ELZ
ÉLUS. — Le bonheur et la gloire des élus sont exprimés plus ou moins heureusement dans les peintures et sculptures de jugements derniers. On les y voit placés à la* droite de Jésus-Christ, ou montant au ciel aidés par les anges pour recevoir la récompense de leurs bonnes œuvres, et prendre place dans le ciel où leur réunion forme ce que nous nommons le paradis. Voir ce mot.
M. Lenoir croit voir des figures d'élus ou bienheureux marchant parmi les arbres touffus d'un Elysée chrétien dans celles qui entourent quelques chapiteaux de l'église d'Issoire (Auvergne). Atlas des monuments français ; pi. xxi.
V. au mot ïssoire les détails que nous donnons de ce précieux monument d'architecture romane.
Peinture du ixe siècle à l'église Sainte- Praxède. D'Agincourt, Peinture, planch. ix et xix.
Voir encore les mots Cité de Dieu , Cité sainte , Jérusalem céleste.
Élus. Yoir Échevins.
ELVEN ( Morbihan ). — Belle tour et débris d'un ancien château.
Topographie de la France, Cabinet des estampes, à Paris.
ÉLY (1). — Église d'une admirable architecture gothique du xive au xve siècle. La délicatesse des dentelures et des ornements y est poussée au delà de ce qu'on peut imaginer.
D'Agincourt, Histoire de l'art ( Architecture) , a consacré plusieurs numéros aux détails de cetle église.
Voir la pi. xlv, numéros 5, 11 ,24, 25 , 2G, 27. Tous ces développements sont tirés de l'ouyrage de Bentharn , intitulé : History and antiquities of the church of Hely , in- 4° , Cambridge , 1771.
Colonne et chapiteaux. D'Agincourt, Architecture, pi. lxviii , n° 45.
Quatre beaux chapiteaux avec bas-reliefs historiques, ib., pi. xxix, nos 59 et 40.
Yoir surtout les belles planches des ouvrages publiés en Angleterre par Brïtlon, Carter, lîearne et Byrne sur les églises gothiques de ce pays.
ELZÉAR DE SABRAN. - Reliquaire d'une partie de ses ossements; orfèvrerie du xvic siècle, Acta sanctorum des Bollandistes, mois de septembre, t. VII, p. 509.
lor, Roussillon, tome I, planche cxlvi à cli.
ÉLOQUENCE (Figure de V). — Figure allégorique, tirée du roman des Dames de rhétorique. Elle tient un compas , etc.
Voir le manuscrit à la Bibliothèque royale de Paris, ou le fac-similé de ce volume, publié à Moulins, en 1838, chez Desrosiers.
ÉLOY (Saint). — L'église de Montfortl'Amaury possède une ou deux verrières représentant la légende du saint dont l'histoire est devenue si populaire.
Voir sur cette verrière la Notice de M. Didron , dans son Rapport au ministre de l'intérieur , consigné dans le Moniteur universel, 5 juin 1859.
Millin , dans l'Atlas des Voyages dans le midi de la France , pi. xi , n° 9 , donne une figure de saint Éloy provenant de l'église Notre-Dame d'Armençon ; il est vêtu en maréchal ferrant et tient un pied de cerf qui est ferré et un marteau. H regarde cette figure comme étant du xve siècle , t. I , p. 198.
Autre devant son enclume et forgeant.
Médaille des Fous, par M. Rigollot, pi. xli, n° 117; p. 187.
La figure de saint Éloy, vêtu en évêque, gravée dans V Histoire de la ville de Tournay, par J. Cousin, petit in-4° , mais la figure n'a pas de caractère d'époque.
Voir aussi toutes celles qui sont dans la grande Collection des saints , du Cabinet des estampes.
Éioy (Saint). — M. Rigollot a publié deux espèces de tessères , représentant saint Éloy assis et forgeant.
Voir la planche xli, n° 117, des Monnaies inédites des Fous , in-8° , Amiens ,
L'autre sous le n° 118, même planche, saint Éloy debout bénissant. Voir le texte, paçe 187.
Monnaie au nom de saint Éloy. Revue numismatique de Blois, lre année, p. 95 et 234.
Saint Éloy placé devant une enclume et tenant un marteau, et représentant la personnification de l'art de l'orfèvrerie. Tableau de Taddeo Gaddi , publié par Giov. Rosini dans sa Storia délia pittura italiana, in-folio, pi. XIII.
