V. Calli
COPTES. - Église de cette liturgie , monument d'une époque incertaine. D'Agincourt , Architecture, pi. xxvn , n° 20, d'après Pocok, Description de V Orient, en anglais, t. I, pi. lxxi.
COQ. — Donné comme emblème à saint Pierre. V. ce nom. D'Agincourt a publié une urne du ve siècle sur laquelle on voit un coq, Sculpture, pi. v, n° 5.
On le trouve quelquefois sur des monuments chrétiens comme emblème ou symbole du chant de triomphe ou comme emblème du chrétien sortant de son tombeau», vainqueur de la mort, ou se réveillant d'un long sommeil (5), ou encore comme em-
des niches sur les diverses faces de plusieurs tombeaux du xme au xive siècle , tels que ceux des ducs de Bourgogue, à Dijon. V. le Discours d'introduction au Musée des monuments français, d'Alex. Lenoir, par de Roquefort, in-folio, p. 18.
<3) INous devons cette indication à M. Cyprien Robert, Cours d'hiéroqlyphique chrétienne; Université catholique, t. VII, p. 35, mais il n'indique aucun monument.
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bièmc de la vigilance chrétienne, etc. (1).
Voir les ouvrages de Mamachi , de Ciampini, Vetera Monummta, à la table des matières du 2° volume , pour le texte et les monuments cités, et surtout p. 529; Aringhi, Roma subterranea, p. 485, 485, 405, 499,
On voit un coq chantant , peint au bas d'un vitrail de Saint-Étienne , représentant saint Ursin et des gens qui jouent aux dames ; Vitraux de la Cathédrale de Bourges, par MM. Cahier et Martin, infolio, pi. xvii. Nous ignorons le motif de cet oiseau mis à cette place.
— Mécanique battant des ailes , chantant deux fois à chaque heure à l'horloge de Strasbourg. V. toutes les représentations de cette merveille signalée au mot Horloges. Ce coq, ouvrage du xive siècle, fut frappé à deux fois différentes du tonnerre, etson mécanisme détruit. Nous pensons qu'il est rétabli depuis la restauration de l'horloge, faite, dit-on , complètement en 4842.
COQUILLE DE MER ( Chevaliers du Navire ou de la). — Schoonbeek, Histoire des ordres militaires, etc., t. H, n° 55.
COQUILLES. — D'Agincourt , Histoire de l'art (Sculpture), pi. v, nos 8, 9, 40, donne trois exemples de la coquille employée comme ornement sur des monuments chrétiens.
Les coquilles sont données comme attributs à saint Jacques et aux pèlerins du moyen âge. Y. sain t. Jacques et Pèlerins.
La coquille est employée comme nimbe ou auréole autour de la tête de quelques personnages.
Le portail de l'église de Vermanton en Bourgogne, monument du xie ou xir siècle, otfre trois statues avec ce genre d'ornements ; celle de Jésus-Christ , celle de saint Jean-Baptiste et celle de l'enfant Jésus tenu par sa mère.
Ce portail et les figures sont publiés dans V Histoire générale de Bourgogne > par dom Plancher, t. II, planche de la p. 544.
COQUINARIUS. — Fonction de la cuisine au xnr siècle. V. Officiers.
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l'Église
pain eucharistique à l'usage de grecque copte; on le trouve représenté dans VEucologium Grœcornm, par Goar, in-folio, p. 99, et dans les Cérémonies religieuses de Bernard Picart, t. III , pi. n° 4. V. aussi Discos.
CORBEAUX ou modillons. — V. Modielons.
CORBEiL. — Millin a publié divers monuments de cette villeau moyen âge, savoir : l'église Notre-Dame (2), du xive au xvs siècle, depuis longtemps en ruine, Antiquités nationales, t. II, n° 22, et t. I, p. 75, pi. li, n° 4 de l'édition de cet ouvrage par Barba, Paris ,4857.
