‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 31 sur 321 · ANE · texte numérisé non relu

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0) Nous regrettons de ne pouvoir comprendre dans nos indications la belle statue de saint André placée dans la coupole du Yatican, et qui est due au ciseau de Flamand, dit Lalgarde; mais ce beau morceau de sculpture sort de 1 époque dont nous nous occupons, elle est publiée parDom. Rossidans l'ouvrage intitulé: Raccolta di statue aniiche e moderne colle sposizioni diP. Aless. Maffei ; inlioma, 1704 1707, in-folio; gravé par Van Auden Aerd., pi. clviii du volume.

Synagogue, dans une miniature de VHortus deliciarum, est très-remarquable par son expression. Voir les miniatures de ce célèbre livre et celles reproduites dans le grand ouvrage de M. le comte de Bastard sur les Manuscrits, 20e livraison, et dans la Description des vitraux de la cathédrale de Bourges, par MM. Martin et Cahier, planche d'étude, n° 6.

L'âne figure aussi sur quelquesmonuments chrétiens, tels que verres peints, inscriptions, tessères, etc., comme figure allégorique de la nation infidèle. Boldetti, Osservazioni sopra i cimeter. de' santi martiri, 1 vol. in-folio. Voir surtout la planche de la p. 205, n° 27. Le même auteur, p. 28, publie une inscription chrétienne où se voit une figure d'âne, qui ne serait que le jeu de mot du nom du personnage enterré, Onager (2).

Buonarolti, dans son ouvrage intitulé :

Vitri antichi, 1 vol. in-4°, pi. ix, n° 4, donne une peinture représentant un âne au galop portant une clochette à son cou. Nous ignorons la signification de celte figure.

Fête de l'Ane. On conserve à la bibliothèque de Sens un manuscrit, sur vélin, sans doute du xive siècle, relié en ivoire, dont les nombreuses figures en relief représentent l'office de l'Ane et des Fous (3). Nous n'en connaissons pas de copie.

Bernard Picard, dans le 1er volume des Cérémonies religieuses des divers peuples, a publié deux planches gravées, sans doute d'après quelques dessins anciens représentant ce genre de folie. Voir les diverses éditions in-folio et celle in-4°.

L'âne est donné comme attribut à plusieurs saints et saintes. Voir Antoine de Padoue , Austreberte , Philibert , et au mot Crèche.

Légende de l'âne qui refuse de manger pour se prosîerner devant le saint sacrement, sculpture du xve siècle. Cicognara, Storia délia scultura,t. II, pi. xxxn.

Peinture sur verre de l'église Saint-Vincent de Rouen, xvie siècle. Histoire de la peinture sur verre, par Langlois du Pontde-P Arche, 1 vol. in-8°, planche à la p. 68. Voir aussi la belle miniature des Heures d'Anne de Bretagne, reproduite dans V Album des arts au moyen âge de M. du Somme-

(2) Raoul Rochette, Tableau des catacombes, p. 237

(3) Il est sans doute inutile de prouver par des citations que l'Eglise, représentée par ses évoques, s'est toujours opposée à ces extravagances, et que ce n'est pas sa faute si elle a eu tant de peine pour arriver à l'extinction de ces fêles scandaleuses. Voir ce qu'en dit Molanus, Ilistor. imaginant sacrarum, in -4°, p. 508, 509.

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rard, pi. xxxvi de la 9e série. Ici c'est un cheval au lieu d'un âne.

ANET. — Château célèbre en France. Architecture de Philibert Ddorme (1552).

Voir l'ouvrage d'Andronet du Cerceau, Les plus beaux bâtiments de France, 1 vol. infolio, dans celui de Claude de Chastillon, Topographie française , et dans la grande Topographie de la France du Cabinet des estampes, à Paris.

Les détails, coupes et vues de cette habitation sont gravés en plusieurs planches dans le 4e volume du Musée des monuments français, par Alex. Lenoir, à la fin du volume, où il en donne l'origine et la description depuisla p. M jusqu'à celle 57. La façade servait d'entrée à ce Musée. Voir la planche de ce monument par Reville et Lavallée, par Biet, Souvenirs du Musée, etc.

