‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen âge ... jusqu'à la fin du seizième siècleChapitre 87 sur 627 · TULA · texte numérisé non relu

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CALANDRE. — Oiseau employé d’une manière mystique ou allégorique sur quelques monuments , peints ou sculptés au moyen âge. V. les planches et les détails donnés à ce sujet par l’abbé Cahier, dans la Description des vitraux de Bourges , infolio, p. 127 et suiv., et sa Dissertation sur quelques points de zoologie , du moyen âge, in-4°, Paris, 1843.

On trouve la calandre figurant dans une des planches d’un vieux livre intitulé : His toria beatœ Mariœ Virginis ex evangelistis et Patribus, excerpta et per figuras demonstrata, cité par M. Debure, dans son Catalogue de M. de Gaignat ( livres mystiques), et par le baron de Heinecken, Idée d’une collection d’estampes, etc., p. 581 , n° 8, B. On y lit : Calandrius si fade œgrum, etc.

CALATRAVA (Ordre de). — Pour connaître le costume, les insignes et armes de cet ordre de chevalerie , voir V Histoire des ordres militaires et religieux, par le père Héliot, plusieurs vol. in-4°, les tables de chaque volume.

L’ouvrage de J. Ch. Bar, intitulé : Recueil de tous les costumes des ordres religieux

(1) Pour l’histoire de ce pays, voir Moreri, Dictionnaire historique; Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l’histoire, t. III, p. 364 ; volume supplémentaire, p. n4 et suiv.

(2) Sur cet ancien usage, voir Macri, Hierolexicon, verbo Calamus ; Bocquillot, Traité de liturgie , in-8°,

p. 185 et suiv.; Voyages liturgiques de Moléon, in-8%, p. 149 ; Casalius, de Ritibus Ecclesiœ, in-4°, p. 108 et la note p. 291 de l 'Essai sur divers arts, par le moine* Théophile, traduit et publié par M. Charles l’Escalopier, iu-4° ; Paris, 1843.

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et militaires y etc. , formant 6 vol. in-folio.

Celui de Schoonebeek, Histoire de tous les ordres militaires, en 2 vol. in -12, 2e partie, pl. xxx,viii ; il existe de cet ouvrage des éditions in-8°.

Au Cabinet des estampes de Paris, près la Bibliothèque royale, on trouve plusieurs collections sur les ordres religieux et militaires, qui sont indiquées sur le catalogue

des estampes de ce cabinet.

CALENDRIERS. — ; Civils et religieux , manuscrits ou gravés sur bois, sur métal, sur pierre, etc.

Calendrier romain. Ce curieux monument est gravé dans le 4e volume de l’ouvrage intitulé : Bïbliotheca Cœsarea vindebonensis, et sa continuation par- Neyssel, 11 vol. in-folio, qui forme le Catalogue latin de la bibliothèque impériale de Vienne, par Lambecius, d’après une peinture de manuscrit du ive siècle environ; ce précieux calendrier paraît avoir été exécuté vers l’an 354 de Jésus-Christ, sous Constantin, fils de Constantin le Grandjet dédié à un nommé Valentin (1).

Il est question de ce calendrier dans l’ouvrage de M. Scïiwartz, Disputatio prima de ornatu librorum, in-4°, 2e édition sans date, p. 24.

Pour l’explication, voir le texte, t. II, p. 237.

Calendarium romanum sub Liberio papa confectum , précieux monurhent de la chronologie ecclésiastique, au ve siècle, publié dans les Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, t. Vil, p. 185; et par Bianchini : Demonstratio historien ecclesiasticœ comprobata monumentis , etc., tabula na sæculi il, nos 51, 32, 35, 54, 55. On y remarque ces mots : Depositio episcoporum. Depositio martyrum, voir à ce sujet le texte de ce savant ouvrage, t. II, p. 257.

Calendarium carthaginense , sans doute un calendrier à l’usage de l’Église de Carthage, également pour les Iers siècles, d’après la place qu’il occupe dans sa publication, citée ci-dessus ; ce monument est gravé sous le n° 55 de la tabula na sæculi fi. V. aussi pour l’explication le t. Il, p. 238.

La bibliothèque Cotonnienne ( case Galba, A. 18), possède, dit Lingard, Antiquités de V Église anglo-saxonne , 1 vol. in-8°, p. 608, traduction française, année 1828, un petit calendrier appartenant à un manuscrit de Pan 705 ; orné de gravures (lisez miniatures, puisque la gravure ne date que du

xive siècle), le caractère est anglo-saxon; nous n’en connaissons pas de copie.