Une des statues de cette église représente, dit-on, une figure de Clovis dont nous donnons la description à ce nom.
Une châsse de saint Spire. V. au mot Chasse et au nom Spire. Les stalles de saint Spire , représentant divers métiers"; ib., pi. i.iv, fig. de 4 à 26, et aux noms de chacun.
La statue du comte Aimon. V. ce nom.
Pour plus de détails, V. tous les monuments réunis dans la grande Topographie de France, au Cabinet des estampes de Paris (département de Seine-et-Oise).
CORBEILLES de chapiteaux. — Les plus usitées sont les cylindriques, cubiques , coniques, cordées, pyramidales, campanulées, infundibuliformes, godronnées, scaphoïdes.
Pour les indications méthodiques de ces variétés, V. les Instructions du comité des arts et monuments, 2e série, pages 52 et suivantes; dans l'ouvrage de M. Batissier, Eléments d'archéologie nationale, in-42, page 426.
Voir aussi au mot Chapiteaux les désignalions que nous y donnons.
CORBELS. — Ornement de la corniche ou de l'entablement; l'église de Bayeux, monument du xne siècle, offre des corbels de forme singulière. Willemin, Monuments inédits, t. I, pi. li.
Voir aussi les planches de tous les livres d'architecture dont nous donnons la désignation à ce mot.
CORBAN ou AGIOS ARTOS. — C'est le CORBIANUS (Sanctus). Évêque des Pays-
(1^ Voir tout coque dit à ce sujet Aringhi, Iîom« subterranea, t. II, p. 32y, 330 à 331 ; Casalius, de Ritibus Erclesiœ, v. à la table; le Dictionnaire chrétien, in-4°, sans nom d'auteur, verbo Coq.
Ci Lettre de M. Raymond, professeur, à M. Millin sur quelques édifices relatifs à l'histoire de France et principalement sur l'église de Gorbeii, exirai! des An-
nales encyclopédiques, année 181S, in-&°; on y trouve la description détaillée d'une sculpture du portail de JNotrc-Dame de Corbeil, représentant un Jugement dernier d'une très-belle exécution. La lettre en question a été publiée séparément, même année, chez Le Normant, imprimeur, à Paris.
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Bas, représente* accompagné d'un ours, Bavaria scinda et pia, t. Il, pi. cix.
CORBIE (1). — Célèbre abbaye de ce nom, fondée en G62, en Picardie. Vue générale de ses bâtiments prise à vol d'oiseau. Monasticum gallicanum , t. I, pi. n. Vue de son cloître en style du xve siècle, même planche, lettre C.
Voir la grande collection de la Topographie de la France, et dans laquelle est fondu le recueil des vues dessinées par M. de Gaignières.
Celles des abbayes de France, par Israël Silvestre, Perelle, Marot, etc.
L'ouvrage de La Borde et Guettard, sur la France, est encore à consulter.
Les auteurs des Voyages pittoresques et romantiques dans Vancienne France , de MM. Taylor, de Caiîieux et Nodier, ont publié une belle vue des ruines de l'ancienne église de cette abbaye. V. le volume intitulé: Picardie, à l'art. Cor oie ; les planches de celte publication ne sont pas numérotées.
Très-curieux chapiteau provenant de cette église , représentant l'histoire d'Adam et d'Eve, atlas de V Essai sur V histoire des arts en Picardie , par M. Rigollot, Amiens, 1840, 1 vol. in-8°, pi. n, nos 29, 30. Album du Sommerard , 5° série , pi. xiv. Ces ligures attribuées au vif siècle sont extraordinaires pour l'expression.
Fragment d'un manuscrit du xiir siècle, provenant de l'abbaye de Corbie. Willemin, Monuments français, 1. 1, pi. civ.
