‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 220 sur 321 · DEU · texte numérisé non relu

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DESCENTE AUX ENFERS. — Miniature d'un Virgile manuscrit du ive au ve siècle. D'Agincourt, Peinture, pi. xx , n° 5 ; planche xxiv, n° 3.

— Du Dante. Voir les gravures des diverses éditions de sa divine Comédie que nous signalons au mot Comédie (Divine) et à Dante.

DESCENTE AUX LIMBES (1). - Voir toutes les suites de la vie de Jésus-Christ, peintes, sculptées et gravées en bois , etc. , et surtout les œuvres de Martin Schon, d'Alber Durer, Lucas de Leyde, Goltzius, Martin de Vos , Wierix , les Sadeler, etc.

Les diptyques publiés par Cori, 5 vol.

in-folio, voiries planches.

Peinture d'un Exultet au xie siècle. D'Agincourt, pi. lui, n° 11 , section Peinture.

Sculpture des portes de la call édrale de Bénévent, monument du xne siècle. Ciampini , Fêtera Monument a, tome II , pi. ix , n° 59.

Et au mot Bénévent les ouvrages indiqués.

Autre du même siècle environ. D'Agincourt, Peinture, pi. lvii, n° 6. Autre du même siècle, pi. xciv, n° 7.

Peinture sur verre du xme siècle. Vitraux de la cathédrale de Bourges, publiés par les PP. Martin et Cahier, in-folio, pi. v, médaillon du haut.

Miniature française du xine siècle reproduite dans Ylconographie chrétienne de Didron, in-4% p. 570.

Ce sujet est rendu d'une manière complète sur un bas-relief en bois, du xve siècle, faisant partie du retable provenant de l'abbaye de Saint-Riquier , et publié par M. du Sommerard , pi. xxxn de l' Album, 3e série.

Belle composition d'Ang. Fiesole publiée par Nocchi dans la Vita di Gesu Christo , etc., in-folio; Florence, 1845, pi. XXXI.

Bas-relief du xve siècle. Magnifique composition où l'on remarque l'expression de la joie empreinte sur les figures d'Adam et d'Eve. Cigognara , Storia délia scullura in Jtalia , in-folio , t. II , pi. xxxv.

Sculpture en cristal de roche , d'un artiste du xvie siècle. D'Agincourt, pi. xliii,

(1) Cet imporlant sujet est passé sous silence par Molanus qui cependant donne quelques explications sur diverses manières d'entendre le mot infernus. V. ce qu'en dit Du Cange, verbo Limbus. Gloasur. infini, lalin., Macri, Hierolexicon, au mot Libéra, expression dont ne parle pas Du Cange; le texte de Y Explication des vitraux de Bourges, par le père Cahier sur la pi. v, ci-dessus indiquée.

(2) Ce livre qui est de format in-fol. est plus amplement désigné au nom Jésus-Christ,

n° 8. Très-belle composition dans le style antique.

Même sujet, pi. cxxxi de la Vie de Jésus- Christ (2) , par le père Hier. Natalis , de la compagnie de Jésus, gravure des Wierix, d'après Ber. Passeri.

DESCENTE DES EAUX DE PLUIE. — V. Gargouilles.

DÉSESPOIR ( Acte de ). - Saul et Jonathas se perçant de leurs épées. V. dans toutes les Bibles avec planches gravées.

Judas Iscariote se pendant à un arbre.

V. toutes les suites de la vie de Jésus-Christ où se trouve ce sujet.

Deux planches de VArs moriendi(\si 5e et la 4e) , représentant l'une un moribond aux prises avec la tentation du désespoir que lui soufflent plusieurs démons placés autour de son lit. Il voit en songe ou dans le paroxysme du délire un homme qui se coupe la gorge. La figure est au bas de l'estampe.

Dans la deuxième planche, le ciel vient en aide à ce pauvre moribond; ses patrons et la sainte Vierge le réconfortent, et le diable en est pour ses mauvaises pensées qui sont calmées et le malade consolé. V. les deux planches ci-dessus signalées , et les fac-similé qu'en donne le baron de Heinecken , p. 422 de son livre : Idée d'une collection d'estampes , etc.

DÉTREMPE (Peinture en).— D'Agincourt, dans son Histoire de Vart au moyen âge , donne d'assez longs détails sur ce genre de peinture (5) ; et plusieurs exemples de tableaux peints de cette manière, dans les

pi. LXXXII , LXXX1II, LXXXIV.

