut lui qui eut le courage de sauver le de M. de Clarac, le Louvre et les Tuileries, in-8“.

Dauphin de la fureur des factieux. p. 306 ; l'introduction à la publication des Tapisse-

(2) Sur la fabrique des tapis en Europe, voir la Aro- r[es nationales et historiq tes, etc., par Ach. Jubinal. tice de Cluny, in-8“, par M. du Sommerard, p. 96 : les ^ Au sujet de cÇtle planche, voir ce que dit de la Arts uu moyen âge, par le même, 1. 1 V, p. iri; Ni, Bot- célèbre tapisserie de Bayeux, M. Pottier, texte des tier, texte des planches de Willemin, t. Il, p. 31 et 28. planches de Willemin, t. I, p. 29.

(.3) Sur l’origine et les progrès de l’art de la tapis- (5) On sait que c’est un don de M. Ach. Jubinal.

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