‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 59 sur 627 · XXXVII, XXXVIII, XXXIX, XLI, L1I, LIV · texte numérisé non relu

XXXVII, XXXVIII, XXXIX, XLI, L1I, LIV

Nicolaüs Allemanus, De parietinis Lateranensibus, etc., in-4°, pl. ii et ni.

Au Campo Santo, sculptures réunies par Lasinio,dans ses Raccolta di sarcofagi, etc., in-4°, pl. lxxv, n° 55; pl. lxxvi, n° 16; pl. lxxxii, n° 25.

Ciampini, de Ædificiis sacris, etc., planches xiii, xiv, xxiv, figure 2.

Paciaudi, de Balneis sacris christianor.» in-4°, donne divers exemples des deux bénédictions , p. 141 , et à la pl. ni. V. Cuves.

Bénédictions, dites sacerdotales ou épiscopales. Voir les miniatures d’un sacramentaire de saint Grégoire (vers 599). Une d’elles est publiée dans le 1er volume des Voyages littéraires de deux bénédictins, p. 155.

On trouve dans l’ouvrage de Goar intitulé : Eucologium Grœcorum, 1 vol. in-folio, et dans les Acta sanctorum des Bollandistes, t. III du mois de juin, p. 64, un patriarche donnant la bénédiction en tenant deux flambeaux dans ses mains ; un de ces flambeaux est à trois branches et l’autre à deux. Le père Lebrun reproduit cette figure , t. Il, p. 396 de V Explication des cérémonies de la messe, ancienne édition.

Un autre exemple de la bénédiction donnée suivant le rit grec, se voit sur le bas-relief du beau retable d’autel de la cathédrale de Bâle. Monument du xie au xne siècle. L’historique de ce magnifique retable et la planche qui s’y rattache, sont publiés dans une notice in-4°, par M. le colonel Theubet ; Paris, 1856. On y voit d’un côté saint Benoît, saint Henry, empereur, saint Michel, archange et un autre personnage, placés de chaque côté de Jésus-Christ, dans des niches à plein cintre portant le nom de chaque personnage. Il est publié par M. du Soinmerard, dans V Album des arts au moyen âge, pl. xxi du chapitre XVII de la 9* série.

Bénédictions données par des souverains onlifes. Paul III bénit la flotte qui va connaître Barberousse. Collection de la numismatique des papes, ancien Cabinet Sainte- Geneviève. Dumolinet, 1 vol. in-folio, pl. n° 25.

Grégoire XIII (1591) bénit des étendards, ib., pl. xxiv.

Clément VIII (1595) donne sa bénédiction à un ambassadeur, ib., pl. xxvi, n° 8.

Sixte-Quint donne la bénédiction aux ambassadeurs de deux royaumes, ib., pl. xxii, n° 26.

Le même sujet composé en grand pour la Suite de l’histoire de la famille Farnèse,e t gravé par Georges Prenner. Voir l’œuvre du graveur et la vie des Farnèse, dans les Cabinets des estampes, à Paris, Dresde, etc.

Bénédiction des fonts baptismaux (2).

Miniature d’un manuscrit latin du ixe siècle. D’Agincourt, Peinture» pl. xxxix, n° 1.

— Du cierge pascal. Miniature du xie siècle tirée d’un Exultet, ib., pl. liii, n° 5 à 8.

Bénédiction du cilice et des cendres (3) pour les agonisants dans les maisons de com-

(i) Sur cotte matière, voir tous les auteurs cités (2) Voir sur cette matière de Cereis baptismalibus par Fabricius, Bibliotlieca aniiquaria , in 4", p. 521, el paschalibus, par Joan. Faës.

895 ; par dom Prospcr Guéranger, Institutions lituryi- (3) On sait qu’il était d’usage dans les maisons reliques,l. II, p. 139. ' gieuses telles que celles des chartreux, trappistes et

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munauté. Miniature d’un obituaire du xne au xnr siècle. D’Agincourt, Peinture , planche lxviii, n° 4, p. 76 du texte.

Bénédiction de la fosse et de la bière. Petite gravure de Léonard Gaullhier pour une vie de saint Martin. Voir son œuvre (4).

Bénédiction et consécration des vierges.

Miniature d’un pontifical du xve siècle. D’Agincourt, Peinture , pl. lxxvi, n° 4. Voir aussi les planches du Pontificale romanum, en 5 vol. in-folio.

