BÉA
la société des antiquaires de Normandie , volume de Tannée 1857. Ces bas-reliefs représentent des sujets de l'Ancien Testament. Voir V Atlas.
Bas-reliefs et clef de voûte de la cathédrale, Moyen âge monumental, pi. cxxxn.
M. de Caumont, Cours d'architecture religieuse, 4e partie, p. 510, cite les tours de cette église comme très-remarquables. Parlie de l'entablement de la nef, Willemin , t. I, pi. lu, Monuments inédits, etc.
Sceau de l'évèque de Bayeux , Odon (xne siècle), comte de Kent; il est monté sur un cheval de bataille et armé de toutes pièces, excepté la tète qui est nue.
Antiquités anglo-normandes , par Ducarel , traduction de l'Échaudé d'Anisy , 1 vol. in-8°, planche de la page xxij de l'Introduction , n° 7.
BAYONNE (1). — Sceau de la commune de ce nom au xme siècle , Trésor de numismatique et de glyptique, 1 vol. in-folio intitulé : Sceaux des communes, etc., pi. xx, n° 2; et dans Y Univers pittoresque des frères Didot, France, pi. ccxxvn. On y voit un lion couronné et une ville fortifiée.
Pour les monuments de cette ville, voir la grande Topographie de France au Cabinet des estampes , à Paris, en plus de 250 volumes in-folio. Département des Basses-Pyrénées.
BAZARS. — D'Alexandrie. Voir les divers ouvrages publiés sur les monuments de cette ville , et surtout le grand ouvrage de la commission d'Egypte, article Alexandrie.
Celui d'Athènes moderne, Atlas du voyage en Orient du comte de Forbin, pi. m, par Hipp. Lecomte.
Celui de Saint-Jean-d'Acre. Même ouvrage, en 1817 et 1818. PI. n, par Fragonard; et dans la Syrie illustrée, par Barlett et Carnes; à Paris, chez Ficher, in-4°.L'allasdu Voyage à Constantinople et autres pays, du maréchal duc deRaguse, offre une ou deux vues intérieures de bazars; chez Abel Ledoux , éditeur, à Paris.
Voir aussi les ouvrages sur l'Espagne ; celui de M. Léon de Laborde en Orient;
celui de Texier dans l'Asie Mineure : tous ouvrages avec planches.
BAZ AS. — Cathédrale de cette ville. Monument des xiie et xme siècles. Voir les Collections topographiques que nous citons aux mots Topographie et France.
Sculpture du tympan de cette église, représentant la mort et la glorification de la sainte Vierge, dessinée et lithographiée par P. Lacour, et publiée dans le journal la Gironde; à Bordeaux , 1825.
Console bastillée. Même monument. Ib.
Figure allégorique de l'église Saint-Pierre de Rome dans les mêmes sculptures. Ib.
Suite de dix sculptures admirables représentant l'histoire d'Adam et Eve , de Caïn et d'Abel , provenant de la même église ; elles sont publiées à la fin du 2e vol. d'un ouvrage intitulé : Eloim ou les dieux de Moïse, par P. Lacour, professeur de dessin; Bordeaux, 1859.
BAZOCHE (2).— Sceau de cette compagnie ou confrérie et portant la date de 1545. On y voit un roi de la bazoche (Anthonius primus Burgondie iuuentutis et bazoehie rex optimus), assis, tenant un sceptre à fleur de lis. Sur cette pièce dont l'original appartient au Musée de Besançon, voir les dissertations de MM. Coste, Millin, Baudot , Girault et Pouyard sur ce sceau remarquable , dans le Magasin encyclopédique, années 1808 et 1809 (5). Nous ignorons s'il en existe quelque gravure. M. Rigollot d'Amiens le cite aussi dans son ouvrage sur les Monnaies des évêques des Foux, in-8°, p. 211. Le sceau de la bazoche a été moulé; il en existe des épreuves dans divers cabinets de curieux (4).
BÉATIFICATION DES SAINTS (5). — Quelques médailles de papes nous offrent cegenre de cérémonie, savoir : une médaille du pape Grégoire XV, Numismata ponliftcum (1622), publiée par le P. Dumolinet, 1 vol. in-folio, planche n° 7.
Autre du pape Paul V, ib., pi. xxviii, nos 9> et 12. Ce dernier représente la canonisation de saint Charles Borromée. — D'Alexandre VII , pi. xxxiii , n° 26 , même ouvrage.
