‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 70 sur 627 · V. les mots Buffets, Cheminées · texte numérisé non relu

V. les mots Buffets, Cheminées

Dressoirs. Meubles de toute espèce.

Escaliers, Panneaux , Plafonds , Salle

A MANGER, SALLES DE CONSEIL, TRIBU- NAUX, etc. V. à ces divers mots.

Parmi les nombreux spécimens que nous indiquons à ces divers mots, nous devons signaler comme très-remarquable la belle décoration gothique placée autrefois dans l’église cathédrale de Dijon (2), et servant de siège, dit -on, pour l'officiant et ses acolytes. Aujourd’hui dans une des salles du Musée de Dijon; elle est publiée dans le Moyen âge pittoresque, pi. xvn.

Boiserie sculptée de l’église de Caudebec, Moyen âge monumental , pl. lxiii. Celles du Château-Gaillon. V. ce nom.

Celle provenant de la Sainte-Chapelle, et placée sur le tombeau de Charles, dans la salle du xive siècle. Musée des monuments français de Lenoir, t. III, pl. xc, n° 60.

Le couronnement de la belle boiserie qui sert de fond à la chapelle haute de Cluny, Album du Sommerard, l,e série, pl. xxxv.

Celui d’une sculpture intitulée : la Mère de Douleur, ou la Prière sur les ruines de Jérusalem, Atlas du Sommerard, pl. iv du chap. V.

Les pyramides à jour du chœur de la cathédrale d’Amiens. V. à ce nom.

Les belles portes de l’église Saint-Maclou à Rouen. V. le détail de ces sculptures au mot Portes.

La belle sculpture qui surmonte le siège épiscopal publié dans Y Album du Sommerard, 4re série, pl. xvn.

Admirable sculpture du xve siècle, avec

(1) Sur les boiseries sculptées des églises, v. Cours d’antiquités monum., de M. de Gaumont, 6e partie, p. 593 et suiv.

(2) Voir le texte du Moyen âge pittoresque , sur ce beau fragment.

(3) C’est par erreur qu’en parlant de cet ouvrage dans le 16e volume des Annules de philosophie chrétienne, p. 452, on ne porte le nombre des volumes qu’à 43.

(4'i Toutes ces planches sont loin d’être bien exécutéesj mais elles offrent en revanche des documents historiques du plus haut intérêt, dont il n’existe plus de trace que dans les gravures. Nous devons ‘prévenir ue nous avons fait notre dépouillement sur l’édition 'Anvers de 1653 à 1058 et 1 685, et non sur celle de

niches, arcades, découpures, galeries, rosaces, trèfles, fenestrelles , clochetons et statuettes, pouvant former un beau montant de stalles; décoration d’une église d’Allemagne. Hope, Histoire de Y architecture,

pl. LXXXVI.

BOITES. — V. Coffrets.

BOITEUX. — Guérison du boiteux à la porte du temple. Beau bas-relief du Vatican, publié dans les Monumenta cryptarum H aticani, par Angélus de Gabrielis, in-folio, pl. lxxix, n° 5.

Tableau de Raphaël. V. les les cartons dits d’Hamptoncourt.

Autres sculptés sur un beau vase. V. Béquilles.

BOLLANDISTES.Nous avons déjà dit quelques mots sur la célèbre collection des Acta sanctorum due à la société des savants religieux, connu sous le norn de Bollandistes. Cette collection comprend 53 (3) volumes in-fol., consacrés à retracer la vie des saints de tous les pays et de toutes les époques. Nous allons essayer d’analyser toutes les planches (4), du moins les plus importantes de chaque volume, et nous espérons qu’on nous saura quelque gré de ce travail, qui nous donnera l’occasion de faire remarquer plusieurs monuments du plus grand intérêt.

Les premiers volumes du mois d’avril offrent divers fac-similé de chartes et de diplômes accordés par plusieurs rois des première et deuxième races. V. les planches des p. 14 et 57 Les noms des princes qui y figurent le plus fréquemment sont Olhon, Dagobert, Lothaire et Charlemagne.

