V. CÔME
C'est à tort si nous annonçons, p. 505 de notre Dictionnaire, uneliguredc sainlCôme, publiée par M. du Sommerard, pi. xxxvin de la 9e série de l'album. Cette curieuse ligure existe bien dans la miniature, comme le dit le docteur Dibdin, p. 470 du 5e vol. de ses Voyages en France, etc. ; mais elle n'a pas été reproduite par M. du Sommerard. Il faut voir la miniature même. On trouve une figures de saintDamien dans cette même miniature; il y est représenté tenant un vase, nommé à tort ciboire, par Dibdin; et les figures de ce saint, Collection du Cabinet des estampes, à Paris, et celles de la collection de l'auteur destinée à la bibliothèque du Musée de Cluny.
DAMNATIONS et DAMNÉS. — Un magnifique vitrail de Bourges, publié dans l'ouvrage in-folio des pères Cahier et Martin , offre diverses scènes de démons et de damnés, d'une expression des plus énergiques. V. la planche d'étude, n° 10, qui donne quelques détails en grand de la pi. m , représentant un tableau du Jugement dernier. Cette belle peinture est du xnr siècle.
Une gravure placée p. 2G2 d'un ouvrage intitulé : Thésaurus litaniarum sacer , de Thomas Seyllius, représente une âme en dialogue avec son corps. Le corps est assis dans sa bière, enveloppé de son linceul, et l'âme qui est damnéelui reproche d'avoir été la cause de sa perte. On la voit ici enchaînée et sous la garde d'un démon. Le corps répond aux reproches de l'âme. Celte composition, faited'après une visionquel'on attribue à saint Bernard, est bien rendue et gravée avec assez de soin. Pour les paroles de cette singulière scène, voir le texte.
Beaucoup d'églises, et surtout de cathédrales, représentent des sujets de damnés. On en trouve le désail au mol Jugement Dernier. Les églises d'Orviette, Notre-Dame de Paris, Notre-Dame de Rouen , la cathédrale d'Aulun, celles de Saint-Denis, en France , etc., en offrent de curieux exemples.
DAMOISEAUX (Costume de). — Tiré d'un jeu de cartes du xive siècle. Willemin, Monuments français inédits, t. Il, pi. clxxvi.
Voir aussi les mots Pages, Varlets, etc.
DANDOLO (Henri). — Célèbre doge de Venise, vers le xme siècle; son tombeau à Sainte-Sophie de Constantinople; nous n'en connaissons pas de gravure (2).
Monnaies à son nom, Revue numismatique,
(1) En tête du volume est un tableau de l'état des sciences au xve siècle.
(2) Cité dans l'Histoire des croisades de Michaud , t. M, p- 331.
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à Blois , par MM. Cartier et de La Saussaye 3e année, p. 468.
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DANEMARK (1). — Eglise de la Trinité, à Upsal, 1161. Monumenta Uplandica , 1ro partie, planche de la p. 268, et dans Y Histoire de l'art (architecture ), pi. xliii, n° 11.
Quelques autres monuments de ce pays.
Même ouvrage, même planche, nos 14, 15, 16,17,18,19.
Antiquilales danicœ , 1 vol. in-4°, par Barlholini, 1684, avec planches.
Monumenta danicœ et fasti danici, auctore Olaï Wormio, in-folio, avec planches.
Aperçu général des monuments archéologiques de la Scandinavie, par M. Pierre Victor, in-8°; Paris, 1841 , pour les antiquités du Danemark V. p. 51 à 46.
On trouve dans cet ouvrage un résumé très-bien fait des divers ouvrages les plus estimés sur ce royaume; quelques planches gravées sur bois accompagnent le texte (2).
Les planches de cet ouvrage sont reproduites dans YUnivers pittoresque publié chez les frères Didot , Histoire de Suède et de Danemark.
Danica diplomatica, ou recueil de pièces diplomatiques et paléographiques, dediplômes , sceaux et autres pièces de ce genre, des rois, princes et seigneurs danois, 2 vol. in-4°, par Wormius Olaï; et cet autre ouvrage Monumentorum danicorum , in-folio, parle même, rempli de inonumentset d'antiquités de ce pays.
Muséum régis Daniœ et Norvegiœ, 1 vol. in-folio, par Jacques Oligerus. Les planches xin et xiv reproduisent plusieurs objets curieux, tels que reliquaires, châsses, bâtons ou crosses d'évêques, croix processionnelles, mitres.
Les pi. xv et xvi reproduisent deux monuments dont un surtout, très-remarquable, détaillées au mot Cornes (5). On trouve à la Bibliothèque royale de Paris un exemplaire de ce livre dont la couverture est un objet très-curieux. V. aussi Boucliers, Éperons, Frédéric II.