Croix supposée travaillée par saint Éloy.
Voir la planche n° 1 de l'ouvrage de M. Texier, curé d'Auriac, intitulé: Essai sur les argentiers et émailleurs, etc., in-8°, Poitiers, 1843, 1 vol. in-8°.
(1) Pour les détails historiques qui concernent l'ouvrage intitulé : Antiquities of Greal Britain, etc., l'origine de cette belle église, voir le Monasticum ungli- par Heaine et Byrne, 2 vol. in-4°, oblong, page du canum de Dugdale, à la table des matières et dans texte de la pi. xli.
ÉMA
ÉMA
ÉMAUX ('!). — Un des plus anciens monuments que l'on connaisse, où l'on trouve l'usage de l'émail, est la couronne d'Agilulfe, roi des Lombards, qui régnait vers 600. Les lettres de l'inscription qui entoure cette couronne sont émaiilées et présentent ces mots : Agilulfus, gratia Dei, vir gloriosus , rex totius Iîaliœ offert sanclo Joanni Baptistœ , etc. V. au mot Couronne tous les détails que nous donnons à son sujet.
Le bassin apporté d'Orient par saint Louis, connu sous le nom de baptistère de saint Louis, déposé par lui dans l'église de Vincennes, et publié par Millin dans ses Antiquités nationales. V. Baptistère.
La pierre tombale émail lée de Geoffroy Le Bel ( xne siècle ) , Musée des monuments français d'Alex. Lenoir, t. VU, pi. ccxxxvn, p. 85. Bassin en cuivre émaillé, ib., planche ccxx et p. 86.
La pierre tombale de Frédégonde en est un autre exemple. V. à ce nom. Nous citerons encore la châsse de saint Taurin.
Le tombeau de Henri le Large à Troyes. V. Troyes.
La châsse de saint Calmin. V. ce nom.
Le tombeau de Louis de France , fils de saint Louis, à l'abbaye de Iloyaumont, était recouvert de lames de cuivre émaiilées avec beaucoup d'art. V. les planches des ouvrages suivants : Musée des monuments françois d'Alex. Lenoir, pi. xxi, t. 1, p. 190, et dans l'atlas du même.
Millin donne cette tombe plus en détail dans ses Antiquités nationales, t. Il, art. Xï, pi. 5; n° 4. V. le texte p. 8.
Tombe émailîée et très-remarquable de Jean , un des iils de saint Louis.
WiTlemin, Monuments français inédits, donne ce monument en couleur, t. I, planche xci , et le texte de M. Pottier un sujet de ce monument.
Figure de saint Jean -Baptiste, buste émaillé de la fabrique de Limoges. D'Agincourt, Peinture , pi. clxviii, n° 6.
Divers émaux publiés dans Y Album des
arts au moyen âge, pi. xvi , xvn , xvm , xix, xx, xxi, xxx, xxxi, xxxiii, de la 7e série; pi. xi, xn, xx, xxxiv, de la 9e série; pi. xvi, xvii delà 10p série.
Atlas du Sommerard, pi. v, chap. IX.
Le Christ debout, bénissant et tenant un rouleau dans la main gauche, émail du musée du collège romain. D'Agincourt, Peinture, pi. clxviii, n° 3.
Adoration des mages, sur plaques de cuivre doré, les contours des figures gravés en creux de couleur, en émail de nuances variées, ib., n° 9.
Châsse byzantine , couverte de figures et d'ornements émaillés, Collection du Sommerard, Atlas, pi. i du chap. IX.
Divers fragments de figures d'apôtres à mi-corps, émaux du xnc siècle. Willemin , Monuments inédits , t. 1, pi. lxxi, émail du même siècle. On y voit l'empereur Héraclius rapportant le bois de la vraie croix à Jérusalem. Ib., pi. lxxii, même ouvrage.
Séraphin d'après la vision d'Ézéchiel, ib.,
pi. LXXll.
Belle crosse du xe siècle, dite de Ragenfroi. Willemin, pi. xxx dut. I.
Autre du xnr siècle, ib., pi. cvn.
Autre du xvie siècle, fabrique de Limoges, ib., t. II, pi. ccLxxxvm.
Boîte en émail ; commencement du xiue siècle, ib., pi. cvn.
La croix dite de Poitiers, Album du Sommerard, pi. xv, 10e série.
