CXVII, CXVIII, CXLI , CXL1II
M. Lenoir (Alexandre) avait réuni divers beaux spécimens de peinture sur verre dans son Musée des monuments français, aux anciens Augustins de Paris; il en a fait graver plusieurs dans le volume intitulé : Histoire de la peinture sur verre , 1 vol. in-8°; on y remarque celui représentant un fragment de tige de Jessé en style byzantin, planche de la p. 65. 11 est replacé à l’église Saint-Denis.
Un autre représentant un très-beau fragment d’arabesque, estimé par lui du xme siècle, ib. , pl. ib.
Un curieux vitrail représentant une annonciation, ouvrage du xve siècle, même ouvrage , pl. ccxiv.
M. Emile Thibaud, dans son ouvrage intitulé : Considérations historiques et critiques sur les vitraux , etc., in-8°, 1842, à Clermont , donne quelques planches de vitraux de Bourges, de Chartres, de Saint-Denis,
Cl) Les savants ne sont pas d’accord sur le sujet de cette mosaïque. Du Cange, qui donne une gravure de celte peinture, p. 97 de son ouvrage Familiœ byzanlinœ, pense qu’elle représente la cérémonie de la dédicace de Saint- Vital, à laquelle auraient assisté Justinien et l’impératrice Théodora ; le baron Marchand, p. 7 de la 18e lettre de ses Mélanges de numismatique, etc., dil que si ori examine les médailles de Justinien II et de l'impératrice, il est impossible de soutenir celte opinion, attendu que la coiffure qu’ils portent dans leurs médailles est assez remarquable et caractéristique pour servir de base à expliquer la mosaïque de Ravenne. On y voit que l’impératrice porte un nimbe, et cet ornement ne peut être donné à Théodora, qui fut la protectrice de la secte arienne. Le baron Marchand pense que l’on doit plutôt voir dans cette peinture la réception de deux Augustes, ou l’offrande de vases sacrés pendant le saint sacrifice. Voir, au reste, tous les détails donnés dans la lettre citée. M- du Sommerard, t. III de son texte, donne divers détails fort intéressants sur l’église Saint-Vital, p 59 à 63, et y examine quel peut être le sujet de la mosaïque en question, ib., p. 68 et suiv.
(2) Outre les ouvrages que nous citons ci-dessus à cause des planches qu’ils renferment, nous signalerons aussi les excellentes observations de M. Émeric David dans son Discours sur la peinture, in-8°, p. 151, i57 et 159; le Traité de la peinture sur verre, par Leviel, î vol. in-4° ou in-folio, suivant les éditions; la partie historique de cet ouvrage est remplie de détails du plus grand intérêt; il y donne la description
de Clermont et de Riom, gravés avec le plus grand soin.
Plusieurs vitraux de l’église Saint-Denis, représentant divers sujets des croisades et de la vie de saint Louis, publiés par Montfaucon dans les Monuments de la monarchie française, t. II , pl. xxn et suiv., sont reproduits dans la France pittoresque et monum. d’Ab. Hugo , t. III, pl. xm, xiv, et xlix.
Les principaux vitraux de la cathédrale d’Auch sont publiés in-fol., avec un texte, par M. Lettu. Voir au mot Auch.
M. Grave a publié un beau vitrail de la cathédrale de Beauvais, représentant l’offrande de deux verrières par des donateurs. Voir la planche dans la Statistique de la ville de Beauvais, \ vol. in-4°.
Pugin donne quelques fragments de vitraux de l’église Saint-Ouen de Rouen, dans l’ouvrage intitulé : Architectural antiquities of Normandy , 1 vol. in-4°.
Langlois du Pont-de-l’Arche a publié en 1 vol. in-8, intitulé: Traité de la peinture sur verre, Rouen, accompagné de planches gravées au trait avec son habileté connue; on y remarque divers sujets de l’Ancien Testament, Adam et Ève, Job, le miracle de saint Dominique , le privilège de la Gargouille de saint Romain, la Sibylle. Voir à ces diverses désignations.
