V. aussi Supplices, Tortures et au mot Justice
CRIMINELS EXPOSÉS AU PILORI. V. à ce
mot.
CRIS DE GUERRE. —On trouve quelquefois les cris de guerre ou de ralliement figurés ou inscrits sur les étendards, les écus et
les armoiries des chevaliers. Nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer pour ce genre d'étude aux miniatures , peintures , sculptures représentant des pas d'armes, des joutes, tournois, carrousels, sujets de batailles , etc. , aux planches dont sont ornés les livres de chevalerie , d'armoiries , etc.
Paillot, dans sa Vraie science des armoiries, \ vol. in-folio, p. 245, donne divers exemples de cris de guerre tracés, figurés , peints ou brodés sur l'écu des armes.
Willemin a publié , dans le tome II , pi. clxxvii de ses Monuments inédits, un exemple curieux de ce genre, c'est l'étendard enlevé aux Bourguignons par Jeanne Hachette , et sur lequel était écrit en lettres déforme singulière, Burgundia.
V. aussi l'ouvrage de M. Rey sur V Histoire des drapeaux chez les diverses nations , etc.; mais l'auteur n'a pas fait ses recherches sous le point de vue qui nous occupe.
CRIS DES MARCHANDS de Bologne. — Suite de costumes du bas peuple, par Annib. Carrache , 42 pièces gravées par Mitteli et J. de Rossi. V. leurs œuvres.
CRISPINA (Sainte). —Vierge de la primitive Eglise, figure debout tenant une couronne, mosaïque du xvie siècle , Ciampini , Fêtera Monumenta , t. II, pi. xxv , n° 15 et p. 100 du texte.
CRISTAL DE ROCHE.— Bas-reliefs sculptés au xvie siècle, en Italie; d'Agincourt, Histoire de l'art ( Sculpture ) , pi. xlhi , n° 8.
M. du Sommerard donne un autre exemple de ce genre de travail , Atlas des arts , etc. , pi. î, chap. XL
CROCCEA. — Espèce de pallium ou manteau noir à l'usage des cardinaux et de quelques ordres militaires. On en trouve un exemple dans la planche gravée p. 192 de V Hierolexicon de Macri , 1 vol. in-folio.
CROCHETS (2). — Sorte d'ornement de sculpture gothique affectant la forme d'une volute de crosse ou de feuille ondulée placée sur le rampant des pinacles, des pignons, des ogives , autour des chapiteaux , etc.
'0 Le père Méneslrier dans son Traité des devises (2) Sur l'origine de ce genre d'ornement nommé
ciemb'eiues inséré dans Se volume Intitulé : de la aussi crosse , v. ce que disent les auteurs du Cours
Philosophie 'des images, 1 vol. in-12, p. 364, réfute d'archéolotiie monumentale, inséré au 6>- volume des
l'invriisemblance de' la ridicule addition que fait à Mémoires de la société des antiquaires de Picardie,
celte armoirie le père Vion, bénédictin, dans son livre p. 408. L'abbé Oudin, Manuel d'archéologie, in-8°,
des Prophéties de S. Malachie, publié à Venise en 1524. p. 124.
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V. divers spécimens de crochets dans les Instructions da comité des arts et monuments , *2e série , p. 59 et 52.
Dans le Cours d'antiquités monumentales de M. de Gaumont, 4e partie, p. 241 , 285, 292, 299, l'ouvrage de M. Romagnesi sur les Ornements de sculpture, dans le Moyen âge monumental, in-folio., publié à Paris; chez Hauser. V. les diverses planches de portails d'églises du xnr au xive siècle.
Dans la Collection d'ornements, par Jules Peyre, publiée chez le même , 1 vol. in-folio. V. les planches.
CROISADE (Chevaliers de la ). — Schoonebeck, Histoire des ordres militaires , t. I,
pi. XXVII.
CROISADES (1) ET CROISÉS.— Collections de diverses peintures, sculptures, mosaïques, etc. , relatives à cette époque célèbre.
Les vitraux de l'église de l'abbaye de Saint-Denis , exécutés sous l'abbé Suger; savoir : Départ des croisés, vitrail de l'église de Saint-Denis, xne siècle, publié par M. Cahier et Martin , prêtres , Monographie de Bourges,\n-îù\\o, pi. d'étude n° 2. Le combat deJXicée, Monuments de la monarchie française, de Montfaucon , t. I, pi. l , n° J .
Prise de la ville de Nicée. Les infidèles y sont désignés sous le nom de Parthes.iîfonuments de la monarchie française, t. J, pi. l, n° 2.
Le siège d'An tioche et un combat entreles croisés et les infidèles, ib., pi. li, nos 5et4.
Une bataille et la prise de Jérusalem. On y voit des machines de guerre , un château roulant , un pont abattu contre la muraille, etc., ib., pi. lu, nos 5 et 6.
Bataille près d'Ascalon. On y voit un fait d'armes du comte Robert, ib., pi. lui, nos 7 et 8.
