‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 309 sur 321 · FOL · texte numérisé non relu

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Pictorial history of England, t. II, planche

Voir encore aux mots Hommages et Serments.

FOI CONJUGALE. — Images symboliques de celte vertu. Sculptures et peintures des catacombes. Aringhi, Borna subterranea, 1. 1, pi. clxxx, clxxxiii. V. aussi Mariage, Probus et Proba.

FOIRE DE CHAMPAGNE. - Sceau de cette corporation vers le xme siècle. Trésor de numismatique, vol. intitulé : Sceaux des feudataires, pi. xix, n° 22.

FOIRE DE VILLAGE. —Une jolie composition de Théodore de Bry représente un grand concours de paysans devant une église, assistant à des jeux, mangeant, buvant, se battant, etc. Cette pièce est curieuse comme scène de la vie flamande, dont on voit ici les costumes d'hommes et de femmes et tous les détails d'une fête villageoise. V. l'œuvre du graveur. Celui de Rubens offre plusieurs scènes de ce genre.

FOIX (Comté de) (1).- Le château fort,construction militaire imposante du xme siècle. Voyages dans V ancienne France, par Taylor et de Cailleux, Languedoc, pi. clxxxiii.

Sceau de la commune de Foix, 4228. On y voit saint Gorgonius à cheval en costume militaire du xme siècle : il fut martyrisé. Trésor de numismatique, volume intitulé:

Sceaux des communes, pi. xix, n° 47.

Sceaux des comtes de Foix. Ib., Sceaux des grands feudataires, pi. xn,nos5, 6,7, 8,9.

Seigneur de Foix à cheval , xve siècle environ. Monuments de la monarchie française de Montfaucon, t. III, pi. Lvm,et dans le Trésor de la couronne de France, t. II,

pi. CLXXVI.

FOLLEVILLE (Église de). — Monument du xme siècle, ornée de tombeaux. Voyages pittoresques en France, Taylor et de Cailleux, Picardie, pi. x, xi.

FOLRERIUS. — Charge ou fonction correspondant à celle de maître des logis ou fourrier, d'après une miniature du manuscrit des Leges palatinœ , publiée dans les Acta sanctorum des Bollandistes, mois de juin, t. III, planche de la p. 27.

Histoire des comtes de Foix, 4 vol. in-8°, avec quelques planches, par Hipp. Gaucherand, 4854.

(0 Sur celte province , V. Lenglet du Fresnoy, Méthode pour étudier l'histoire, t. IV, p. 232.

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FONCTIONNAIRES, FONCTIONS. V. Charges, Dignités, Officiers.

FONDATEURS. — Une curieuse miniature d'un peintre anonyme du xme siècle environ représente les douze fondateurs de la chapelle dite delà Miséricorde, à Pise. En haut se voit la Sainte-Trinité figurée par le Père soutenant son Fils en croix , et le Saint- Esprit qui plane au-dessus. Plus bas les fondateurs à genoux tenant chacun une bourse. Celte miniature est reproduite dans la Storia délia pittura in Ltalia, in-folio, par Giov. Rosini; Pise, 1859, 1. 1, pi. x. Une des figures tient Pacte de fondation : elle est entourée de seize personnages assis et dont nous ignorons le motif. V. au reste le texte de Pouvrage indiqué.

— D'ordres (4). On en trouve les figures et les costumes dans divers ouvrages dont les principaux sont : Vies des fondateurs ou réformateurs d'ordres, 1 vol. in-4°, par Louis Beurier, célestin , orné de quarante- neuf portraits.

Fies des fondateurs des ordres religieux représentés dans le chœur de l'église de l'ancienne abbaye de Saint-Lambert de Liesse en Hainaut , in-4°, par Etienne Binet, 4634. Les figures qui sont gravées dans ce volume et qui sont assez recherchées des curieux font tout le mérite de ce livre.

Le livre intitulé : Lignum vitœ omamentum et decus Ecclesiœ, etc., par Arnold Wion, moine de Saint-Benoît, à Mantoue,ann.