On y trouve un martyrologe attribué à saint Jérôme (5), dont on donne un fac-similé du manuscrit qui passe pour être du viiic ou ixe siècle. V. au commencement du volume.

Un fragment de diptyque provenant du monastère de Saint-Maximin de Trêves (6), sur lequel sont écrits les noms des bienfaiteurs du monastère (7) ainsi qu’il se pra-

1742, publiée à Venise, dont les planches sont généralement dénaturées.

(5) Sur ce monument imporlant, voir les auteurs ecclésiastiques et tous les historiens de la vie de saint Jérôme, cités dans le volume précité.

(6) La plus ancienne abbaye de bénédictins en Allemagne et fondée, dit-on, par Constantin. V.au mot Trêves dans ce Dictionnaire. Il existe d’un nommé Nicol. Zillesius, un ouvrage intitulé : Defensio abbaliœ Sancti Maximini Trevir., in-folio, 1638.

(7) Voir au sujet de ce pieux usage, Paciaudi, Antiquitntes chrisliunœ sive de cultu Joannis lîaptistœ, i vol. in-4°, p. 265, cap. X ; Donaria preliosa ternplis constantissime oblata.

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tiquait si souvent à cette époque. L’écriture de ce fragment est de 964. Y. au commencement du livre.

Le volume supplémentaire dumois de mai est le plus riche en planches. Ce volume est intitulé : Propylœum ad acla sanctorum, maii (1), etc. Il renferme plus de 200 planches, dont nous allons essayer de donner le détail, du moins pour les plus importantes.

Page 27 de V Apparatus ad chronol. pontifie. sont deux petites planches représentant, l’une la Nativité, l’Annonce aux bergers et l’Adoration des anges et des bergers ; l’autre représente l’Adoration des mages. Ces deux planches sont reproduites d’après deux miniatures de ménologes grecs, vers le ixe siècle.

Puis vient la partie de l’ouvrage intitulée : Conatus chronico-historicus ad catalogum pontificum (2) , où nous trouvons , p. 20, quatre portraits des papes (3), depuis saint Pierre.

Autres portraits des papes, p. 22, 25, 29, 34, 39, 40, 46, 51, 63. P. 66 est une gravure représentant le pape saint Léon , tel qu’il fut trouvé dans son cercueil de pierre, placé sous un autel de la basilique vaticane (4). P. 65, est la description de la découverte du saint corps, l’épitaphe qui s’y rattache et d’autres détails du plus haut intérêt; sur le linceul est tracée une petite croix ; cette in dication est capitale pour ceux qui étudient les antiquités chrétiennes.

Suite de portraits, p. 68, 77, 83; p. 88, portraits en pied de saint Grégoire le Grand et de ses père et mère; p. 90, portrait de saint Grégoire, en pied, avec un bâton pastoral représentant une croix grecque : près de son oreille, une colombe figure le Saint- Esprit; p. 92, quatre têtes de papes, ainsi qu’aux p. 98, 103, 106, 110, 112, 120, 124 ; p. 125, fragments de la belle mosaïque de Saint-Jean-de-Latran; p. 223, édition de Yenise, 1742; p. 126,, saint Benoît, abbé.

1 1) Ce volume est assez difficile à analyser, attendu qu’il renferme plusieurs parties distinctes dont la pagination recommence trois ou quatre fois. On y trouve d’abord le Conatus chronico-historicus, divisé lui-même en pars i et pars 2, puis, suivant les éditions vient après la partie intitulée : Puralipomena ad acla,Q te., qui a aussi sa pagination particulière. L’édition de Yenise, donnée en 1742, ne présente pas cet inconvénient grave pour celui qui indique et ceux qui cherchent; la pagination est continue, mais les planches sont détestables et presque toutes dénaturées.