Ces mêmes sujets sont reproduits dans le Trésor de la couronne de France, t. I , pi. l, li , lu , lui , liv , et dans la pi. xni et
xiv de la France historique et monumentale d'A. Hugo , t. NI (2) , et encore dans Y Atlas des monuments français , in-folio , d'Alex. Lenoir , xme siècle, pi. xxm.
Une deuxième suite de beaux vitraux du xivc siècle, de la même église, représentant divers sujets de la vie de saint Louis, offre aussi quelques sujets des voyages de ce prince en Palestine; savoir : 1° son départ pour la terre sainte ; 2° sa captivité ; 5° recueillant des reliques; sa mort en Afrique. Monuments de la monarchie française, t. II , pi. xxii , nos 1 et 2 , pi. xxv , n° î.
Suite de miniatures d'un manuscrit du xve siècle, dont quelques-unes sont publiées par M. Rigollot, dans l'atlas de V Essai sur les arts en Picardie. V. la pi. xxxm et p. 164 du texte , en 1 vol. in-8°, et dans le 5e volume des Mémoires de la société des antiquaires de Picardie , p. 275 et suivantes.
Soldat croisé. Sculpture d'une pierre runique à Skokiorter placée à la porte de l'église de ce nom , à Upland , en Suède , reproduite dans l'ouvrage de M. Pierre Victor, dans un Essai sur les monuments de la Scandinavie , in-8°; Paris, 1841, planche de la p. 15. On y voit une étoile à huit pointes avec un nimbe posé sur une croix.
Suite de monnaies inédites des princes français croisés, des empereurs français de Constantinople , barons , ducs , seigneurs d'Antioche, de Tripoli, de Galilée, etc., publiée par le baron Marchand , Mélanges de numismatique et d'histoire, lettre 7e; Paris 1818, in-8°, p. 55 à 78 et la planche à la fin de la lettre.
Plusieurs monnaies de ce genre et delà même époque sont publiées par M. Michaud, à la fin du dernier volume de son Histoire des croisades , lre édition; elles sont accompagnées de quelques explications. Ces planches furent supprimées dans les éditions qui suivirent celle ci -dessus indiquée , M. Michaud ne trouvant pas ces monnaies assez authentiques.
(1) Sur ces guerres si célèbres dans le moyen âge, voir tous les ouvrages cités par Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, in-4°, t. IV, p. 394, 395. Les manuscrits appartenant à la Bibliothèque royale de Paris, cités par M. Paulin Paris, Notices sur les manuscrits , etc., in-8% l. I, p. 8i. Celui placé sous le n° 8314, 3, traduit sur l'original de Guillaume deTyr,est un des plus beaux que nous puissions citer.il renferme plus de 100 miniatures admirables, des lettres majuscules sur fond d'or, d'une grande perfection. Nous y avons remarqué suriout, folio 67 recto et 299, la miniature représentant des pèlerins en prière près d'un autel, folio 328 ; saint Louis, à cheval, attaquant une ville. Parmi les ouvrages plus modernes, 1 Histoire des croisades, en 6 vol. in-8°, par Michaud, avec allas. Cet allas arrangé par nous est le seul qui existe ainsi; il forme 1 vol. in-4°, renfermant tout ce que nous avons pu découvrir sur les
Croisades, portraits , batailles, vues de villes, tombeaux, monnaies, sceaux des princes croisés, etc. Cet exemplaire est destiné avec le reste de notre collection à la bibliothèque du Musée de Cluny. L'édition de 1829 est accompagnée d'une table des matières assez étendue, rédigée par l'auteur du présent Dictionnaire. La Bibliolhèq te des croisades, dont le 4e vol. renferme les extraits des auteurs arabes sur ces guerres , est de M. Reynaud, de l'Institut; la Gaule poétique, de Marchangy, t. 1,2e partie, p. 141 à 208; p. 277 à 322, et les preuves p. 400 et suiv. ; t. II, p. 17 J à 212 ; t. II f, p. 193 à la fin. On trouve dans les notes de ces volumes une foule d'ouvrages manuscrits et imprimés cités sur les croisades.
(2; Cette suite curieuse nous semble mieux rendue dans ce.dernier ouvrage que dans celui de Montfaucon, qui d'ailleurs n'en donne que 5, tandis qu'Ab. Hugo en donna io.
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Cette suite de monnaies, provenant du cabinet de M. Cousinery , appartient au Cabinet des médailles de Paris. Pour les monnaies des princes français de l'empire grec, voiries planches et le texte de l'ouvrage de M. Lelewel et dans la Revue numismatique , l. VII, pi. vu, et le texte qui accompagne ces monnaies (1 j. V. aussi Nicée.
CROISÉES ou FENÊTRES. V. ace dernier mot. Du reste il faudrait citer tous les monuments par siècle et par pays sans pouvoir épuiser ce genre d'indication.
CROISILLONS.— Il faudrait citer presque toutes les églises du xr au xive siècle pour indiquer une suite de ce genre et enfaire un tableau comparé; chacun peut voir les monuments de l'époque qui l'intéresse pour en étudier les parties nécessaires à ses études.