4595, avec figures assez bien exécutées, représente les fondateurs de tous les ordres religieux et militaires soumis à la règle de Sainl-Benoît. V. V Arbre généalogique publié dans cet ouvrage; au mot Arbres Généalogiques nous donnons quelques détails à ce sujet.

FONDATION DES ÉDIFICES RELIGIEUX, tels qu'églises, chapelles, monastères, etc. Sculpture du vne ou vin6 siècle, représentant deux sujets de fondations de couvent.

Trésor de la couronne de France, t. I , pi. xxxi.

Fondation d'une chartreuse, en 4500, par un évêque , un prince et sa femme , ib., pi. eu.

Un bas-relief du tympan de l'église bénédictine de Souillac, estimé du xie siècle, représente le sujet de la fondation de cette église d'une manière dramatique. Un ange fait connaître à un religieux le plan de l'abbaye. On construit l'édifice. Le diable vient pour renverser les bâtiments. On voit une tour qui semble se renverser. Le diable veut arracher le plan des mains de l'architecte. Un ange intervient, etc. Voyage dans l'ancienne France, par Taylor et de Cailleux, Guyenne, pi. Lxxivet p. 65 bis du texte.

Cérémonies (2) de la fondation d'une abbaye au ixe siècle environ. Bas-relief du tombeaud'Hincmar,àI'églisedeSaint-Remy de Reims. Voyages littéraires de deux bénédictins, pi. de la p. 84 , 2e partie, et dans VHistoire de l'art, de d'Agincourt , Sculpture , pi. xxix, n° 22. On y voit le roi Charles le Chauve tenant le modèle de l'église de Saint-Remy,dont il fut, sinon le fondateur , du moins le restaurateur. Les détails de cette sculpture sont donnés dans l'ouvrage des deux bénédictins cités ci-dessus.

Sceau de fondation de l'église de Saint- André à Troyes. On y voit le comte Henri dit le Magnifique, présentant le modèle de la chapelle ou église à un abbé, xme ou xive siècle, publié dans le Trésor de numismatique, vol. intitulé : Sceaux des abbayes et des communes, etc., pi. xn, n° 9.

Sculpture de la porte de la Chartreuse de Paris, représentant plusieurs chartreux aux pieds de la Vierge. V. Chartreuse, Pavie.

Sculpture du haut de la porte d'entrée de la première porte du couvent des Chartreux de Paris, représentant saint Louis debout sous un magnifique dais gothique, offrant à la sainte Vierge la fondation qu'il fait d'un certainnombrede cellules dans leditcou vent.

(i) L'on trouve dans la Méthode pour étudier l'histoire de Lenglet du Fresnoy, t. III, édition in-4°, p. 132, une série d'ouvrages sur 1 histoire des fondateurs d'ordres; mais il ne mentionne pas si on y trouve des figures.

(2) On peut lire dans YHistoria Ingulphia, p. il 8, ou dans l'IIisloire littéraire du moyen âge de Berington, xne et xme siècle, traduction de Boulard, p. 151 , la relation intéressante de la cérémonie qui eut lieu en Angleterre lors de la fondation de l'abbaye de Croyland : près de 10,000 personnes assistaient à cette pieuse cérémonie, abbés, prêtres, moines, des seigneurs et leurs femmes accompagnés de leurs fils et filles, des hommes d'armes, des ouvriers. Ce fut l'abbé Joffred qui fit les honneurs de la journée; chacun des bienfaiteurs fut admis à la confraternité de l'ab-

baye. Il y eut un grand repas, après lequel tous les étrangers s'étant retirés on commença la construction des bâtiments. M. du Sommerard reproduit cette description dans le 2e volume de son ouvrage les Arts au moyen âge, p. 227. M. Florent Lecomte, t. I de son livre Cabinet d'architecture, peinture, sculpture, etc., p. 3 du sommaire historique, donne une liste de toutes les tondations pieuses et autres faites depuis le commencement de la monarchie française par les rois et reines, évêques et quelques autres grands personnages. M. du Sommerard a fait un relevé de ce genre, mais plus étendu dans les volumes de son ouvrage. Voir les indications que nous en donnons dans la table des matières qui termine le 5e volume de cet ouvrage au mot Fondations.