(2) Nous ne mentionnons pas la figure de Jésus- Ctirist, gravée page 16, attendu qu’elle ne reproduit aucun des anciens types qu’il eût été si intéressant de donner ici, et dont les basiliques de Rome offrent plusieurs beaux exemples. V. ceux que nous signalons au nom Jésus- Christ. Celle ci-dessus est une image de dévotion dans le genre de celles qu’on nomme

Y. à ce nom; p. 128, 136, 140, 144, 148, 158, 160, suite de têtes de papes, placées quatre par quatre, avec leurs armoiries ; p. 161, une peinture de l’église Saint-Jeande-Latran, représentant le pape Jean XII endossant la casula. V. à ce mot; p. 162, têtes de plusieurs papes ; p. 164, tombeau dans le style gothique, du pape Benoît Y, avec bas-reliefs de châsses et de saints personnages (5), et les douze apôtres. On y voit aussi le crucifiement, et Jésus-Christ assis entre les animaux symboliques des évangélistes; p. 168,170, 178, 182, suite de portraits de papes; p. 186, bas relief d’un tombeau du pape Clément II , dans l’église de Bamberg ; p. 188, 197, 200, suite de douze têtes de papes; p. 208, figure du pape Gélase, dont nous donnons le détail à son nom , et la planche de la belle mosaïque de la chapelle du pape Nicolas Y, et le portait de ce pontife. Nous donnons l’explication de cette belle composition au nom du pape Nicolas Y qui l’a fait exécuter (6) ; p. 209, figure et tombeau de saint Disibode, évêque; audessous est la figure couchée du pape Boniface IX, sur son tombeau; p. 210, diptyque représentant le consul Anastase, avec la date: DXVII, et trois statues de papes, tirées de leurs tombeaux, savoir : celle d’Honoré IV, celle de Martin V, et celle de Boniface IX. Sur cette même planche sont représentées deux autres figures debout, l’une de l’empereur Constantin, en costume d’empereur grec, l’autre de Constance Chlore.

Conatus, pars 2*. — P. 10, quatre portraits de papes; p. 18, très-belle mosaïque de l’abside de l’église Sainte-Marie-Transtibérine. V. sa description au nom de l’église ; p. 20 et 24, huit portraits de papes ; p. 29, tombeau du pape Urbain III, dans l’église de Kerrare. En haut de deux des colonnes, sont placées des reliques dont la désignation est inscrite dans les deux inscriptions données dans le texte; p. 30 et 51. portraits de papes; p. 34, urnes funèbre de

vulgairement une image de la rue Saint- Jacques.

(3) L’on sait que tous les portraits ne sont que des mémento historiques et formant une série chronologique, un catalogue propre «à classer dans la mémoire les noms plutôt que les ligures des anciens papes. Surla suite des têtes pontificales, voir les observations si judicieuses de M. Emeric David, Discour s sur la peinture, in-8°, p. 49 Y. aussi le 1er volume des Origines de l'Éylise romaine, par les bénédictins de Solésmes, in-4°, p. 1 65 à 172.

(4 Papebroch nous apprend que la chapelle Saint- Maurice où fut trouvé ce cercueil, servait à conférer aux empereurs etauximpératrices lesonclions sacrées.

(5) Difficiles à désigner d’après la gravure.

(6) C’est sur cette mosaïque que se trouve une figure delà sainte Yierge tenant une croix grecque qui est peut-être la seule figure de ce genre, du moins c’est la seule que nous ayons jamais rencontrée. V. à la p. 320 d’une édition de 1742, à Anvers.

