‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 281 sur 321 · V. Anne de Bretagne, Henri IV · texte numérisé non relu

V. Anne de Bretagne, Henri IV

— Aux funérailles des princes. Nous citerons parmi toutes les représentations de ce genre qui existent, celles d'Albert, duc de Lorraine, gravées par P.-W. Duc. Varetinus d'après Franquart; celle du duc Charles III de Lorraine, de la suite des pompes funèbres de ce prince, par Delaruelle et gravée par Mentel et Mérian, in-folio; celle d'Anne de Bretagne, publiée par Montfaucon. V. au nom de celte princesse.

EXTASES. — V. Apocalypse saint Jean, saint François-aux-Stigmates , et dans les vies de saint Bernard, sainte Brigitte, sainte Thérèse,. saint Thomas d'Aquin,etc. V. à ces noms.

EXTRADOS (1). — M. Daly, dans le 5e volume de la Revue générale d'architecture, donne divers exemples réellement curieux de ce genre de construction des voûtes, dont il met à nu tout le système. Les diverses planches consacrées à cette démonstration sont exécutées avec le plus grand soin. V. leur indication dans la table des matières du volume cité ci-dessus et tout le texte qui en donne l'explication.

, Autres exemples donnés par Batissier, Eléments d'archéologie nat., in-12, p. 495 et 495.

EXTRÊME-ONCTION. — Miniature du missel ou sacramen taire de Metz, xr ou xir siècle. Manuscrit de la Bibliothèque royale de Paris, n° 645; supplément latin, in-folio, p. 91.

Dans le livre de VArs moriendi est une planche gravée en bois représentant un malade recevant le sacrement de Pextrêmeonction. C'est la 2e suite dans quelques éditions

Le baron de Heinecken, Idée d'une collection complète d'estampes, p. 425, cite l'exemplaire de la Bibliothèque royale de Paris.

Martin de Vos a composé une suite de sujets portant pour titre : Septem novœ legis sacramenta, gravés par Ph. Galle. On y trouve celui de l'extrême-onction mis en parallèle avec divers sujets de l'Ancien Testament.

— Figures de ce sacrement. V. l'œuvre de Martin de Vos et de ses graveurs.

Une petite gravure de Léonard Galter ou

Wierix, provenant d'une vie des saints, in-f., représente saint Martin recevant le sacrement de l'extrême-onction. V. son œuvre.

EXULTET. — Suite de miniatures, tirées d'un manuscrit du xie siècle, renfermant toutes les cérémonies de la bénédiction du cierge pascal la veille de Pâques, et pendant lesquelles on chante une hymne commençant par le mot Exultet (2).

D'Agincourt les a reproduites dans son Histoire de l'art (Peinture), pi. lui.

PI. lv, n° 1, même ouvrage. D'Agincourt donne la miniature d'un autre Exultet de la bibliothèque Barberini, où l'on voit un diacre dans l'ambon ou jubé qui annonce le jour où doit tomber la fête de Pâques. Cette miniature est encore précieuse à consulter pour l'étude de divers costumes ecclésiastiques, et d'autres détails liturgiques.

Miniature d'un autre Exultet de la même époque, représentant divers sujets de la vie de la Vierge, une assemblée du peuple sous un portique, etc. D'Agincourt, Peinture, pi. lvi, n° 1 à 8.

Magnifique Exultet complet, avec les couleurs du manuscrit, dessin de Millin, au Cabinet des estampes de Paris, portefeuille n° 5765 (Monum. du moyen âge ), pi. xvi à

EXUPÈRE (Saint), évêque. — Figure assise. Sculpture de la châsse de saint Spire de Corbeil. Millin, Antiquités nationales, t. II, n° 22, pi. v et p. 25 du texte.

Il est aussi représenté sur le sceau de l'église de Saint-Spire, tô., 'pi. iv, n° 27. Il porte le pallium.

Les principaux traits de la vie de saint Exupère sont peints à fresque dans la chapelle de son nom, église cathédrale deSaint- Saturnin de Toulouse. Cette suite de peintures n'est pas gravée dans Y Histoire générale du Languedoc de dom Vaissète , mais seulement dans la nouvelle publication de ce grand ouvrage, fait en 10 volumes in-8°, en 1840, par M. Dumège, à Toulouse et Paris, t. I, p. 242, pi. n. Une de ces peintures représente saint Exupère à sa charrue, recevant , comme un autre Cincinnatus , les députés de la ville qui viennent lui annoncer qu'il est nommé évêque (5).

Châsse de saint Exupère, ornée de peinture exécutées dans le xve siècle environ et publiée dans le 5e volume de l'ouvrage cidessus. Une de ces peintures représente les

(i) Pour l'explication de ce terme d'architecture, le manuscrit en question, voir le texte de l'ouvrage de

voir tous les livres élémentaires de cette science et d'Agincourt, p. 59, explication des planches, et les

dans l'ouvrage de Batissier ci-dessus cité, p. 123. Annules de philosophie chrétienne, t. XIX, p. 51.

(2) Pour les détails concernant les cérémonies et (3) Toutes les peintures dont nous parlons ici sont

EX

EX

Vandales vaincus par les prières du saint.