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Cette importante sculpture, détruite par les Vandales de 93 , est assez bien gravée dans les Antiquités nationales de Millin , t. V, art. LU, pi. i et n, lr édition.

Autre sculpture du cloître des Chartreux de Paris, représentant Jean de Châtillon offrant à la sainte Vierge le titre de fondation dequatorze cellules dans ledit couvent. Derrière le fondateur est son patron , saint Jean Baptiste debout. Même ouvrage et même vol., pi. x, p. 61.

Autre bas-relief représentant sur un fond de mosaïque l'épouse de Jean de Châtillon , offrant à la sainte Vierge la fondation qu'elle fait de plusieurs autres cellules au couvent desdits Chartreux, en 1217. Même ouvrage et même vol., pi. xi, p. 62 du texte.

La reine Sanche d'Aragon , fille de Robert le Sage, fondatrice et abbesse du couvent délia Croce, à Naples, représentée entourée de moines et de religieuses à genoux. Bas-reliefs du tombeau de cette princesse en mémoire de la fondation de cette maison. Sculpture du xive siècle , publiée par d'Agincourt , Histoire de l'art (Sculpture) ,

pi. XXXI.

Une des plus belles miniatures de VHortus deliciarum représente l'instant où l'abbesse sainte Odille fait à Jésus-Christ l'offrande de la fondation de son couvent , et lui présente l'acte par lequel elle se consacre à son service avec toutes ses religieuses. Saint Jean-Baptiste présente à Jésus- Christ l'abbesse et ses compagnes.

Au-dessous l'on voit le roi Eticho , père de sainte Odille, remettant à sa lilleles clefs de son couvent. Près des religieuses réunies est une inscription en lettres gothiques. Cette miniature est reproduite planche x de la publication, faite d'une partie de ce manuscrit , en 4818 , par MM. Engelhart et Willemin.

FONDATRICES ou RÉFORMATRICES D'ORDRES. — V. la belle collection des femmes saintes ou religieuses, formée au Cabinet des estampes de Paris , et celle formée par l'auteur de ce Dictionnaire (iconographia sancta ) et destinée à la bibliothèque du Musée de l'hôtel de Cluny de Paris. Chercher aux noms des fondatrices dont on peut avoir besoin , car il serait impossible de les énumérer ici chacune par leur nom.

L'ouvrage, publié par Michel Vanlochom, in-4°, intitulé: Fondatrices et réformatrices

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d'ordres, etc., renferme 88 planches bien gravées.

Courte description des ordres des femmes et filles religieuses , avec planches , 1 vol. in-8°, par Adr. Schoonebeek. Les ouvrages de Bar,Bonanni, d'Héliot, de Fialetti, etc., sont encore à consulter (1).

FONDEURS à leurs fourneaux ou dans leur atelier. — V. les planches du livre de Jost Ammon ou Amman, de Artibus illiberalibuset mechanicis, in-12.

Celles de l'ouvrage intitulé : de Arte metallica, in-folio. V. à Métallurgie.

M. Cyprien Robert, dans son Cours d'architecture des églises de Russie, Université catholique , t. XIII, p. 51 , signale les basreliefs d'une porteen bronze d'uneéglise dite Sophia (2) , comme représentant les figures en pied des trois fondeurs de ces bas-reliefs. L'un, nommé Abraham, tient un marteau et un creuset; l'autre, nommé Biquin, tient une balance pour peser le métal; Waismut, le troisième, tient un creuset à deux mains. Ces sculptures sont estimées du xnr siècle. Le costume est slave (5).

FONS SACRI-LAVACRI , ou les fonts de baptême de l'église de l'abbaye du Mont- Cassin.

On les trouve ainsi désignés pi. vu du 1er vol. ou lre partie de l'ouvrage intitulé : Historia abbatiœ Cassinensis , par Gattula, et c'est à tort si nous indiquons cet objet comme un saint ciboire , p. 279 de ce Dictionnaire. Nous n'avions pas alors vu le texte.