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(fois papes réunis , morts à Pérouse : Innocent III, Urbain IV et Martin IV ; p. 56, 48, 55, suite de douze portraits de papes; p. 55, tombeau gothique de Clément V, à Viterbe, dans Pégïise Sainte - Marie adgradus ordinis Prædicatorum , depuis, porté à la cathédrale; p. 57, tombeau de Grégoire X, à Aretium, architecture gothique d’assez bon goût, vers le xnr ou xive siècle; p. 58, tombeaux des papes Adrien V, et de l’évêque Vicedominus, à Viterbe, dans l’église des Frères Mineurs; p. 59, tombeau de Jean XXI, dans l’église Saint-Laurent de Viterbe; p. 60, quatre portraits de papes; p. 66, un tombeau de Pierre Célestin , à Aquilée, dans le couvent de son ordre. On y voit la statue du pape Célestin V; p. 68, suite de quatre portraits de papes (renaissance); p. 70, tombeau de Benoît XI, gothique du xve siècle, colonnes torses : la disposition est assez élégante; ce monument se voit à Pérouse, dans l’église des Frères Mineurs; p. 74, tombeau de Clément V, dans l’église d’üzès : un dragon est sous ses pieds ; p. 79, tombeau de Jean XXII, monument gothique à Avignon , dans la cathédrale : la planche est mal gravée ; p. 85, tombeau de Benoît XII, dans la cathédrale d’Avignon, en 1342, planche mal gravée; p. 86, suite de quatre portraits de papes; p. 89, tombeau de Clément VI, brisé par les calvinistes; p. 90, tombeau magnitique du pape Innocent VI, aux Chartreux de Villanova , près Avignon , au-dessous, sa statue couchée sur son tombeau, xvie siècle ; p. 92, reliquaire de saint Pierre et saint Paul; d’Agincourt a aussi publié ce monument dans son Histoire de l’art ( Sculpture ), pi. xxxvn ; p. 93, magnifique tombeau d’Urbain V, à Saint-Victor, abbaye de Marseille; Ciaconius, Vita pontificum, t. II, p. 574, dit que ce fut à Avignon, style du xive siècle, gothique très-riche; p. 94,

uatre portraits de papes; p. 103, tombeau

u pape Clément VII, aux Célestins d’Avignon, gothique du xive au xve siècle, autant qu’on peut en juger par la gravure qui est faiblement dessinée (beaucoup de statues) ; p. 109, quatre portraits, et le tombeau du pape Alexandre V, à Bologne, restauré en 1672; p. 118,154,146,156,158, 160, 161, 162 et 168, suite de trente-six portraits de papes, placés quatre par quatre* avec leurs armoiries ; p. 165, le tombeau d’Urbain VIII.

Le volume est terminé par une partie intitulée : Paralipomena ad acta sanctorum, renfermant plusieurs planches très-cu-

(i) Sur l'histoire de Bologne, voir les auteurs cités par Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l’ histoire* t. HT, p. 3r>5, ct'au t. supplémentaire, p. 107,

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rieuses, dont nous donnons l’explication aux mots Chantres, Chape, Chasubles, Bulle, Publications, etc.

Cette partie ne se trouve pas dans toutes les éditions des Acta sanctorum, ainsi que nous en avons eu la preuve par l’édition d’Anvers, 1685, où elle manque.

Tel est l’ensemble des richesses monumentales que renferme cet important volume, et qui peut servir à donner une idée des autres. Nous indiquerons cependant encore le Ie’ volume du mois de mai , renfermant 12 à 14 belles planches d’un Calendrier grœco - moscorum. Le 5e vol. du mois de juin , où se trouvent reproduites les belles miniatures du manuscrit : Leges palatinœ. V. à ces divers mots et encore à Chasses, Reliquaires, dont on trouve plusieurs beaux modèles répandus dans les divers volumes, et dont nous donnons l’indication détaillée dans ce Dictionnaire. V. surtout celle de saint Gaugéricus, à ce nom. A celui de Saint Augustin, nous présentons le détail très -minutieux d’une planche offrant un plan d’église remplie de châsses , d’inscriptions, de figures du plus grand intérêt. V. aussi à Saint Paul et Saint Pierre.

BOLOGNE (1). — Plusieurs anciens plans de cette ville sont gravés dans la Collection topographique du maréchal d’Uxelles, au Cabinet des estampes, à Paris.

Voir aussi la grande Topographie de V Italie, près de 100 portefeuilles, in-folio, au Cabinet des estampes, volumes de l’État de l’Église.

L’ouvrage de Pierre Burmann, Thésaurus antiquitatum Italien, etc., en 45 vol. in-fol., t. VII, 2e volume.

Église dite de Saint-Pétrone, ou de Sainte- Pétronille. Vue intérieure de la nef, et des fenêtres d’un des bas côtés. Willis, Pemarks on the architecture , etc., in-8°, Cambridge, 1735 , pi. vi.

