‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 142 sur 321 · TRIOMPHALES · texte numérisé non relu

TRIOMPHALES

CHELLES (Abbaye de). — Vue générale et à vol d'oiseau des bâtiments et du beau cloître. Monasticum gallicanum, in-folio, pi. xvi et xvii, exemplaire de l'Arsenal, à Paris. |

CHEMINÉES DANS L'INTÉRIEUR. - Une

des plus anciennes formes de cheminées que nous puissions citer, est celle qui se voit dans un palais, dit de la reine Malthide, architecture du xe au xie siècle environ. Antiquités anglo-normandes, par Ducarel, traduction de l'Échaudé d'Anisy, in-8°, p. 122.

Autre à colonnes dans le style normand, publiée dans le Pictorial hisiory of England; Londres, in-8°, planche de la p. 628 du t. I.

— Des cuisines dites de saint Louis au Palais de Justice, à Paris, publiées dans l'ouvrage intitulé : Palais de Justice, 1 vol. infolio, paf Schmit; Paris, chez Delpech.

Cheminée de la chambre de Guillemette d'Assy, Voyages pittoresques et romant. en France, par Taylor, etc. (Normandie), planche CLXXXVII.

— De l'oratoire de l'église de Brou. V. à ce nom.

— De l'hôtel de ville de Courtray. V. à ce nom.

— De celui d'Anvers. Sketches inBelgium and Germany, par D. Haghe, in-folio. V. la liste des planches.

Magnifique cheminée du Palais de Justice, à Bruges (1517) ; même ouvrage. V. la liste des planches, et dans le Magasin pittoresque, année 1839. Magnifique monument, orné d'une foule de statues.

Cheminée isolée , à Bologne , du xine au xive siècle. D'Agincourt, Architecture, planche lxxii, n° 5.

—D'un ancien palais des ducs de Bourgogne, salle des gardes. Antiquités de Dijon, 1 vol. in-4°, à Dijon, et Moyen âge monumental, pi. xl. PL xiv, monument du xive au xve siècle.

Willemin en a publié plusieurs tirées de diverses miniatures du xive au xve siècle^

(l) Une statue équestre que nous signalons A sa croix sur le coude-pied, cabinet de M. Lenois place, le représente avec une chaussure portant une V. Charlemagne.

CHE

CHE

Monum. inéd., t. II, pi. clv, clvi, clvii, et le texte, t. II, p. 5 et suivantes.

— De la salle du consistoire au Capitole de Toulouse. Voyage pittor. en France, Tayloret de Gailleux ( Languedoc), in-folio, pi. xxiii bis.

— De la salle du conseil au donjon de Vincennes. V. à ce nom.

— Dans une salle basse du château de Pierrefonds. France histor. et monunï. , d'A. Hugo, t. III, pi. lxxxvi.

— De la salle du conseil, à Rouen. Miilin, Antiquités nationales, t. III, n° 34, pi. iv.

Autre sculptée par Germain Pilon au .Louvre, ouvrage de M. de Clarac sur le Louvre, in-4°, pi. en et cm, galerie d'Angoulême.

Cheminée du château de Beaugency, style de construction militaire et féodale du xivc siècle. Histoire de l'architecture au moyen âge, par M. de Caumont, atlas, pi. lxviii.

— Très-belle d'une maison, rue de la Croixde-Fer, à Rouen, xvie siècle; on y voit quatre bas-reliefs de la translation miraculeuse de la petite maison de Lorette. Voyage pittor. en France, par Taylor, etc., pi. clxxiv (Normandie).

— Des hôtels d'Anvers, de Courtray, de la maison des Andelys. Y. à ces noms et au mot Tuyaux.

CHEMINS COUVERTS dans les villes fortifiées. — On en trouve un exemple à Carcassonne, construction du xme siècle environ. Voyages pittor. dans l'ancienne France, par Taylor et de Cailleux (Languedoc), pi. cxxv.

CHEMISE ou CAMISOLE. — On n'est pas d'accord sur l'usage de ce vêtement au moyen âge; quelques miniatures offrent des personnages couchés, mais on ne peut rien assurer sur la nature des vêtements de dessous qui paraissent à peine (1). V. la pi. v deVHortus deliciarum, publié par Engelhard t. Les fac-similé des miniatures du manuscrit intitulé : de Motibus siculis inter Henricum et Tancredem, peuvent encore être consultés.