FONTAINEBLEAU. - Les détails du château de ce nom en France sont publiés par Zeiler, Ducercèau, Israël Sylvestre, Blancheton, Claude de Châtillon, dans divers ouvrages déjà cités bien des fois dans ce Dictionnaire.

Deux vues intérieures de la galerie de la cour d'honneur de Fontainebleau, etc. Muller, Sketches of the âge of France, 1 vol. in-folio, pi. n, vu, xvi.

Tous les détails de ce château se trouvent réunis dans la grande Topographie de la France , au Cabinet des estampes de Paris. V. Fontainebleau.

Description des diverses parties de ce château, par Baltard, architecte, in-folio, accompagné de planches; Paris. Magasin pittoresque, tome XI, p. 49 et suivantes.

(l) Sur les plus célèbres fondatrices d'ordres, voir doivent renfermer des planches, malheureusement

les ouvrages indiqués dans la Méthode 'pour étudier l'auteur ne les signale pas toujours.

l'histoire, par Lenglet du Fresnoy, in-4°, t. III, p. 131, (2) C'est celle de la ville de Novogorod.

157, ni, 174, 176, 178, 179. Plusieurs de ces ouvrages (3) Nous n'en connaissons pas de gravures.

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Suite des Études d'architecture en France (Renaissance), par MM. Albert Lenoir et Vaudoyer.

Vues pittoresques de Fontainebleau, de la ville et des environs, 1 vol. in-folio, lithographie par Benoît et d'autres artistes , et publié parBulia; Paris, 1844.

FONTAINES PUBLIQUES dites de Saint- Féréol , à Brioude ; construction très-curieuse de l'époque romano-chrétienne. Ab.

Hugo, France monumentale, t. II, pi. lxxiv.

Autre en style roman. Monument important Voyages pittoresques en France, Taylor et de Cailleux ( Languedoc), t. 1er, planche 159 bis.

Celle de Branda, à Sienne, architecture de 4195. D'Agincourt, Architecture, pi. xxxvi, n° 17 et pi. lxxii, nos 2 et 3.

— Du xnr ou xive siècle. Wiîlemin, Monuments français inédits, pi. cxvdu t. Ier.

Celle d'une place de Bâle , formée d'une magnifique pyramide gothique, couverte de niches, de clochetons et d'une foule de statues de saints, tic. Moyen âge pittoresque ,

pi. XXXIV.

Celle de la ville de Nuremberg, également digne de remarque par la délicatesse de son travail. Monument du xive ou xve siècle. V. Nuremberg, et le Moyen âge monumental, pi. 39.

Celle en bronze de la ville de Brunswick, dans le duché de ce nom, très-remarquable, xve siècle, terminée par une espèce de reliquaire gothique d'une forme élégante. Univers pittoresque des frères Didot (Allemagne), ville de Brunswick , pi. lxv.

Autre d'une grande élégance, construite du xive au xve siècle, sur l'une des places de la ville de Cluny, en Bourgogne, et reproduite dans V Album du Sommerard, pi. vi de la lre série.

Fontaine Saint-Nicodème, xve siècle environ. Bretagne et ses monuments (Morbihan), publié par Potel et divers artistes.

La ville de Rouen possède plusieurs fontaines publiques remarquables, savoir : celle dite de la Croix de Pierre, xve siècle. Voyages pittoresques en France, par Taylor et compagnie (Normandie), tome II, planche CLXVIII.

Celle dite de la Crosse. Millin, Antiquités nationales, t. III, art. XXX.

Celle dite de la Pucelle, Voyages pittoresques, Taylor, etc., pi. clxvii, reproduite

(i) M. Ach. Jubinal,p. 29 de son livre, Recherches sur l'usage et l'origine des tapisseries à personnages, etc., Paris, 1840, cite une tapissserie du xiv* siècle représentant une fontaine de Jouvence, mais il n'en indique pas de planches gravées.

dans la France monumentale, d'Ab. Hugo, in-8°, t. III, pi. lxxxi.

Celle dite du Massacre à Rouen. Monument du xve siècle. Millin, Antiquités nationales, t. III, art. XXXIII, pi. i.