Voir aussi l'ouvrage de M. Alex, de La Borde, Monum. français , t. II, pi. cxxxvi.

Vue générale, prise à vol d'oiseau, de l'ensemble des bâtiments avant leur destruction, d'après les dessins de M. Vaudoyer, architecte, publiée dans le 11e volume du Magasin pittoresque, p. 195. Suivie d'une notice sur l'architecture en France au xvie siècle.

ANGE. — Ange gardien, celui qui accompagna ïobic est représenté sur plusieurs sarcophages des catacombes. Voir les planches de ces monuments. Il y est représenté toujours sans ailes. Voir au mot Tobie.

M. Raoul Rochette croit qu'on peut prendre pour des figures d'anges gardiens, les enfants ailés qui sont sculptés sur quelques sarcophages chréliens des catacombes. Voir la planche qu'il cite : Voyages aux catacombes de Rome, in-12, p. 218. Cette attribution, que nous désirons être juste, nous semble un peu hasardée et faible de preuves.

Ange gardien représenté armé d'un bouclier ou écu, sans doute comme symbole de la protection dont il entoure celui qui est confié à ses soins. Miniature de VHortus deliciarum, manuscrit célèbre du xme siècle. Voir le fac-similé de cette miniature dans la publication de quelques parties de ce manuscrit, par Engelhart ; à Strasbourg, 1818, 1 vol. in-folio, pi. ix. Les planches sont gravées par Willemin.

Ange gardien embrassant un élu au jugement dernier, tiré du tableau d'Angelico Fiesole. Voir la copie de cette composition remarquable, p. 102, de l'ouvrage intitulé : du Vandalisme dans fart, par M. de Montalembert, et l'œuvre du peintre.

Planche de l'ouvrage intitulé : Thésaurus litaniarum sacer, représentant l'ange gardien protégeant l'âme chrétienne dans divers moments de sa vie et surtout à celui de la mort. Voir p. 77 du dernier volume dont l'auteur est le père Seillius.

Ange gardien à l'église de Rieti. Figure d'André Sacchi. Voir l'œuvre du peintre et le n° 75 du Catalogue de la caléographie romaine, chez Firmin Didot frères.

Église de l'Ange- Gardien , à Rome, xvie siècle. Voir le grand ouvrage de Vasi, sur les Monuments de Borne moderne, 12 vol. in-folio; et la description dans V Itinéraire de Rome, par Marin Vasi, t. Ier, p. 527.

Un sceau de l'ordre des jacobins représente un ange assis et écrivant devant un pupitre, xive siècle, Trésor de numismatique, volume in-folio intitulé : Sceaux des communes, pi. x, n° 5.

Cette église est désignée par les uns sous le titre de i'Ange-Gardien, par d'autres, des Anges-Gardiens.

Autre dite de Saint-Ange in Pescheria.

Voir les mêmes ouvrages. Itinéraire, t. Il, p. 497.

Pour les représentations de quelques anges, tels que saint Michel, Raphaël, Gabriel , etc. Voir ces différents noms.

ANGE DE FEU, à la garde du Paradis, Ilist. de la peinture sur verre, de M. de Lasteyrie, pi. lxiv.

ANGE DE LA MORT. — Une sculpture du tombeau de l'ancien couvent des cordeliers, à Champaigre, représente un ange de cette sorte, armé d'une faux. Ce monument, qui est de la fin du xve siècle, est publié dans V Ancien Bourbonnais; Moulins, 1856 et 57; 2 vol. in-folio; Monuments de Champaigre, planches non numérotées.

ANGES EXTERMINATEURS. — Frappant les premiers-nés des Égyptiens. Voir toutes les Bibles avec planches, gravées en bois ou au burin par différents maîtres.

Frappant l'armée de Sennachérib. Même suite.

A cheval et frappant l'armée du pharaon, au milieu de la mer Rouge. Peinture du xvie siècle, par Lud. Mazzolini, d'Agincourt, section Peinture, pi. cxcvm.

Anges exterminateurs de l'Apocalypse.

Vitraux de la chapelle de Vincennes, par J. Cousin. Voir la planche de la salle du xvic siècle du Musée des Petits-Augustins, par Lavallée et Reville; et les planches des p. 81 et suiv. du 6e volume du Musée des

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