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CALANDRE. — Oiseau employé d'une manière mystique ou allégorique sur quelques monuments , peints ou sculptés au moyen âge. V. les planches et les détails donnés à ce sujet par l'abbé Cahier, dans la Description des vitraux de Bourges , infolio, p. 127 et suiv., et sa Dissertation sur quelques points de zoologie, du moyen âge, in-4°, Paris, 1843.
On trouve la calandre figurant dans une des planches d'un vieux livre intitulé : Historia beatœ Mariœ Virginis ex evangelistis et Patribus, excerpta et per figuras demonstrata, cité par M. Debure, dans son Catalogue de M. de Gaignat (livres mystiques), et par le baron de Heinecken, Idée d'une collection d'estampes, etc., p. 381 , n° 8, B. On y lit : Calandrius si fade œgrum, etc.
CALATRAVA (Ordre de). — Pour connaître le costume, les insignes et armes de cet ordre de chevalerie , voir Y Histoire des ordres militaires et religieux, par le père Héliot , plusieurs vol. in-4°, les tables de chaque volume.
L'ouvrage deJ. Ch. Bar, intitulé : Recueil de tous les costumes des ordres religieux
(i) Pour l'histoire de ce p3ys, voir Moreri, Dictionnaire historique; Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, t. III, p. 364 ; volume supplémentaire, p. 114 et suiv.
(2) Sur cet ancien usage, voir Macri, Uierolexicon, verbo Calamus: Bocquillot, Traité de liturgie, in-8°,
p. 185 et suiv.; Voyages liturgiques de Moléon, in-8% p. 149; Casalius, de Ritibus Ècclesiœ, in-4°, p. 108 et la note p. 291 de l'Essai sur divers arts, par le moine- Théophile, traduit et publié par M. Charles l'Escalopier, in-4°; Paris, 1843.
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et militaires, etc. , formant 6 vol. in-folio.
Celui de Schoonebeek, Histoire de tous les ordres militaires, en 2 vol. in -12, 2e partie, pi. xxxvin ; il existe de cet ouvrage des éditions in-8°.
Au Cabinet des estampes de Paris, près la Bibliothèque royale, on trouve plusieurs collections sur les ordres religieux et militaires, qui sont indiquées sur le catalogue des estampes de ce cabinet.
CALENDRIERS. — Civils et religieux , manuscrits ou gravés sur bois, sur métal, sur pierre, etc.
Calendrier romain. Ce curieux monument est gravé dans le 4e volume de l'ouvrage intitulé : Bibliotheca Cœsarea vindebonensis, et sa continuation par Neyssel, 41 vol. in-folio, qui forme le Catalogue latin de la bibliothèque impériale de Vienne, par Lambecius, d'après une peinture de manuscrit du ivc siècle environ; ce précieux calendrier paraît avoir été exécuté vers l'an 354 de Jésus-Christ, sous Constantin, fils de Constantin le Grand, et dédié à un nommé Yalentin (1).
Il est question de ce calendrier dans l'ouvrage de M. Schwartz, Disputatio prima de ornatu librorum, in-4°, 2e édition sans date, p. 24.
Pour l'explication, voir le texte, t. II, p. 237.
Calendarium romanum sub Liberio papa confectum, précieux monument de la chronologie ecclésiastique, au ve siècle, publié dans les Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, t. VII, p. 485; et par Bianchini : Demonstratio historiée ecclesiasticœ comprobata monumentis , etc., tabula na saeculi i1, nos 54, 22, 33, 54, 35. On y remarque ces mots : Depositio episcoporum. Depositio martyrum, voir à ce sujet le texte de ce savant ouvrage, t. II, p. 237.
Calendarium carthaginense , sans doute un calendrier à l'usage de l'Église de Carthage, également pour les iers siècles, d'après la place qu'il occupe dans sa publication, citée ci-dessus; ce monument est gravé sous le n° 33 de la tabula na sœculi il. V. aussi pour l'explication le t. II, p. 238.
La bibliothèque Cotonnienne ( case Galba , A. 48), possède, dit Lingard, Antiquités de l'Église anglo-saxonne, 4 vol. in-8°, p, 608, traduction française, année 4828, un petit calendrier appartenant à un manuscrit de l'an 705 ; orné de gravures (lisez miniatures, puisque la gravure ne date que du
xive siècle), le caractère est anglo-saxon; nous n'en connaissons pas de copie.
Calendrier chrétien, peint dans un manuscrit exécuté de 774 à 781, intitulé Fvangelistarium Caroli magni, appartenant à la bibliothèque du Louvre, à Paris, cité par Dibdin , Voyages en France, t. IV, p. 50. Le manuscrit est terminé par le nom du moine Godescalcus; ce monument sera sans doute reproduit par le comte de Bastard dans son grand ouvrage sur les manuscrits.