(i) Pour l'historique de cette ville, voir Masse in, Essai histor. sur Baijonne, 1 vol. in-8°, et dans la Méthode pour étudier l'histoire, de Lenglet du Fresnoy, t. IV, p. 232. édition in-4°.
(2) Basoche ou Bazoche. Lachenaie des Bois, Dictionnaire des mœurs et usages des Français, entre dans des détails assez étendus sur celle institution, qui date de l'an 1203 ; il ne dit rien du sceau ci-dessus, il ne parle que des armoiries, dont du reste il ne donne aucune description.
(3) Voir les tables de cette collection par Sajou en 4vol.in-8°.
(4) L'auteur de ce Dictionnaire en possède une épreuve destinée comme le reste de sa collection au- Musée de Cluny, à Paris.
(5) Sur celte matière, voir Angélus Rocca , d& Canonisatione sanciorum, dans ses œuvres. Fabricius,. Bibliothecaan!iquaria,\ii-\0,\>. 368, 375, ,377, et tous, les auteurs qui y sont cités, tant pour l'Eglise latine que grecque.
BEA
BEA
Médailles du pape Clément IX, n° 10, représentant la canonisation de saint Pierre d'Alcantaraetde sainte Madelaine de' Pazzi; canonisation de sainte Thérèse. Composition de C. Dossi, xve siècle, gravures de Ph. Kilian. On y voit les fondateurs de l'Église.
Voir aussi les planches du Pontificale romanum, édit. de Rome et de Paris , titre de Beatificatione.
Cérémonie de la béatification d'un saint, à Rome. Médailles du pape Paul V et d'Urbain VIII. Bonanni, Dumolinet, Numismatique des papes; Trésor de la numismatique; Médailles et monnaies des papes.
Voir la table des planches.
BÉATRICE. — La bien-aimée du Dante, représentée dans les diverses éditions de ce
fioëts avec planches gravées, et surtout dans e tableau de Raphaël, intitulé : la Philosophie. Elle est vêtue d'une tunique rouge, d'un manteau vert et d'un voile blanc, et représente ainsi la science dont le peintre donne le tableau allégorique.
BÉATRIX DE BOURBON. - Statue de cette princesse au couvent des Jacobins de Paris , xve siècle , Millin , Antiquités nationales, t. IV, n° 59, pi. vu. Lenoir l'a aussi publiée et mieux que Millin dans son Atlas des arts en France, in-folio, pi. xxxi. — Son mausolée aux Cordeliers de Champaigrc, près Sauvigny, xive siècle , ancien Bourbonnais, in-folio, planche du chapitre de Champaigre.
BÉATRIX DE BOURGOGNE , femme de Robert de Clermont, 6e fils de saint Louis. Alex. Lenoir, Atlas des arts en France, in-folio, pi. xxxi. Une de ces deux figures est dessinée d'après un vitrail de l'église de Poissy, l'autre provient d'un tombeau de cette princesse. V. aussi Y Univers pittoresque, France, pi. cccxlix. Elle porte un costume armorié.
BÉATRIX DE SAVOIE , femme de Raymond Bérenger IV , dernier comte de la maison de Barcelonne. Elle est représentée debout , vêtue d'une longue robe et couronnée , et tenant à sa main une espèce de bijou qui est suspendu à son cou. Cette figure était placée sous une niche gothique d'une forme élégante , style du xive au xve siècle, dans l'église Saint-Jean à Aix, où les Vandales de 95 l'ont brisée.
On doit à Millin d'avoir fait graver ce précieux monument d'après un dessin com-
muniqué par Fauris de Saint -Vincent.
Voir la pi. xli, Atlas des voyages dans le midi de la France. Millin en donne l'explication, p. 288, 2e vol, de son ouvrage. Guichenon , dans son Histoire généalogique de la maison de Savoye , t. I , planche de la p. 264, donne un autre tombeau existant autrefois au château de celte famille. Il était entouré de vingt-deux statues de seigneurs avec leurs armoiries. Ce magnifique monument, dont il ne reste plus que la gravure en question , a été détruit au xvie siècle.
BÉATRIX D'EST, femme de Louis le More. Curieux costume du xive siècle. Elle est coiffée de longues tresses de cheveux nattés qui lui descendent jusqu'aux talons. Bonnart, Recueil de costumes , in-4% t. II, pi. LV.