Évangéliaire de ce couvent vers le ixe siècle, atlas de Y1 Essai sur les arts en Picardie, par M. Rigollot, pi. iv, nos 5, B, et 16, B; pi. v, nos6, 10, 14, 17; pi. vi, nos7,8,15; pi. vii,nos9, 11,12,15,18.
Autre, manuscrit du xr siècle , représentant saint Jacques , ib., pi. ix, n° 48. Miniature d'une Bible, xme siècle, pi. xvm, représentant un Couronnement de la Vierge ; d'un Psalîerium du xme siècle, ib., pi. xix, nos 52 , 53.
Deux sceaux : celui de l'abbaye, xmc siècle, gravé dans l'ouvrage de Schonemann, sur la diplomatique , 1 vol. in-folio, plat, pi. xiii, publié en Angleterre.
Autre du xive siècle, Trésor de numismatique, volume des Sceaux des communes, etc., pi. xi, n°2.
Sceaux de la ville et du bailliage de Corbie, ib., pi. xi, nos 8,9.
CORDELIÈRE (La). — Ornement de femme, devenu un signe de veuvage demis Anne de Bretagne, à qui on en doit 'origine. V. la Tapisserie de Bruges, Alex. Lenoir, description et planche de ce monument, brochure in-8°, Paris, 1819, p. 15. V. encore à Anne de Bretagne.
Une figure de sainte Barbe gravée sur une cuirasse anglaise du xvr siècle, offre un exemple remarquable de ce genre d'ornement (2). V. Barbe (Sainte).
V Album des arts aumoyen âge, de M. du Sommerard, pi. xxxn de la 9e série; xl de la 4e série; xxix de la 6e série, offre encore divers autres exemples de cordelières.
Voir aussi à Ceintures et à Louise de Savoie.
CORDELIÈRES. — Les religieuses de cenom furent établies ou fondées dans le xm° siècle, par saint Louis; une miniature de manuscrit de la Bibliothèque royale de Paris , sous le n° 8405 , folio 56, représente l'instant où ces religieuses sont installées par le roi ou peut-être présentées à ce bon prince.
Pour le costume de ces religieuses , voir les ouvrages indiqués ci-après.
CORDELIERS.— Le costume des religieux de cet ordre se trouve dans les divers ouvages cités sur les ordres, tels que ceux du père Héliot , de Schoonebeek , de Bar et autres.
— De Paris, avaient un beau couvent dans cette ville, dont on trouve des vues dans les diverses descriptions de Paris, et dans la Topographie de la France, du Cabinet des estampes à Paris.
Statue du prince de Carpi,mort dans ce couvent, couchée sur son tombeau ; sculpture du xvr siècle. Alex. Lenoir le donne dans le 3e volume de sa Description des monuments du Musée des Petits -Augustins , pi. xcix delà p. 52.
CORDES. — Formant une couronne portée par un ange a un personnage. V. E«-
GUERRAND DE MaRIGNY Ct COURONNE.
CORDIERS. — Une planche du livre de Jost Ammon , de Artibus mechanicis et illeberalibus, etc., représente un cordier à son métier. V. la p. 92.
CORDONNIERS. —V. Créhn ct Créhnien.
(T. Sur l'histoire et l'origine de cette abbaye, voir la dissertation de M. IN*"*, intitulée : Recherches historiques sur les premiers temps de Corbie (Archives de Picardie), I8i2, l. Il, p.'2i'2, à Amiens; Voyages littéraires de deux bénédictins, t. Il, p. nu, in -4°,
1717; dans le texte de l'ouvrage de M. du Sommerard, Arts au moyen Age, t. Il, pi 38i,38f>;l. lll,p '255. ('2) Sur ce genre d'ornement, voir la note de M. Gilbert, Mémoire de la société des antiquaires de France , t. XI, p. 173
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Diverses formes ou miséricordes des stalles de la cathédrale de Rouen, publiées par Langlois du Pont-de-1' Arche , représentent plusieurs gens de cet état à leur ouvrage. V. au mot Stalles l'indication du titre et la description des planches.