D’Agincourt, Histoire de l’art { Architecture), pl. xxyiii, donne les détails de plusieurs églises de Bologne.

Celle dite des six églises réunies sous le nom de Saint-Étienne, vers le xme siècle, n° 1 , ib.

Église souterraine de Saint-Laurent, bâtie dessous celle ci-dessus désignée, ib., n° 2, elle sert de confession.

Celle du Saint-Sépulcre, regardée comme la première église de* Bologne, ib., n° 5.

Celle dite de la cour de Pilate, avec son grand bassin, ib., n° 4.

îos cl 138 ; Lalande (Jérôme ), Voyar/e en Italie, 0 vol. in- 12.

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Celle de la Trinité , qui lui est contiguë, ib., n° 5.

Celle de vSaint-Pierre et Saint - Paul , nos 6 et 10, même ouvrage.

Cloître de Saint-Étienne, à Bologne, ib., n° 12.

Grand vase ou bassin, dit le Calino Pilato, ib., n° 13.

D’Agincourt donne en outre divers détails de chapiteaux, de colonnes, et de coupes variées des églises désignées.

Église cathédrale de Saint-Pétrone, monument du xive au xve siècle, d’Agincourt, pl. xlvi, n° 22.

Baptistère de l’église du Saint-Sépulcre, xme siècle, ib., pl. xxvm, n°s3, 9.

Bourse de la ville, dite Foro dei Mercanti. Ce monument qui date de 1294, est un modèle d’architecture gothique à cette époque, ib., pl. Lxxm, n° 60.

Très-belle cheminée du xme ou xive siècle, ib., pl. lxxii, n° 5. On doit remarquer qu’elle est isolée de tous les côtés de la pièce qu’elle est destinée à chauffer.

Cimetière de Bologne. V. les planches de l’ouvrage intitulé : Collezione dei monumenti e sepolchi i dei cemeterio di Bologna, in-8°, Bologne, 1815, par Zecchi.

Tombeau de saint Dominique (1) , orné de bas-reliefs ayant rapport à l’histoire du saint; ce monument, qui est du xvr siècle, est à la cathédrale, derrière le maître-autel. Y. la Topographie de Bologne, au Cabinet des estampes de Paris.

Monnaies de Bologne. Muratori, Antiquitates Italiœ medii œvi, t. II, p. 669, infolio.

Les cinq saints patrons de Bologne en adoration devantlecorps de Jésus-Christ, étendu mort aux pieds de la Vierge et de deux anges. Tableau du Guide, gravé par Rosapina. V. l’œuvre du peintre et du graveur, ou encore le Pitture di Bologna, où l’on trouve toutes les peintures qui font l’ornement de Bologne, par Pietro Zanotti . Storia délia academia Clementina di Bologna, in-4°, avec beaucoup de planches. Ouvrage du même auteur.

École catholique de peinture, à Bologne,

M. le comte de Montalembert, dans le volume intitulé : du Catholicisme dans Part, 1 vol. in-8°, Paris, 1859, donne un Tableau chronologique des peintres et de tous leurs ouvrages , qui existent dans di-

( i ' Moreri, dans son grand Dictionnaire historique , verbo Bologne .donne une description de ce monument.

(2) Sur le miracle de ce nom, voir les détails donnés par M. Duchesne aîné, sur ce tableau, l. IIJ, pl. clxxv du Musée de peinture et de sculpture , par MM. Audot et Réveil. V. aussi Musée Landon, œuvre de Raphaël.

verses villes de l’Italie. V. p. 146, 147, 148 ; on y remarque les nombreuses compositions de Francesco Francia , et celles de Marchesi.

BOLSÈNE. — La Messe dite de Bolsène (2). Composition de Raphaël au Vatican. V. son œuvre et celle de ses graveurs. Messe de saint Martin , de Bolsène. V. au mot Messe.

BOMBES. — De formes singulières, en usage vers le xive siècle (5). Végèce, de Re militari, in-folio, 1558, Paris, planche de la

Autre d’une forme compliquée, dont on voit les charnières. Volturius , de Re militari, in-folio, 1472, gravure en bois, reproduite dans le 4e volume de la Bibliotheca Spenceriana, pl. de la p. 50.