Bénédiction donnée au peuple romain par le pape Boniface IX. Il est monté sur une chaise gothique d’une forme curieuse. Miniature d’un manuscrit du xive ou xve siècle. D’Agincourt, Peinture, pl. lxxv, n° 3.

— D’un soldat. Pontificale romanum vers la fin. Voir les éditions de 1595 à 4664.

Bénédiction des armes, ib. Même sujet.

Miniature d’un manuscrit. On y voit aussi la bénédiction donnée à un chevalier. Beaunier, Costumes français. Monuments du xive au xve siècle, t. I, pl. c.

— De la bannière royale. Mon tfaucon,A/onarcliie française, t. III, pl. ni.

Bénédiction des mets à un repas. Tapisserie de Bayeux ou de la reine Mathilde. Audessus des figures on li t : Hic episcopus cibum et potum benedicit. Voir ce monument (2) publié par Stothard, Ducarel, Alexandre Lenoir, d’après Montfaucon et le Trésor de la couronne de France.

BENE VALETE. — Spécimen de ce genre de souscription épistolaire formulée par abréviation en caractère du xe siècle. Gravé dans le 1er volume de Y Histoire du Mont - Cassin , en italien, par les moines qui y résident. Naples, 4842. Voir la p. 256.

BÉNÉVENT (5). — Pour les monuments de cette ville, voir les ouvrages suivants : Thésaurus antiquitatum beneventanarum, a Josepho de Vità ; Rome, 2 vol. in-folio avec planches.

La Topographie d’Italie, au Cabinet des estampes, près de 400 vol. in-folio.

Porte de l’église de cette ville. Ouvrage du , xr au xne siècle. On y voit 42 bas-reliefs re-

quelques autres, lorsqu’un frère tombait en agonie, de le coucher au milieu du chœur de l’église du couvent sur un cilice et des cendres bénites pour y rendre le dernier soupir ; la Vie des saints et YHistoire ecclésiastique offrent souvent de ces sortes de scènes pieuses. L’on a vu des princes vouloir mourir dans ce sévère appareil pour expier leurs péchés; saint Louis en est un exemple.

(1) Voir à ce sujet Molanus , Uisloria imaginum sacrarum , in-4°, p. 94, 95.

(2) Voir la dissertation à ce sujet. Mémoires de l’Academie des inscriptions et belles-lettres, t. VIII,

présentant des sujets de la vie de Jésus- Christ, et 22 évêques de Bénévent. Ciampini, V etera Monumenta, t. Il, pl. ix, malheureusement mal gravée.

Monnaies de la ville de Bénévent. Muratori, Antiquitates christianœmedii œvi, t. II, p. 620. On y voit 9 figures des anciens seigneurs bénéventins.

Revue numismatique, année 4844, pl. n et m, p. 45; 21 pièces.

BENEZET (Saint). — Jeune pâtre, né au xir siècle, près d’Avignon, fondateur de la confrérie des pontifes, ou fabricateurs de ponts, et à qui l’on doit le premier construit dans la ville d’Avignon, en 4488.11 doit être le patron des architectes, et il est mort dans l’hôpital des Frères du Pont, qu’il avait fondé à Avignon, et enterré dans une des chapelles construites sur les arches du pont d’Avignon. On trouve sa figure dans la grande collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.

BÉNIGNE ( Saint), évêque de Dijon. — Sa statue, en pied (4), au portail de l’église de ce nom. Il y est représenté tenant un bâton pastoral d’une forme inusitée. Histoire de Bourgogne y par dom Plancher, in-folio; Dijon. Voir la planche, t. IV.

Et toutes les figures de ce saint, dans la collection des saints, plus de 60 vol. in-foiio, au Cabinet des estampes, à Paris. Il est représenté avec une massue, deux lances croisées, et des alênes au bout des doigts des deux mains, etc.

Église Saint-Bénigne. Ce curieux monument d’architecture, des xne et xme siècles, se compose de trois églises superposées (5). L’on trouve dans le t. IV des Annales ordinis Sancti Benedicti, p. 452 et 454, trois plans détaillés de ces trois étages d’églises.

Plan de la crypte ou de l’église souterraine de Saint-Bénigne. Même ouvrage, 1. 111, p. 454.

L’ensemble de l’église Saint-Bénigne, vue à l’extérieur, dans V Atlas des arts en France, par M. Alexandre Lenoir, 4 vol. in-folio, pl. vm.