Sceau des cordonniers de la ville de Rruges, xive siècle. Trésor de numismatique (Sceaux des communes), pi. ix, n° 46.
CORDOUE. — Les monuments mauresques de cette ville sont publiés dans divers ouvrages, dont les principaux sont :
Voyages pittor. dans V Espagne en 2 vol. in-folio, par Alex, de La Rorde.
Souvenirs d'Espagne, par le général Racler d'Albe, 2 vol. in-4° ; lithographies; Paris, 1824.
Monuments arabes et mauresques de Cordoue, in-folio; Paris , 4840, chez Weith et Hauser, d'après les dessins de M.Girault de Prangey, avec un texte, savoir :
1° Vue générale de la mosquée.
2° Chapelle de la Villa-Viciosa.
5° Détails de la chapelle.
4° Vue extérieure de la mosquée.
5° Vue intérieure.
6° Détails d'architecture.
7° Vue du sanctuaire.
8° Détails de lafaçade.
Hôpital des Enfants Trouvés, vue de la porte extérieure, Moyen âge pittor., xve siècle, pi. LXXXVII.
Relie chapelle de la cathédrale, ib., planche LXXIII.
Plans, coupes et détails de divers monuments, d'Agincourt, Architecture, pi. xliii, xliv, n° 7 ; pi. lxv, n° 22; pi. lxxiiï, n° 11.
La belle mosquée est publiée en détail dans l'ouvrage Monuments anciens et modernes, par J. Gailhabaud, in-4° ; Paris, Didot, frères. V. les livraisons 1, 10 et 20.
COR-ÉVÈQUE. — Crosse de cette dignité, monument du xne ou xme siècle, Collection de meubles, armes, etc., par Asselineau, publiée chez Hauser, in-folio, n° 65.
CORÉ , Dathan et Abiron, engloutis tout vivants. - Miniature d'un manuscrit du ixe siècle. D'Agincourt, Peinture, pi. xli, n° 5.
Ce sujet se voit plus ou moins bien exécuié dans les Ribles gravées sur bois ou au burin, publiées du xive au xvie siècle et dans les œuvres de Martin de Vos , des Sadelers , d'Albert Durer, Lucas de Leyde, des frères Galle, etc.
Les Loges du Vatican par Raphaël. V. son œuvre et ceux de ses graveurs.
CORINTHIEN-ROMAN. - Les chapiteaux de l'église de Custoia (Roussillon) offrent un exemple de ce style. Voyages pittor. et romantiques dans l'ancienne France, par Taylor et de Cailleux (Roussillon). V. les planches, et dans le texte de l'ouvrage intitulé : les Pyrénées, par le baron Taylor, in-8°, p. 208.
CORNEILLE (Le centenier). — Venant demander à Jésus-Christ la guérison de son lils. V. tous les ouvrages avec gravures indiqués au nom Jésus-Christ.
CORNEILLE (Saint). - Châsse des reliques du saint de ce hom, vers le xvr siècle, publiée dans les Acta sanctorum des Rollandistes, mois de septembre, t. IV, p. 752.
Église de ce nom à Compiègne, architecture du xive siècle, publiée dans les Voyages pittor. en France, par Guettard et de La Rorde. V. Compiègne.
Cette vue est très-insignifiante, mal dessinée et mal gravée. V. aussi la Topographie de la France , article Compiègne.
Vue générale prise à vol d'oiseau de l'ancienne abbaye de ce nom, Monasticum anglicanum, t. lor, pi. vu , exemplaire de la Ribliothèque de l'Arsenal, à Paris.
Pour les figures du saint et son costume, voir la collection des saints et saintes du Cabinet des estampes, à Paris.
CORNÉLIUS (Saint). Confesseur ou martyr de la primitive Église, figure debout, mosaïque du vie siècle. Ciampini , Vetera Monumenta, t. Il, pi. xxv, n° 5 et p. 95 du texte.