Parmi tous ceux qui existent , nous signalerons plus particulièrement celui de l'église Saint-Etienne de Beauvais , qui est du xie au xir siècle, publié par Willemin. V. la planche xxxiv de ses Monuments inédits.
Ce croisillon est d'un détail peu commun qui fait l'objet de quelques observations érudiles dans le texte dej'ouvrage, p. 24 du 1. 1.
On le trouve également dans l'ouvrage de M. Woillez, intitulé : Archéologie des monuments religieux du Beauvoisis 3 in-folio , pi. iv et le texte de cette planche.
Nous citerons aussi ceux qui se trouvent evidés aux quatre angles de la grande rose du portail principal de la cathédrale de Strasbourg, ceux des baies des cloîtres de Rouen, de Noyon, de Cantorbery , de Salisbury, des fenêtres de l'église de Saint-Denis. V. à ces divers monuments les planches que nous y indiquons.
Voir aussi l'exemple qu'en donne M. de Caumont, Cours d'antiquités monumentales, 4e partie, atlas , pi. lxvi , tig. 8, et ce qu'il en dit p. 140 de son texte.
Autres donnés par M. l'abbé Oudin , Manuel d'archéologie , pi. xm, nos 7,11, 13.
cintre d'une arcade romane d'une des faces du clocher de l'église de Ceffonds, publiée dans le Foyage archéologique dans le département de l'Aube, de M. Arnoud, in-4° , pi. i de celte localité. Nous ignorons si cette particularité se retrouve ailleurs et quelle en peut être la portée, nous livrons aux archéologues. V. le texte de la l'ouvrage.
Petit croissant placé sur le lambel des armoiries d'un seigneur de l'Angoumois.
V. l'ouvrage intitulé : Antiquités de la Charente, par M. l'abbé Michon, in-4°; Paris, 1844. V. la liste des planches.
Croissant de la lune qui figure quelquefois à l'un des côtés de la croix de Jésus-Christ. V. les peintures ou sculptures du Calvaire par les peintres ou sculpteurs des diverses époques du moyen âge. On le voit assez souvent placé sous les pieds de la sainte Vierge, dans son Assomption. V. ce mot.
Le croissant figure également dans plusieurs armoiries. V. à ce sujet l'ouvrage de Paillot, intitulé : la Fraie science des armoiries , in-folio , et dans ceux de Ménestrier sur le Blason. V. également les armoiries de quelques papes, tels que Formose Ier, Jean XXII, Pie II et III, etc., ainsi que dans les armes de Henri II et Diane de Poitiers (2). Tous les monuments du règne de ce prince en sont couverts. Les portes, les fenêtres, les solives, les plafonds, les murailles en sont des preuves multipliées et faciles à rencontrer.
Croissant sous les pieds d'un seigneur de la maison de Savoie. V. la planche donnée p. 250 , dans V Histoire générale de la maison de Savoye, parGuichenon, in-folio, t. I.
Le croissant se voit aussi dans les détails du tombeau de Charles, duc du Bourbonnais, à l'église de Souvigny. V. au nom de ce prince et au nom de l'église en question.
Ordre du croissant. Une miniature du xve siècle, publiée dans le Trésor de la couronne de France, représente la vue d'un chapitre de cet ordre; t. II, pi. clxvi. V. aussi Schoonebeck, Histoire des ordres militaires , t. II, n° 54.
CROISSANT. — On trouve la figure du CROIX DE JÉSUS-CHRIST (3). - V. Calcroissant musulman évidé dans le plein vaire , Jésus-Christ, Passion.
(l) Sur les monnaies de ce genre, voir tous les ouvrages cités dans la Prévue, t. ï, p. 127 ; l. II, p. 238 ; t. III, p. 1 47. Le travail de M. Cousinery, sur celles données par M. Michaud à la fin du 5e volume de la \e édition de son Histoire des croisades. Ces monnaies sont assez difficiles à trouver ayant été supprimées dans les éditions suivantes.
(2 1 Voir au sujet du chiffre de ces deux personnages l'observation remarquable que fait M, Ch. Lenormant, Revue numismatique, t. VI, p. 425.
(3) Sur la croix comme instrument de supplice, comme forme et comme image sainte, v. Fabricius, Bibliolheca aniiqiaria, in-4°, p. 521, 385, 720, 756; Casalius, de Rilibus chrisiianorum, verbo Crux et Cruces, à la table; Malanus, édition de Paquot, in-4°, p. 43 et suiv., Hisloria didaclica de sauças cruefs cuit a et veneraUone. in o>dine div. benedicii a Magnoaldo Ziegelbaur/wjMS ordinis, in-4°; Vienne, 1746. On y trouve quelques figures. Sur cette matière importante, voir encore toutes les observations, disser-
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Découverte ou invention de la croix par sainte Hélène. V. à ce nom.
Exaltation de la croix. V. ce que nous indiquons sur cette fête, dans l'Église grecque. Y. à Exaltation.