BÉATRIX ou BÉATRICE (Sainte) , martyre à Rome. Collection des saints au Cabinet des estampes de Paris, série des femmes, 25 vol. in-folio , classée par ordre alphabétique des noms.
BÉATRIX DE PROVENCE , femme de Charles d'Anjou , roi de Sicile. Représentée sur son tombeau dans l'état de mort. Son tombeau est un monument très -compliqué du xve siècle. On y voit plusieurs bas-reliefs, l'un de la résurrection des morts, les autres, de ligures isolées , sans attributs distincts; publiée par Millin , Atlas du voyage dans le midi de la France , in-4°, pi. xliv. — Un des petits côtés représente les trois fils de cette princesse. Pour l'explication , voir t. II , p. 292 dudit ouvrage.
BEATUS (Saint), moine, vu'- siècle, collection des saints du Cabinet des estampes, à Paris.
BEAUCAIRE. — Château fort du xme siècle ; Topographie de la France au Cabinet des estampes de Paris.
Les détails de ce château sont cités comme remarquables. Instructions du Comité des arls ci monuments (Architecture militaire) , in-4°, p. 50, 34 et 46.
BEAUNE. — Cathédrale vue de l'abside.
France catholique, année 1855, Paris, in-4°, 1. 1, planche de la page 471; lithographie de M. Arnaud.
L'ouvrage de La Borde (Benjamin) et Guétard , intitulé : Voyages pittoresques , ou Description de la France, in-folio, 1781, donne quelques vues de monuments de celte ville, t. VI, mais insignifiantes sous le
BEA — 145
point de vue de l'étude. Belleforest, Description topographique de la France , in-folio, 1575, donne une vue de la ville et de ses monuments. Cette planche est plus curieuse qu'utile.
L'hôpital de cette ville , construction du xve siècle. Voir au mot Hôpitaux. Pour les autres monuments, voir la grande Topographie de la France du Cabinet des estampes, à Paris.
Beffroi. Monument remarquable du xiv" siècle. Voir Beffrois.
BEAUVAIS (1). — Église de Saint- Étienne (2). Portail septentrional, modèle d'architecture du xie siècle environ, publié dans le Moyen âge monumental, pi. 227.
Willemin , Monuments français inédits , donne quelques parties de cette église , pi. xxxni. Lenoir (Alex.) , Atlas des arts en France, in-folio, pi. xix, le Moyen âge pittoresque , pi. lxxx. Vue intérieure de la cathédrale , ib., pi. lxxxi.
Monographie complète de la cathédrale, par M. Woillez, \ vol. in-8°, avec planches.
Développement du beau croisillon septentrional de l'église cathédrale de Sainl- Étienne, dont les ligures couchées autour du disque du croisillon ont exercé la sagacité de plusieurs antiquaires et érudits. Willemin, Monuments inédits, pi. xxxiv (5).
Fragments d'architecture de diverses églises de la ville de Beauvais, vers le nc siècle. Willemin, t. I, pi. xxiv, xxxiv et
Le trésor delà cathédrale possédait autrefois un beau diptyque en ivoire, ouvrage antérieur au xie ou xir siècle, suivant quelques écrivains. L'une des deux feuilles qui composaient le diptyque représente le sagittaire et le capricorne. Willemin, ib., 1. 1, pi. xlii.
Très-belle porte de la cathédrale. Sculpture en bois, donnée par François Ier.
Moyen âge monumental , pi. ccxxxn.
Notre-Dame de la Basse-OEuvre de Beauvais. Vue, plan , coupe de cette église du xe ou xie siècle. Mémoire des antiquités de Picardie, volume 1er, partie 2e.
Fragments de cette église dont la date re-
(1) Sur les monuments de cette ville, voir tous les ouvrages cités dans le Catalogue de la librairie départementale, de Dumoulin, libraire, à Paris (n° 2); Piganiol de la Force, Description de la France ; Lenglet duFresnoy, Méthode pour étudier l'histoire ,t.IV ', p. 189.
(2) Sur le style général de l'église et divers détails, voir le Manuel d'architecture au moyen âge , par Daniel Ramée , 2 vol. in-i2; Paris, 1843, voir t. II, p. 359, 360 et suiv.
(3) Voir aussi p. 24 du texte de M. Potlier sur Willemin, qui remarque que les artistes du moyen âge ont une prédilection singulière pour l'emploi de ces signes,