‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 257 sur 321 · ENS · texte numérisé non relu

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du comité, Histoire des arts et monuments, t. II, p. 15).

Hôpital des enfants trouvés à Cordoue.

La porte d'entrée ornée de sculptures dans le style du xve. siècle est publiée dans le Moyen âge pittoresque, pi. lxxxvii.

ENFER. — Figure de l'enfer sculptée sur une porte de l'église de Saint-Zénon, xne siècle, Moyen âge monumental, pi. xc.

D'Agincourlen donne une réduction dans son Histoire de l'art ( Peinture) , pi. cxix , etGicognara, dans Storia delta scultura, 1. 1, planches vin, xvii.

Orcagna ou Orgagna, au xive siècle, peintre de l'école florentine, paraît être le premier qui ait représenté l'enfer chrétien, d'après les descriptions poétiques de la Divine Comédie du Dante. Celte grande composition fait partie des fresques du Campo Santo publiées par Lasini, 1 vol. in-folio. Voir Campo Santo.

Une des planches gravées de l'ouvrage intitulé : Monte santo di Dio (1), 1477, infolio, représente l'intérieur de l'enfer. On y voit Satan dévorant les pécheurs, entourés des supplices réservés aux sept péchés capitaux, où l'on reconnaît assez facilement la gourmandise, la luxure et la paresse, etc.

Cette planche est reproduite assez fidèlement dans le 1er ou 2r volume du catalogue de là Bibliothèque de La Vallière, n° 763.

Gravures en bois de diverses éditions du Dante, publiées au xvie siècle; celles de l'édition dite du Chat, à Venise, sont assez bien composées. Dibdin en reproduit Une dans l'ouvrage intitulé : Bibliographical Decameron. Voir Dante.

Composition par Crispin de Pas pour les méditations du père d'Angoumois, 1 vol.

in-4 , 1525. V. la pi. de la p. 1171 du texte.

Dans la Vie de Jésus-Christ par le père Jérôme Natalis dans le xvie siècle, dont toutes les gravures sont faites par les Wierix sur les peintures ou dessins de Bern. Passari , est une représentation de l'enfer qui n'est pas sans mérite, in-folio, pi. cxxxi.

Jean Cousin a composé aussi un enfer dans un tableau du Jugement dernier autre que celui peint sur verre à la chapelle de Vincennes(2). V. l'œuvre de ce peintre célèbre.

ENGELMONDUS (Saint), évêque d'Angleterre , de l'ordre des bénédictins, repré-

senté faisant sortir une source de terre avec sa crosse , de l'autre un livre , gravure de J. Mathieu. V. son œuvre et la Collection des saints du cabinet de l'auteur qui doit passer au Cabinet des estampes de Paris. La crosse est ornée d'un sudarium.

ENGUERRAND DE MARÏGNY (1515 ).— Son tombeau avec sa statue couchée, armée de pied en cap , à l'ancienne collégiale d'Écouis. Millin , Antiquités nationales, t. III , pi. m du n° 28 , n° 1 , ancienne édition en 5 volumes, et pi. xvm de l'édition Barba, in-4°, un vol. de texte et allas.

Deux statues, l'une d'Enguerrand, l'autre de sa femme, existaient autrefois au couvent des Chartreux de Paris. Même ouvrage, t. V, pi. v du n° 52. Costume armorié. Leurs statues se voyaient aussi au portail de l'église d'Écouis. V. ce nom.

Procès d'Enguerrand plaidé devant le Père éternel. V. Procès.

Jean de Marigny, évêque de Beauvais. Sa statue dans la même église. Millin, ib. , pi. n° 4.

ÉNIGMES.— V. Devises, Emblèmes, Symboles.

ENLUMINEUR. — L'on trouve une figure d'homme exerçant cet état (5), gravée dans le livre de Jost Amon, de Artibus mecanicis et illibcralibus , etc., 1 vol. in-12, pi. de la p. 52.

ENOCH enlevé au ciel. Miniature d'une Bible du xr siècle. Archeologia britannica, t. XXIV, planche de la p. 85; gravure sur bois de la Biblia pauperum, n° 54.

Enoch revenant avec Élie à la fin du monde pour convertir les juifs. V. toutes les suites représentant les scènes de l'Apocalypse. Nous citerons surtout celle des Bibles gravées sur bois, du xive au xve siècle , et la suite d'Alber Durer , en plusieurs planches in-folio de la plus grande beauté. V. au mot Apocalypse.

ENSEIGNES MILITAIRES. — Une lampe provenant des catacombes, et publiée par Mamacchi, Origin. christianor., t. II!, p. $3, porte une enseigne romaine avec le monogramme du Christ. C'est sans doute un Labarum.

(1) Dibdin donne quelques détails sur ce livre, t. III de ses Voyayes en France, p. 302.

(2) Malgré toute la célébrité de cet homme de génie, nous ne saurions garder le silence sur les inconvenances et les bambocbades dignes de Callot qui vien-

nent défigurer cette belle composition qui est gravée par Piètre de Jode, in-folio maximo.

(3) Aux mots Calugrapiie, Miniatures, voir tous les détails que nous donnons sur celle branche de l'art au moyen âge.

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