— Rapportée en triomphe par Iîéraclius; grande médaille byzantine, publiée par DuCange, en tête du 1er volume de son Glossaire latin , l'e édition, pi. iv. Au revers est un portrait deTempcreur placé sur un croissant, avec cette inscription : Saper tencoras , etc. La couronne du prince est des plus remarquables.
Le char à quatre roues qui porte Iîéraclius , le harnachement des trois chevaux , le fouet du cocher, les quatre lampes suspendues en haut de la médaille, tout est à étudier avec soin.
Cette belle médaille est reproduite beaucoup mieux que par Du Gange, dans l'ouvrage : de Cru.ee , par Juste Lipse, petit in-4°, p. 95, Anvers, offic. Plantiana, dans lequel on trouve, p. 91 , 95 , 141 , diverses médailles frappées au signe de la croix. On y voit les effigies de Valentinus, Maurice, Decentius, Justin, Zenon, Constantin, Phocas , Anastase et Théophile , empereurs chrétiens.
Croix de Jésus-Christ placée sur un dragon , représentée ainsi sur un vitrail de l'église de Saint-Denis. V. la planche d'étude vu , fig. G. Description des vitraux de la cathédrale de Bourges , par MM. Cahier et Martin , in-folio, et p. 77 du texte.
Croix figurée par une colonne portant un dragon. Vitrail de Bourges, pi. i, même ouvrage et p. 77 du texte.
Croix double représentée sur une des verrières delà cathédrale de Bourges, pi. i, Description des vitraux de cette église, par l'abbé Cahier et Martin , in-folio , et le texte qui s'y rapporte.
Jacob Gretzer, Opéra omnia, en 17 vol., consacre 5 vol. intitulés : de Cruce , à des recherches critiques sur la croix. On y trouve beaucoup de planches.
Bosio a publié un ouvrage in-folio , intitulé : Crux triomphans , dans lequel il a
talions et configurations variées de la croix sous toutes ses acceptions réelles ou symboliques consignées dans Vlconoi/raphie chrétienne de M. Didron, ïn-4°, p. 35i à 402. 11 serait difficile de pouvoir dire quelque chose de plus après un travail si étendu et si consciencieux. M. Cyprien Robert résume tout ce qu'on peut savoir sur cet important obj^t dans son Cours d'antiquité chrétienne, Université catholique, t. VII, p. 123 et suiv. Il est assez difficile d'établir une nomenclature bien distincte, bien caractérisée et surtout bien satisfaisante à cet égard. Taniôlla croix est envisagée sous le point de vue historique, tantôt sous le point de vue mystique ou allégorique, tantôt comme objet d'art, tantôt comme objet de dévotion ;
réuni toutes les formes variées données à la croix depuis les premiers siècle du christianisme. Y. les planches de ce volume.
Croix dite Cortonensis. Dissertation de Philippe Venuli, 1 vol. in-4° ; Livourne, 1751, ornée de quelques planches et reproduite par Gori , dans le 5e volume de son Thésaurus diptychorum, p. 156. V. aussi au mot IIierothechjm. Cette précieuse relique a été également l'objet d'autres dissertations dont Gori donne les auteurs, p. 129 de son ouvrage cité ci-dessus.
De Cruce Velitema, par le cardinal Borgia , in-4°, pi. xvui, p. 157.
De Cruce Vaticana, par le même ; Rome, in-4°, également accompagné de planches.
Croix des cimetières; cérémonies en usage dans l'église pour leur bénédiction. Pontificale romanum, édition in-folio de 1564; Paris, p. 144, 146, 147, 151.
Croix de consécrations peintes ou sculptées sur les murailles ou les colonnes des églises.
Nous citerons comme très-remarquables celles qui sont gravées en creux, incrustées de couleurs et d'or, placées sur les disques que tiennent les statues d'apôtres placées des deux côtés de la Sainte-Chapelle de Paris, église supérieure. On en trouve des représentations dans V Histoire de ce monument par Morand. Y. la planche de la p. 51. On les retrouve dans le Musée des Petits- Augustins, fondé par Alex. Lenoir, où elles furent placées à l'entrée de la salle dite du xive siècle. V. les planches publiées sur ce musée par Lavallé, Reville et Biet. Ce Musée ayant été détruit, elles furent portées au mont Valérien, d'où elles sont revenues à Paris prendre leur ancienne place à la Sainte-Chapelle restituée, restaurée en 1845, 1844 et suiv. Une de ces curieuses statues a été publiée séparément par les soins de M. Lassus , architecte. Nous en possédons une épreuve dans notre collection topographique de Paris. V. Sainte-Chapelle.
Les églises de Groslay et de Montmorency, près Paris, offrent des croix de consécration qui seraient curieuses à copier.
quelquefois les auteurs ne l'envisagent que sous le rapport de la figure de Jésus-Christ dont les représentations sont également si multipliées et si variées. Les distinctions qui existent entre croix proprement dite, crucifix et même Christ sont si vagues, si variées, si arbitraires, que n'ayant pas trouvé de régies tracées d'une manière arrêtée à cet égard, force nous a été de faire comme nous pouvions dans les désignations que nous établissons ici. Avons-nous réussi? nous sommes loin de le croire, puisque de plus habiles que nous se sont trompés. Parmi tous les ouvrages existant sur la croix sous les divers points de vue signalés ci-dessus, nous avons tâché de citer ce qu'il y a de plus accrédité sur ce sujet.
