‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 183 sur 321 · V. ce dernier mot · texte numérisé non relu

V. ce dernier mot

COURONNEMENT DE LA VIERGE. — Mosaïque de Sainte-Marie-aux-Fleurs, à Florence , chef-d'œuvre de ïaddeo Gaddi. D'Agincourt, Peinture, pi. xvm, n° 14, vers le xiii0 siècle.

Mosaïque de Sainte - Marie - Majeure , à Rome, peinte par ordre de Nicolas V, qui s'y est fait représenter à genoux, ib., n° 18, monument du xive siècle.

Belle composition peinte à l'eau d'œuf par le moine Fra Angelico Fiesole , vers le xive siècle. Ce curieux tableau, d'environ 6 pieds de haut sur 5 à 4 pieds de large, appartient au Musée du Louvre , à Paris, et est placé en tête de la collection des dessins de l'école florentine. Cette peinture est un des chefs-d'œuvre du moine , et a été gravée et publiée par Schlegel en 10 ou 12 planches in-folio, au trait, avec un texte allemand. Il en existe des éditions françaises; au bas de ce tableau est une suite de petits sujets delà vie de saint Dominique, détaillés au nom du saint.

Célèbre niellure de Mazzo Finiguerra , inventeur de la gravure en Italie, dont il existe une épreuve au Cabinet des estampes, à Paris, une autre au Musée de Florence. On en trouve d'assez bonnes copies dans les Essais sur les nielles, par M. Duchesne, aîné, conservateur du Cabinet des estampes, à Paris, in-8°; dans l'ouvrage intitulé : Monuments des arts du dessin, recueillis par Vivant Denon, 1 vol. in-folio, texte historique et descriptif, par Amaury Duval; Paris, 1825-45, pi xlvi, t. I. Il en existe aussi une autre copie en tête du catalogue du cabinet Durand. V. aussi la planche

d'une Paix publiée par Oltley, Histoire de la gravure.

Peinture à fresque du tabernacle de Saint- Jean-de-Latran , xive siècle. D'Agincourt, pi. cxxix, n°5.

Couronnement de la Vierge, par le peintre Ambroise Borgnone , 1475-1522 , publié par Orsini, Storia délia pittura in Italia, in-folio ; Rome, 1858. On y remarque le Père éternel debout, dont la figure est d'une expression sublime de mansuétude; le Saint-Esprit est sur sa poitrine, il semble embrasser de ses deux bras étendus son fils et sa fille bienaimée, la vierge Marie. Plusieurs cercles d'anges jouant de divers instruments entourent de leurs concerts le groupe divin; au bas du ciel sont les bienheureux qui admirent ce ravissant spectacle (1). V. pi. ci du lev volume.

Peinture sur bois , même époque , ib. , pi. cxxxin, n° 5; grand nombre d'anges jouant de divers instruments. Les têtes de la Vierge et de Jésus-Christ sont reproduites en grand n° 5.

Belle sculpture du xive au xve siècle, servant d'ornement à l'autel de Saint-François, à Bologne. Cicognara, Storia. délia sculliira in Italia, t. I, pi. xxxvi.

Belle miniature du xve siècle, provenant d'un livre d'heures, reproduite par M. le comte de Bastard dans son ouvrage sur les Manuscrits à miniatures, 5e livraison .

COURONNEMENT DES VIERGES CHRÉ- TIENNES. — Cérémonies qui se pratiquent lorsqu'elles entrent en profession et qu'elles ont reçu le voile. Pontificale romanum, édition in-folio , 1564, pi. clx,clxiv, clxv,

COURONNEMENT DES PAPES. — V. au mot Papes toutes les cérémonies qui les concernent.

COURONNEMENT DES ROIS, EMPEREURS, PRINCES, etc.

— Des rois anglo-saxons. V. Couvertures, Missels.

- D'un prince lombard par un évêque.

Un officier lient une épéedans son fourreau et qu'il élève en signe d'honneur ou de puissance. On y remarque parmi les assistants l'archiprêtre de i'égiise de Monza, l'archevêque de Cologne, un duc de Saxe, l'archevêque de Mayence, un marquis de Brandebourg. Ce bas-relief important, prove-

(1) Cette magnifique composition qui appartient au en Italie, p. 156 de l'ouvrage intitulé • du Vandalisme «lue Melzi, à Milan, est citée par le comte de Monta- et du catholicisme dans l'art ; Paris , i839, Boblet, lembert, Tableau chronologique des écoles de peinture éditeur.

cou

COU

uanl de l'église de Monza, a été publié par Frizi, Memorie di Monza, t. I, pi. x, par Giulini dans ses Memorie, etc., tome VIII, p. 445. Muratori reproduit cette sculpture qui paraît être du xne siècle dans son ouvrage intitulé : Scriptores rerum italicarum, etc., t. T, planche de la p. 509. Sur un autel sont des vases sacrés, une croix de forme dite gemmata.

