‹ Dictionnaire iconographique des monuments de l'antiquité chrétienne et du moyen ageChapitre 40 sur 321 · ARB · texte numérisé non relu

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Trattato de lamoneta del regnode Arragone, in-4°, 4840.

ARBALÈTE. — On voit une arme de ce genre sur une pierre tumulairc chrétienne des premiers siècles, publiée dans l'ouvrage de Luppi de Païenne, in-folio intitulé : Epiiaphium Sevcrœ martyris , planche de ia p. 427, d'après celle de Gapponi. Nous ignorons si cette arme est ici comme instrument de supplice, ou comme arme degucrre.

Willemin, t. II, pi. clxxiv de ses Monuments français, donne le costume d'un arbalétrier et l'arme en question en usage au xvc siècle, d'après une miniature des Chroniques de Froissard (4)

Ou trouve diverses formes d'arbalètes dans les planches de l'ouvrage de Végèce intitulé : De arte militari, 1 vol. in-folio.

Autre dans V Album du Sommerai d , pi. xxx de la 4e série. Arbalète complète.

Les tapisseries nationales et historiques, publiées par A. Jubinal, offrent de fréquents exemples de l'arme et de ceux qui s'en servent. Voir aussi les planches du Musée d'artillerie , publié par M. Asselincau, chez Hauser, éditeur, à Paris; de celui de Madrid, par A. Jubinal, et les planches du bel ouvrage intitulé ; Engraved illustration of ancient arms and armoursfrom the collection of Etewely , par Meyrick, etc., 5 vol. in-4°; London, 4850, 450 planches. Voir aussi l'ouvrage de G.-B.-L.Carré, la Panoplie (2) , in-4°, avec planches.

ARBRE du bien et du mal. — Une sculpture, provenant des cryptes du Vatican, représente l'arbre de la science du bien et du mal, et une image symbolique du mal qu'il a causé; l'on voit derrière la lige un vase d'où sortent quatre branches de lis, sans doute pour figurer d'une manière allégorique la sainte Vierge, dont Dieu a l'ait choix pour sauver l'homme. Cette sculpture est gravée dans l'ouvrage intitulé : Monumenta cryptarum Vaticani, par Angélus de Gabrielis, pi. lxxiii.

Voir aussi l'histoire d'Adam et d'Eve, dans toutes les Bibles à miniatures ou à gravures, les peintures du Vatican, du Carnpo Santo, de l'église d'Orviette, etc., à ces divers noms.

ARBRE (V) de bronze. — Nom d'un beau candélabre de la cathédrale de Milan. Voir, à son sujet, Millin, Voyages dans le Milanais, t. I, p. 5i, et les auteurs qu'il cite, où l'on en trouve une représentation. 11 est à présumer qu'on doit en trouver une figure dans les planches des divers ouvrages publiés sur la cathédrale de Milan. Voir au nom Milan dans ce Dictionnaire, et les ouvrages que nous citons à l'article de l'église Saint-Ambroise.

ARBRES GÉNÉALOGIQUES et autres. — Arbre de Jessé. Voir, au mot Jessé, divers monuments de ce genre en peinture ou sculpture.

Arbre de la généalogie de Jésus-Christ entouré des sept esprits de Dieu. Miniature du xiie au xiiic siècle, tirée du Psautier de saint Louis (bibliothèque de l'x\rsenal). Facsimilé reproduit dans V Histoire du nimbe, de M. Didron, inséré dans la Revue de V architecture, t. I , p. 424-422, et dans son Traité d'iconographie chrétienne, m-i°.

Autre sortant du corps de Jessé et servant de croix à Jésus-Christ, qui est cloué sur les branches. Les têtes des rois de Judas, dont descend Jésus-Christ, sont attachés aux branches; la sainte Vierge est placée sur le sommet. Planche très-curieuse d'un ouvrage italien, intitulé : Descrizione del tempio di Sanla-Maria-Nuova, par de Giudice, p. 425.