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CROIX MONUMENTALES, en pierre, bois, fer ou toute autre matière dure, placée sur une pierre druidique ou dolman, à Carnac. Allas de l'introduction à l'histoire de France, ou encore ics Siècles de la monarchie française, pi. vu bis. Cet ouvrage entrepris par MM. Jouffroy et Breton, et publié chezDidot, frères , Paris, 1838, n'a pas été terminé; les livraisons qui en existent sont réunies en 1 vol. in-fotio.
Autres des premiers siècles du christianisme dans les Gaules, ib., pi. xxvm.
Croix de Saint-Omer, monument trèsimportant. V. au mot Pieds de croix.
Croix dites de Saint-Denis, détruites par les vandales de 95 ; elles sont heureusement gravées dans la collection dite la Topographie du maréchal d'Uxelles au Cabinet des estampes de Paris, l. XVI, folio 121 : elles sont au nombre de 5 ou 6, ornées de petites statues de rois de France, placées dans les niches gothiques qui entourent la base de ces monuments. Une de ces croix se trouve gravée sur une planche d'Israël Sylvestre ou de Marot, représentant une vue latérale de l'église Saint-Denis et de la chapelle des Valois. V. notre Topographie de la France et celle du Cabinet des estampes, article Saint-Denis (1).
—De l'église de Foucberes, monument du xive au xve siècle. Voyages artistiques dans le département de l'Aube, par Arnoud, in-4°, pi. m. V. le texte, p. 2i. t
__De Plogastel Daoulas , orne dune foule de petits bas-reliefs sculptés sur pierre, représentant la vie de Jésus-Christ, un d'eux est l'entrée à Jérusalem , où Ton voit Jésus-Christ précédé de paysans bretons. Ce monument curieux qui parait dater du xiii* siècle est publié dans la Galerie bretonne, ouvrage de M. 0. Perrin, du Finistère dans lequel on trouve les mœurs, les usages des Bretons de l'ancienne Armonque avec des notices par M. Amaury Duval, 2 vol. in-folio ornés de gravures sur acier, a Paris chez Perron et c e ; ce monument est reproduit dans le Ie1 vol. de la Bretagne, de Jules Janin, p. 120.
Croix de pierre du cimetière de Graville, publiée dans les Voyages piltor. en France, par le baron ïaylor et de Cailleux , Normandie, pi. vi. Cette croix est curieuse si l'artiste n'y a rien ajouté de son invention.
Croix de Glocester, monument du xive au xve siècle. Vetusta Monumenta Angliœ, t. II, pi. VIII.
Croix du cimetière des Saints-Innocents, à Paris; elle est accompagnée de sujets pieux. Topographie de Paris, à l'article Innocents (Charniers des).
Croix de diverses places publiques de Rouen, xivc siècle environ. Voyages pittor. en France (Normandie), par Taylor et de Cailleux. V. les planches.
Croix de Royat, sculptée en lave, présumée du xne au xiir siècle. Voyages pittor. dans Vanc. France, Taylor et de Cailleux (Auvergne). V. au nom Royat.
Croix en fer élevée près la ville de Troyes, détruite depuis longtemps, et publiée par les soins de M. Arnaud dans ses Antiquités de la ville de Troyes et dans ses Voyages artistiques, etc., in-i°, pi. m.
Croix de l'ancien cimetière des Valois, à Saint-Denis, dont le pied en pierre était sculpté avec niches gothiques et figures. Vues de l'église de Saint-Denis par Israël Sylvestre. V. son œuvre.
Croix de Waltham ou Watham, en Angleterre, en mémoire de la reine Éiéonore, ornée de statues dans le style du xive ou xve siècle, Vetusta monumenta Angliœ, t. I, pi. vu, in-folio.
Croix de Winchester, même siècle, même ouvrage, pi. lxi.
Croix processionnelles, en bois, fer, or, argent, etc. Toutes celles publiées par Ciampini, Vêlera Monumenta, t. Il, pi. xi, xn, xiii, xiv. Celle dite de Ravenne est surtout remarquable; on y trouve la série des évêques de cette ville, publiée par le même dans : Teatro délia basilica Pisana, in-folio, et reproduite, mais moins bien, dans ses Vetera Monumenta, t. II, pi. xiv.