Celui de M. le comte de Lasteyrie , intitulé : Histoire de la peinture sur verre en France, 1858-1844 , 3 vol. in-folio; le texte rédigé avec le plus grand soin est accompagné de 120 pl. coloriées (4) dont plusieurs
d’une foule de vitraux de diverses églises de France et des pays étrangers. Cet ouvrage serait bien plus utile si l’auteur y avait ajouté une bonne table des matières, indiquant tous les lieux et tous tes vitraux dont il donne la description ; c’est ce que nous avons essayé de faire dans lexemplaire qui nous appartient. Les planches de cet ouvrage ne sont d’aucun intérêt historique. Le 5e chapitre du Cours d antiquités monumentales de M. de Caumont, 6e partie, p. 457, à la fin, est consacré au résumé de l’histoire de cette branche de l’art en France et ailleurs.
(3) M. Pottier, p. 65 de son texte explicatif des planches de Willemin, dit que ce vitrail est le plus ancien fragment de peinture sur verre que l’on possède en France, il est de l’époque même du célèbre Suger, et a été replacé à Saint- Denis depuis la restauration de son église. On trouve en outre dans le texte de M. Pottier un résumé fait avec son habileté ordinaire de la marche progressive de l’art de la peinture sur verre en France, voir p. 50 et suiv. ; de Roquefort, p. 16 de son Introduction à l’histoire des arts en France, en tête des planches du Musée des rnonutp, franç. , parle de l’origine de la peinture sur verre; Émeric David en parle aussi dans son Discours sur la peinture, I vol. in-12, p. 151, 157, 159; M. du Sommerard en dil quelque chose dans son ouvrage, les Arts au moyen âye, p. 55 à 60 et 112.
(4) L’auteur de ce Dictionnaire a fait une table des matières par ordre alphabétique des choses les plus remarquables du texte et une analyse des plus détaillées de toutes les planches, surtout de celles qui of-
VIT
sont d’une exécution très-soignée; parmi toutes ces planches, classées par siècles, nous signalerons les vitraux de l’époque de Suger, au xne siècle, pl. m, iv, v, vi, vu, dont un des plus curieux vient d’être publié dans le 2e vol. de la Revue archéologique;— des églises de Chartres, de Reipis, de Soissons, delà Sainte-Chapelle de Paris et de Riom, de l’église cathédrale de Troyes, de Bourges, Beauvais, Limoges, Evreux , etc. Voir la liste des planches et le texte.
Enfin la colossale publication des vitraux du xiie au xme siècle , provenant de la cathédrale de Bourges, dessinés par le P. Arthur Martin et expliqués avec une immense érudition par le père Cahier, et publiée en 1 vol. in-folio maximo, Paris, 1842-44, chez les frères Firmin Didot (1).
Outre les vitraux de Bourges qui sont l’objet de cette publication, les deux auteurs joignent à leurs planches spéciales des planches dites d 'étude servant à prouver comment le même sujet et les ornements ont été traités par d’autres verrières et même par quelques sculptures de la même époque provenant de diverses églises de France, d’Allemagne , etc.
VITRAUX en Angleterre. — Quelques-uns des vitraux des églises de Salisbury, Lincoln, d’Oxford, Westminster, sont publiés dans les monographies particulières de ces églises; voir l’ouvrage de Britton, intitulé : Chronological history of Christian architecture in England , 1 vol. in-4°, Londres.
Dans celui de Sidney Hawkins , intitulé : History of the origine and establishment of
goth architecture and on inquiry in to
the mode of painting upon, and staining glass, aspractised in the ecclesiastical structures of the middle âge , in-8°, Lond., 1813, orné de 11 pl. (2).
Le the Spéculum , an Essay on the art of drawing in water - colours , by Hassel , Lond., 1809, in-12, avec planches dans le 2e vol. de l’ouvrage de John Carter, intitulé : Ancient painting and sculpture in England, in-folio, Lond., 1838 ; on y trouve quelques planches de vitraux d’églises d’Angleterre, on y remarque la pl. lxxxv représentant la
frenl un intérêt symboliqueet historique, ou qui donnent la connaissance de la vie intérieure du moyen âge, des arts et métiers, des costumes, dignités, etc.
(I) Sur cette importante monographie, voir le prospectus, qui est un modèle en ce genre, reproduit dans les Annules de philosophie chrétienne, t. XXVI , p. 303 et suiv., et le compte qui est rendu de la publication même dans les feuilletons du journal l'Union catholique, juin, 1842, 1er article, n° 214 ; 2e article, n° 240, par M. Nozonel; autres dans l’Univers, année 1843, feuilleton, 29 avril 1843 , et enfin par