‹ Dictionnaire iconographique des orchidees ?direction & redaction (volume 2)Chapitre 6 sur 22 · ODONTOGLOSSUM D'URE-SKINNER · texte numérisé non relu

ODONTOGLOSSUM D'URE-SKINNER

Odontoglossum Uro-Skinneri Lixpz. in Gard. Chron., 1853, p 7o8et Te. à Pseudobulbes robustes, ovoïdes, comprimés, d’un beau vert et souvent teintés de pourpre inférieurement, surmontés de une ou deux feuilles. Celles-ci sont lancéolées, aiguës, carénées en dessous, d’un beau vert, étalées ou recourbées, longues de 20 à 30 centimètres. Hampe assez robuste, dressée, atteignant parfois un mètre de longueur, simple ou rarement un peu rameuse, terminée par une grappe de dix à vingt fleurs de grandeur moyenne et à odeur de

miel. Sépales ovales, aigus, très étalés, carénés à leur face extérieure,

verts, largement maculés et barrés de brun. Pétales de même couleur que

les sépales et à peu près de même forme, sauf qu'ils sont un peu plus larges. ) ES

Labelle un peu plus long que les sépales latéraux, largement cordéà la base, où il porte deux lamelles

subtriangulaire, onguiculé dressées, un peu ondulé-crispé, à sommet récurvé, d’un rose pâle, AD. moucheté et irrégulièrement veiné de blanc. Colonne ailée au sommet, Fans

d'un brun pourpre. — Cette espèce est voisine de l'O. bictoniense, avec lequel nous

la comparerons quand nous étudierons ce dernier. C’est la dernière découverte du célèbre explorateur de l'Amérique centrale, GEORGES URE-SKINNER, qui le trouva sur des rochers, à une altitude très élevée, près du village de Santa-Catarina, à une centaine de milles de la ville de Guatémala, et en envoya quelques pieds à MM. VEITCH, de Chelsea, près de Londres. Ces pieds fleurirent pour la première fois em 1859; c’est alors que LINDLEY décrivit l'espèce, qu'il dédia à son introducteur.

La plante qui a servi de modèle pour notre planche fait partie de la collection de M. WAROCQUÉ, au château de Mariemont.

Dict. Fcon. des Orcb.

Odontoglossum, pl. 3.

( J'iontogiossum Uro-Skinneri v« album

(jower.

Avril 1897.

Odontoglosssum Uro-Skinneri

var. album, Gower.

ODONTOGIOSSUM d'URE SKINNER var. BLANCHE.

* Odontoglossum Uro-Skinneri var. album, Gower ; Orch. Rev , 1, p. 334 (1803), ur, pp. 259 et 200, 1v, p. 339 ; Gard. Chron., ser. 3, xx, p. 456 (1896).

Sépales et pétales d’un jaune un peu verdâtre, les sépales obscurément maculés de jaune un peu plus foncé; labelle d’un blanc pur ; colonne jaunûtre.

Cette forme remarquable s’est montrée en 1893 dans la collection du Major-Général BERKELEY, de Southampton, et reçut de la Société Royale d’Horticulture de Londres, un certificat de mérite le 10 octobre de la même année. Elle passa alors dans la collection de M. DE BARRI CRAWSHAY, de Rosefñeld, Sevenoaks (Angleterre), qui a bien voulu nous communiquer les fleurs représentées ici.

On s’est demandé si elle constitue un albinos du type, ou si ce n’est pas plutôt un hybride entre celui-ci et quelque espèce voisine, comme l’O. Rossii et l'O. bictoniense; mais jusqu'ici cette question n’a pas encore reçu de réponse définitive.

Dict. Fcon, des Orcb.

Odontoglossum, pl 4

{ J'aontogiossum Ruckerianum

face. .

février 1897.

me . 2. Odontoglossum. PL. 4.

Duck. icon. des Vrcludees. à

A. GOOSSENS. Pinx! ï

À Chromalth. JL.

ODONTOGLOSSUM RUCKERIANUM. Rehbf.

. Bruxelles .

Odontoglossum Ruckerianum. Rchb. f.