Dans les Voyages pittoresques de la

p. 649. Marchangy, France au xive siècle, t. V, p. 216.

(3) Sur la ville de Bénévent, voir Leand. AÎberti, Ugheili, Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l’histoire, in-4”, volume supplémentaire, p. 115, H6.

(4) M. Bottier, p. 34 du texte des planches de Willemin, Monuments français, 1. 1, cite cette belle statue en preuve d’une coiffure de forme inusitée qu’il désigne sous le nom de Mitre à côtes de melon.

(5) Le Voyage littéraire de deux bénédictins donne la description de ce monument singulier, p. 142 du 1. 1, et le texte de M.du Sommerard, les Arts au moyen âge, t.I, p. 258; t. Il, p. 482, 518 ; t. III, p. 196.

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France , par de La Borde et Guétard,12 vol. in-folio. Voir l’article Dijon.

Voir aussi la Collection des cathédrales françaises , par Chapuy,et la description des Monuments de la ville de Dijon, par M. T.- N. de Jolimont, 1 vol. in-4°. Voir Dijon.

BÉNITIERS ;(1). — Un des plus anciens que nous ayons rencontrés est un bénitier de sculpture allemande portant la date du vme siècle. On en trouve une gravure assez bien faite dans le Foyage en Autriche, par M. Alexandre de La Borde, t. II, p. 43.

Bénitier roman de l’église deWeichselburg, Denkmaale der bauhunst der mittelalters in Sachsen, in-4% par Puttrich et autres. Voir la livraison de IFeichselburg.

Divers bénitiers de formes variées depuis les premiers siècles du christianisme jusqu’au xvie siècle environ , se trouvent gravés dans V Angleterre ancienne, par Strutt, 1 vol. in-i°, édition anglaise.

L’ Angleterre pittoresque, édition illustrée par le baron Roujoux et Charles Nodier, ornée de beaucoup de planches gravées en bois, 3 vol. in-8°. Voir les deux premières pages, qui offrent aussi plusieurs exemples de bénitiers.

Autres dans l’ouvrage de Pugin intitulé : Baptismal fonts, a sériés ofancientchronologically arranged; (2) London, 1828, 40 planches in-4°. Voir surtout la pl. xxn.

Histoire de Varchitecture anglaise, ou Architecture of Créât Britain, par Britton, 1 vol. (en anglais) in-4°, pl. xxx. (Ouvrage publié à Londres.)

Autres très-curieux dans l’ouvrage de Britton, in-folio, intitulé : Ancient architecture of England, pl. xxiv, t. I et II réunis.

Bénitier de l’église de Quimpercorenlin en Bretagne. Willemin, Monuments français, t. II, pl. ccxiv, et p. 35 du texte, par M. Bottier. On trouve ce même bénitier dans Y Atlas de M. Alexandre Lenoir, Histoire de l’art en France, pl. ccxlvii, et t. vu de son Musée,

Deux bénitiers de forme assez curieuse dans deux églises de Provins, publiés dans le Foyage de Provins, fait par M. du Sommerard en compagnie avec plusieurs artistes, 1 vol. in-4°. Voir les planches de l’église Saint-Gildas , monument curieux de sculpture romano-byzantine, publié dans le 9e vol. du Magasin pittoresque, p. 312.

(1) Sur l’origine et l’usage des bénitiers portatifs, v. l’intéressante dissertation de l’abbé Pouyard dans sa lettre à M. Millin, Magasin encyclopédique. ; août 1810, p. 25 et suiv. Voir aussi Fexcellenle table des matières du Magasin encyclopédique , par Sajou, 4 vol in-8°.

Bénitier gothique, pièce remarquable et rare de l’œuvre de Van-Mechelin (Israël), cité par M. Duchesne, dans son Foyage d’un iconophile, in-8°, p. 348. Voir l’œuvre.

Bénitier portatif du xve siècle, publié par Shaw, dans le 1er volume de son ouvrage intitulé : Dresses and décorations of the middle âge, in-8°; Londres, 1841. Voir la planche iv représentant l’intérieur d’une chambre mortuaire (1520).

Tous ceux publiés dans la 6e partie du Cours d’antiquités monumentales, et dans l’atlas qui s’y rattachent, par M. de Caumont; Paris et Rouen, 1843.