Belle croix archiépiscopale, ouvrage d'orfèvrerie du xive ou xve siècle, publiée
T Dans le 3e volume des Mémoires del'Inslilut, est unedisserlalion de dom Abrial, ex:bénédicun qui essave de prouver que ces croix existaient déjà du emisdel'abbéSu^r et qu'elles avaien ele posées depuis (église Saint-Lazare, alors dans les champs '.qu'à l'ellisede Saint-Denis en témoignage du droit de ropriéte des moines de ladite abbaye sur tout je terrain qui existait dans ces deux limites, en vertu de concessions royales, appuyées sur les litres, diplômes et autres actes rapportés et discutes par le savant bénédictin, voirie volume précité, p. 25. Felibien, Histoire de l'abbaye de Saint-Denis, l vol. m-folio, «249 dit affirmativement que ces croix lurent érigées sur la seule route de Saint-Denis depuis les portes Se Paris, pour constater la mémoire de la translation
des reliques de saint Louis par son fils, Philippe le Hardi, et qu'elles servaient à indiquer les endroits de la route où ce prince s'était reposé en portant sur ses épaules les restes de son père. Le sieur de Mauléon dans ses Voyages liturgiques, 1 vol. in -8°, p. 262, donne à ces croix la même origine ; seulement il n'en précise pas l'époque comme dom Félibien. Si nous ajoutons à es deux autorités celle du maréchal d'Uxelles qui lésa fait heureusement dessiner, et celle dePiganiol de la Force et de quelques autres , dom Abrial reste seul de son avis. Nous laissons aux lecteurs à se décider pour celle de ces versions qui leur semblera plus vraisemblable, ou qui les satisfera davantage.
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siècle; "Paciaudl, A ntiquit. christianœ, in-4°, p. 65; époque incertaine.
Autre du xvc siècle, Atlas du Sommerard, pi. h, chap. V; on y voit les diverses scènes de la Passion.
Pied de la croix de saint Berlin, Album du Sommerard, pi. xi de la 9e série, reproduite dans la planche d'étude i, figure I) des Vitraux de Bourges , par MM. Cahier et Martin, prêtres, et p. 21, 107 du texte.
Autres publiées par Ciampini, Fêtera Monumenta, in-folio, t. II, pi. x, xi, xn, xhi, xiv ; par Casalius, de Ritibus christianorum, in-4°, pi. v, vi.
CROIX HABITÉE, formant gloire avec plusieurs personnages, gravure de 1491, d'après la vision du Dante dans son poëme, reproduite dans VIconographie chrétienne de M. Didron, in-4°, p. 586; Paris, 1844, publiée par ordre du ministère.
Croix constellée (2) , Ciampini, Fêtera Monumenta, pars2a, pi. xxiv, elle est peinte au milieu d'une auréole avec ces lettres A, C, 0, en haut d'une mosaïque, à Saint-Apollinaire de Ravenne.
Voir aussi Gori, Thésaurus diptychorum, t. II, planche de la p. 22.
CROIX PECTORALES. — Nous indiquerons celles qui appartiennent à l'ancien trésor de Saint-Denis. V. les pi. i et n de V Histoire de cette abbaye par Félibien, infolio, lettres A, B.
— Données par Casalius, de Ritibus christianorum, in-4°, pi. xvi, n° 8.
Celles gravées dans l'ouvrage intitulé : Musœum régis Daniœ et Norvegiœ, in-folio, publié par Oligerus, pars la, pi. xiv, n° 10.
Autre trouvée dans le tombeau de saint Celse, à Milan, et servant à renfermer des reliques. Millin, Voyage en Piémont, t. I, p. 106 à la note, et la planche qu'en a donnée Bugati, pi. ii, n° 1.
Pezius dans le 1er vol. de son Thésaurus anecdotarum, sive collectio monumentor. Ecclesiœ, p. 50, a donné une curieuse figure de saint Benoît, tenant une croix de forme inusitée, portant une inscription latine. Le texte explique l'origine et l'usage de cette croix ; la ligure du saint est remarquable et d'une grande sévérité.
Croix de la sainte Vierge. Nous désignons ainsi une figure, du reste à ce qu'il paraît unique, représentée dans une belle mosaïque de la chapelle dite de Nicolas V au Vatican, tenant sur ses genoux l'enfant Jésus,
(i) Sur cette forme de croix, voir Raoul Rochette, (2) Voir au sujet de ce monument Je texte de Ciam- Discours sur les types primitifs de l'art chrétien, in 8°, pini, t. II, p. 81, 82, et le Bulletin du comité des arts p. 59, note 1, qui v cite plusieurs monuments publiés, et monuments, t. H, p. 313.
damVouxragemt'ilxûé: Musœum régis Daniœ et Norvegiœ, etc., par Oligerus, in-folio, 2 vol., pi. xiv.
Belle croix processionnelle de l'église de Lambader, en Bretagne, publiée par M. du Sommerard, Album des arts au moyen âge, pi. iv de la 7e série, on y voit plusieurs ligures de saints.
Croix archiépiscopale du trésor de la cathédrale de Cologne, xme siècle environ, publiée dans le Moyen âge monumental, planche LXV.
Croix brachiale, peinture mystique du xve siècle, appartenant au Musée de Cluny et publiée dans Y Album des arts au moyçn âge, pi. xxxvit de la 1ie série.
Pugin dans son ouvrage intitulé : Orfèvrerie des églises, 1 vol. in-4°, en a publié une qui est d'une forme des plus élégantes dans le style gothique. V. la planche xvi.