Autre dans la ville de Fribourg. Même époque. Moyen âge monumental , pi. vu.

Celle dite des Nymphes ou des Innocents, à Paris, célèbre monument de Jean Goujon. V. son œuvre et toutes les topographies de la ville de Paris

La ville de Rome possède plusieurs belles fontaines monumentales. V. au nom de cette ville.

Voir aussi à Bassins, Cuves, Lavabo, Piscines.

FONTAINES MYSTIQUES.— Des eaux spirituelles où viennent s'abreuver les fidèles, figurés par des cerfs, d'après le texte même de l'Écriture, miniature d'un évangiliaire du vme ou ixe siècle, reproduite par le comte de Bastard, Manuscrits français, etc., première livraison.

Même sujet, d'après quelques mosaïques chrétiennes des premiers siècles. Casalius , de Rilibus Ecclesiœ, in-4 , p. 4 et 5.

Voir aussi au mot Cerfs ce que nous y signalons et les détails de la note qui s'y rapporte.

Fontaine de table, en majolica, servant à laver les mains ou la bouche , xvie siècle. Album du Sommerard, 8e série, pi. xvi.

— De Jouvence. Pièce capitale du maître de 1466. V. son œuvre.

Un diptyque duxvie siècle, publié dans le Thésaurus diptychorum de Gori, 1. 1, planche de la p. 85, représente des malades et des vieillards apportés à une fontaine, et qui s'en retournent guéris et rajeunis.

Autres gravées par Sebald Beham et Théodore de Bry. V leurs œuvres.

Celle de Beham est une pièce capitale composée de quatre feuilles assemblées, gravées en bois (1).

— De Vaucluse. — V. à ce nom.

FONTEVRAULT (Anjou ). — Célèbre abbaye (2) de France , détruite par les Vandales de 93.

Les ruines de ce monument religieux sont reproduites dans divers ouvrages , dont nous donnons le détail au mot Anjou.

Il existe une vue des ruines de l'abbaye, lithographiée en 1819» ou environ , par

(2) On trouve des détails assez étendus sur ce monastère dans les Voyages littéraires de deux bénédictins, t. II, p. î à 35. Chose incroyable! Piganiol de la Force ne dit rien sur une maison si célèbre.

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M. Vauzelle , dont nous possédons une épreuve dans notre collection topographique.

Voir aussi toutes pièces réunies dans la grande Topographie de la France, au Cabinet des estampes de Paris ( département de Maine-et-Loire), arrondissement de Saumur.

On y remarque deux vues générales de tous les bâtiments, dessins provenant de la collection Gaignières.

L'ouvrage intitulé : V Anjou et ses monuments. V. p. 63 de ce Dictionnaire.

La Collection topographique formée par le maréchal d'Uxelles, appartenant au Cabinet des estampes de Paris, 49 volumes infolio, classés par provinces.

On voyait autrefois à l'abbaye de Fontevrault les tombeaux de plusieurs grands personnages, celui de Henri II, duc de Normandie, celui d'Eléonore de Guyenne, celui de Richard Cœur de Lion , celui d'Elisabeth , duchesse de Poitou. V, à ces divers noms ce que nous y signalons.

FONÏFROIDE (1) (Abbaye de). — Détails et vues de l'église de l'ancienne abbaye et de son cloître. Voyages pittoresques dans l'ancienne France, par Taylor et de Cailleux (Languedoc), pi. cxxxiv, n° 3; cxxxiv, n°4; cxxxiv, n° 5 (architecture romano-gothique).

La salle capitulaire est un monument de style roman, de la plus grande beauté. V. à Salles capitulaires.

FONTS DE BAPTÊME^).— Le plusancien monument chrétien de ce genre que nous puissions citer, est sans doute le bassin de la catacombe Saint-Pontieu, servant à baptiser, du ier au ive siècle; d'Agincourt, Architecture, pi. lxiii , noS 1 , 2, 3 ; l'on y remarque une fresque représentant le baptême de Jésus-Christ. D'Agincourt la reproduit, pi. x de la section Peinture, n° 8.