Autre, sculpture de style antique, provenant de l’église d’Elne ou de son cloître. F oyages pittoresques en France, par Taylor et de Cailleux, Roussillon, in-folio, pl. cl.

Beau bénitier en marbre sculpté (xvi* siècle), cathédrale de Messine. Voir à ce nom.

On trouve un gracieux bénitier, de forme du xive au xve siècle, dans une gravure représentant un intérieur de Saint-Jean-de- Latran, gravée par Frédéric Londersel, d’après Frédéric Arts; en Hollande, Wischer excudit. Voir l’œuvre des graveurs.

BENNON (Saint). — Deux saints de ce nom, l’un évêque de Metz. Voir dans la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.

L’autre, évêque de Meissen (dans la Misnie), représenté assez souvent tenant un gros poisson, de la tête duquel pend une clef ; il est ainsi représenté dans les Acta sanctorum des Bollandistes, t. III, du mois de juin, p. 150. Ici la figure est accompagnée d’une espèce de sceau surmonté d’une tête de saint Jean-Baptiste. Sur les pieds de l’évêque est posé un écusson aux armes de la ville dont il était pasteur. Cette figure est une des plus singulières que nous ayons rencontrées de ce personnage, et est assez bien gravée.

BENOIT ( Saint). — Très-ancienne figure de ce saint, debout, tenant une longue croix de forme singulière, et sur laquelle est tracée une inscription latine.

Dans l’autre main une légende ou banderole , avec une inscription en lettres gothiques. Celte figure, dont les traits sont des plus austères, et le costume très-exact sans

( 2 ) Nous avons déjà prévenu qu’il fallait ne consulter les belles publications de cet architecte qu’avec beaucoup de précaution, attendu qu’il ne donne pas ordinairement les origines des objets qu’il met sous les yeux, et que beaucoup sont de sa composition.

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cloute, est gravée dans le Thésaurus novus anecdotàrum de Pezius,5 vol. in-fol., t.I,p.50. Nous citerons aussi une très-belle ligure du saint abbé, représenté assis sur une espèce de trône et tenant le livre de sa règle d’une main et une crosse de l’autre. Tirée d’un tableau sur bois conservé dans l’église de San Benedetto in Piscinola, à Rome, et publiée dans VIter italicum de dom Mabillon, 1 vol. in-4°, p. 147. ( La date nous est inconnue.)

Autre représenté assis bénissant le livre de sa règle que lui présente un de ses religieux; Miniature d’un manuscrit du Mont- Cassin, reproduite p. 126 du volume supplémentaire du mois de mai (1) des Acta sanctorum des Bollandistes. Saint Benoît porte le nimbe rond et le religieux le nimbe carré. Derrière saint Benoit est un ange ou peut-être Jésus-Christ, car on n’aperçoit pas d’ailes.

Cette miniature , qui est du xe au xie siècle, est aussi donnée par d’Agincourt, Peinture (2), pl. lxviii , n° 5. Cette miniature si importante, à cause des costumes de cette époque, vient d’être reproduite de la grandeur de l’original dans l’ouvrage intitulé : Storia delta badia di Monte- Cassino, in-8°, publiée par les moines du Mont-Cassin (1842), t. 1, p. 100, et les auteurs du savant ouvrage que nous citons, déclarent que leur planche est bien autrement fidèle que celle donnée par le père Mabillon et sans doute celle donnée par les Bollandistes dans leurs Acta sanctorum, dont, au reste, ils ne parlent pas.

Figure en pied tenant un livre et une crosse. Sculpture en ronde bosse du beau retable d’autel de la cathédrale de Bâle. Monument du xie siècle, publié par M. du Sommerard, pl. xxi de V Album, 9e série.

Apparition de saint Benoît à l’empereur saint Henri II, en 1024. Bas-relief du tombeau de ce prince. Voir Heisri (saint).

Vie de saint Benoît. Fresque du Giotto, à Saint-François-d’Assise. Etruria pittrice , t. 1, pl. xm. On trouve cette suite réduite et gravée dans d’Agincourt, Peinture, pl. cxvi, n° 12.

Figure en pied. Sculpture de Majano (xvc siècle) pour la chaire ou tribune de Sainte- Croix, à Florence. Cicognara, Storia délia scùllura in Italia, t. Il, pl. xxv.

Apothéose de saint Benoît enlevé par les anges. Peinture du Cavedone, gravée par Giac. Giovanini. Voir l’œuvre du peintre et celle du graveur.