Toute une suite de la vie de sainte Cécile, développée en quinze tableaux. V. au nom de Cécile ; et encordes pi. lxxxv, lxxxvi, lxxxvii , jusqu'à la 95' de l'ouvrage de d'Agincourt.

DEUIL. - Le village de ce nom , près Paris, possède une église de construction trèsancienne.

M. du Sommerard donne lerond-pointdu chœur comme exemple d'architecture du xme siècle. Album des arts, pi. xi (4) de la 10e série.

(3) Voir le texte dudit ouvrage, pages indiquées dans la table des matières de la section Peinture ; celui de M. Émeric David, Discours sur la peinture, etc.; le Dictionnaire des beuux-urts de Millin.

(4) Cette planche, sauf erreur, semble donner au chœur en question beaucoup plus d'élévation qu'il n'en a réellement. Cette intéressante église aurait bien besoin que le gouvernement vînt à son secours pour diverses réparations urgentes : la chapelle de la Vierge est surtout dans un élatdes plus déplorables et menace

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Les colonnes sont alternativement isolées et doubles ou accouplées.

On remarque à Tune des encoignures de la chapelle de la Vierge un chapiteau ou console représentant, soit une pompe funèbre, soit une translation de reliques ou peut-être un condamné conduit au supplice dans un chariot. L'état fruste de cette sculpture nuit beaucoup à son interprétation.

On y reconnaît cependant deux ecclésiastiques dont un tient un bénitier et l'autre une torche. Nous en possédons un dessin dans notre Topographie de la France. V. Deuil.

DEUIL (i). — Cérémonies de deuil. V. Funérailles, Pompes Funèbres.

Costume de deuil. V. les mots Anne de Bretagne , Louise de Savoie , Frédéric de Bavière, Funérailles, Pompes funèbres, Veuves, etc.

► DEVANTS D'AUTEL (2). - A ceux que nous citons au mot Autels, nous ajouterons les suivants :

Celui d'Avenas en Beaujolais, publié dans le 1er volume de VInstilut catholique , in-8°; Paris , 1842 , bas-relief en pierre , xie siècle. On y voit Jésus-Christ dans un grand nimbe ovale ; derrière sa tête une auréole sans croix de fond; les douze apôtres , les quatre animaux symboliques. Le siège de Jésus-Christ ressemble à une console de stalle.

Magnifique devant d'autel couvert de figures et d'ornements en mosaïque. Jésus- Christ et les douze apôtres, etc., monument du xne siècle ou environ , dans l'église collégiale de Kombourg. Boisserée, Monuments d'archilcet. du Bas-Rhin, in-folio, pi. xxvn et xxviii et p. 7 du texte.

Celui de la cathédrale de Citta di Castello, dans l'Ombrie. Ouvrage d'orfèvrerie du xne siècle.

On y voit la naissance de Jésus-Christ, l'adoration des mages, l'entrée à Jérusalem, le crucifiement.

Au milieu Jésus-Christ dans un nimbe ogival ; aux quatre coins les évangélistes. D'Agincourt , Sculpture , pi. xxi , n° 13.

En citant le beau devant d'autel de l'église

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Saint-Ambroise, nous avons oublié d'indiquer les ouvragesde Frisi, Giulini, etc. Millin en donne une description très-détaillée dans le 1er vol. de son Voyage dans le Milanais , p. 177 et suiv.

Le même auteur a publié divers devants d'autel , parmi lesquels nous indiquerons celui gravé dans son Atlas de voyages en France, pi lix, n° 4 , et qu'il désigne comme représentant un philosophe tenant des livres roulés et accompagné de figures d'hommes tenant également des livres (3).

Autre sur la même planche, n° 5, où l'on voit la sainte Vierge tenant l'enfant Jésus; deux évêques sont à ses côtés. Cette sculpture peut appartenir au xie siècle , à cause de la forme des mitres.

Autre du xme au xive siècle. Album du Sommerard, pi. xxx de la 10e série , nos 1 et 5. Sur l'un des côtés on voit la figure assise de la Vierge tenant l'enfant et deux figures d'anges; les bordures des extrémités sont en branches de vigne.

Sur l'autre, encore une figure delà Vierge accompagnée de celles de saint Jean-Baptiste et de l'Évangéliste. La bordure d'ornement est très-curieuse.