Cl) Lenglet du Fresnoy, t. IV de ta Méthode pour étudier l'histoire ,p. 372,'donne une liste trés-etendue d'ouvrages sur I histoire et les usages de ce royaume. V. au^si le volume supplémentaire, p. 213-
(2) lise trouve à Paris, chez Challamel, éditeur.
(3) A ce que nous indiquons au mot Cobises, nous ajouierons les divers ouvrages désignes par Lenglet du Kresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, t. IV, p. 377; celui de Nicolas Randolphus, de Tubadaniia, ir,-4°; de Paul Egard, Meletemalu de cornu aureo, in- •4°; de Wormius 'Olaï), de Cornu aureo demico, in-folio, en danois, traduit en latin par Pierre Ilermann, i vol. in-4°; de Barlholin, Observai iortes deunicornu, in-8°, etTrogil. Anikiel, Antiquitaies Cymbriœ , in-4°. La
Monnaies de ce pays , publiées par Oligerus cité ci-dessus, plusieurs planches. Jievue numismatique , pi. m, p. 459. J. Lclewel, Numismatique du moyen âge, pi. xm de son atlas.
DANIEL dans la fosse aux lions. — Basrelief dans le style antique ; sarcophage tiré de la calacombe Sanctœ Luciœ. D'Agincourt, Sculpture, planche v,n° 6. Bianchini, Demonstratio hisloriœ ccclesiasticœ , tabula i^sœculiii1, n° 8, pi. m. Reproduit dans la Borna subterranea, d'Aringhi , in-folio, t. I, planches des p. 177 , 201 , 255; t. If, p. 71, 81, 85, 87,195. Cette dernière scuplture est plus importante, attendu qu'ici on voit le prophète Habacuc qui présente la nourriture à Daniel.
Mamachi, Origines et antiquitates christianorum , t. I, planche de la p. 195, n° 9, reproduit le même sujet; mais on n'y voit que les têtes de lion, qui sont d'une grande beauté.
Voir aussi ce sujet dans toutes les Bibles à figures.
Daniel donnant à un dragon une pâte empoisonnée (4). Sculpture d'un sarcephage chrétien , attribuée au me siècle. Botiari, lîoma subterranea, planche de la p. 19.
Ce monument est placé dans le Musée chrétien de Benoît XIV, au Vatican.
Figure en pied de ce prophète, peinte par Raphaël, au Vatican. V. son œuvre, et surtout les belles planches gravées par Volpato.
Sa Vision des empires , représentés sous les figures d'animaux symboliques, lion, lionne, léopard, ours , etc.
Voir les anciennes Bibles avec gravures sur bois ou au burin.
DANOIS. — Slrutt, dans son ouvrage intitulé Angleterre ancienne, en anglais, 2 vol. in-4°, donne quelques exemples d'armes de ce peuple. V. la pi. xxvi, figure 1, pour les habillements, figure 2 de la planche lix. V. aussi celles de la traduction de cet ouvrage, par Boulard, 2 vol. in-4°.
note jointe à ce dernier ouvrage est surtout remarquable.
(4) Une lettre du savant archéologue Labusi ou Labus, citée dans les Annales de philosophie chrétienne,^ série, t. 11, p. 357, prouve que cette sculpture rappelle le revers d une médaille de l'empereur Commode, représentant un serpent entourant un arbre des replis de son corps, tandis qu'on lui offre des liltalionssur un autel, et qu'il est à présumer que ce reversa dû servir de modèle à l'artiste du monum ni chrétien; car, dit le savant archéologue, il n'existait pas au 111e ou i\e siècle un seul artiste capable de composer de son fond un sujet de cette force qui se ressent de la plus belle époque de l'art dans l'antiquité païenne.
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Portraits du roi Canut et de sa femme ,
pi. XXVIII.
Perspectives de divers châteaux, pi. xxix.
Les numéros des planches que nous indiquons ici sont ceux de la traduction de cet ouvrage, comme plus facile à trouver dans les bibliothèques.
Voir en outre au mot Danemark.
DANSE AUX AVEUGLES ( La ). - Poëme de Pierre Michaull dit Taillevent,xve siècle. Il en existe diverses éditions avec gravures sur bois dont on trouve le détail dans l'ouvrage de Peignot, Recherches sur les danses des morts, in-8°, p. 127 et suiv. ; 156 et suiv.
DANSE (La) AUX CHANSONS.- Miniature du xive siècle. Alex. Lenoir, Allas des arts, pi. 43.
DANSES MACABRES ou des morts (1). — Celle de Bâle, 1441, gravée par M. Mérian,en 4i pièces. V. son œuvre, celle d'Holbein , même nombre de planches, dont il existe plusieurs copies plus ou moins exactes.