EX-VOTO (1). — Parmi le grand nombre de sujets de ce genre exécutés par les peintres ou sculpteurs, nous citerons les suivants :

Grande fresque représentant la mort de la sainte Vierge et son assomption. Monument du xive siècle. On y voit les donateurs à genoux derrière les apôtres. D'Agineourt, Peinture, pi. cxxvi, n° 4.

Grand tableau où Ton voit le roi Jean, sa femme et un de ses enfants au pied de la croix, accompagné de saint Jean et de saint Louis. Trésor de la couronne de France, t. I, pi. ex; d'après celle de Montfaucon, Monuments de la monarchie française, t. II, planche de la p. 526.

Deux tableaux, dont un brodé argent et or, représentant divers grands personnages, des évoques^ des rois, reines, etc., provenant de la cathédrale de Chartres, donnés par Jean, duc de Berry. Histoire des monuments français, pi. xxxvi de YAtlas d'Alex. Lenoir.

Grande composition, placée dans un cadre en forme de triptyque, peinte sur bois par le roi René et publiée dans la vie de ce prince, par M. Villeneuve de Bargemont, 3 vol. in-8°. V. t. 111, p. 238. Le milieu représente le buisson ardent au-dessus duquel est assise la sain le Vierge tenant l'entant Jésus. De chaque côté du tableau le roi et sa femme avec leurs patrons (2). Celte peinture est également publiée par Alex. Lenoir dans son Atlas des monuments français, pi. xliv.

Le Musée du Louvre, à Paris, possède un magnifique retable tout couvert de figures de la passion de Jésus-Christ, sculptées en os, et donné par Jean, duc de Berry, aux moines de l'abbaye de Poissy, au xive siècle, pour être placé sur l'autel de leur église. Au haut du tableau est un calvaire où l'on voit agenouillés près de la croix le duc et sa femme offrant leur ex-voto à Jésus-Christ; derrière sont leurs patron et patronne debout. Nous ignorons si ce précieux morceau est gravé quelque part (3).

expliquées dans le texte de M. Dumége, t. I, p. 243 et par M. Belhomme , Dissertation insérée dans les Mémoires de la société archéologique du Midi, t. II , p. 153 et suivantes.

(i) ?sous désignons sous ce titre toute espèce de peintures, sculptures et autre genre de compositions représentant l'accomplissement d'un vœu. On y voit ordinairement le donateur ou les donateurs à genoux, offrant à Dieu, à Jésus-Christ, à la sainte Vierge ou à un saint personnage, 1 objetdu vœu ou son accomplissement; prés des donateurs sont figurés les patrons qui recommandent à Dieu les vœux qu'ils ont formés.

(2) Millin donne le détail de cette peinture dans le

Vue de l'intérieur de la chapelle de Notre- Dame, dite Diva Virgo, dans l'église cathédrale de Hall ou Halle (HainautJ. On y voit une foule d'objets d'un travail admirable,, offerts par suite de vœux faits à la Notre- Dame dont la statue est sur l'autel. On voit les statues en argent des douze apôtres donnés par le duc de Bourgogne Philippe le Bon ; une statue en argent de la Vierge ; les statues à genoux de Maximilien, empereur d'Autriche, d'Albert, duc de Saxe, et d'un de ses ancêtres; un arbre en argent donné par Maximilien; des lampes en argent données par un pape; le manteau de Charles- Quini , et quelques autres richesses. On trouve une gravure de cette belle chapelle dans l'ouvrage de Juste-Lipse intitulé:/? iva Virgo Hallensis, 1 vol. in-4° publié à Anvers et gravée par Cornel.,Galle.Il en existe une traduction française par le père Louis, ex-gardien de Mortaigne, in-12, 1605, et citée par le père Lelong, dans la Bibliothèque historique de France, in-folio, t. IV, n° 41 50, p. 261, du supplément au t. I.

Bas-relief représentant le Christ mis au tombeau. On y voit figurer le roi Alphonse II et son fils, le poëte Jacques Sannazar sous la figure de Joseph d'Arimathie, Jean Pontanus, savant de l'époque, sous la figure de Nicodème. Monument du xve siècle (4).

Tableau du vœu du roi Charles VI, à Notre-Dame d'Espérance ou d'Epernon. V. au nom de ce prince.

Groupe de Jésus-Christ mort sur les genoux de sa mère : d'un côté Charles VII à genoux, de l'autre Jeanne d'Arc également à genoux, existant autrefois sur la grande place d'Orléans; et gravé dans divers ouvrages de l'époque. Wierix en a fait une gravure. V. son œuvre. Millin en donne une copie dans ses Antiquités nationales, t. I, n° 9, pi. i de l'ancienne édition, ou pi. lui du 1er volume, édition Barba, p. 54.

Grand tableau représentant la famille des Mailly aux piedsdeJa sainte Vierge et de son fils, d'après un dessin existant à la Bibliothèque du roi, à Paris. Avant la révolution de 93, on en voyait un tableau peint sur

2e vol. de ses Voyages dans le midi de la France, p. 344.