ODONTOGLOSSUM de SIGISMOND RUCKER.

Odontoglossum Ruckerianum Rcus. r.in Gard. Chron., 1873, p 105, fig. 18.

Synonyme. res Odontoglossum crispum var. Ruckerianum Veircn, Man. Orch. PI, part. I, P. 27 (1837).

Pseudobulbes ovoïdes-coniques, comprimés, plus ou moins sillonnés longitudinalement, surmontés d’une ou deux feuilles. Celles-ci sont linéaires-lancéolées, aiguës, d’un vert foncé, longues de 20 à 30 centimètres. Hampe plus longue que les feuilles, plus ou moins arquée, portant de nombreuses fleurs le plus souvent disposées en panicule. Fleurs larges d’environ 8 centimètres. Sépales et pétales à peu près égaux et semblables, étalés, lancéolés, assez longuement acuminés, distinctement ondulés sur les bords, blancs, un peu teintés de jaune verdâtre ou de rose sur les bords, parfois aussi rosés dans la partie médiane, portant d'assez nombreuses macules d’un rouge brun dans leur moitié inférieure. Labelle plus court que les sépales latéraux, triangulaire-lancéolé, assez longuement acuminé, à pointe réfléchie, à bords plus ou moins denticulés et un peu crispés, jaune à la base,

avec plusieurs petites lignes rouges, le reste blanc avec une grande macule transversale d’un rouge brun vers le milieu; crête du disque rhomboïde, à bords déchiquetés, bifide au sommet. Colonne un peu arquée, munie de deux ailes plurilaciniées.

« Qu'est-ce qui constitue un ©. crispum? » Telle était la question posée récemment dans le Gardeners Chronicle, question à laquelle plusieurs personnes ont essayé de répondre, sans pouvoir se mettre entièrement d'accord. Le fait est que cette espèce est extrêmement variable, et que cette variabilité se complique encore par suite de nombreux hybrides naturels qui résultent de son croisement avec plusieurs espèces affines, au milieu desquelles elle croît habituellement, ce qui ne permet guère que de lui assigner des limites à peu près arbitraires. En ce qui concerne l'O. Ruckerianum, est-ce une == des formes extrêmes de cette espèce polymorphe, comme le pensent MM. VEITCH, résulte-t-il de quelque croisement : naturel, ou constitue-t-il un type spécifique distinct, selon l'avis de plusieurs autres auteurs ? Si l’on compare les deux descriptions que nous avons données, on trouvera entre les plantes typiques d’assez nombreuses différences qui permettraient, semblet-il, de les séparer nettement; mais aussi il existe des formes intermédiaires qui viennent attériuer beaucoup la valeur de ces caractères distinctifs.

Ruckerianum, qui fit sa première apparition ilya K.S. RUCKER, + Wandsworth (Angleterre), est ere mêmes le la nouvelle-Grenade que celles où croît l'O. crispun. és nche : sÉRrSeuE à un exemplaire de La collectio

Dict. Fcon. des Orchb.

Odontoglossum, pl 5.

}acntogiossum Coradinei

Acre. f.

“Bars 1897.

Odontoglossum PI à

ODONTOGLOSSUM CORADINEL . Rehb f.

Odontoglossum Coradinei, Rchb. f.

ODONTOGLOSSUM de M. CORADINE

Odontoglossum Coradinei Rcms.r.in Gard. Chron., 1872, p. 1068, fig. 251. SIsnRe: — a Lindleyanum var. Coradinei Verrcn, Man. Orch. PI., part. 1, p. 43 (1887

Pseudobulbes étroitement ovales, comprimés, à côtes plus ou moins marquées,

ordinairement surmontés de deux feuilles. Celles-ci sont allongées et étroites, ligu- KV. lées, acuminées, d’un vert foncé. Hampe radicale, dressée, assez grêle, nota-

blement plus longue que les feuilles, terminée par une longue grappe multiflore. Bractées petites, triangulaires

acuminées, apprimées.