On trouve une figure de ce nom à genoux près d'un évêque ou archevêque assis, coiffé d'un bonnet conique représentée sur le devant d'une mitre brodée au xme siècle, planche de la p. 95 d'un livre intitulé : des Andelys au Havre, illustrations de Normandie, 1 vol. in-12, par Mme Amable Tastu; Paris, 1845, chez Lehuby, éditeur.
CORNÉLIUS (Évêque).— Tenant à sa main un cornet de chasse ; collection des saints, Cabinet des estampes, à Paris, lettre C.
CORNESàboire et autres (1).— Corne germanique montée sur une patte d'oiseau; monument de sculptureduxne siècle (2); conser-
0 Sur ce Retire de vase el ses variétés, Du Gange. Clossarium infimœ œtalis, verbo Corna.
(2) C'est à torique ne vase es indiqué da ix.' par quelques-uns.
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vée au Cabinet des inscriptions et médailles, à Paris , et publiée dans V Univers pittoresque, de Didot frères. (France), pi. clxx. L'explication des planches est à la fin.
Autre du Xe ou xr siècle , publiée dans la France pittor. et monumentale, par Alb.
Hugo; Paris, 1841 , t. IV, pi. vi , l'explication des planches à la fin du volume.
Autre publiée dans les Antiquités nationales de Millin, t. V, art. LIY, pi. vin, et ce qu'il dit de ce genre d'ustensile, p. 74, 75, 76 où il donne l'inscription gravée dessus.
Corne servant de reliquaire aux reliques de saint Cyprien, dit Ninoviœ. V. au nom de ce saint.
Il existe plusieurs belles cornes à boire, de chasse ou pour tout autre usage, dans le Musée du roi de Danemark, de Suède et de Norwége, elles sont publiées dans un ouvrage intitulé : Musœum régis Daniœ et Norvegiœ, 1 vol. in-folio, par Oligerus, savoir : Cornu aureum Danicum, voir pi. xv. Cornu Oldenburgicum, voir pi. xvi.
La deuxième de ces deux cornes est d'une grandeur et d'un détail de sculptures incroyable, on y compte plus de 250 figures, dont plusieurs sont en relief; autour du bord est une inscription en lettres gothiques, dont une partie exprime une invocation à la sainte Vierge.
Voir au reste l'explication qu'en donne l'auteur p. 59, 60 et 62. Celte belle corne est reproduite sous la désignation de corne d1or de Tondern dans le 11e volume du Magasin pittor, p. 325 (1), plus complètement dans VUnivers pittor. de Didot, frères, (Danemark). V. à ce nom et à trompettes.
Magnifique corne de chasse ornée de 64 sujets de ce genre d'exercice ; la courroie et sa fermeture sont d'un travail remarquable. Ce monument qui paraît être du xve siècle est publié dans VArcheologia britannica, t. III, pi. vi, p. 24.
CORNES (Les) de l'agneau de Dieu. — Planche de la p. 316 de l' Iconographie chrétienne de M. Didron, in-4°.
CORNES D'ABONDANCE. - Willemin en reproduit deux exemples d'après des peintures du xvie siècle, Monuments inédits, t. II, pi. ccl, cclxix. Autre exemple sur un meuble du xvie siècle, publié par M. du Sommera rd, Atlas des arts au moyen âge, pi. xji du chap. XII.
(i) Nous sommes forcé de dire que celle reproduction esl faite avec de nombreuses inexactitudes, soit dans le nombre des ligures, soit dans les détails des ornements; mais la plus grave de ses altérations est d'avoir supprimé les inscriptions gothiques.
CORNET DE CHASSE entre les mains d'un évêque — V. Cornélius etOuPHANS.