Croix pouvant servir de chandelier, d'après une miniature du xve siècle. Bonnart, Costumes au moyen âge (1), t. II, pi. l.
CROIX dites GEMMÉES. — Bosio , Roma subterranea, p. 151,155; Aringhi , Roma subterranea, t. I, p. 579, 585; Ciampini, Fêtera Monumenta, t. II, pi. xxi, xxn.
M. du Sommerard a publié plusieurs belles croix de ce genre dans son Album des arts au moyen âge, quelques-unes sont d'une grande richesse. V. les pi. xv, xxxvi, xxxvn et xxxvni de la 10e série. Ces monuments chargés de détails et d'ornements en filigranes sont du xir ou xur siècle.
Magnifique croix donnée l'an 1017 par l'empereur saint Henry au couvent du Mont- Saint-Michel, à Bamberg, gravée dans le 5e vol. du mois de juillet des Acta sanctor., desBollandistes, p. 784. On y voit Jésus-Christ couvert d'une tunique jusqu'à mi-corps.
Autres avec bas-reliefs. Ciampini, Fêtera Monumenta, pi. x et xi.
Casalius en a publié quelques-unes dans son ouvrage de Ritibus christianor., etc., 1 vol. in-4°, mais les planches sont des plus mal gravées.
CROIX HISTORIÉES. — Espèces de croix très-larges et dont les 4 traverses sont ornées de sculptures représentant divers sujets mystiques; de ce genre nous indiquerons celles publiées par Gori, Thésaurus dipiychor.> t. III, planches des p. 22, 156 , 152, et la pi. iv de son Expositio de monum. eburn., Alex. Lenoir, Musée des monuments français, 1. 1, pi. xxxvn, monument du xme
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et dans l'une de ses mains une croix de forme grecque placée au bout d'un longbâtou ou manche. Cette belle figure et ses accessoires sont publiés dans les Acta sanctorum des Boilandisles, tome supplémentaire du mois de mai, intitulé: Propilœum. Conatus chronico -historiens, pars 2a, planche de la p. 208.
Cette belle mosaïque se trouve également gravée dans les Acta sanctorumde l'édition de Venise, mais les figures y sont dénaturées, le dessin en est détestable ; ainsi que dans V Histoire de l'abbaye du Mont- Cassin ( Historia abbat. Mont.-Cassinensis, 1 vol. grand in-4°) où cette peinture est encore reproduite, comme exemple de costumes ecclésiastiques de celte époque. V.aumotCASSiN.
CROIX GRECQUE ET LATINE. — Les variétés de ces deux formes appliquées aux plans des basiliques ou des églises sont re-* produites dans tous les ouvrages que nous citons aux mots Architecture chrétienne , Basiliques, Églises. V. l'excellent résumé que donne sur cette matière M. Alb. Lenoir, Instructions du comité, Architecture religieuse, lre partie, p. 90 et les suiv. , et les p. 14 , 15 de la 2e partie ; Batissier, Éléments d'archéologie nationale, in-12, p.
562, 565, etc.; d'Agincourt, Architecture , pi. xxiv, n° 55, pi. xxv, n° 5; pi. xxvi , xxvi i.
CROSBY-HALL. — Vue générale intérieure de cette curieuse salle et de sa charpente. Angleterre pittoresque, du baron Roujoux, t. II, pi. de la p. 268 à 269, d'après divers ouvrages anglais.
Détails de la belle charpente en pendentifs; Pugin, détails d'Architecture du moyen âge , in-4° , pi . xlii , xliii , xliv , xlv , et dans le Traité de Vart de la charpenierie, in-4° , par M. Émy , colonel du génie, t. II , pi. ci.
Détails de cette même salle. Moyen âge monumental, Paris, Hauser, in-folio, pi.
CROSSES (4). — Avant les crosses proprement dites, on ne connaissait que le bâton pastoral dont la forme a varié trèspeu dans les premiers siècles. V. au mot Bâton pastoral ce que nous désignons à leur article.
(i) Sur l'origine et les formes variées de la crosse aux divers siècles, voir les savantes Dissertations du docteur Milner, t. XVII de YArcheologia brilonnica, p. 36, et ce que dit M. Pottier, p. 20 du 1er volume de Willemin, Monuments inédits français, qui fait observer entre autres choses que le bâton pastoral ou crosse des archevêques n'est pas celle à volutes, mais la
Frisi dans le l'r volume de ses Memorie di Monza, pi. i, et Giulini, Memorie délia cilla diMilano, secoli bassi, t. VIII (voir les pi.) , donnent un bas-relief de l'église de Monza où est représenté un évêque tenant une crosse dont la forme peut dater du ve ou vie siècle.
Celle que lient Tévêque breton Goinesnou, dont la statue très-ancienne et d'un style barbare se voit dans une niebe, audessus d'une fontaine regardée comme miraculeuse audit lieu.