(1) Partie intitulée : Conatus chronico - historiens, etc.

(2) D’Agincourt, p. 77 de son ouvrage , Histoire de

Outre toutes les figures que nous indiquons dans notre inventaire, voir aussi toutes celles qui sont réunies dans la grande collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, au nom de saint Benoît.

BENOIT (Ordre de Saint-). — Les bâtiments claustraux, et le costume des religieux, se trouvent reproduits dans les ouvrages suivants :

Annales ordinis sancti Benedicti , par Mabillon, Thierry et Ruinart, où l'on trouve plusieurs planches de monuments, telles qu’églises, abbayes, tombeaux, costumes de religieux, etc.

Dans les Acta sanctorum ordinis sancti Benedicti, par Luc Dacheri, 9 vol. in-folio, avec quelques planches qui ne se trouvent pas dans toutes les éditions.

Dans l 'Histoire de Vabbaye Saint-Denis, pai: Félibien, in-folio. Voir les planches des pages 1, 114, 150,131,294 et 449.

Dans P Histoire de Vabbaye Saint- Germain-des-Prés, à Paris, in-folio, par B. Bouillard. V. la planche de la p. 526, dont 4 costumes des divers degrés de l’ordre.

Le Monasticum gallicanum offre la représentation de plusieurs abbaye de l’ordre avec toutes leurs dépendances.

Le Cabinet des estampes de Paris possède diverses collections de costumes et portraits de religieux que l’on peut consulter avec fruit. Une d’elles renferme une suite de moines artistes de l’ordre.

Voir aussi Héliot, Bar, Fialetti, etc., sur les ordres religieux.

Églises en l’honneur de saint Benoît. A Rome, celle dite Saint-Benoît-in-Piscinola. Monuments de Rome moderne, par Vasi, en plusieurs volumes in-folio. Voir aussi la Topographie de Rome , au Cabinet des estampes, à Paris, celle publiée par Millin dans ses Antiquités nationales, t. III, n°29, pl. i.

Cette église, changée en spectacle, vient d’être publiée, dans tous ses détails, dans la grande Statistique de Paris , publiée par M. Albert Lenoir , architecte du gouvernement. Plusieurs planches in-folio avec un texte.

A Saint-Benoît-sur-Loire (Loiret) est une église de ce nom, construite vers le xe ou xie siècle, dont les détails, plans, coupes, vues, etc., sont publiés par MM. Marchand et Romagnesi, dans les Souvenirs historiques sur l’ancienne abbaye de Saint-Benoît-sur- Loire, 1 vol. in-8°. Le portail nord offre des bas-reliefs historiques, tels que l’exhumation

l’art, donne avec détails la forme des vêtements de l’abbé et la désignation des couleurs qui s’y font remarquer.

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du corps de saint Benoît au Mont-Cassin, une guérison miraculeuse, une translation de reliques et leur réception par les moines.

V Album, du Sommerard, pl. xvn de la 5e série, offre une suite de curieux chapiteaux de cette église à sujets et ornements.

C’est dans cette église que se trouvait le tombeau du roi Philippe, Ier du nom, mort au xie siècle. Pour les détails du tombeau, voir au nom Philippe Ier.

Les deux Mémoires citéssont accompagnés de planches.

Le porche de cette église, style roman

{)ur (1), vient d’être publié, en 1840, dans ’ouvrage intitulé : V Art en province; à Moulins, 5e année, p. 89.

BENOIT V , pape. — Couché sur son tombeau à Hambourg. Ce monument dans le style gothique du xme ou xive siècle est entouré de niches à pavillons découpés , renfermant les douze apôtres , un crucifiement , Jésus-Christ assis entre les quatre animaux symboliques. Au deux extrémités sont des sujets de chasses d’hommes à cheval.— Ce monument est gravé dans le volume supplémentaire du mois de mai des Acta sanctorum, p. 164 de la lre partie de ce précieux volume , qui renferme plus de deux cents planches.

BENOIT XI. — Sa statue à l’église Saint- Dominique de Pérouse. Cicognara, ib., 1. 1,

pl. XXI.

BENOIT XII. — Statue en marbre, pl. xvii de l’ouvrage Crypta basilicœ vaticanœ , in-folio, par Dyonisius de Angelis ; 1 vol. in-folio.