CORNETO (État de l'Église). — Portail de l'église Santa-Maria-in-Castello. D'Agincourt, Architecture, fin du xiie siècle, planche lxiv, n° 14.
Plan, coupes, élévation de ce monument, ift.,p].XLii, n°6; pi. lxxiii, n°48; coupole, pi. lxvii, n° 9,
Chapiteaux et colonnes, pi. lxx, n°17; élévation générale, pi. lxxiii, n° 48.
Fonts de baptême de cette église, ib., pi. lxiii, n° 16.
CORNETTE. — Sorte de bande ou pièce d'étoffe qui accompagnait la coiffure des hommes vers les xme et xivc siècles. Les peintures et sculptures de cette époque en fournissent des exemples multipliés. Celles de Jean de Méhun et de Philippe Lebon peuvent en donner une idée. V. ces deux noms, et aussi plusieurs des figures en pied gravées dans la Flandria illustrata. Voir à ce nom.
CORNICHES. — M. deCaumont dans la 4e partie de son Cours d'antiquités monumentales, p. 87, 95, 96, 155, 136, 176, 177, présente la marche progressive de cette portion de l'architecture dans le moyen âge : voir les planches qu'il en donne comme exemple.
Voir aussi les exemples donnés à ce sujet dans la 2° partie des Instructions du comité des arts et monuments , p. 55 et suivantes.
Willemin, t. II, pi. lxviii de ses Monuments inédits donne comme exemple d'un beau modèle de corniche celle de la porte de la sacristie de l'église du Pont-de-1'Arche;ce monumentestdu xve siècle.
Voir toutes les planches d'architecture données par d'Agincourt, MM. Hope, Hittorf, dans les Dictionnaire de cet art, par Britton. Pugin, Batissier, Ramée, etc.
CORNU DUCALIS. - Nom du bonnet ou coiffure des doges de Venise, citée par Paciaudi, Antiquitates christianœ } in-4°, et les monnaies à l'appui, p. 518.
CORONA. — Nom d'une espèce de lampe d'église dont on trouve la désignation dans les livres de liturgie et surtout dans le Liber pontificalis (2).
(2) Du Cange, Glossarium infimœ lalinilalis, infolio, verbo Corona, et notre Glossaire liturgique, inséré dans les Annales de philosophie chrétienne, t. XI, p. 49 et la planche de la p. 60.
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Macri en donne un exemple à la p. 188 de son dictionnaire intitulé : Hierolexicon, etc.
Magnifique lampe de ce nom donnée par l'empereur Barberousse et placée au-dessus du tombeau de Charlemagne à l'église cathédrale d'Aix-la-Chapelle (1). Ce précieux monument dont il n'existe plus qu'un fragment est publié par M. de Caumont, Cours d'archéologie monumentale, 6e partie, planche cvi de l'atlas.
Autre présumée du xnie siècle, servant autrefois dans le chœur de l'église cathédrale d'Amiens, publiée par M. Prosper Tarbé dans l'ouvrage intitulé : Trésor des églises de Reims, 1 vol. in-4°, planche de la p. 213.
Autre donnée par WilJemin , Monuments inédits, pl.ccin. V. au mot Lampes et Lustres le complément de cet article.
CORPORAL. — Celui de l'église deMonza est un des plus anciens objets de ce genre parvenu jusqu'à nous. Millin en donne une description assez détaillée dans son Voyage dans le Milanais, t. I, p. 571. On en trouve une représentation dans le Memorie de Monza, par Frisi,t. II, pi. xvm, p. 184; les inscriptions sont gravées dans VIter italicum de dom Mabillon, t. I, p. 212.
Miracle du corporal de Bolsène, représenté en plusieurs peintures sur émail du xiv' siècle, sur le reliquaire servant à renfermer la relique, savoir :
1° L'instant de la consécration.
2° Le prêtre incrédule se confesse au pape.
3° Transport du corporal à Orviette par l'évêque.
4° Le pape va au-devant de la relique.