Fleurs étoilées, larges de 6 à 7 centimètres. Sépales largement lancéolés £ : acuminés, atténués à la base, à bords un peu ondulés, d’un jaune pâle, d portant deux grandes macules irrégulières d’un brun plus ou moins foncé. Pétales à ri peu près de même forme et de même couleur que les sépales, mais un peu plus larges et plus ondulés, moins atténués à la base, et avec la macule inférieure plus ou moins divisée en plusieurs macules plus petites. Labelle notablement plus court que les sépales latéraux, obovale oblong, apiculé, un peu rétréci dans la partie médiane

d’un jaune pâle, portant vers le milieu une très grande macule brune qnadrangulaire, et plusieurs plus petites vers la base ; crête du disque prolongée en avant en deux cornes denticulées et divergentes à leur sommet. Colonne presque droite, semi-cylindrique, blanchâtre, munie au sommet de deux ailes assez grandes, denticulées en avant, maculées de brun.

L'O.Coradinei a été introduit en 1872, par MM. JAMES VEICTH et fils, de Chelsea; il fut découvert dans la Nouvelle-Grenade, aux environs de Bogota, par leurs collecteurs, MM. CHESTERTON et CORADINE, et REICHENBACH le dédia à ce dernier.

Les auteurs ne sont pas d'accord au sujet de la nature de cette plante : les uns la considèrent comme une espèce distincte, d’autres comme une variété de l'O. Lindleyanum, d’autres encore comme un hybride naturel ; mais alors que REICHENBACH assignait à cet hybride comme parents probables l'O. Te et ue espèce : du groupe de VO. odoratum, M. ROLFE (Reichenbachia, ser. 2, 1 45) est plutôt disposé à le condérer comme produit du croisement des O. Lindleyanum et O. crispum en compagnie desquels il croît habituellement.

Nous devons à M. VUYLSTEKE, de Loochristy, le modèle qui a servi à peindre notre planche.

Dict. Fcon. des Orcb.

Odontoglossum, pl. 6.

Jiontogiossum Rossii

Jia

var. Majus et var. rubeseens

Avtil 1897,

Dict. icon. des Orchidees. Odontoglossum PL.6.

A-G00SSENS, Pinx! Chramakth..1 1 GCOFFART Prusiies

ODONTOGLOSSUM ROSSIE-A var MAJUSB. VAR. RUBESCENS.

Odontoglossum Rossii, Lindi.

ODONTOGLOSSUM de ROSS.

Odontoglossum Rossii Lixor. Sert. Orch., sub tab. 25 (1838).

Synonymes. — Odontoglossum apterum Lrav et Lex. Nov. Veget. Descr., 51, p.35 (1825) — ©. caerulescens A. Ricx. et GALFOT. in Ann. Sc. Nat. Bot., ser. 3, ut, p. 27 (18451. — O. rubescens Lino. in Journ. Hort. Soc., v, p. 35. — O. acuminatum WHorrt.. ex Linpt. se

rch., Odont., p. 9 (1852). — O. Dawsonianum Rene r.in Gard. Chron , 1865, p. 122

: touffe dense. Feuille bon, vbloutée. -lancéolée, aiguë, plus ou moins condu- NV pliquée, longue d’un décimètre. Hampe dressée, dépassant peu la feuille ou quelquefois même un peu plus courte, portant de une à cinq feuilles larges de 5 à 6 centimètres. Sépales étalés, lancéolés, acuminés, blancs ou parfois rose ‘ pâle, entièrement maculés ou parfois presque barrée de brun. Pétales plus arges, étalés et réfléchis au sommet, ovales-oblongs, obtus, de la couleur des. Isépales mais seulement maculés à la base. Labelle grand, brièvement onguiculé, cordé-réniforme ou presque orbiculaire, à bord crispé et érodé, uniformément blanc ou parfois rosé ou jaune pâle ; crête concave, prolongée sur l’onglet, jaune avec quelques stries rouges dans la partie concave. Colonne non ailée, un peu pubescente.

Var. majus Van Hourre, in F1. des Serres, xx, tab. 2110 (1874).