Miniature d'un manuscrit publié dans VUnivers pittor. (France, ixe sièclej, Didot, frères, pi. clxxviii représentant un seigneur franc, couché.

Chemise dite de la sainte Vierge. Riche étoffe apporlée d'Orient etqui n'a jamais pu appartenir à la sainte Vierge. Ce monument a été publié par Willemin, t. I, pi. xvi et ce qu'en dit le texte, p. 10.

Autre dite de Charlemagne, ib., pi. xxi.

On trouve quelquefois des figures de Jésus-Christ en croix, vêtues d'une tunique ou chemise. Angélus Rocca en a publié deux ou trois de ce genre dans son ouvrage intitulé : Thésaurus antiquitatum pontificiarum rituum ac cœremoniarum , 1 vol. in-folio; l'un porte pour inscription : Imago crucifixi cedrino ligno Nicodemo.... discipulo Christ, dom. incisa et Lucœ asservata; l'autre porte : Imago Christi tempore Joannis pape VII opère musivo supra portam sanctam ad interiorem veteris basilicœ Sancti Pétri partem olim representata circa ann. Dom. 706. V. les planches de l'ouvrage indiqué 1. 1, p. 252.

CHÊNE (Ordre du) — Schoonebeek, Histoire des ordres religieux et militaires, t. I, r pi. XII.

CHENETS , LANDIERS , CHEMÎNAUX. — On en trouve quelques-uns publiés dans l'ouvrage de Willemin, t. II, pi. clv, cch, formes du xive au xve siècle.

Autres, France historique et monum., par A.Hugo, chez Delloye, éditeur; Paris, 1844, pi. vi, t. IV.

Celui publié dans l'ouvrage de Shaw, Ancient furnitures, etc., 4 vol. in-4° , pi. liv, xve siècle.

Autre du xvie siècle , Album du moyen âge, pi. xxn delà 40e série.

Autres à la magnifique cheminée de l'ancienne maison de la Croix-de-Fer, à Rouen, xvr siècle, Voyage pittor. en France ( Normandie), pi. LXXIV.

Pugin, dans sa collection d'Objets d'art de serrurerie, 1 vol. in-4°, pi. vi, vu, vin, ix ; un de ces beaux chenets est orné d'une jolie statuette de la Vierge.

Nous avons déjà prévenu que l'on ne pouvait pas indiquer les meubles et objets d'art publiés par cet excellent artiste, comme monuments bien authentiques , attendu qu'il n'indique presque jamais les sources et surtout où se trouvent les originaux.

Voir aussi la collection de meubles par M. Asselineau, chez Hauser, et celle gravée par M"e Naudet , Objets d'art, etc., in -4°, oblong; Paris, 1857.

CHENONCEAU. — Ce curieux monument de l'époque dite la renaissance a été publié dans plusieurs ouvrages; du Sommerard dans son Album du moyen âge,

(i) M. l'abbé Cahier croit reconnaîlrc ce genre de vêtement dans une miniature du xme siècle. Annales de philosophie chrél-, t. XIX, p. 60.

CHE

criE

pi. vi, 2e série, en donne une belle vue extérieure; dans l'ouvrage de Du Cerceau, intitulé : Les plus excellents bâtiments de France, in-fol.; dans la grande Topographie de la France au Cabinet des estampes de Paris, classée par départements; dans l'ouvrage de Claude deChastillon, Topographie française, ou représentations de piusieurs villes, 4 planches in-folio ; l'ouvrage anglais par Muller, intitulé : Sketches of monum. architect. gothic and francis, etc., in-folio, donne une vue du cbâteau, pi. vu, et une vue intérieure de la salle à manger, pi. ix ; on y voit un dressoir du xvr siècle.

Le château de Chenonceau , lithographie et gravé par M. Edouard Macé de Tours, architecte, 4 vol. in-4° de 17 à 48 planches accompagnées d'un texte descriptif, à Paris, chez Leleux, libraire-éditeur, 4859-40.

CHER (Département du). — V. l'ouvrage de M. Pierquin de Gembloux, Guide de l'antiquaire dans le départ, du Cher, 4 vol.in-4°.

CHEREBERT, roi de France. —Monnaies de ce prince publiées par Bouteroue et Leblanc, reproduites par Maillot et Martin dans l'atlas du 5e volume des Costumes des divers peuples.

Quant à son prétendu portrait tiré de Mézerai, c'est une figure de pure invention qui ne peut servir à rien pour l'étude des monuments de la monarchie.