Autres dans une église de Corneto , dont la date est ancienne , mais incertaine. D'Agincourt , Architecture , pi. lxiii , n°s 16 et 17.

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A l'église Sainte-Prisca de Rome , existe un chapiteau antique dont on a creusé le tailloir. Une inscription chrétienne, tracée autour, prouve que ce chapiteau est devenu par appropriation un bassin pour administrer le baptême. Même ouvrage, architecture, pi. lxiii, n° 4. Et le texte explicatif des planches.

— Du temps de Théodoric, ve et vie siècle, le bassin est à huit pans, ibid., pi. xvn , n° 16.

Autres de divers baptistères. Même ouvrage et pi. nos 10, 11, 13, 14, 15, 16 et 17.

— De l'église Saint-Jean-in-Fonte , ib.f noS 22 23.

Autres, ib., n° 26 (3).

Dans VIter italicum de Mabillon , in-4°, p. 73, sont deux planches, d'après des peintures , qui représentent des personnages donnant et recevant le baptême. Près d'eux sont deux vases qui sont certainement des fonts très-anciens, et dont le savant bénédictin donne sans doute la provenance. V. le texte.

Ceux de l'église de Chiavenna, portant la date de 1 1 56. On y voit des bas-reliefs représentant des scènes religieuses et de la vie civile. On y remarque un évêque et un forgeron. Séroux d'Agincourt , Sculpture, pi. xxi, n° 11.

Ceux du baptistère de Saint-Marc de Venise ; le couvercle est surmonté d'une statue de saint Jean-Baptiste. V. toutes les descriptions de Venise et les Topographies de cette ville indiquées au mot Venise.

Ceux du baptistère de la ville de Pise , style de la renaissance , publiés dans le Theatrum basilicœ Pisanœ, par Joseph Martinio , etc., in-folio.

Milîin , dans sa description de la chapelle de Vincennes (Antiquités nationales, t. I, article X, pi. xxi, n° 10, et pi. xix et xx de l'édition de cet ouvrage par Barba), donne un vase ou cuyette, dit le baptistère de Saint-Louis (4), dont la destination n'a rien de prouvé, et qu'il regarde comme un vase à ablution. Cet objet lui semble un travail arabe de l'époque des croisades; il est re-

(i) Les deux bénédictins lui donnent le nom de Fontfroid. Voyages littéraires, t. Il, p. 55; Piganiol lui donne celui dé Fonlfroide et dit quelques mois sur sa fondation et ses tombeaux. Description de la France, t. VI, p. 128.

(2) Sur l'origine et Tisane des fonts baptismaux, voir Durandi, Rationale officior. .- Paciaudi, de Balneis christianorum, in 4°, p 30; Macri, Uierolexicon, verbo Baptisterium ; Albert Lenoir, mémoire sur l'architecture religieuse pour le comité des arts, etc., in- 4°, p. 108 eïsuiv. ; M. de Caumont, Cours d'antiquités monumentales, 6e partie, p. 32 et suiv.; Paciaudi, Antiquitates christianœ, à la table des matiè-

res, verbo Baplisteria, etc. Nous avons fait remarquer comme une chose importante, p. i29,note 5, qu'il ne faut pas confondre les fonts baptismaux avec le baptistère, ce qui n'est pas toujours très-facile.

(3) Ces diverses indications faites avec le plus de soin qu'il nous a été possible prouvent combien il est difficile de bien distinguer le baptistère des fonts baptismaux, lorsque ces derniers ne présentent pas un bassin isolé, une urne, un vase, etc.

(4j Millin n'est pour rien dans cette dénomination tout à fait inexacte. Il ne fait que citer l'usage reçu de désigner ainsi ce vase.

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produit par Ab. Hugo, France monumentale, t. II, pi. cvn et cvin.

A l'église de Ratisbonne existent de beaux fonts baptismaux du xme au xive siècle dont l'ornementation est très-remarquable. V. Ratisbonne.

A l'église cathédrale de Vienne (Autriche) on y remarque les figures des apôtres, des évangélistes. V. pi. xxv de la description de cette église par Fran. Tsischtka , in-8°, 1852, à Vienne.