C’est la forme ordinaire lorsqu'elle est robuste, à grandes fleurs, dont la couleur de fond est d’un blanc pur.

ar. rubescens VerrcH, Man. Orch. PI., part. I, pl. 65, cumic.

Diffère de la forme précédente en ce que les pétales et le labelle, au lieu d'être d'un blanc pur, sont d’un rose très clair, et parfois légèrement veinés de rose un peu plus vif ; les macules sont souvent d’un brun un peu rougeâtre.

Cette espèce, dont les fleurs sont très variables en dimensions et en coloris, est originaire des parties méridionales du Mexique, d’où elle a été introduite en 1837 par M. BARKER, de Liverpool, qui l’avait reçue de son collecteur Ross, à qui elle a été dédiée.

REICHENBACH (in WALP. Aun. Bot., VI, p. 833 — 1864) la considère comme identique à l’O. apterum de La LLAVE et LEXARZA (1825). Si cette identité était certaine, ce dernier nom devrait être adopté, car il serait antérieur de treize années à celui de LINDLEY.

L’O. Rossii fleurit ordinairement du mois de février au mois d’avril.

Notrc p'eneue réprésente un exemplaire de la collection de M. Nrocqué, à Mariemont.

Dict. Fcon. des Orchb.

Odontoglossum, pl. 64.

{ J'aontogiossum Rossii

var. albens

D: Will.

Fanvier 1898.

Dict. Icon. des Orchidées.

A. GOOSSENS pinrit.

ODONTOGLOSSUM ROSSII ALBENS.

Impr. ORELLFÜSSLI, Zurich.

Odontoglossum Rossii

var. albens, H. Williams.

ODONTOGLOSSUM de ROSS, variété BI:ANCHE.

Odontoglossum Rossii var, albens H. Wiriams, Orchid Alb., x, tab. 434 (1802).

Pédoncule portant presque toujours deux fleurs, qui atteignent 7 ctm. de diamètre. Sépales blancs, à macules d'un vert jaunâtre. Pétales d’un blanc pur, à macules de la base semblables à celles des sépales. Labelle cordiforme, à bords ondulés, entièrement blanc, sauf la crête de la base du disque, qui est jaune. Colonne verdâtre à la base, blanchâtre vers le sommet. Anthère jaune.

Cette belle forme, de même origine que le type, s’est montrée il y a quelques années dans la collection de M.RÉGINALD YoUNG, Esq., Sefton Park, à Liverpool, de qui nous avons reçu, au mois de décembre dernier, le modèle qui a servi pour peindre notre planche.

Dict. Fcon. des Orchb.

Odontoglossum, pl, 7.

{ )'acntoglossum Humeanum

Acre. L.

Dai 1897.

rc. | ccon.des Orchidees.

A GOOSSENS, Pinx!

ODONTOGLOSSUM HUMEANUM. Rchb.f.

Odontoglossum PL

Cromolith JLGOFEART. Bruxelles .

Odontoglossum Humeanum, Rchb f.

ODONTOGI:OSSUM de M. BURNLEY HUME.

Odonioglossum Humeanum Roms. r. in Gard. Chron., new ser., v, p. 170 (1876).

Srnonymes. — Odontoglossum aspersum Roue. Fr. in Gard. Chron., new ser., xt, p. 266 (1879). — Odontoglossum Rossii var. Humeanum et var. aspersum Verrcu, Man. Orch., part. I, p. 65 (1887).

Pseudobulbes oblongs ou ovales-arrondis, comprimés, devenant rugueux en vieillissant, surmontés d’une seule feuille, naïssant en touffes. Feuille dressée ou étalée, oblongue-ligulée, aiguë, canaliculée, longue de 10 à 12 centimètres. Hampe radicale, dressée, un peu plus courte que les feuilles, portant 2 ou 3 fleurs larges de 6 à 7 cèntimètres. Sépales étalés, lancéolés, finement acuminés, carénés à la face extérieure, à fond jaunâtre et entièrement couverts de grandes macules d’un rouge-cannelle formant presque de larges bandes transversales irrégulières. Pétales étalés, à sommet un peu réfléchi, oblongs, acuminés, un peu ondulés, d’un jaune très clair, avec quelques macules brunes à la base. Labelle assez grand, très brièvement onguiculé, cordé, aigu, à bords finement érodés, blanc un peu teinté de jaune; disque portant à la base un

callus quadrangulaire jaune, marqué de Bues lignes FAR prolongé en avant en appendice émarginé et bidenté. Colonne non ailée, assez courte, verdâtre à la base, d’un rose pourpré au sommet.