Plats émaillés, même collection. V. Plats.
Divers émaux remarquables publiés dans l'ouvrage en 4 volumes in-folio intitulé : Monuments des arts du dessin chez les peuples anciens et modernes , recueillis par Vivant Denon, avec un texte historique et descriptif, par Amaury Duval; Paris, 1825-1815, chez de Marescq, libr. Voir les pi. XLVin, xlix, li, t. IH dudit ouvrage.
Très-beau vase en cuivre émaillé (xvr siècle), Magasin pittoresque, t. IX, p. 37 (2).
Les douze émaux provenant du château d'Anet , et retrouvés à Chartres dans la chapelle d'une église dite de Saint-Peyre (3),
(i) Millin, Dictionnaire des beaux-arts, entre dans les plus grands détails sur ce genre de travail ; d'Agincourt, Histoire de l'art au moyen uye, t. VI, voir à la table des matières de la série Peinture. L'ouvrage de M. L. Dussieux, intitulé : Recherches sur la peinture en émail ancien et moderne , spécialement en France, in-b0; Paris, chez Leleux; Recherches sur les émaux byzantins, par M. de Longperrier, employé du Cabinet des médailles, à Paris, travail inséré dans le Cabinet de l'amateur et du curieux; Paris, 1842. M. Pottier donne quelques détails sur les émaux au sujet d'une crosse du xne siècle , publiée par M. Willemin. Voir p. 21 du texte du 1er volume, et encore t. 11, p. 65, 67 ; Alex. Lenoir, Recherches sur la peinture en émail; Musée des monuments français.
t. VII, p. 87, 89 ; M. du Sommerard, Notice sur l'hôtel de Cluny, in-8u, p. 51, 74, 83, 86, 87, 91, 95, 105, 210, 226. 250; t. I de son ouvrage, p 276; t. Il, p 2i5. V. aussi ie texte de son grand ouvrage, les Arts au moyen âge, à la table des matières ; Essai sur les ar<ieniiers et les érnailleurs de Limoyes, par l'abbé Texier, curé d'Auriat. in-8°, 1843, à Poitiers, avec 9 planches ; Notice historique sur les émaux et les émailleurs, etc., in-8°, par M. Ardant; Limoges, 1843; M de Caumont, Cours d'antiquités monumentales, 6" partie, p. 566 et suiv., et les planches à l'appui.
(2) On trouveà la suite dece vase et dequelquesautres spécimens de cette branche de l'art, un résumé de son histoire.
(3) C'est à M. du Sommerard même qu'on est rede-
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portant l'époque incontestable de leur fabrication, la salamandre de François Ier. Us sont de Léonard de Limoges et sont datés de 4557; ils appartiennent à la Collection de M. du Sommerard, qui les a fait placer autour de la glace de son salon. Ils sont publiés dans son Album. V. à la table des planches.
Suite de peintures en émail du xvie siècle, Musée des monuments français 3 1. VIII, pi. cclxxix, et p. 44; pi. cclxxx, p. 45.
EMBARCATIONS de Guillaume le Conquérant pour aller conquérir l'Angleterre. — Tapisserie de Baveux. V. les détails des planches dans les divers ouvrages où elle est publiée.
Berii. de Montfaucon, t. I et II ., Mo nume nt s de la monarchie française.
Par Stolhard, 1 vol. in-folio, London.
Les Mémoires de V Académie des inscriptions, t. VIII.
Ducarel, Antiquités anglo-saxonnes, et dans V Angleterre pittor. du baron Roujoux.
Voir aussi le mot Tapisseries.
— De chevaliers de l'ordre du nœud pour la terre sainte, tirées de miniatures d'un manuscrit concernant cet ordre , publiées dans les Monuments de la monarchie française de Montfaucon, t. II, pi. lix, lx, ou dans le Trésor de la couronne de France, t. I , pi. cxv, n° 8.
— De chevaliers anglais au xivp siècle. On y voit la manière de placer les chevaux dans un vaisseau de guerre, Angleterre pittoresque du baron Roujoux, d'après une miniature de V Angleterre ancienne de Strutt, t. II, planche de la p. 92.