Très-beau devant d'autel, ouvrage d'orfèvrerie du xive siècle à l'église Sainte-Claire de Cologne. On y voit Jésus-Christ debout, bénissant et placé dans un nimbe en amande, entouré d'une bordure d'ornement d'un bel effet. Autour de Jésus-Christ les douze apôtres en pied, placés deux par deux ; publié par Boisserée (Sulpice) dans l'ouvrage intitulé : Monuments des bords du Rhin inférieur ou Ras-Rhin, in-folio, voir à la liste des planches.

— Sculpté en albâtre à l'église Saint-Léonard (Haute-Vienne), représentant la vie de la sainte Vierge, monument du xiv° siècle. Près de 50 figures en pied. Le Père n'est pas nimbé, mais simplement couronné. Publié dans Y Histoire monumentale de l'ancienne province du Limousin, par J. B. Tripoli, in-4°, pi. du chapitre de Saint-Léonard, p. 178 et suiv.

L'abside de l'église Saint-Denis est entourée de chapelles dont les autels offrent des détails d'un grand intérêt; nous espé-

de s'écrouler sous ses piliers rongés. La colonne qui soutient toute la voûte est hors d'aplomb et met en danger ceux qui fréquentent cette église.

(i) Sur les usages relatifs à ce costume, voir le Dictionnaire des usai/es français, par Laehenaie des Bois, et Diclionnuire dts origines-, l'ouvrage de M. de Roquefort, intitulé -.Sépultures nationales, i vol. in-8°.

12) Le devant d'autel étant si souvent pris pour l'autel même, voira ce dernier mot les auteurs elles ouvrages que nous y citons, p. ii4. lsTous ajouterons seulement ici que l'on pourrait peut-être trouver l'ori-

gine des devants d'autel dans ce qui faisait autrefois la confession. V. à ce mot ce que nous y citons. L'autel de la chapelle de Saint-Jcan-Bapiisle à l'église de Saint-Denis peut donner une idée des anciennes confessions placées sous l'autel avec leurs portes dites liegiolœ. V. à ce mot.

(3) Il y a eu évidemment méprise de la part de Millin; le monument représenté sur la planche en question n'a aucun rapport avec la description qu'en donne l'auteur, p. 198 du 3e vol.; voir aussi p. 167,

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rons que M. Debret les publiera quelque jour avec une description qui fera sans doute connaître les motifs qui l'ont déterminé à adopter telle ou telle forme, tel ou tel emblème, telles inscriptions, etc.

Pour le complément de cet article voir Autels.

DEVISES ou SIGNATURES. — Il existe divers ouvrages dans lesquels on a recueilli les devises ou signatures dont se servaient les graveurs, les imprimeurs et les libraires des xiv% xve et même xvie siècles.

Les devises et signatures des graveurs se trouvent réunies dans l'ouvrage du professeur Christ de Leipsick (1), dans l'ouvrage du baron de Heineckcn (2), dans le catalogue deFlorent-le-Comte [5], dans l'ouvrage de Jansen (4) et quelques autres, et de nos jours dans les catalogues de Bartch et le Dictionnaire des monogrammes de M. Brulliot, conservateur du CabinetdeVienne (Autriche), dont l'ouvrage est en 2 vol. in-4°.

On trouve une belle suite , par ordre chronologique , des marques et signatures des plus célèbres imprimeurs dans l'ouvrage de Frédéric Roth-Scholtzius, in-folio, intitulé: Thésaurus symbolorum et emblemalum bibliopolarum, etc.

Dans le 2e et 5e volume du Bibliographical Decameron deDibdin, ouvrage dont les planches sont supérieurement exécutées.

Le texte qui est anglais est rempli de documents intéressants.

Willemin a publié dans ses Monuments inédits français quelques devises de princes, seigneurs, dames, etc. (5), savoir:

celle du roi René d'Anjou, t. II, pl.ccix.

Celle de Charles VI, ib., pi. clxiii, p. 8.

Celle de Charles VII, ib.,p\. clxiv, p. 9.

CelledePhilippe le Bon,zô.,pl. CLxn,p.7.

Celle du ducde Bourgogne et celle du duc d'Orléans sont célèbres. V. Bâton et Rabot.

Celle de Louis XII, représentant un Porcépic. Voir ce nom.

Celle de François Ier. Voir Salamandre.

Celle de la ville de Moulins Espérance. Espérance est reproduite plusieurs fois dans l'ouvrage intitulé : Ancien Bourbonnais. V. Bourbonnais.

(1) Intitulé : Dictionnaire des monogrammes, etc., in-8°.

(2) Idée d'une collection complète d'estampes, 2 vol. in-8°.