Arbre mystique portant Jésus-Christ et ses apôtres. Acta sançtorum des Bollandistes, Calendrier de l'Église grecque (30 du mois de juin), pi. de la p. xxxi du t. II du mois de mai.

Arbre mystique de saint Benoît. On y voit un grand arbre, dont le saint est comme le tronc ou la souche de laquelle sortent les branches portant les saints et hommes illustres de son ordre. Saint Benoît est assis, tenant une épée nue (3) ; une couronne d'étoiles est sur sa tête. Parmi les personnages représentés, on y remarque saint Romuald (4); Jean Gualbert, abbé de la Vallombreuse ; saint Robert d'Arbrissel, abbé de Molesme, fondateur de Cîleaux; saint Guillaume de Verceil, fondateur du Mont- Vierge (5); saint Jean de Meda, fondateur des Humiliati; saint Pierre Célestin,fonda-

(0 Page 15 du texte de l'ouvrage de Willemin, M. Pollier donne des détails historiques très-curieux sur l'origine et la variation, de celle arme ; il cite une ordonnance ou statut des Etats du Dauphiné qui lixe l'époque précise de l'origine des arbalétriers. On dit qu'on doit a Innocent lit l'abolition de celle arme comme trop meurtrière. Voir aussi le Traité de la milice française, par le père Daniel, t. I, p. 407.

(•2) On trouve dans cet ouvrage, dont les planches

sont généralement mal gravées, un Dictionnaire des termes de guerre, très-bien rédigé.

(3) Voir les commentateurs de celte peinture pour connaître la signification de cette épée qui n'est pas l'attribut ordinaire de saint Benoît.

(4) Célèbre fondateur des Camaldules, du x° au xie siècle. Voir à son nom.

(5; Vers l'an 1317.

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leur de l'ordre desCélestins; saint Bernard de Sienne, fondateur du Mont-Olivet, sont tous placés à la droite de saint Benoît. A sa gauche, sont les fondateurs des ordres militaires soumis à sa règle. C'est Alphonse Ier, roi de Portugal, fondateur de l'ordre militaire d'Avis; saint Rémond, abbé, et dom Sanche de Castille, fondateurs de l'ordre de la Calatrava ; Gomez, fondateur de l'ordre d'Alcantara; Jacques d'Aragon, fondateur de l'ordre de la Merci; Guillaume Eris, fondateur de Montese; Denis, roi de Portugal, fondateur de l'ordre du Christ; Cosme de Médicis, grand-duc de Toscane, fondateur de l'ordre de Sainl-Étienne (1). Voir au nom de tous ces ordres les costumes et armes propres à chacun.

Arbre généalogique des princes et princesses de Bourgogne, depuis l'auteur de cette illustre maison jusqu'à Marie de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire. Sculpture du tombeau de Marie de Bourgogne à la cathédrale de Bruges, gravé dans l'ouvrage intitulé : Flandria illustrata (2), 2 vol. in-folio, dont toutes les planches sont bien gravées. Voir la planche p. 227 du t. I, qui offre aussi la figure couchée de la princesse, et sur le bas-relief 29 écus ou blasons d'armoiries des auteurs de sa famille, depuis le roi Jean jusqu'à Marie de Bourgogne, morte sans enfants, et qui termine celte noble lignée.

L'on trouve plusieurs représentations d'arbres généalogiques dans la grande Chronique de Nuremberg. Voir les planches.

ARC-OUTRE-PASSÉ, ou style de transition à Séville, à la mosquée de Cordoue, aux anciens bains de Palma, à l'Alcazar de Séville. Voir à ces divers noms, et, en particulier, les pi. i, ii, vi, n° 4; pi. xv, xxvn, n° 1, 2; pi. xxviii de Y Atlas de V Essai sur V architecture des Arabes et des Mores, en Espagne, en Sicile et en Barbarie, par Girault de Prangey, 1 vol. in-8° ; Paris, 1841.

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