Les Bollandistes ont publié dans le 4" volume du mois de mai de leurs Acta sanctorum, un calendrier dont nous ne pouvons préciser la date puisqu'ils ne l'ont pas fait eux-mêmes, mais dont le manuscrit et les miniatures accusent l'art byzantin ; il est gravé en 12 planches in-folio, une pour chaque mois, et est intitulé : Fphemerides Grœcorum et Moscorum, etc. ; il serait assez difficile de donner une idée exacte de ces gravures qui représentent une foule de saints, de patriarches; des docteurs de l'Église grecque et latine; les Pères, des controversistes, des empereurs, des saintes honorées par l'une et l'autre liturgie, des édifices religieux, des scènes de conciles, des translations et inventions de reliques, et bien d'autres sujets avec une foule d'accessoires curieux pour l'étude des mœurs, des usages, des fêtes chrétiennes.
Voir les mots Commémoration, Concile, Onctions, Translations, Exaltations, Nés-* torius, Synodes, Robe de la Vierge, Ceinture , Blaquernes , Funérailles , etc. A chacun de ces mots nous donnons l'explication du sujet.
Celui d'un missel, dit le livre de saint Guthlac, manuscrit du xe au xie siècle, caractères saxons, en lettres d'or, et en rouge et bleu alterné; cité par Dibdin , comme un monument très-important de la bibliothèque de Rouen, Voyages en France, t. I, p. 240, qui en donne une miniature, p. 213.
Autre calendrier à l'usage de l'église grecque, tiré d'un manuscrit du xne siècle, publié par d'Agincourt (Peinture), pi. lvii, nos 41 à 15 , qui l'indique ainsi : Lectiones evangeliarum per ami circulum juœta ritum Eccles. grœcœ, et Kalendarium sanctorum aureis characteribus exaratum; d'Agincourt aurait dû donner le titre en grec, tel que le porte le manuscrit qui est à la bibliothèque du Vatican.
Ceux à l'usage de la même liturgie, pu-
(i) Nous avons trouvé la désignation de cette piéccr Rive sur l'Élude cl la connaissance des miniatures p. 34 d'un prospectus d'ouvrage projeté par l'abbé et des manuscrits.
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bliés dans Pouvrage intitulé : MHNOAOriON sive Kalendarium Fcclesiœ constantinopol.
CIq annorum vetustate insigne, primum e bibliotheca romana Albanorum in luce editum a Stephano Anton. Morcello, etc., 2 vol. petit in-folio, publiés à Rome; à la p. 12 du 1er volume se trouve un fac-similé du calendrier nommé MmoUyio-j eoprx.-*
CTCXOV.
Calendrier nécrologique avec miniatures, tiré d'un manuscrit du xne au xme siècle. D'Agincourt, Peinture, pi. lxviii et le texte des planches, p. 76.
Calendrier pascal, composé par l'abbesse Herrade de Landsperg ; manuscrit de VHortus deliciarum, xme au xive siècle, publié par Engelhart; Stuttgard, 1848, 1 vol. plat, in-folio. V. Pavant-dernière planche ou le manuscrit original qui appartient à la ville de Strasbourg.
Calendrier avec miniatures, composé en 1458, par le roi René. Manuscrit apparte*nant à la bibliothèque. d'Aix. V. pour les détails de ce monument le Magasin encyclopédique, décembre, 1815, p. 50, Dissertation de M. Fauris de Saint- Vincent.
Autre de la même époque ou du moins du même siècle, manuscrit de la Bibliothèque royale, sous le n° 285, fonds de La Vallière; il est orné de 154 ligures. Mêmes citation et indication que ci-dessus.
Fabricius, bibliotheca antiquaria, in-4°, cite plusieurs anciens calendriers en usage au moyen âge, dont on peut voir PindLalion p. 451 ; les ouvrages qu'il indique doivent renfermer des configurations de signes, d'écritures, de chiffres, etc.
Le Calendrier des Heures d'Anne de Bretagne, dont le célèbre volume manuscrit appartient à la Bibliothèque royale, est un des plus remarquables à citer parmi tous ceux de cette époque qui se trouvent dans ce vaste dépôt des richesses calligraphiques de l'Europe. Dibdin en donne un détail assez étendu dans le 5e vol. de ses Voyages en France, p. 165, 164.
Nous indiquerons encore tous ceux qui sont gravés dans les diverses éditions des Heures imprimées et publiées dans le xvr siècle, par Simon Vostre (1), Math. Kerver et quelques autres.
CALENDRIERS sculptés sur la pierre, le
bois , l'ivoire, etc. — Un des plus anciens monuments chrétiens de ce genre est celui qui est connu sous le nom de Cycle de Saint-* Hippolyte, sculpté sur le pourtour du siège de marbre sur lequel il est représenté assis. Ce monument, qui passe pour être sculpté vers le ive ou ve siècle, est au musée du Vatican; il est publié dans plusieurs savants ouvrages dont les principaux sont :
V Histoire littéraire, des Bénédictins.