CHÉRUBINS (1). — Ciampini, Fêtera Monumenta, t. fi, pi. x, en offre un exemple dans un bras de croix. V. le n° 40 de ladite planche et p. 44 du texte.

Chérubin armé d'un glaive et gardant la porte du paradis figuré par une forteresse, d'où s'élèvent les bustes de saint Pierre et de saint Paul. La forteresse est placée au pied de la croix. Casalius , de JRitibus christianorum , in 4°, pi. v, et beaucoup mieux gravée dans les Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, t. VII, planche de la p. 444.

Chérubins placés près de la sainte Vierge, diptyque du xe au xie siècle. D'Agincourt, Sculpture, pi. xn, n° 46.

Autres portant des flammes dans leurs mains, peinture du xiir siècle, reproduite dans l'iconographie chrétienne de M. Didron, Instructions du comité des arts (Peinture ), Histoire de l'ange. V. ci-dessus.

(i) D'après une dissertation insérée au 12e vol. de la Biblede Vence.p. 357, l'on voit querien n'est moins connu que la figure des chérubins, et que ce serait grandement se tromper que de vouloir en baser la représentation d'après les divers textes, et de se fier

Figure de chérubins dite tétramorphe. V. à ce nom.

On en trouve plusieurs sculptés au portail de l'église Saint-Julien de Brioude ( Auvergne), Voyages pittor. de Tajlor, in-fol. V. Brioude.

— Reproduits dans la France monumentale d'A. Hugo, t. II, pi. xxxvn.

— Au portail intérieur de l'église de l'abbaye de Cluny. V. l'histoire de ce monument, par M. Lorain, et les planches de cet ouvrage et celles de V Album du Sommerard, verbo Cluny.

Toutes les Bibles en manuscrit ou avec planches sur bois renferment des représentations ou figures de chérubins; il serait impossible d'en faire ici l'énumération. V. au mot Bibles, Testament (Ancien).

— Gardant la porte du paradis. Fresque de l'église de Montréal. V. les descriptions de cette église nommée Santa-Maria-Nova.

M. Didron doit publier Y Histoire de l'ange faisant suite à son Histoire de Dieu, dans laquelle on trouvera de curieuses variétés de cette hiérarchie céleste.

CHEVAL et CHEVAUX. — Willemin a publié plusieurs planches où l'on trouve des modèles d'équipement de chevaux de parade ou de bataille, 1. 1, pi. lxxii ; sur un émail du xr siècle, pi. lxxiii, une selle complète, sans date certaine; pi. xevi et xcvn, d'après des vitraux du xine siècle; la pi. c offre deux chevaux harnachés , l'un des deux porte des fers à clous aigus, pi. cxl, une selle ronde et d'une forme curieuse ; le cheval paraît avoir la queue coupée. D'après une miniature du xiv siècle, on y voit aussi des étriers façonnés.

Diverses pièces servant à protéger le cheval dans les batailles (2). Musée des monuments français, par Alex. Lenoir, pi. clii ter du t. V, xve et xvr siècles.

Voir aussi les planches gravées par mademoiselle Naudet, d'après les dessins de M. de Jolimont et Coignet, dans la Collection des objets d'art, in-4°, oblong, en 40 planches au moins.

Voir encore les chevaux richement caparaçonnés dans les Tapisseries historiques et nationales, publiées par A. Jubinal, la planche xxix du 4e vol. de YHistoire de France monumentale, par A. Hugo, in-8°; Paris,

Ceux des figures équestres de François I",

aux représentations qu'en donnent la Bible de Mortier et le Dictionnaire de la Bible, par dom Calmet.

(2) M. Lenoir, t. Ut de son Musée des monuments français, p. 83, donne des détails curieux sur l'équipement du cheval de bataille.

CIIE

CHE

du maréchal de Gié, du roi Henri II, des statues du tombeau des Scaliger à Vérone. V. Scaliger et les autres noms.

— Des chars de triomphe de l'empereur Maximilien. V. aux mots Triomphes, Batailles, Tournois, etc.

Voir encore les diverses publications des Musées d'artillerie de Paris et de Madrid, de la Tour de Londres, etc. V. Tour et Artillerie.

Cheval portant des genouillères, médaille byzantine de 1247. V. Baudouin II.

Voir aussi les planches gravées sur bois des deux ouvrages publiés au xvie siècle, intitulés : de VEscurie (ou écurie), par Frédéric Grison, et la Maréchaler le de Laurent Rusé, in-4°, traitant tout ce qui concerne le harnachement, traitement, maniement et autres détails de l'étude du cheval, et le mot Équitation.