Autre miniature d'embarcation au xive siècle, publiée dans Y Archéologie navale , par M. Jal; Paris, 1842, t. II, planche de la p. 422; de Henri VIII à Douvres en 1520. V. le Mémorial pictory, etc., t. II, planche de la p. 339. Reproduite d'après une peinture du temps, au château de Windsor, dans Y Histoire pittoresque de l'Angleterre, par Roujoux et Minguet; Paris, 4844, 5 vol. in-8°, chezlngret, éditeur. V. la planche t. III.
vable de cette découverte et elle est constatée dans sa Noiicesur l'hôtel de Cluny, p. 276, et dans le 1er volume de son grand ouvrage, p. 276.
(î) Ciampini, Vêler. monument a, t. I, p. 4i;Fabricius, Biblioiheca anliquuria, i vol. in-4", p. 1025; Pompas funèbres de tous les peuples de la terre, in-8°; "Vérone, 163:), par Francesco Perucco, avec figures
(2) Dans la citation du texte de son auteur, l'appareil en question indique bien évidemment un pavage en mosaïque pulcliro emblemale pavimenti ( lac. cit., p. 305 et 306.) M du Sommerard en fait l'application aux vases de riche matière, et il cite à l'appui et comme exemple les riches colonnes de diverses égli-
Voir aussi les mots Navigation, Vaisseaux.
EMBAUMEMENT DE CADAVRES (4). — Une des sculptures en creux des portes de Saint-Paul-hors-des-Murs nous montre cette cérémonie pratiquée par les premiers chrétiens. Ciampini, Fêtera Monumenta, t. I, pi. xvin, nos 25 et 50, malheureusement très-mal gravée. Reproduite d'une manière plus satisfaisante par d'Agincourt, Sculpture, pi. xx, n° I. On y voit les funérailles de saint Luc. Cette sculpture a été aussi publiée dans les grands tableaux de Bianchini, Demonstratio historiée ecclesiasticœ , tabula ina, seculi n1, n° 51, mais d'une manière tout à fait inexacte. V. l'analyse critique et raisonnée de cette sculpture au mot Luc (saint).
Une sculpture d'une église d'Aquilée (xive siècle), publiée dans l'ouvrage intitulé : le Anîichita d'Aquileia, par Giandomenico Bertoli, in-folio, représente un saint mis ou retiré de son tombeau qui pourrait donner quelque idée de la cérémonie de l'embaumement. V. la planche de la
Bernard Passari a essayé ce sujet dans la Vie et passion de Jésus-Christ du père Natalis , Èvangelicœ historiœ imagines ex ordine Evangeliorum , 1583, in-folio , planche cxxxin, par H. Wierix.
EMBLEMATA BIBLICA. — Manuscrit curieux de la Bibliothèque royale de Paris ( xme siècle) rempli de miniatures dont on trouve quelques fac-similé publiés dans l'ouvrage de M. Didron , Histoire du nimbe. Voir Léviathan.
EMBLEMATE. — Sorte d'ornement de rapport ou en applique , en usage à l'époque mérovingienne , et cité par M. du Sommerard (2), p. 305 et 306 du t. II de son ouvrage : les Arts au moyen âge, et dont la tombe de Frédégonde peut servir d'exemple.
EMBLÈMES (3). — Il existe une foule d'ouvrages renfermant de ces sortes de figures ;
ses. Pour lier toutes ces idées, il semblerait manquer quelque chose au texte de l'antiquaire; mais de tout cela il résulte que l'emploi de la mosaïque était familier à l'époque en question, et qu'on savait en appliquer les riches combinaisons aussi bien au pavage qu'aux colonnes et aux vases; mais nous aurions désire que M. du Sommerard nous produisit quelque exemple remarquable pour ce dernier emploi sur lequel notre savoir est eu défaut.
(3) Sur la différence qui existe entre ce mot et celui d'allégorie si souvent confondus, voirie Dictionnaire des arts de Millin; Y Encyclopédie catholique de M. Walch le Dictionnaire de la conversation; le
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la difficulté est de bien choisir et de se fixer à ce qui est fondamental de préférence à ce qui ne serait que le résultat du caprice ou de la simple imagination d'un artiste.
Les peintures des catacombes, les sculptures des sarcophages chrétiens, les inscriptions des premiers siècles de l'Église sont, nous pensons, les sources les plus authentiques et comme le véritable point de départ pour s'orienter dans ce genre d'étude.
Nous diviserons donc notre inventaire à ce sujet en trois séries principales : emblèmes chrétiens, emblèmes de la vie civile , emblèmes mélangés.
Emblèmes chrétiens.
