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tames, donne plusieurs figures de jeunes filles de condition, de bourgeois, artisans et autres, du xme au xive siècle. V. surtout 1. 1, pi. m, xv, xviii, xxv, xxxin, lxix, et dans le 2" volume les planches nos7, 15, 56, 48 , 53, 63, 87, 98, soit de femmes françaises, soit d'Italie.
FILLES DE JOIE. — Plusieurs bas-reliefs de l'église de Notre-Dame deParis, sculpture du xive ou xve siècle, représentent divers sujets concernant ce genre de femmes (4). Sur l'un des deux, on voit le supplice de l'échelle qu'on leur infligeait avant de les enfermer. C'était une espèce de pilori où elles étaient exposées pendant quelques heures à la vue du peuple; spectacle qui, du reste, ne servait qu'à amuser les oisifs et les mauvais sujets, mais qui ne remédiait à rien pour la morale.
L'autre semblerait représenter une de ces créatures se rendant au monastère des filles repenties pour y faire pénitence. Ces basreliefs sont publiés dans VAlbum des arts au moyen âge de M. du Sommerard , pi. xxx de la 5e série.
FILS DE FRANCE. — L'on trouve divers sceaux français avec cette désignation. Le Trésor de la numismatique en offre plusieurs dans la suite des sceaux des Grands feudataires de la couronne de France. V. la pi. i, nos 1, 2, 3; pi. n, nos 1, 2; pi. m, nos 1, 2, 3; pi. iv,nos 4, 2, 5; pi. v, n° 5 ; pi. xiv, nos 3, 4, 5, 6, 7; pi. xix, n° 4; pi. xxi , n° 4 ; pi. xxin , nos 4, 6; pi. xxvi , n° 4; planche supplém., n° 7.
FINANCES. — A l'ancien couvent des Jacobins de Paris l'on voyait autrefois la statue de Huraut de laGrangedeChiverny, intendant général des finances sous le règne de François Ier. Il est en costume de sa charge. Milîin donne cette statue dans le 4e volume, n° 59, pi. vu, Antiquités nationales ; dans le 5e volume du mois de juin des Acta sanctorum . les Bollandistes ont publié en tête de ce volume des planches gravées d'après les miniatures d'un manuscrit intitulé : Leges palatinœ, où l'on voit quelques figures de gens chargés des comptes et finances du roi. V. les planches des p. 42, 15.
FINIS CORONAT OPUS. — Telle est la sen-
tence qui se trouve au bas d'une belle gravure signée H représentant l'intérieur d'un cabinet avec tous les attributs de l'étude. Une table couverte de livres; au milieu de la table une tête de mort couronnée de lauriers, emblème énergique de la vanité des sciences humaines; une chandelle éteinte, le sablier qui ne marque plus l'heure; un siège vide, tout annonce que l'homme qui occupait naguère cette place et y passait des heures consacrées au travail est mort... la fin couronne V œuvre. Cette curieuse et symbolique gravure se trouve dans un volume in-folio, sous le n° 2112, intitulé : Recueil d'emblèmes, au Cabinet des estampes de la Bibliothèque royale de Paris. Le monogramme dont elle est signée pourrait bien être celui de H. Hondius, graveur du xvie siècle. V. son œuvre.
FINS DERNIÈRES (Les quatre). — On nomme ainsi dans le christianisme la mort, le jugement, le paradis et l'enfer. Chacun de ces sujets est l'objet d'une foule de compositions en mosaïque, en miniatures, fresques, sculptures, etc., dont on trouve la désignation à chacun de ces divers mots. V. Mort, Jugement dernier, Paradis, Enfer.
FIOLES (2). - Au premier rang de ce genre de vases nous devons placer celles recueillies dans les catacombes. On les trouve gravées avec assez de fidélité dans la Borna solterranea de Bosio , dans la Roma subterranca d'Aringhi. V. les planches suiv. les éditions. L'édition in-folio de Paris les donne t. I, p. 298. Dans Mammachi, Origines et antiquitates christianœ; dans Boldetti , Osservazioni sopra Cimeterii, etc., in-folio, p. 185, 487. Bianchini les reproduit danssa Demonstratio historiœ ecclesiasticœ comprobata monumentis, in-folio, tabula ia, saecuii i1, n° 44; tabula in% sa?culi i, n° 44 à 47. V. aussi les savantes explications données à l'appui dans le texte, in-folio, t. II, p. 545. Nous citerons encore l'ouvrage de d'Agincourt, Histoire de l'art (Sculpture), pi. vin, nos 47 et 21 , et son texte p. 6 de l'explication des planches. Ces citations peuvent suffire.
— Propres aux diverses cérémonies en usage dans la liturgie chrétienne. A l'église Saint-Jean-Baptiste de Monza l'on conserve
(1) Nous n'osons pas assurer que cette explication soit exacte : nous la donnons comme nous l'avons reçue sans répondre de l'exactitude du commentaire, et nous sommes tout prêta nous rétracter si nous apprenons quelque chose de mieux.
(2) Sur l'authenticité des fioles trouvées dans les
catacombes, outre les textes des divers ouvrages cités ci-dessus, voir aussi l'ouvrage de M. Raoul-Rochette, Tableau des catacombes, in 12, p. 255 , et surtout la savante dissertation du père Secchi, Annales de philosophie chrétienne, t. XXIII, p. 442,449.