L’O. Humeanum, originaire du RL s’est montré il y a plus de vingt ans dans les collections d’un amateur anglais, à qui il a été dédié, feu M. B. HUME. Certains auteurs le considèrent comme une espèce distincte ; d’autres le rattachent comme variété à l’O. Rossi; d’autres encore y voient un hybride naturel entre ce dernier et l'O. cordatum. Indépendamment des couleurs de la fleur, il diffère surtout

e l'O. Rossi par ses sépales plus finement acuminés, et par ses pétales et son labelle notablement plus étroit, aigus et non obtus.

Nous sommes redevables du modèle qui a servi pour peindre notre planche à M. THOMSON-GRANGE, Stone-Stuffs (Angleterre).

Dict. Fcon. des Orcb.

Odontoglossum, pl. 8.

(Jacntoglossum triumphans

fAcre. f.

Dai 1897.

Drct, icon: des Orchidees Odontoglossum # L

A.GOOSSENS. Pinx ! Chromobth. JE GOFFART Bruaelies

ODONTOGLOSSUM TRIUMPHANS. Rehb. f.

Odontoglossum triumphans, Rchb.f

ODONTOGLOSSUM TRIOMPHANT, Odontoglossum triumphans Rens. r.in Bonplandia, 11, p. 90 (1854).

Gynonyme. — ? Odontoglossum spectatissimum Linvr. Folia Orch , Odont., p. 99 (1852).

Pseudobulbes étroitement ovoïdes, comprimés, longs de 6 à 10 centimètres, surmontés de deux feuilles. Celles-ci sont étroitement lancéolées, acuminées, longue- 7 ment rétrécies à la base, longues de 3 à 3 1/2 décimètres. Hampe ÿ naissant de la base des pseudobulbes, arquée, simple ou très rarement À rameuse, longue de 6 à 8 décimètres, portant 8 à 10 fleurs larges de 8 à Ô 9 centimètres. Sépales bien étalés, oblongs, aigus, rétrécis à la F base, à bords un peu ondulés, d’un jaune d’or, richement maculés

7 7 ou barrés de brun rougeâtre. Pètales étalés, de même couleur et même 2 +. forme que les sépales, mais un peu plus larges, plus aigus et à bords un peu plus Æ air

ondulés. Labelle plus court que les sépales, onguiculé, à limbe oblong, aigu, denticulé, à moitié postérieure blanche ou un peu jaunâtre, à moitié antérieure d’un brun cannelle et bordée de blanc ou de jaune pâle; crête de la base du disque formant un plateau large et épais, blanc ou plus rarement jaune, prolongé en avant en

deux longues dents un peu divergentes. Colonne assez longue, demi-cylindrique, un peu incurvée au sommet, blanche, munie dans sa partie supérieure de deux ailes brunâtres un peu denticulées ; anthère d’un brun pourpré.

Cette espèce est originairs de la Nouvelle-Grenade, où elle fut découverte en 1843 par M. J. LINDEN, dans la province de Pamplona. Elle croît sur les versants élevés de la Cordillère orientale, à une altitude qui dépasse parfois 3,000 mètres, souvent en compagnie de l’O. Pescatorei. Elle fut introduite en Europe en 1848 ou 1849, par WaARSCEWICZ, et fut d’abord confondue avec l'O. Hallii, qui en est bien distinct. Ses fleurs se montrent dans les serres de mars en mai.

Notre planche représente une très belle forme de cette espèce, qui fait partie des collections de M. Jules Hye, de Gand.

ee ee

Dict. Icon. des Orchidées. Odontoglossum, pl. 84.

Impr. ORELLFÜSSLI, Zurich.

Page 1