Tombeau de ce pape ( xve siècle ) à Saint- Dominique de Pérouse. Cicognara, Stor.

scult. in liai., 1. 1, pl. xxi.

BÉQUILLES. Reclinatorium ou Tau. — Comme très -remarquable , nous citerons celle publiée dans V Atlas des arts en France, par Alexandre Lenoir, in-folio, pl. xxi et pl. ccxxxi du 7e vol. de son Musée des monuments français , texte , p. 72. Ce monument date du xe ou xie siècle. On y voit une inscription en caractères curieux et que M. Lenoir donne à part. Cette béquille est également publiée par M. du Sommerard, Album des arts en France, pl. xviu de la 40- série, mais sans l’inscription; ce qui est une lacune dans cet ouvrage.

Autre entre les mains du squelette de

l’abbé Morard. Alex. Lenoir, Musée des monuments français , pl. xx, n° 424, et p. 158

du t. 1.

Ces béquilles sont reproduites dans la Statistique de Paris (église Saint-Germaindes-Prés) , par M. Albert Lenoir.

Autre représentée sur la tombe de l’abbé Isarn, à Marseille. Millin, Allas du voyage dans le midi de la France, in-4°, pl. xxxvi ; n° 4.

Hommes marchant avec des béquilles , bas-relief du tombeau de Henri II et de Catherine de Médicis à Saint-Denis. Sculpture de Germain Pilon, publiée par Alexandre Lenoir; Musée des monuments français , t. IIÏ , pl. evi , n° 402 , à la page 86.

BERCAIL. — Figure de l’église. Ciampini, Vetera Monumenta , t. I, pl. xlix, lxvii ; t. Il, pl. xvi, xxiv, xxxvii, xlii , lii. Même sujet sur une belle médaille du pape Paul II. V. la Numismatique des papes et leurs Fies, au nom de Paul.

BERCEAUX D’ENFANT. — Miniature d’évangéliaire du xne ou xm« siècle , de la bibliothèque du Vatican , représentant la nativité de Jean-Baptiste. D’Agineourt , Histoire de l’art ( Peinture ) , pl. lix, n° 5.

Autre provenant d’un bas-relief de la cathédrale de Chartres. Sculpture du xne au xnr siècle. Willemin, Monuments français, pl.Lxxiv. Ce petit meuble a cela de particulier qu’il est fixé au pavillon du lit de la mère de l’enfant. On y remarque très-distinctement les lanières ou courroies qui entouraient l’enfant et l’empêchaient de tomber.

Autre du xvie siècle. Willemin , t. I,

pl. CXLVIII.

Autre tiré d’une miniature de la même époque , publié dans la Pictorial history of England, Londres , in-8°, t. I , planche de la p. 654.

— De prince, gravé dans la belle suite de la Vie de Maximilien d’Autriche , par Burgmair , d’après Albert Durer, t. H, planche de la p. 55. V. l’ouvrage et l’œuvre du graveur.

— De Henri V, roi d’Angleterre. Ouvrage de 4400. Shaw, Specimen of ancient miniatures. V. la liste des planches à la fin de l’ouvrage.

Le berceau de l’évêque des fous. Médaille ou monnaie du xvc siècle , publiée dans l’ouvrage de M. Rigollot , intitulé : Monnaies inédites des évêques des fous et

(i) Sur les caractères distinctifs de ce style, voir le Cours d’archéologie monumentale, deM. de Gaumont, Architecture religieuse, p. 39, 4° partie.

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des innocents, in-8°, pl. xxm , n° 55, et p. 97 du texte.

Les tableaux ou gravures représentant des saintes Familles par les anciens maîtres offrent des formes de berceaux plus ou moins variées, rappelant des meubles de l’époque des artistes.

BÉRENGÈRE. — Une des femmes de Richard Cœur de Lion. Statue coloriée provenant de son tombeau. Elle tient un livre sur la couverture duquel elle est représentée couchée sur sa bière, entre deux chandeliers funèbres. Stothard, the monumental Effigies of Great Britain, in-4°, pl. xvi. Cette ligure a une aumônière à longs cordons.

BERGAME (1). — L’on trouve plusieurs monuments de cette ville, dans le Codex diplomaticus ecclesiæ bergamatis , Mario Lupo (Berg., 1784), in-folio, avec planches, et cité par d’Agincourt dans son Histoire de l’art , et qui en a publié quelques fragments dans son volume sur Y* Architecture, pl. xxiv, n° 5.