Ce bas-relief pourrait bien être le même que celui publié par d'Agincourt, Sculpture, pi. xxvi, n° 53, et qui provient du jubé de l'église de Monza (1), xir ou xme siècle.

— D'un prince bulgare , miniature du xiue siècle. D'Agincourt, Peinture, pi. lxi, n°5.

— D'un empereur d'Allemagne par un évêque, sculpture du xive siècle, ib., planche xxviï, n° 2.

— De Charlemagne. V. à son nom.

— De l'empereur Sigismond par le pape Eugène IV, en 1435, bas- relief d'une des portes en bronze de l'église Saint-Pierre de Rome, monument du xve siècle, Trésor de numismatique, etc., volume Ornements, Sculpture en relief , etc., pi. xxx, et dans l'ouvrage d'Érasme Pistolesi , Il Vaticano descritto, in-folio, à Rome, t. Ifl, pi. x.

— De l'empereur Henri VI par le pape Clément III, miniature du xme siècle, tirée du manuscrit du moine Ebulon, Carmen de moiibus siculis, etc. V. au mot Sicile le détail de cet ouvrage.

— Du prince Visconti, même siècle, miniature provenant d'un missel de l'église Saint-Ambroise de Milan. Bonnart, Recueil de costumes au moyen âge, 1. 11, pi. c etcxix.

Ces deux miniatures sont très belles et capitales.

— De saint Louis. V. ce nom.

— Du roi Charles V et de sa femme.

De Charles VII. V. les noms de ces deux princes. Un bas-relief du xve siècle, publié par Cicognara, Storia délia scultur. in Italia, t. II, pi. xxxviii, représente le couronnement d'un prince lombard, autre, sans doute, que celui ci-dessus désigné.

— De deux princes par un archevêque; pierre tombale représentant Sigefroi, archevêque de Kulde couronnant Guillaume le Batave et Henry de Hesse, sous les pieds du prélat un dragon et un lion, etc., Historia Fuldensis, pars 3% p. 194, par Schannat, 1 vol. in-folio.

L'ouvrage intitulé : Sicilia descritta con medaglie, a Philip. Paruta, 1 vol. in-folio, pi. cxx, donne une médaille de couronnement d'un roi par un évêque, en 1494.

(i) Millin donne l'explication très-délaillée de ce bas-relief, des divers personnages et de tous les costu-

Autre, même ouvrage, folio 125, en 1442.

Cérémonies qui se pratiquent au couronnement des rois suivant ce qui est tracé par le Pontificale romanum,V. les planches des p. 169, 170, 172, 175, 175, 176, 177, 178, 179. V. les éditions in-folio et in-8°.

Pour le conronnement des reines, V. le même ouvrage et les planches des p. 182,

!, 189, 194, et au nom Charles V.

COURONNEMENT ARCHITECTURAL. — Sorte de décoration qui termine le haut d'un monument d'architecture ou de sculpture, et plus communément nommée abat-voix, pavillon, baldaquin. On en trouve divers exemples dans d'Agincourt, Architecture, pi. lxvi, Sculpture, pi. xxm, xxiv, xxvi, n° 15; pi. xxvni, xxix, n° 57; pi. xxxn, n°9; pi. xxxiv, n° 4.

M. du Sommerard, Atlas des arts au moyen âge, pi. m, chap. XII ; pi. iv, chap. V; pi. v, chap. XIII.

Les publications du Moyen âge pittoresque et du Moyen âge monumental offrent plusieurs exemples de ce genre de décoration. V. les planches et aux mots Chaires, Clôtures, Sièges pontificaux, Stalles, etc.

Couronnements de cheminées du xivc ou xvie siècle. V. au mot Cheminées.

— De portes d'églises, de chapelles, d'escaliers, de dressoirs, de fenêtres, de lavabo, de piscine, de jubés, de lits du xve au xvie siècle, etc. V. à chacun de ces mots les monuments que nous citons.

Plusieurs châsses , telles que celles de Saint-Eustorge, à Milan, de Saint-Sebald de Nuremberg, de Sainte-Elisabeth, etc., sont enrichies de couronnements remarquables.

Page 1