(3) Cet ouvrage qui est intitulé : Cabinet de l'amateur, en 4 vol. in-12, serait du plus grand intérêt si l'auteur eût mis de l'ordre dans son livre, et s'il eût terminé le dernier volume par une table générale des matières.

(4) Essai sur la gravure sur bois, les cartes à jouer, etc., 2 vol. in-8°.

^5) Sur ces devises, voir le curieux commentaire de

Les colliers des divers ordres offrent aussi plusieurs devises qu'on peut étudier dans les livres de chevalerie , et qu'il serait impossible de détailler ici. V. Chevalerie et Chevaliers, Ordres.

Les armoiries des papes présentent encore de nombreuses devises curieuses à connaître et dont on trouve la collection dans les diverses vies des papes publiées par les Bollandistes, Ciaconius, Palatius, Dumolinet et quelques autres. Voir la note de l'article Armoiries des papes.

Voir aussi au mot Chiffres de noms, Emblèmes et Signatures.

DEXTROCHÈRE. — On trouve un monument de ce genre, représentant un bras colossal sur des murailles de Perpignan et tenant une épée. Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, par Taylor et de Cailleux, in-folio. Roussillon, t. II, pi. cxlii 4a.

Voir à ce sujet le texte de l'ouvrage de M. Taylor: les Pyrénées, in-8° , p. 156.

DIABLE. — Iconographie archéologique du diable, ou son histoire d'après divers monuments de peinture et sculpture.

M. Didron doit publier une histoire du diable ornée de fac-similé curieux puisés aux meilleures sources sur le même plan que son Histoire de Dieu, 1 vol. in-4° (6).

On peut en avoir une idée d'après l'extrait ou fragments qu'en a publiés la France littéraire, t. III, 2e année, août 1840, t. IV, p. 175 et suivantes et la Bévue générale d'architecture, de César Daly, in-4°, 1. 1, page 727.

D'Agincourt , Histoire de l'art (Peinture), pi. xlii , a publié une miniature représentant le diable enlevant Simon le Magicien.

Le diable disputant des âmes à des anges. V. Dagobert, Pesée des âmes, Psychostasie, Jugement dernier, etc.

— Tentant Jésus-Christ dans le désert.

Voir à la vie de Jésus-Christ les diverses suites citées à son nom.

— Enlevant Jésus-Christ sur le pinacle d'un temple. Singulière composition d'un vitrail de la cathédrale de Troyes. Ce diable

M. Poltier, p. 3i du texte du volume indiqué. Le père Ménestrier a fait un ouvrage intitulé , de la Philosophie des images, où il traite des origines et de leurs devises. Mais ce qu'en dit ce savant est bien souvent plus singulier que réellement satisfaisant. Les Traités d'armoiries et blasons sont également à consulter. V. ces deux mots.

(6) Nous avons déjà plusieurs fois cité des extraits nombreux de cet ouvrage portant pour litre : Iconographie chrétienne, etc.; publié par ordre du Comité des arts et monuments. V. ce qu'on en dit Annales dç philosophie chrétienne, t. XXVIII, p. 383,

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a des ailes aux pieds comme le Mercure de la mythologie. Il porte des cornes de forme singulière. Cette peinture est reproduite par Arnaud, Voyages archéologiques dans le département de l'Aube, in -4", planche non numérotée. V. à l'article Troyes (Cathédrale de ).

— Enlevant Pâme du mauvais riche. Miniature d'un manuscrit du xiie siècle au xme. D'Agincourt, Peinture, pi. cm , bande numéro 5.

— Disputant à la sainte Vierge la personne du moine Théophile. Voir à ce nom le détail de cette légende si en faveur au moyen âge.

Voir aussi toutes les scènes de Jugement dernier et d'Enfer peintes par les anciens maîtres et citées à ces deux mots.

DIABLE BOITEUX. — On trouve ce singulier genre de figure dans une miniature de manuscrit du xr au xne siècle. Il sert d'ornement à une belle lettre Y qui commence la 4e partie des Commentaires de saint Jérôme sur l'Écriture sainte. Ce manuscrit appartient à la bibliothèque de Rouen : la lettre en question avec sa figure sont publiées par Langlois du Pont-de-1'Arche , dans la Bévue de Rouen, t. V, nouvelle série, juin 1855, p. 550, et dans l'ouvrage du même auteur intitulé : Essai sur la calligraphie au moyen âge, in-8°, pi. de la page 29 à 30.