M. de Caumoht, dans la 6e partie de son Cours d'antiquités monumentales, in -8°, Paris, 1845, a publié plusieurs fonts baptismaux curieux.

V. aussi V Atlas qui accompagne ce volume si important pour les planches et le texte.

Deux fonts baptismaux très-anciens, dont un porte gravé le nom du roi Luitprand ou Liutprand, sont gravés dans l'ouvrage de Malvisia, Marmora Felsinœ (ou Rologne) , 1 vol. in-4°.

M. E. Woillez de Clermont, dans le 5e volume des Mémoires de la société de la Morinie, à Saint-Omer, donne la description très-détaillée des fonts baptismaux d'une église de Saint -Venant (Artois). Nous ignorons si cette description est accompagnée de planches.

Ceux dits de Saint-Louis, à l'église de Poissy, Monuments de la monarchie française, t. I, pi. xix, n° 4.

— D'une forme très-curieuse, publiés par le baron Taylor dans les Voyages pittoresques de V ancienne France (Bretagne) , infolio. V. la liste des planches.

On en trouve plusieurs de divers siècles, publiés et gravés dans Baptismal fonts a séries , etc. ; of ancient chronologically arranged... London, 1828, plus de 40 planches in-4°, publiées par Pugin (1).

Dans Y Archeologia brilannica , t. XXV, pi. x, divers fonts baptismaux du xie au xve siècle. On y remarque ceux de l'ancienne église de Boscherville, de Jumiéges, de Bedfordshire , de Saint-James, de Lincolnshire , de Canlorbéry, de Leicestershire , de Northamptonshire, d'Oxford, de Sainte-Marie -Madeleine : ce dernier est surmonté d'un beau couronnement gothique.

V. aussi la pi. xlv de V Histoire d? Angleterre, période normande; Univers pittoresque, publié chez Firmin Didot frères, in-8°, t. I.

Fonts baptismaux, forme du xvp siècle,

ornés de figures en arabesques, à l'église de Montmartre, près Paris. On y voit un écusson portant deux clefs en sautoir, pi. xiv bis de la Statistique de Paris , abbaye de Montmartre, par M. Alb. Lenoir.

— De diverses églises de Picardie, Taylor, Voyages pittoresques en France, t. II, planche XII.

— De forme gracieuse et entourés de sculptures d'une grande richesse, Ornements du moyen âge, in-4°, publié par Cari. Heideloff., Nuremberg, 1845, pi. v-vn.

Simpson, Cotman, Britton, Carter, etc., ont publié de curieux fonts baptismaux dans les divers ouvrages concernant l'architecture en Angleterre.

Le Moyen âge monumental, publié par Hauser, à Paris, in-folio, reproduit celui de la cathédrale de Pise, pi. clxiii; celui delà cathédrale de Strasbourg, pi. ccxxxviii.

FORCE (La). — Très-belle figure allégorique de cette vertu morale représentant un ange assis tenant un bouclier et une arme, sculpture du xve siècle, provenant de la façade d'un palais à Florence. D'Agincourt, Sculpture, pi. xxxv, n° 1.

Autre figure de la même vertu, au tombeau de Pierre de Vérone, dit le martyr, à Milan, même ouvrage, pi. xxxiv.

Autre au tombeau de François II, à Nantes, sculpture du xvie siècle. V. les représentations de ce monument au nom du prince.

On en trouve une assez bonne copie dans le Magasin pittoresque , t. VI, p. 241. Celte figure tient une espèce de crocodile qu'elle étouffe.

Autre à la chapelle d'Ëcouen, sculpture de Jean Goujon. Voir au mot Écouen le détail.

Autre au tombeau de Louis XII, tenant une colonne entre ses mains; sculpture du xvie siècle, par J. Just, et publiée dans V Atlas des arts au moyen âge , par M. du Sommerard , pi. ix du chap. V.

Voir aussi au nom Louis |xn d'autres indications.

FORCETTES. — Instrument servant aux fauconniers pour couper les plumes brisées des oiseaux chasseurs. Willemin, Monuments inédits, 1. 1, pi. cm.

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