Calendrier chrétien, peint dans un manuscrit exécuté de 774 à 781, intitulé Evange listarium Caroli magni, appartenant à la bibliothèque du Louvre, à Paris, cité par Dibdin , Voyages en France, t. IV, p. 50. Le manuscrit est terminé par le nom du moine Godescalcus; ce monument sera sans doute reproduit par le comte de Bastard dans son grand ouvrage sur les manuscrits. , •

Les Bollandistes ont publié dans le 1er volunfe du mois de mai de leurs Acta sanctorum, un calendrier dont nous ne pouvons préciser la date puisqu’ils ne l’ont pas fait eux-mêmes, mais dont le manuscrit et les miniatures accusent l’art byzantin ; il est gravé en 12 planches in-folio, une pour chhque mois, et est intitulé : Éphemerides Grœcorum ét Moscorum, etc. ; il serait assez difficile de donner une idée exacte de ces gravures qui représentent une foule de saints, de patriarches; des docteurs de l’Église grecque et latine; les Pères, des controversistes, des empereurs, des saintes honorées par l’une' et l’autre liturgie, des édifices religieux, des scènes de conciles, des translations et inventions de reliques, et bien d’autres sujets avec une foule d’accessoires curieux pour l’étude des mœurs, des usages, des fêtes chrétiennes.

Voir les mots Commémoration, Concile, Onctions, Translations, Exaltations, Nestorius, Synodes, Robe de la Vierge, Ceinture , Blaquernes , Funérailles , etc. A chacun de ces mots nous , donnons l’explication du sujet.

Celui d’un missel, dit le livre de saint Guthlac, manuscrit du xe au xie siècle, caractères saxons, en lettres d’or, et en rouge et bleu alterné; cité par Dibdin , comme un monument très-important de la bibliothèque de Rouen, Voyages en France, 1. 1, p. 210, qui en donne une miniature, p. 213.

Autre calendrier à l’usage de l’église grecque, tiré d’un manuscrit du xne siècle, publié par d’Agincourt (Peinture), pl. lvii, nos U à 15 , qui l’indique ainsi : Lectiones evangeliarum per ami circulum juxta ri tum Eccles. grœcæ , et Kalendarium sanctorum aureis characteribus exaratum; d’Aginçourt aurait dû donner le titre en grec, tel que le porte le manuscrit qui est à la bibliothèque du Vatican.

Ceux à l’usage de la même liturgie, pu-

(1) Nous avons trouvé la désignation de cette pièce Rive sur l’Élude et la connaissance des miniatures p. 34 d’un prospectus d’ouvrage projeté par l’abbé et des manuscrits.

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bliés dans l’ouvrage intitulé : MHNOAOriON sive Kalendarium Ecclesiœ constantinopol.

CIO annorum vetustcite insigne, primum e bibliotheca romana Albanorum in luce editum a Stephano Anton. Morcello, etc., 2 vol. petit in-folio, publiés à Rome; à la p. 12 du 1er volume se trouve un fac-similé du calendrier nommé M>jvo/oyiov eopzxaziy.ov.

Calendrier nécrologique avec miniatures, tiré d’un manuscrit du xne au xme siècle. D’Agincourt, Peinture, pi. lxviii et le texte des planches, p. 76.

Calendrier pascal, composé par l’abbesse Herrade de Landsperg ; manuscrit de YHortus deliciarum, xme au xive siècle, publié par Engelhart; Stultgard, 1818, 1 vol. plat, in-folio. V. l’avant-dernière planche ou le manuscrit original qui appartient à la ville de Strasbourg.

Calendrier avec miniatures, composé en 1458, par le roi Réné. Manuscrit appartenant à la bibliothèque d’Aix. V. pour les détails de ce monument le Magasin encyclopédique, décembre, 1813, p. 30, Dissertation de M. Fauris de Saint-Vincent.

Autre de la même époque ou du nloins du même siècle, manuscrit de la Bibliothèque royale, sous le n° 285, fonds de LaVallière; il est orné de 154 figures. Mêmes citation et indication que ci-dessus.

Fabricius, Bibliotheca antiquaria, in-4°, cite plusieurs anciens calendriers en usage au moyen âge, dont on peut voir l’indication p. 451 ; les ouvrages qu’il indique doi-» vent renfermer des configurations de signes, d’écritures, de chiffres, etc.

Le Calendrier des Heures d’Anne de Bretagne, dont le célèbre volume manuscrit appartient à la Bibliothèque royale, est un des plus remarquables à citer parmi tous ceux de cette époque qui se trouvent dans ce vaste dépôt des richesses calligraphiques de l’Europe. Dibdin en donne un détail assez étendu dans le 5e vol. de ses Voyages en France, p. 163, 164.

Nous indiquerons encore tous ceux qui sont gravés dans les diverses éditions des Heures imprimées et publiées dans le xvie siècle, par Simon Vostre (1), Math. Kerver et quelques autres.

CALENDRIERS sculptés sur la pierre, le

(1) Touchant les publications de ce cëlèb.re imprimeur, voir l’Essai sur la calligraphie de Langlois du Ponlde-l’Arche, in-8°, p. 165 etsuiv.

(2) L’on doit l’importante découverte, ainsi que ta restitution et restauration de ce calendrier sculpté sur une colonne, à M. l’abbé Chambon, curé de Souvigny, qui a envoyé au Comité des arts et monuments de

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