Diable sonnant de la cloche ou peut-être emportant la sonnette qui sert à la messe, car nous sommes dans le doute. Telle est la figure qui se trouve sur deux jolies monnaies de la république helvétique, publiées dans le grand ouvrage de M. Benj. de La Borde intitulé : Tableaux pittoresques de la Suisse , 4 vol. in-folio, n° 214, lig. 10 et 12. Sans doute que cette monnaie a rapport à quelque profanation, car on voit ici un ange qui semble remettre en ordre sur un autel les vases , les chandeliers , la croix, etc., probablement renversés par un profanateur. Une espèce de damier ou jeu d'échecs paraît placé sur l'autel. Pour tous les détails voir le texte de l'ouvrage cidessus indiqué.

Diable écrasé sous les roues du char de triomphe de l'Eglise, vitrail du xvie siècle, publié par Langlois du Pont-de-1'Arche dans V Histoire de la peinture sur verre, in-8°, Rouen. V. les planches de ce volume.

Diable servant de roue à un chariot por-

tant saint Bernard. V. au mot Bernard, Roue et Satan.

Le diable figure sur quelques médailles publiées dans la Revue numismatique de Blois de MM. Cartier et De La Saussaye. V. t. II ou 2e année , p. 221 , 222.

Diable à qui une femme coupe les oreilles. Stalles de Saint-Spire. V. aux mots Oreilles coupées et Stalles.

Diables excitant une tempête. Voir Théophile.

Autre scène de ce genre où l'on voit figurer le duc de Bourgogne. Miniature d'un manuscrit de Dijon, publié par la Société des antiquaires de la ville , 1 vol. in-4° intitulé, Mémoire sur la fondation de l'hôpital de Dijon, in-4° , par M. Peignot, membre de plusieurs sociétés savantes.

La vie des solitaires offre divers sujets où les diables figurent d'une manière plus ou moins remarquable. V. au motSoLiTAiRES.

Diables à côté de deux anges à l'église Saint-Julien-de-Brioude. France monumentale d'A. Hugo, t. 1, pi. xxx, ou dans la France pittoresque de M. Taylor [Auvergne). Monument du v au xe siècle. Voir au nom de PÉglise citée ci-dessus.

DIACONAT. — Cérémonies en usage pour conférer cet ordre. Voir les planches du Pontificale romanum, in-folio , pars la , pi. des p. 42, 49, 58, 61, 66, 71, 76, et celles des Cérémonies religieuses de Ber. Picard. D'Agincourt, Peinture, pi. cxlv. Miniature d'un pontifical du ixe siècle, ib., pi. xxxvii, n09 8, 9.

DIACONESSES (1). — Une peinture du Monumcntum arcuatum de la catacombe Saint-Hermès sous l'ancienne voie Salaria, peut servir d'exemple pour le costume de ces femmes, consacrées au service de Dieu. D'Agincourt, Architecture, pi. xn,n°16, donne ces deux figures. L'une tient un plat ou vase, l'autre, un panier rempli sans doute de pain qu'elle porte aux malades. Voir aussi à ce sujet le Tableau des catacombes de Rome, par Raoul-Rochette , in- 12, p. 72.

Une mosaïque du xie siècle environ , publiée dans les Fêtera Monumenta de Ciampini , t. II, pi. vi, semblerait offrir deux figures de femmes remplissant ce genre de fonctions ; elles assistent à la cérémonie d'un baptême et tiennent les linges destinés à essuyer les cathécumènes sortant de l'eau.

(i) Sur les diverses fonctions dont elles étaient Casalius, de Ritibus Ecclesiœ, p. 155; Macri, HierQ* chargées dans la primitive Église,voir tous les auteurs lexicon, verbo Diaconissu. cités par Fabricius, Bibliolheca aniiquaria, p. 660;

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M. Jules Renouvier, dans son excellent livre intitulé : Notes sur les monuments gothiques de V Italie, in-8° , p. 119 , ci le les figures de diaconesses de la mosaïque de Péglise Sainte-Praxède, à Rome.

DIACONICON et DIACONICUM. — Pour connaître la deslinatiou et la place de cette partie des anciennes basiliques chrétiennes, V. les divers plans que nous signalons au mot Basiliques et dans notre Glossaire liturgique, Annales de philosophie chrétienne, t. XVI, p. 29, pi. xix, p. 346, n° 28, et p. 434 , n° 9.

DIACONIES. — V. ci-dessus et à Sacristies.