CHEVAL DE BATAILLE (1) à la cérémonie funèbre du duc de Lorraine, Charles III. V. Funérailles.

CHEVAL DE DEUIL. — Cérémonies des funérailles du duc Albert VII. V. Funérailles.

CHEVAL D'HONNEUR (2) aux funérailles du duc de Lorraine; mêmes indications.

CHEVAL employé comme EMBLÈME. — Sur quelques sarcophages chrétiens, on voit figurer le cheval comme emblème de la course de la vie ou de la fin de la carrière(5). V. quelques planches de l'ouvrage intitulé: Dissertationes ad nuper inventum Severœ martyris epitaphium.... a pâtre Lupi , in- * folio ; Panormi, 1724, voir aux p. 57etsuiv., et encore Boldetti, Osservazioni sopra i cime ter ii di santi martiri, in-folio, planche de la p. 216, n°l. On y voit un cheval accompagné d'une palme, comme emblème de la récompense qui attend celui qui a bien fourni sa carrière.

CHEVAL DÉVORÉ par un lion. —Ce genre d'emblème se rencontre fréquemment sur les monuments de l'époque dite lombarde et mérovingienne, à Monza, à Pise, à Saint-Trophime d'Arles, au Campo Santo, comme une

(i) Sur l'usage de faire offrande du cheval de bataille au décès d'un chevalier, voir Monteil, Étals des français, etc., t. II, p. 299, cité par M. Pottier, p. 74, t. 1 du texte des planches de Willemin, Monuments inédits.

(2) Un cheval d'honneur, dit l'auteur de V Histoire ou Traité des inaugurations, figurait à l'entrée de François Ier, à Paris, 1515, rapporté par Maillot, Cos tumeSjClc, t. NI, p. 19".

image symbolique de la force brutale écrasant la faiblesse. V. les Sculptures de ce monument, publiées parLasini, 1 vol. in-4°; Pise, 1825. V. surtout la pi. n° 45.

CHEVAL AILÉ. — C'est ainsi que l'on trouve le démon ou Satan représenté dans une fresque de Chelini , contemporain de Lorenzo Ricci (1444), qui peignait un miracle de saint Pierre, le martyr, sur la façade du Bigallo, hospice près du baptistère de Sainte-Marie-aux-Fleurs, à Florence (4).

CHEVAL FABULEUX. V. Centaure.

CHEVAL monté par Jésus-Christ. — Fresque du xne siècle, Iconographie chrétienne de M. Didron,in-4°, p. 291. Comme pièce de blason. V. Chevaux.

CHEVALERIE. — V. les mots Ordres militaires, Tournois, Joutes, Pas-d'armes, Gages de bataille , Table ronde , Tewerdunck. Les miniatures des romans , telles que celles de Lancelot du Lac, Tristan, Girard de Nevers, le Puy d'Amiens , etc., dont on trouve des fac-similé et des gravures dans les diverses publications signalées à tous ces mots.

Voir aussi aux mots Croisades , Emprise , Songe, toutes les collections de sceaux, d'armoiries, des tapisseries nationales, etc.

Gori dans le 5e volume de son Thésaurus diptychorum , in-folio, pi. xxii delà fin du volume, a publié une curieuse sculpture du xive au xve siècle, qui est en ivoire , représentant diverses scènes de chevalerie, telles qu'un tournois, des mascarades, des magiciens combattus par des chevaliers, une chasse, le songe d'un chevalier reproduit par Alex. Lenoir. V. Songe. La dissertation est de J.-B. Passeri.

Scène de chevalerie , une dame en haut d'une tour couronne le vainqueur. Album du Sommerard, pi. xv de la 4e série, miniature du xve siècle.

Chevalerie et noblesse d'Artois, de Flandre et de Picardie, leurs armoiries , tombeaux, tournois, etc.,' publiés par P. Roger et Duthois, in-8°, avec texte et planches ; Amiens, 1844.

(3 Sur la signification allégorique que présente la figure de ce cheval, voir le Cours d'hiéroglyphique chrétienne, par Cyprien Rohert, Université catholique, t. VI, p. 437 ; Raoul Rocheltc, Tableau des catacombes, in- 12, p. 232.

(4 ) Cité par M. Rio, Forme de l'art chrétien, p. tOJ ; M. de Montalembert , du Catholicisme dans l'art, p. 139.

Page 1