Ces diverses peintures sont publiées par d'Agincourt, Histoire de l'art (Peinture), pi. cxxin.
CORPORATIONS des arts et métiers. — V. les monuments désignés au mot Confréries (2).
Très-belle salle de la corporation des métiers de la ville de Lubeck, en style roman, et toute construite en briques.
Voir au nom de cette ville les monuments que nous y signalons. Cette salle doit être
(0 M. Didron donne une description de cette lampe p. 409 de son Iconographie chrétienne, 1 vol. in-4, publié par le Comiléjldes arts et monuments; Paris, 1844.
(2) L'ouvrage d'Etienne Boisleau sur \es Métiers et corporations an au' siècle, dit un savant de notre époque, peut servir à expliquer les vitraux de plusieurs églises. On peut consulter avec fruit l'ouvrage de M. deMonleil, États des Français au moyen âge, ( qui serait inappréciable si l'auteur y avait joint une taule des maiièn-s ), ainsi que les détails donnés à ce sujet par M. de Marchangy dans les G volumes de son ouvrage intitulé Tristan le voyageur ou, la France
reproduite dans l'ouvrage intitulé : Monuments anciens et modernes, par Jules Gailhabaud.
CORPS. — Figure du corps humain sous l'influence des 12 signesdu zodiaque (5). On en trouve des gravures en tête de toutes les Heures de Simon Vostre et de M. Kerver, et dans beaucoup d'heures manuscrites du xive au xve siècle. V. aussi à Constellations.
Corps de saints ou saintes exhumés, ensevelis , transportés d'un lieu dans un autre (4). V. Catherine (Sainte), Funérailses, Translations , Exhumations , Invention de reliques, Martyrs, etc.
Corps humain et ses diverses parties , telles que la tête, le cœur, les bras, les jambes, les mains, les pieds, etc. , employés comme meubles ou pièces de blason; encyclopédie méthodique, in-i°, 1. 1, Blason, p. 21, et les planches indiquées.
CORPS DE VILLE.— Millin dans le 2e vol. de ses Antiquités nationales, n° 20, p. 9, donne des détails curieux sur les divers costumes portés par chacun des corps de ville et des métiers de la ville de Rouen lors d'une procession qui eut lieu en 1596, sous le règne de Henri IV. V. à Processions.
Les sceaux des divers corps de villes , communes, bailliages , prévôtés, etc., sont publiés dans le Trésor de numismatique, volume intitulé : Sceaux des communes, etc., in-folio. V. le détail des pièces dans la table à la fin du texte.
CORPUS DOMINI ( Procession du ). — Angélus Rocca dans son ouvrage Thésaurus ceremoniarum sacrarum pontificiarum , 1 vol. in-folio, donne deux planches représentant une procession du Corpus Domini. V. t. I,. folio 51.
Une médaille du pape Clément VII, à son revers, offre aussi ce genre de cérémonie. V. les suites de médailles des papes par Bonanni et celle donnée par le père Dumolinet au nom de Clément.
CORSE (Ile de). — Sur les antiquités de la Corse , voir le Thésaurus antiquitatum
au xi\e siècle. V. surtout le t. III, p. 5, il, 353 où l'on trouve les statuts de saint Louis sur les rôles des diverses classes des citoyens, t. IV, p. 288; t.VI,p. 273.
(3) Voir à ce sujet Molanus, Historia imaginum sacrarum, in-4°, p. 76, de imaginibus duodecim signorum quœ ante ephcmerides ponuntur.
(4) Sur l'invention du corps des martyrs et les preuves du martyre. V. la dissertation du père Seccbi : Annales de philosophie chrétienne, t. XXIIT, p. 430 et suivantes. L'ouvrage intitulé de l'honneur rendu par les chrétiens au corps des martyrs , etc. , cité par Labbe : Bibliolheca Inhliothecarnrn, in 12, p. 3si.