BONAVENTURE (Saint). — Figure en pied, peinture à fresque, xve siècle, par Jean Fiesole, au Vatican; chapelle de Nicolas V. V. l’œuvre du peintre dans les grandes bibliothèques deParis, Dresde, Londres, etc.; d’Agincourt, Peinture , pl. cxLvr n° 9; et la grande collection des saints, réunie en plusieurs volumes, in-folio, au Cabinet des estampes, à Paris.

Autre ligure en pied, dans le tableau de la Dispute du saint sacrement, par Raphaël. V. toutes les œuvres du peintre.

BON ÏF ACE (Saint). — Martyr représenté debout, tenant un glaive et vêtu en guerrier (4). Peinture à fresque dans la crypte de l’église Saint-Alexis et Saint-Boniface du Mont-Aventin. V. les pl. vii et vin de l’ouvrage intitulé : Historia basilicœ Sancti Bonifacii et Alexii urbis Aventini , in-4°, par Félix Nérénius.V. la collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris, classés par ordre alphabétique de noms.

BONIFACE (Saint). — Evêque de Fulde (Allemagne), figure en pied , couché sur la pierre tombale dans ses vêtements pontificaux (ixe siècle). Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, t. I, p. 438.

Autre figure et sceaux de cet évêque , ib. ; et les planches des pages 163, 164, 165 de l’ouvrage intitulé : Thésaurus antiquitatum fuldenlium de Broverus , in-4°. Anvers ,

(3) Voir le Dictionnaire des termes de guerre dans la Panoplie, 1 vol. in-4", de J.-B.-L. Carié.

(43 Ce Boniface fut intendant de la maison d’Aglaé, célèbre courtisane^ devenue une sainte et une*martyre après le martyre de Boniface , dont elle reçut les restes.

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BONIFACE (Saint). — Évêque de la ville d’Utrecht , représenté debout, tenant un livre percé d’un glaive, un fouet et une crosse en forme de croix du pied de laquelle sort une source. Batavia sacra , in-folio, p. 57.

BONIFACE de Savoie, évêque. — ‘Son tombeau , monument du xmc siècle; sa crosse a la hampe garnie de velours ou d’une longue garniture d’étoffe. Guichenon , Histoire générale de la maison de Savoie, 1. 1, planche de la page 262. Derrière sa tête est un petit autel.

BONIFACE VIII (1294?). — Son buste se trouve gravé dans les divers ouvrages sur la vie des papes par Ciaconius, Palatius et autres, dans les Acta sanctoram des Bollandistes, mois de mai, Propilœum , pars secunda, p. 68. Cette figure porte ici la tiare à trois couronnes (1).

Autre figure en pied et couchée sur son tombeau. On voit encore ici la tiare à trois couronnes, mais d’une hauteur démesurée et difficile à expliquer. Monumenta cryptarum Vaticani, 1 vol. in-folio, par Angélus de Gabrielis, pl. xv.

Statue de ce pontife. Cicognara, Nfor. délia scult. in Italia, 1. 1, pl. xix.

— Déclarant le jubilé de l’an 4500. Peinture du Giotto à ï’église Saint-Jean-de-Latran. D’Agincourt {Peinture) , pl. cxv; Ciaconius, Vita pontificum, t. Il, planche de la page 503. ‘

Médaille de Boniface VIII. Ciaconius, Vita pontificum romanorum; ib., planche de la

Beau mausolée du même pontife placé dans l’église Saint-Pierre du Vatican. Monument du xvie siècle. Palatius (Joan.), Gesta pontificum, t. H, planche de la p. 74; ou Ciaconius, Vita pontificum, t. II, planche delà page 517. Le tombeau seul. V. l’ouvrage intitulé: Monumenta cryptarum Vaticani, in-folio, pl. xli, par Angélus de Gabrielis.