(3) "V oirle Catalogue des objets d'art du Musée des monuments français, au Louvre; M. Rigollot d'Amiens doit en publier quelques fragments dans son ouvrage sur les Arts pendant le moyen âge. Il doit être publié en outre dans la Revue archéologique de Paris.

(4) Ce bas-relief est cité par d'Agincourt, p. 34 des explications des planches de la sculpture, et il ne l'a pas publié. Il est encore cité dans la Neapoli sacra d'Eugenio, p. 5iu ; dans la Notizia di Neapoli de Celano, t. II, p. 2i ; par Tiraboschi, Notizia de pillori Modenensi, in-4°, p. 257 ; par Vasari , Vite di pillori, 1. 1, p. 203, édition de Rome.

bois dans l'église de Saint-Nicolas d'Arras, cité par le père Anselme de Sainte-Marie, dans son Histoire généalogique des maisons de .France, t. VIII, p. 652.11 doit exister au Cabinet des estampes une épreuve de la planche publiée par le comte de Mailly en 1838(1).

Autre dans l'église de Notre-Dame de Moulins, représentant le couronnement de la Vierge par les anges et son triomphe dans le ciel. A droite et à gauche sont représentés, à genoux, le duc Pierre II et sa femme Anne de France, fille de Louis XI, accompagnés de leurs patron et patronne. Tableau du xve siècle, publié dans V Ancien Bourbonnais, par A. Allier,continué par M. L. Batissier, 1 vol. in-folio, pi. n° 2 du chapitre de Moulins.

Très-belle sculpture de la cathédrale de Saint-Omer, représentant les trois jeunes hommes dans la fournaise. Ouvrage du xvr siècle, dont on trouve le détail aU mot Fournaise, ou dans le volume du Magasin pittoresque, année 1840, p. 513.

Autres placés dans la même église et publiés par M. Wallet dans sa Description de l'ancienne abbaye de Saint-Berlin à Saint- Omer, in-folio, 1854; chez Aubert et comp. V. la pi. vm.

ÉZECHIEL. - Figures du prophète Ezéchiel peintes ou sculptées. V. les œuvres de Raphaël, de Jean Cousin, les Bibles à gravures, la collection des saints de l'Ancien et du Nouveau Testament au Cabinet des estampes à Paris.

Les vitraux de l'église de Bourges offrent aussi une figure de ce genre. Voir au nom de cette église.

Statue du Puits, dit de Moïse, de l'ancienne Chartreuse de Dijon. Voir les publications faites de ce monument et dans divers ouvrages que nous citons au mot Puits.

Vision de ce prophète. Bas-relief d'un sarcophage des catacombes. D'Agincourt , Sculpture, pl.vin, n° 3.

Bianchini l'a également publié dans sa Demonstratio Historiœ ecclesiasticœ , tabula na, sœculi ii', n° 26 (2), d'après celle d'Aringhi, Borna subter., 1. 1, planche de la p. 197.

Grande composition, gravée à l'eau-forte par J.-B. Fontana, représentant Ezéchielau milieu d'une grande plaine remplie des ossements du genre humain et les voyant ressusciter autour de lui. V. l'œuvre de Fontana.

Belle capitale, très-ornée, tirée d'un manuscrit du vie ou vne siècle. Astles, Origine et progrès des lettres, en anglais, pi. xiv et xv, p. 98.

Autre du même siècle. D'Agincourt, Peinture, pi. lxvi.

Grande et belle majuscule de la Bible latine de Charles le Chauve, verso du 5e feuillet de la préface de saint Jérôme, manuscrit du ixe siècle, Bibliothèque royale de Paris, citée par Dibdin, Voyage en France, t. III, p. 24. Reproduite par le comte de Bastard dans la 2e livraison, de son grand ouvrage sur les Manuscrits français.

Autre tirée d'un manuscrit présumé du xne au xine siècle. D'Agincourt, Peinture, pi. cm, n° 4, colonne de gauche. Cette lettre est formée d'entrelacs et de figures d'hommes.

Autre d'une grande richesse de détails et

(1) L'auteur de ce Dictionnaire en possède une épreuve dans sa collection historique, Trésor de la couronne de France, t. II. Cette épreuve lui a été envoyée par M. le comte de Mailly.

d'ornements, publiée par Shaw, Choix de lettres tirées de manuscrits, en anglais, 1 vol. in-4°, pi. vm, d'après un manuscrit du xme siècle.

Autres plus ou moins importantes tirées d'alphabets complets du xive au xve siècle. Ib., pi. xv et xxv.

Lettre F d'une forme bizarre, tirée d'un alphabet anglo-saxon publié dans le 2e volume des Vetusta Monumenta, lre partie,

pi. XVII.

Diverses lettres de manuscrits des vie au xvr siècle publiées dans le grand ouvrage de M. le comte de Bastard. V. les diverses livraisons.

Lettre funèbre avec des larmes sur le corps de la lettre; fond noir, du xvie siècle environ. Willemin , Monuments français, t. II, pi. CCLXXV.

(2) Pour l'explication, voir t. III du texte, p. 502.

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