Les plus connus comme les plus fréquents sont la main sortant du nuage, une des plus anciennes figures symboliques de la Divinité; l'œil, le rayon qui sort de la main ; la vigne, les colombes, les sept esprits , les sources qui sortent du pied de la croix et d'un rocher; le monogramme crucifère, le rocher, le coq, les quatre animaux symboliques, la barque ou le vaisseau, le candélabre, le cerf, l'ancre, les palmes, le pressoir, l'agneau, le phénix, la licorne, le pélican, l'échelle mystérieuse de Jacob, les poissons, le tonneau, les corbeilles de fruits, les vendanges, etc. V. à tous ces mots , et à Allégories, Catacombes, Inscriptions
CHRÉTIENNES , etc.
On trouve aussi une foule d'emblèmes de ce genre, et surtout mystique, dans un ouvrage allemand intitulé : Der besch lossen Gurt der rosen krants Marie ou le Jardin fermé du rosaire de Marie, 1 vol. in-folio,
Parmi tous les sujets gravés en bois , et montant à plus de deux ou trois cents, nous avons remarqué les suivants : l'Étoile à six pointes tenue par Dieu, par Jésus-Christ, un ange, Adam et Eve, les patriarches, les prophètes, les vierges, saint Pierre et saint Paul, ce qui forme autant de planches séparées.
Un arbre aux branches duquel est crucifié Jésus-Christ.
Une figure humaine avec six ailes et s'élevant vers Jésus en croix.
Un guerrier dans un vase enflammé, tenant deux étendards, dont l'un représente le Calvaire, l'autre le serpent d'airain; à ses bras sont suspendues une lanterne et une torche; dans le fond le soleil, la lune et les étoiles; deux figures qui entrent dans leur maison en s'éclairant d'une lanterne;
un homme monté sur un cerf et portant une croix sur le front.
L'ouvrage de M. Didron sur V Iconographie chrétienne renferme une mine riche à exploiter, mais il est bon de vérifier soimême les sources où il en puise les représentations. On sait que ce travail , formant i vol. in-4°, fait partie des Instructions du comité des arts et monuments , imprimées par ordre du, ministère de l'instruction publique.
Série d'emblèmes chrétiens , 1 volume petit in-4°, en latin et en français, par Georgette de Montenay, noble dame française, 401 0, ornée de 100 planches environ, trèsbien gravées, tirées des textes des Écritures saintes.
Emblèmes chrétiens, publiés par Paul Jove, 1 vol. in-8°; Lyon, d861. Chaque sujet est entouré d'un encadrement ou cartouche très-bien composé.
Emblemata amoris divini, par Otto Venius, diverses éditions; celle d'Anvers est très-belle , 1 vol. in-4°, rempli de planches bien gravées par Bolswert.
Christianus veridicus , i vol. in-8° publié par le révérend père David, jésuite; Anvers, ÎG00, renfermant plus de 200 planches d'emblèmes et d'allégories chrétiennes admirablement bien gravées par les Wierix, Léonard Gaultier et autres de cette école.
Les divers ouvrages publiés par les révérends pères Sucquet , Drexelius , Aftenius, etc., sont également riches en représentations emblématiques et d'une grande utilité pour les artistes.
Emblèmes mystiques de la sainte Vierge.
V. à son nom, et aux mots Corona beat^e Marle virginis, stalles de la cathédrale d'Amiens, les pi. xvi, xvn, xvm, xix, xx, xxi, xxn, aux mots Rosaire, Jardin mystérieux, Licorne, etc.
Les œuvres de Wierix, de Léonard Galter ou Gaultier, de Thomas de Leu, de Yaldor, sont remplis de sujets de ce genre.
Emblèmes mélangés, empruntés à la morale, à la philosophie, à la gloire, à l'honneur, etc.
Parmi les nombreux ouvrages qui existent de ce genre, ne pouvant pas tout citer, nous indiquerons les suivants :
Emblèmes sacrés et profanes , suite de 150 planches environ gravées par Jul. Bonasone. V. livre intitulé : ex Mysticis JEgyptiorum litteris, ïapyro Bocchio filio, in Venet., 1600. On y remarque une figure allégorique de la ville de Bologne. L'occasion
Dictionnaire encyclopédique publié dans YUnivers pittoresque de Didot, frères. Dans ce genre d'étude il
faut bien faire attention à ce qui est fondamental et à ce qui est purement individuel.
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