Voir la ligure de l'évêque et de sa crosse dans la Collection de saints formée par l'auteur de ce Dictionnaire et qui doitpasser au Musée de Cluny, à Paris.
Autre entre les mains d'un personnage assis, sur un bas-relief fragmenté, attribué par quelques savants au vie ou vne siècle. Ce bas-relief vient de la place Saint-Marc à Venise; Willemin, Monuments inédits, 1. 1, pi. m ; le texte de M. Pottier sur cette planche n'explique rien.
Autre de l'archevêque Atalde au xe siècle; ib., pi. xxix.
Autre. Ouvrage émaillé et Irès-curieux ayant appartenu à Ragenfroy, évêque de Chartres, vers le vnr ou ixe siècle. Autour de la base du crosseron sont représentés, dans des enroulements byzantins , divers sujets de la vie de David. Au-dessous du renflement de cette base est une inscription latine portant f Frater Wilelmus me fecit. Willemin, ib., pi. xxx.
Autre du même style publiée par Willemin, Monum. inéd., pi. lxxii, etlesobservationsdeM. Pottier sur le travail des volutes des crosses à cette époque. Ib. , p. 46 du texte.
Très-belle crosse en filigrane d'argent, ouvrage de la fin du xr siècle , ayant appartenu au premier abbé de Citeaux, saint Robert. Album des arts au moyen âge, pi. xxxviii de la 10e série.
— D'Yves, évêque deCharlres,xr siècle, en ivoire, publiée par Alex. Lenoir, Atlas du 31 usée des monuments français , p. 250, ou le tome VII de son ouvrage, pi. de la p. 71. V. l'édition in-8° de 1821.
Crosse de saint Boniface, xuc ou xme siècle, publiée par M. Eckhardls, Francia orientalis, reproduite par Fred.-Munler, Sinnbilder and Kunstvorstellungen der alten Christen , in-4°, Altona, 1825, pi. ï, n° 11.
Crosse d'un archevêque de Cantorbery,
croix processionnelle qui a deux traverses pour le primat ou patriarche, et trois pour le souverain pontife de Rome. Outre les deux ou trois auteurs que nous venons de citer, voir encore le Ceremonialc pontificutrij lib. II, cap. V; Isidore de Séville, de Offieiorum, lib. Il, cap. "V. Le Ccremoniate episcopum, lib. I, cap. XVII.
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vers le xme ou xive siècle; elle a la forme d'une croix grecque; Britlon, Cathedral anliquities, pi. xxiv, n° 3. On y voil la statue couchée sur un tombeau.
Crosse d'un évêque placé au portail de la cathédrale de Poitiers, commencement du xir siècle; Willemin , t.I, pi. l.
Autre plus singulière, tenue par une figure d'évêque sculptée sur un des médaillons de l'entablement du portail de la cathédrale de Bayeux ; ib. , pi. lu, même époque ou environ.
Autre d'après une figure d'évêque sculptée sur une pierre tombale portant la date de 1144, ib. , pi. lxviii.
Crosse à reliques. On trouve assez difficilement de ces sortes de crosses dont la tête est travaillée en creux, et dont le crosseron présente comme une petite armoire à porte et charnières, pour renfermer des portions de reliques. Nous indiquerons un meuble de ce genre, ouvrage du xirau xme siècle, le seul que nous ayons rencontré, publié en Angleterre par Hullmandel dans un ouvrage dont il nous a été impossible de découvrir le titre, malgré des demandes réitérées en Angleterre. 11 existe une planche de ce curieux monument dans la Collection archéologique de M. J. Gailhabaud(l). Nous en possédons un calque assez exact dans notre collection de même genre destinée, comme nous l'avons déjà dit, à la bibliothèque du Musée de l'hôtel deCIuny.
Autre de Saint-Filland, en Ecosse, xne ou xine siècle, gravée dans les Transactions de la société des antiquaires d'Ecosse > en anglais , in-4° , t. Il , pi. de la p. 290.
Crosse d'un abbé de l'abbaye de Saint- Bertin , vers le 13e siècle, publiée par les Bollandisles, Acta sanctorum , mois de septembre, t. II, p. 726. Le crosseron de celte crosse est d'un travail très-précieux.
Crosse dite de Cor-évêque. V. ce mot.
Crosse du commencement du xme siècle, avec figures d'anges; Willemin , Monuments inédits , pi. cvn.
Magnifique crosse d'un évêque anglais du xme au xive siècle, gravée dans l'ouvrage intitulé , Ancientfumiture, etc. , publié par Shaws (2), 1 vol. in-4°, pi. lxxi. C'est sans doute la même que celle publiée en couleur dans l'ouvrage anglais intitulé , Spécimen ancient, Sculpture and Painting , etc., in-folio, publié à Londres par John Carter. V. la pi. lxxxii du tome I ; elle provient
0) M. Gailhabaud connu par sa publication des Mommenis anciens et modernes , Paris, Didot, Irères,
f >répare depuis plusieurs années un grand travail sur a Vie religieuse, civile el militaire de tous les peuples dont le texte sera appuyé de planches nombreuses, et