BONIFACE IX. — Portrait de ce pape dans toutes les histoires des papes, par Ciaconius,. Palatius, Acta sanctorum des Bollandistes , mois de mai. Volume supplémentaire ou Propylœum, planche de la p. 210-94, pars 2a.

— Donnant la bénédiction pontificale.

Miniature du livre des Décrétales. V. Bénédictions, n° 42.

Sa statue est couchée sur son tombeau

(D Au sujet de ces trois couronnes qui sembleraient contredire ce que disent les historiens, voir la note du Mémoire de M. Peignot à l’occasion d'un manuscrit

(xve siècle), ses bras sont entourés du pallium comme d’un lien; la mitre est à trois couronnes. Palatius, Vita et gesla pontificum romanorum, in-folio, t. Il , planche de la page 697.

Sa statue est aussi publiée dans les Acta sanctorum , mois de mai, tome supplémentaire intitulé : Propylœum, planche de la page 209. Conatus chronico-historicus , pars 4a. Ici la mitre a la forme d’un B renversé.

BONN (Allemagne). — Vue extérieure d® la cathédrale de cette ville (du vne au XIIe siècle). Tombleson , Views on the Rhine, London. Autre , plus en grand , dans Monuments anciens et modernes , par Gailhabaud, 9e livraison, in-4°; Paris, avec un texte. Univers pittoresque des frères Didot {Allemagne) , t. II, p. 458, pl. liv, lv.

Vues intérieures de l’église. La statue qui est à genoux est celle de sainte Hélène. V. les mêmes ouvrages. On trouve une vue plus en grand , Moyen âge monumental ; Paris, chez Hauser; pl. ccxix. Étude de l’abside. Hope , Histoire de V architecture, in-8°, trad. franc., pl. li.

Très-beau sceau de cette ville, gravé en tête d’un livre intitulé : Niederlieinis ches Jahrbuch fur geschichte kunst und poesie. Zum besten der Bonner munster kir che he rausgegebon von D. Laurenx Lersch , Bonn, 4843, in-42.

Ce sceau représente la vue des tours et clochers de la cathédrale dans un style qui semblerait prouver que cette église fut primitivément construite d’un autre style que celui que nous voyons. Devant le monument est placé un guerrier debout, les pieds posés sur une biche. Il tient une pique ornée d’un étendard. Sa main gauche est appuyée sur un bouclier, portant un aigle en armoirie. Sa tête , qui paraît sans casque , est coiffée d’un nimbe qui semble suspendu au moyen d’une petite traverse en croissant. A côté du personnage sont ces mots : Pius Cassius. On remarque sur les bords du sceau les créneaux de la ville. Autour est écrit : Sigil lum : Antique : Verone : Nunc : Oppodi : Buniensis.

A la fin de ce volume sont trois planches donnant des coupes et des détails du beau cloître roman placé derrière l’église. On y voit sept spécimens de chapiteaux , dont un est orné d’une palmette qui sent l’antique.

Enfin , sur les deux feuilles de la couverture du livre sont représentés : une vue

sur la fondation de l’hôpital de Dijon, in-4°, p. 68 ; Dijon, «838 .Collection des Mémoires des antiquaires de la Côte-d’Or.

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de l’abside de la cathédrale , on yremarque le bâtiment renfermant le cloître cité plus haut; plus quatre monnaies de la ville, dont une représente l’abside en question.

BONNET de maille. — Coiffure militaire du xne au xme siècle. Daniel, Traité de la milice française , t. I , planche de la p. 390 , lettre D; Angleterre ancienne de Strutt , ou Y Angleterre pittoresque du baron Roujoux, t. II , planche de la page 99 , et toutes les collections de sceaux de cette époque. V. aussi aux mots Armures et Casques.

BONNETS, ou coiffures de papes, d’évêques, d’abbés, rois, empereurs , doges, etc. V. à chacun de ces noms, et encore à Mitre, Tiare, Coiffures, Costumes, etc.