Église Sainte-Marie-Majeure, xnr et xive siècle environ. Son porche est des plus élégants. On y voit deux lions assis. Hope, Histoire de l’architecture , pl. xcv.

Portail de cette église avec figures de lions debout, xve et xvie siècle. Album du Sommerard , pl. xm de la 2e série.

Église Saint-Thomas-in-Limine. Style lombard. Gally Knight, the ecclesiastical Architecture of Italy, in-folio , Lond., 1845,

pl. XVII.

Les monnaies de cette ville sont publiées dans le t. Il , p. 669 des Antiquitates Italien, de Muratori.

BERGERS. — Plusieurs mosaïques publiées dans les Vetera Monumenta, de Ciampini, et représentant dessujets de l’Ancien etduNouveau Testament offrent des ligures de bergers, de pasteurs , pâtres , etc., et des scènes patriarcales. Y. les pl. l, liii, liv , lvi, l. I.

Un sarcophage chrétien du Bas-Empire, an Musée d’Arles , et publié par Millin, Voyage dans le midi de la France , t. III , pl. liv, n° 7, représente un berger trayant sa chèvre. Est-ce un symbole chrétien?

Millin n’ose l’assurer.

(1) Yoir sur celte ville le catalogue d’auteurs publié par Lenglel du Fresnoy, Méthode pour étudier l’histoire , t. LU, p. 385 et 386.

(2) Sur ce singulier livre, voir ce qu’en dit Dibdin, Typoriraphical uniiquilies , 2 forts vol, in-4° avec planches. Y. t. I, p. 594, 595, 597 et suiv., et tous les ouvrages que nous citons au mot Calendriers.

(3) Cette ville ne possède pas de Cabinet d’estampes proprement dit, sous le double point de vue historique

Costumes variés et curieux de bergers du xive au xvie siècle, tirés des gravures en bois du Calendrier des bergers , in-4°, gothique (2). Éditions de diverses époques, au folio a. ij. On voit le berger de la grande Montagne qui instruit d’autres bergers sur les phénomènes du ciel et la manière de connaître les constellations et compter le temps. Composition très-simple, mais curieuse par sa naïveté. On y remarque un instrument rustique destiné à prendre la hauteur des astres.

Bergers en costumes du xive au xve siècle, tirés des miniatures de cette époque. Willemin, Monuments français , t. II, pl. clxxiv, et page 15 du texte.

Autres publiés dans les Costumes français, de Beaunier et Rathier, t. 1 , pl. lxiv. On trouve aussi des bergers sur le coffret en ivoire publié dans VAtlas d’un voyage dans le midi de la France , par Millin. V. la pl. x a et x B.

BERLIN (5). — Église cathédrale de Friedrichs-VVerder. Monument du xive au xve siècle, d’une assez belle disposition ; deux tours pareilles; fenêtre du porche remarquable par sa prodigieuse hauteur; style ogival simple. Univers pittoresque , des frères Didot, pl xxxvm , d’après celle publiée par Piattner, Monuments de la ville de Berlin ; in -4°.

Yoir aussi la grande Collection topographique de la Prusse du Cabinet des estampes à Paris.

BERNARD ( Saint ). — Parmi tous les portraits publiés de ce célèbre docteur de l’Église, nous citerons les suivants : celui qui est au Musée de Versailles, portrait à mi-corps, peint sur bois par Andrea Sacchi, publié par Gavard dans l’ouvrage intitulé : Galeries historiques de Versailles , série 10e, section 2, sous le n° 325 du catalogue. La figure est d’une grande beauté.

Autre à genoux , au milieu d’une lettre majuscule, tirée d’un manuscrit du xive siècle. V. la lettre A.

Figure à mi-corps , tenant un modèle1 2 3 de l’église de Cluny ou de Clairvaux, jolie gravure de Valdor. V. son œuvre.

On remarque dans les mains de saint Béret topographiqne, comme ceux de Paris ou de Dresde. Y. ce quedit à ce sujet M. Duchesue, aîné , Voyage d’un iconophile, in-8°, p. 2!8. 11 serait bien à desirer, dit-il, que le beau cabinet d’estampes de M. Mazler fût acheté quelque jour par le gouvernement, qui commencerait ainsi un genre de collections indispensable dans les grandes villes. Le môme ouvrage, p. 22J à 226, en signale quelques pièces remarquables.

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