DIACRES (1). — Très-anciennes figures de diacres revêtus de costumes tels que les décrit saint Chrysoslome au ive siècle. V. la planche publiée par Du Gange, Glossarium infimœ latinitatis, t. I. Voir les premières feuilles, n° 10 et celles données par le père Lebrun, Explications des cérémonies de la messe, 1 vol. in-8°, anciennes éditions, p. 56 , n° 1 et 2. Celte figure passe pour être du ve ou vie siècle.

Costume des diacres de l'Église grecque. V. le même ouvrage, même page, nos 3 et 4.

Autre publié par Goar. Fuchologion sive rituale Grœcorum, 1 vol. in-folio, planche de la p. 177. Il tient un encensoir. Et encore ceux qui se trouvent représentés dans un Portefeuille de la Grèce moderne, vol. N. D., n° 22, Cabinet des estampes de Paris.

Les Bollandistes, dans leurs Âcta sanctorum, mois de juin, t. III , p. 56 , donnent la figure en pied du diacre Justin, et une autre dans le t. Il du mois de mai, p. 61 et 499.

Voir aussi les miniatures de YExultet , publiées par d'Agincourt, Peinture, pi. lv, n«l ; pi. 99,n°12.

Diacre vêtu suivant le ritambroisien. Cette figure fait partie du bas-relief placée derrière i'ambon de Péglise de Monza. Memorie di Monza , par Frisi, t. 1, pi. x, p. 173, et par Giulini, pi. vin, p. 443.

Autre d'après une miniature du xe siècle ou environ , tirée d'un manuscrit de la Bibliothèque royale. V. W'illemin, Monuments inédits , etc., pi. xxvm , et ce qu'en dit M. Potlier, p. 19 du texte de cet ouvrage.

Diacre conduit en prison et martyrisé, tapisserie de Berne, publiée par A. Jubinal, dans sa suite des Tapisseries historiques , et dans Y Album de M. du Sommerard ,

(l) Sur leurs fonctions et leurs costumes, voir tous les détails donnés par Duranti, de Rilibus Ecclesiœ, à la table des matières; Duranti y traite entre autres

pi. xxxviii de la 3e série, ouvrage du xve au xvr siècle.

Jean de Fiesole ou Fra Angelico , a peint dans la chapelle du pape Nicolas V, à Rome, une suite complète de la vie du diacre saint Laurent. Pour les détails des tableaux voir au nom du saint.

Figures de diacre et de sous- diacre représentées sur la pierre tombale d'Humbert II, Dauphin de Viennois , mort évêque de Paris, en 1354. Millin a publié cette belle pierre dont nous donnons les détails au nom d'Humbert.

— Tenant le Flabellum , monument du xiiic siècle environ. D'Agincourt, Peinture, pi. xxn, n° 12.

Statue de la cathédrale de Chartres, xne ou xiue siècle. Willemin, Monuments inédits ,

pi. LXXXVI.

Beaunier et Rathier l'ont aussi donnée, Recueil de costumes du moyen âge , pi. xxi , t. 1er.

Cérémonies pour leur élection dans la primitive Église, d'après les peintures de la chapelle Saint- Nicolas, à Rome. V. Diaconat.

Deux diacres assistent saint Grégoire qui dit la messe, Peinture du xve siècle. Album du Sommerard, pi. xn de la 6e série.

Diacre de l'Église romaine en costume de la chapelle pontificale. Pour savoir le rang qu'ils occupaient dans les cérémonies , voir Chapelle pontificale , etc.

Diacres de l'Église de Belgique , fin du xvie siècle. V. les noms Adalbertus , Wil-

LIBRORDUS.

DIADÈMES. — Diadème à pointes aiguës, porté par une vierge brodée s-ur la mitre du pape saint Sylvestre. Monument d'une date incertaine, publié par Angélus Rocca , Thésaurus antiquitatum sacrarum pontificiarum, etc., t. II, planche de la p. 579.

Diadema civicum. L'empereur Juslinien, debout et coiffé de ce genre de couronne qui ne servait, à ce que nous apprend Procope, que lorsque ce prince assistait à l'office divin.

Au mot Justinien et Théodora nous donnons des détails curieux sur toutes les parties de cette peinture. V. aussi à Offrandes.

Pour le complément de cet article , voir au mot Couronnes.

DIALECTICA. — Figure symbolique de cette science , tirée d'une miniature de VHortus deliciarum d'Herrade de Landsberg,

questions, celle-ci, pourquoi les diacres portent la dalmatique. V. au mot Dalmatica. Voyages liturgiques de Lebrun des Cliarrnetles, à la table.

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