BONNEVAL (Abbaye de). — Ruines de cette abbaye , architecture du xnr au xive siècle , copiées par divers artistes. Une lithographie de M. Renoux, peintre, publiée en 1827 ou 28, représente une vue prise dans les ruines de ce monument. Topographie de France du Cabinet des estampes, à

11 en existe une épreuve dans la Collection topographique de la France, formée par l’auteur de ce Dictionnaire, laquelle doit passer avec toutes ses gravures et ses livres d’art à la bibliothèque du Musée de l’hôtel de Cluny, à Paris.

Tombe provenant de cette abbaye, sur laquelle est couché un guerrier couvert d’une cotte de mailles. Beaunier , Costumes français, t. I, pl. lxvii.

BONNIVET. — Magnifique château élevé par l’amiral de ce nom, en Poitou. Architecture du xvic siècle. On le trouve gravé dans l’ouvrage de Claude de Chastillon intitulé : Topographie française, etc. Il en existe une épreuve dans la grande Topographie de la France du Cabinet des estampes, à Paris (1).

BONPORT. — (Abbaye de) (Eure).

Vue générale des bâtiments. Topographie de France du Cabinet des estampes, à Paris, plusieurs volumes in-folio ; les Voyages pittoresques en France, par Benjamin de La Borde. V. aux tables de cet ouvrage.

Rosace de l’église (xnr et xive siècles). Willemin, Monuments inédits, 1. 1, pl. cxviî.

Détails et vue générale de l’abbaye. Millin, Antiquités nationales, t. IV, planche de l’art. XL , nos 6 et 7. Nous sommes forcé de

(O Sur ce château, voir la note insérée dans l'ouvrage de M. Ch. Lenormant, membre de l’Institut,

dire que cette planche est bien mal exécutée et ne peut servir à rien.

Vitrail représentant Gilles Mallet dans son armure du xrve siècle, ainsi que sa femme également très- remarquable , gravé par Hyacinthe Langlois du Pont-de-l’Arche dans son Essai sur la peinture sur verre, 1 vol. in-8° , à Rouen et dans toutes les bibliothèques de Paris et de Rouen.

BONS-HOMMES. — Couvent de ce nom près Chaillot. Monument du xve au xvic siècle. Millin dans ses Antiquités nationales, t. II , art. XII, p. 15 et suiv., en donne diverses vues, savoir : le portail, pl. i. On y voit une statue de saint François de Pauleen costume de minime.

Chapelle funèbre d’une dame d’ Arbouse (1507), ib.

Les autres monuments étant du xvne siècle, ne peuvent figurer dans ce Dictionnaire.

M. Lenoir, dans le 6e volume de son Musée des monuments françuis , a publié quelques portions de la porte d’entrée et d’une chapelle détruite de ce monument. V. la planche de la page 29 de son épître dédicatoire. Dans les écoinçons de l’archivolte sont deux belles figures en ronde bosse , l’une de David, l’autre d’un prophète sans attribut distinct.

BONZI. — Tombeau ou mausolée de la famille de ce nom dans l’église Saint-Grégoire, à Rome. xvie siècle. D’Agincourt , Sculpture, pl. xlv, n° 5.

BORDEAUX. — Les principaux monuments de cette ville sont réunis dans la grande Topographie de la France au Cabinet des estampes , à Paris , in-folio ( département de la Garonne), et toutes celles de la Collection topographique de la France , formée parl’auteur et destinée par lui à la bibliothèque du Musée du Sommerard,àParis.

Dissertation sur les anciens monuments de cette ville, in-4°, 1754, par Venuti. Beaucoup de planches, figures et monnaies.

La cathédrale dédiée à Saint-André et sa tour. Moyen âge pittoresque , pl. clxix , et Moyen âge monumental, pl. cxxxv.

Le beau cloître de Saint-Séverin (iveou ve siècle), est publié dans l’ouvrage d’Alex, de La Borde, Monuments de la France, t. II, pl. ccxxi, n° 2.

Costume d’un juge de Bordeaux au xive siècle. Bonnart, Costumes du moyen âge, t. II, pl. liii.

Monnaies et autres monuments de Bor-

intitulé : Rabelais et l'architecture de la renais ^ sauce, etc., in-S°; Paris, 1S40, p. 34 et suiv.

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